Le NAVET

Le NAVET, Luo Bo  par Jean Pélissier professeur en MTC

 

Le navet est un légume très ancien, cultivé sur les cinq continents.

Il a toujours été considéré comme un légume, mais aussi comme un alicament.

C’est un des légumes les plus consommés en Chine, mais aussi certainement un des légumes les plus puissants au niveau de la médecine.

Il existe un dicton populaire qui dit : « Qui mange un navet, gagne une année ».

Le nom chinois du navet est Luo Bo.

On consomme surtout sa racine. Il en existe de plusieurs formes différentes.

Nous avons ainsi :

–       Les navets longs de couleur  blanche. Celui qui est long et mince est le meilleur. C’est lui qui prioritairement sert d’alicament.

–       Les navets à corps gros et court. Ils peuvent être verts ou violets et servent surtout en tant que légumes, car ils ont plus de chair, bien qu’en cuisine, on puisse aussi utiliser les longs.

 

Commençons donc par nous intéresser au Luo Bo, au navet blanc.

C’est lui qui est le plus consommé en Chine. Nous allons voir que c’est l’un des produits les plus utilisés pour expulser le Tan.

Je vous rappelle que le Tan est le terme générique en médecine chinoise pour signifier tous les amas, les stagnations de quelque origine qu’elles soient. Autant de déchets que le corps n’a pas pu expulser et qui peuvent, à la longue, se transformer en poisons, ce que les Chinois appellent « Du ».

Fondamentalement, il y a deux manières de le cuisiner et de le consommer cru ou cuit.

Quand on l’utilise comme alicament, on ne le  cuit pas, on le consomme cru. Le cuit  sert  comme aliment, bien qu’il ait aussi d’importantes vertus médicinales.

Vertus thérapeutiques selon la médecine chinoise

Le navet blanc cru est de nature froide-fraîche (comme d’ailleurs la plupart des aliments qui poussent sous la terre).

Sa saveur est alors piquante.

Par contre, quand on le cuit, il devient de nature modérée et surtout son goût devient sucré.

Les organes et les méridiens cibles sont ceux des :

  • Poumons, 
  • de la Rate, 
  • du Gros Intestin, 
  • de l’Intestin grêle, 
  • de l’Estomac et 
  • des Trois Foyers.

Pourquoi le Poumon ? Parce que, entre autres, selon la théorie des signatures, la couleur blanche et la saveur piquante sont à mettre en relation avec l’énergie de cet organe.

C’est pour cela qu’il est dit « qu’il traite la chaleur résidant dans le Poumon ».

Quand il est cuit, il devient sucré et on sait qu’en pharmacopée chinoise,  la saveur sucrée permet de lubrifier et de rafraîchir le Poumon.

Quand il est cru, sa saveur piquante dissout donc le Tan au niveau du Poumon et surtout aide le Poumon dans sa fonction descendante de l’énergie évitant ainsi les stagnations au niveau de celui-ci.

Je vous rappelle qu’une des conséquences de la stagnation d’énergie au niveau du Poumon est la production de Tan sous forme de crachats, de bronchites chroniques entre autres.

Pour son rôle sur le système digestif (rate, gros intestin, intestin grêle, estomac, Trois Foyers), on l’utilisera surtout cuit.

Cru, il a donc comme propriété principale :

  • De dissoudre le Tan
  • De faire circuler le Qi, l’énergie surtout au niveau de sa fonction descendante, qui est à mettre en relation avec le Poumon.
  • Grâce à sa nature fraîche, il peut guérir les inflammations de la gorge
  • Mais aussi, il permet d’éliminer l’accumulation de chaleur due à l’alcool et au tabac. Nous savons que la saveur piquante est très puissante pour enlever la « chaleur-humidité » du corps. C’est pour cela que le piment est principalement utilisé dans les climats chauds et humides.

Quand il est cuit, nous avons vu que cela lui faisait perdre sa propriété piquante et qu’il devenait sucré, Gan en chinois.

  • Son rôle principal, là aussi, est :
  • de dissoudre le Tan,
  • de neutraliser les produits toxiques,
  • de rafraîchir la chaleur,

Le navet vert

 

 

 

est de nature plus fraîche que le blanc, et il reste toujours frais, même quand  il est cuit.Son action principale est de dissoudre, d’expulser le Tan. Il convient de ne pas le prendre trop souvent justement à cause de sa nature froide.
Par contre, il est excellent quand on veut s’en servir en tant qu’alicament. Ces effets sont identiques à ceux du navet blanc, mais plus puissants.

  

Les navets ronds violets, sont utilisés prioritairement avec les blancs dans la cuisine

Ils ont comme particularité, comme les autres d’ailleurs, de contenir énormément de fibres qui vont aider à augmenter le péristaltisme intestinal et à nettoyer les villosités intestinales.

 

 

 

Modes de préparation

Il existe beaucoup de manières de le préparer. En effet, il peut être consommé :

  • cuit,
  • cru,
  • sous forme de jus
  • Cuit, il entre donc dans une multitude de préparations culinaires.

Il peut aussi bien accompagner des plats à base de poisson. Il peut être consommé avec de la viande.

C’est un des composants essentiels des soupes.

Par exemple, une soupe à base de morceaux de bœuf et de navets a comme propriété de rafraîchir et de tonifier le poumon.

À l’instar des Chinois, les Arabes connaissent bien cette utilisation. Dans un couscous, de manière systématique, ce légume doit être présent.

Il permet de digérer entre autres la viande  de mouton et le blé qui deviennent nocifs s’ils stagnent dans l’estomac.

Cru, il peut être coupé en morceaux, râpé. Il peut donc être aussi réduit en poudre ou bien on peut en tirer du jus avec un extracteur.

Quelques exemples d’utilisation

En cas, par exemple, de maux de gorge importants avec des crachats très épais et difficiles  à expectorer,  consécutifs à un état que l’on appelle de « chaleur-humidité » située ou au niveau du Poumon ou au niveau de la Rate Estomac.

Ce Tan peut alors être facilement éliminé en buvant quelques gorgées de jus de navet.

Quand on prend un petit verre de Luo Bo cru, cela peut désobstruer l’estomac et favoriser l’évacuation des selles.

On peut aussi consommer de petits verres de Luo Bo cru (blanc ou vert), pas plus de 40cc à la fois, soit un petit verre ou une petite tasse, lorsque l’on a « tout sur l’estomac », que l’on n’arrive pas à digérer.

Ce jus permet donc de lutter contre les amas d’aliments non digérés dans l’estomac.

Encore un autre effet. La peau en physiologie chinoise fait partie intégrante du « logiciel Poumon ».

Pris régulièrement en tant que légume ou sous forme de jus, c’est un produit très puissant pour lutter contre l’acné. Entre autres,  parce que ce produit fait circuler l’énergie du Poumon, enlève le Tan et s’oppose aux stagnations.

Conclusion

Si vous n’aviez qu’une seule chose à retenir, quant à une consommation régulière de ce légume, c’est son action « anti-Tan », anti-amas d’aliments.

 

le PIGNON

LE PIGNON       par Jean Pélissier professeur en MTC

Le pignon de pin ou Song Zi en chinois est la graine du pin.

C’est la graine qui pousse sous chaque écaille du cône ou de la pomme du pin parasol. La récolte se fait entre octobre et mars, lorsque le soleil permet l’ouverture des écailles de la pomme de pin.

Une fois « décortiquée », la graine est blanc nacrée. Selon la théorie des signatures, elle s’apparente de par sa couleur au Poumon.

Cette graine est connue et consommée depuis le paléolithique en Europe et en Asie. Connue en Chine depuis des millénaires, dans de très nombreux compendiums de pharmacopée, cette graine était considérée comme un aliment de longue vie. 

Nous allons voir qu’en médecine chinoise, Song Zi, le pignon est un produit très important pour agir sur la toux sèche, mais aussi sur certaines formes de constipation.

QUE DIT LA MÉDECINE CHINOISE ?

Le pignon est de nature Tiède et de saveur Douce.

La saveur douce permet d’harmoniser la digestion. Mais elle permet aussi d’hydrater et de lubrifier. Quand elle est combinée à la nature tiède, elle permet de reconstituer l’énergie et de faire monter le Yang.

Les organes méridiens où vont se diriger principalement ses effets sont ceux :

  • Du Foie
  • Des Poumons
  • du Gros intestin.

Ses actions principales sont :

  • d’humidifier le Poumon,
  • d’arrêter la toux,
  • d’humidifier le gros intestin
  • de favoriser l’évacuation des selles.

*En MTC, Poumons et Gros intestin font partie d’un même système d’organe. Par exemple, une longue exposition à des fumées asséchantes comme celles dégagées par la combustion du charbon ou de la cigarette favorisent l’apparition d’une sécheresse du Poumon, mais aussi du Gros intestin. Cela peut être une cause de toux sèches ou très peu grasses qui perdurent et des problèmes de constipation par manque de lubrification et asséchement des selles. Des décoctions de pignons sont excellentes dans ce cas.

*Une faiblesse du Yin des Reins peut être à l’origine d’un asséchement des liquides organiques. Song Zi est très connue en Chine pour lutter contre la constipation de la personne âgée ou après le post-partum.

*Comme la peau fait partie intégrante du «système Poumon »  il est dit que le « pignon nourrit la peau », prévient les rides et la sécheresse des tissus cutanés. Il leurs donne de l’éclat.

*Une très bonne recette en ce qui concerne les problèmes de sécheresse du Poumon-Gros intestin : « Mélanger à parts égales 20gr de pignons, de graines de sésame et de noix, et mastiquer longuement ». Cela peut être un très bon petit-déjeuner ou un goûter de milieu d’après-midi.

*En cas de toux sèches qui durent, toux que nous rencontrons souvent chez nos enfants, ou quand la batterie est un peu à plat (la médecine moderne parle de toux allergiques), vous pouvez faire une décoction avec 50gr de pignons, en la ramenant d’un bol à une tasse. Avec les mêmes graines, vous pouvez refaire une autre décoction dans la journée.

*Il est dit dans les textes que le pignon est excellent pour les personnes âgées, car il permet de « nourrir le cerveau ». Il aide à prévenir la sénilité.

QUE DISENT LES RECHERCHES MODERNES ?

*Le pignon possède une forte concentration en acide gras essentiel : « C’est le bon gras » pour la santé.

*Il est riche en phosphore, en fer, en magnésium, mais aussi en potassium.

*Il est très riche en fibre,  ce qui favorise la digestion du bol alimentaire et l’élimination des déchets.

*C’est une très bonne source de protéines végétales pour les végétariens, comme d’ailleurs la plupart des fruits à écales.

*Cette graine contient une quantité importante de Vit. E qui est un antioxydant notoire, protégeant entre autres la membrane cellulaire.

*Elle possède des propriétés anorexigènes, favorisant la réduction de la faim.

*De par sa haute teneur en graisses insaturées, en fer et en protéines, elle possède des vertus antifatigues et « anti-âge ».

*Ses vertus hypocholestérolémiantes, lui permettent de réduire les maladies cardio-vasculaires.

*Les pignons contiennent de la lutéine qui prévient en autres les maladies de l’œil, et en particulier la DMLA.

MODE D’UTILISATION

*En pure pharmacopée traditionnelle chinoise, la dose de décoction journalière se situe entre 10-15gr.

*Le pignon peut être consommé cru, en pâte. Dans certains cas, on peut légèrement le « Yanguiser » en le faisant très rapidement sauter à sec dans une poêle, en évitant de la carboniser. On augmente ainsi son pouvoir réchauffant en cas de froid interne.

*Il entre dans une infinité de recettes, gâteaux, salades, apéritifs. Dans les pays nord-africains, on en rajoute dans le verre de thé à la menthe. Qui ne connaît pas le pesto italien, compagnon indispensable du basilic.

*Attention. Du fait de leur charge importante en graisses polyinsaturées, les pignons peuvent très vite rancir. Achetez-les dans des magasins où il y a une bonne rotation des marchandises. Ne pas hésiter au moment de cet achat à les sentir, et conservez-les chez vous dans une boîte hermétiquement fermée.

*On trouvera de l’huile de pignon qui peut donner un goût très subtil à de très nombreux plats.

CONTRE-INDICATIONS 

*Il convient d’éviter d’en consommer en cas de selles molles liées à une faiblesse de l’énergie de la Rate, de même en cas « d’humidité interne » avec un enduit épais blanc sur la langue et des crachats abondants.

*Il existe quelques rares cas d’allergie aux pignons, comme d’ailleurs dans tous les fruits à écales.

CONCLUSION

Le pignon doit donc faire partie des aliments indispensables, quand nous voulons varier au maximum nos expériences gustatives et culinaires. Mais comme toujours, n’en faites  surtout pas un aliment quotidien. En manger en trop grandes quantités ponctuellement (l’équivalent d’une poignée au moment d’un apéritif par exemple) ou au quotidien sur une longue période de temps est nocif. Cela à toutes les chances de se retourner contre votre santé. Vous risquez de générer ce qu’on appelle en MTC un état « d’humidité interne » très préjudiciable pour la santé. N’oubliez pas, un aliment, une plante peut nous guérir ou nous rendre malades. Tout est une question de quantité.

Donc comme en tout, optez pour la voie du juste milieu, ni trop ni trop peu.

la SAUCE SOJA

La Sauce de Soja, Jiang You  par Jean Pélissier professeur en MTC

 La sauce de soja s’appelle Jiang You en Chinois.

C’est une sauce liquide faite à partir du soja jaune qui dans la pure tradition est faite sans adjonction de blé comme nous allons le voir.

Très connue au Japon, ce produit porte alors le nom de Tamari.

La sauce de soja est un liquide de couleur ambrée, brunâtre ou rougeâtre, plus ou moins foncée.

De saveur très prononcée et salée, il résulte, après de longs mois de fermentions dans une saumure, de la libération de certains enzymes par une moisissure, l’aspergillus coryza.

Son origine remonte à la dynastie des Zhou. C’est une des sauces les plus anciennes du monde.

Selon la légende, quand le bouddhisme prit son essor dans l’Est de la Chine, il fut accompagné par la diffusion du végétarisme. Pour se substituer à certaines sauces à base de produits animaux, il fut créé une pâte fermentée salée à base de soja qui, au fil des siècles, se transforma  en sauce de soja.

Cette préparation se diffusa ensuite dans tous les pays d’Orient, pour ensuite devenir un des produits phares de la culture chinoise en Occident.

Produit indispensable dans une cuisine chinoise, il pourra dans certains cas remplacer le sel dans nos plats. Ce condiment est sept fois moins riche en sodium que le sel de table !

Dans la pharmacopée traditionnelle chinoise, nous allons voir que c’est un excellent ingrédient pour « nettoyer » naturellement des aliments susceptibles de comporter des petites bébêtes indésirables.

Que dit la médecine chinoise ?

Jian You, la sauce de soja est de saveur Salée et de nature Froide.

Nous savons que la saveur salée,  prise en petites quantités « nourrit » l’énergie des Reins. Elle permet aussi de purger et d’amollir les indurations en dispersant les nodosités. La saveur Froide quant à elle neutralise entre autres les toxines de la chaleur.

Les méridiens organes destinataires sont ceux :

  • de la Rate,
  • de l’Estomac 
  • des Reins.

Les actions principales en médecine chinoise de la sauce de soja sont de :

  • Éliminer la toxicité,
  • harmoniser l’Estomac,
  • tonifier les Reins,
  • régulariser la Rate.

*Traditionnellement on se sert de Jiang Yiu dans la cuisine pour « détoxiquer » les aliments. En effet, c’est un produit très connu pour prévenir les intoxications alimentaires. C’est pour cela qu’il est régulièrement incorporé dans les viandes, les poissons, les légumes, les féculents.

*En tant que tonique de l’énergie de la Rate et agissant sur l’estomac, il permet d’ouvrir l’appétit, et donc d’être un apéritif. Mais il permet aussi de retrouver l’appétit  chez certaines personnes convalescentes ou en grande faiblesse.

*En application externe, on s’en sert traditionnellement pour traiter les brûlures. Mais il est aussi très efficace pour traiter et calmer les piqûres d’insectes, entre autres de guêpe et d’abeille. Il suffit pour cela d’appliquer régulièrement un peu de sauce de soja sur la zone à traiter.

*En Chine sauce de soja et gingembre frais font très bon ménage pour potentialiser tous les effets précédents.

Que disent les recherches modernes ?

*En alcalinisant le pH sanguin, il combat la fatigue.

*Très riche en acide acétique, il permet d’éliminer de nombreux micro-organismes qui peuvent être  présents dans l’alimentation.

*La sauce de soja contient une grande quantité de phosphore bon pour les os, les dents, le fonctionnement des nerfs et des muscles, mais aussi pour le métabolisme du calcium.

*Il contient aussi du potassium qui, avec le sodium, maintient l’équilibre acido-basique, contrôle le pH des cellules, la transmission de l’influx nerveux, le fonctionnement des reins et des glandes surrénales, la synthèse des protéines et le métabolisme des glucides.

*On y trouve aussi une grande quantité de vit B et de Fer.

*L’action antitoxique de la sauce de soja provient entre autres de la levure utilisée pour faire fermenter le soja qui a des propriétés d’antibiothérapie.

Mode d’utilisation.

Comme nous l’avons dit plus haut,  Jiang You en Chinois, ou Tamari au Japon, est une sauce de soja traditionnelle faite à « l’ancienne » uniquement à base de haricots de soja jaune, sans ajout de céréales ni d’autres additifs (donc pas d’amidon ni de gluten).

Il serait trop long ici de vous en donner le mode de préparation. Pour faire court, les graines de soja jaune sont utilisées entières. Elles vont être fermentées avec du sel marin et de l’eau pure pendant un an à un an et demi, dans des fûts en cèdre. En effet, comme ces graines contiennent naturellement des graisses, la vitesse de fermentation est considérablement ralentie. Au bout de ce temps, la sauce peut être consommée, mais sera de goût plutôt âpre. Il faut 3 à 4 ans pour que le goût sucré apparaisse. Au bout de cinq ans, c’est la plénitude des saveurs qui s’exhale, en particulier liée à la multiplication de certaines « bonnes » bactéries.

Malheureusement, cette véritable sauce de soja que l’on trouve dans le commerce n’est plus du tout traditionnelle. Et le comble, c’est une invention chinoise moderne qui permet de produire un liquide hydrolysé chimiquement, sans aucune fermentation à partir de farine de soja dégraissée, lui donnant un goût de caramel.

Bien évidemment ce produit perd toutes les vertus médicinales que nous avons vues plus haut.

Quelque terme chinois dans le maquis des sauces de soja :

  • Shēng chōu : sauce soja légère et fine (faible viscosité), opaque, brun clair.
  • Tóu chōu  : sauce soja issue de la première pression des graines de soja, signifie « première sauce soja ». Le tóu chōu est vendu comme une sauce de soja de première qualité, telle une huile d’olive extra-vierge, le goût issu de cette première pression est considéré comme supérieur.
  • Shuāng huáng : sauce soja doublement fermentée.
  • Yìn yóu : une sauce soja plus sombre, aux arômes plus riches et complexes, fabriquée initialement à Taïwan, utilisant seulement des graines de soja avec l’Aspergillus et du sel de roche.

*Procurez vous donc de la sauce de soja Jiang You ou du Tamari dans les magasins Bio en s’assurant qu’il n’y a pas d’adjonction de blé. Mais aussi que le soja sera d’origine non transgénique. Il faut y mettre le prix. Une sauce de soja bon marché ne peut être que de fabrication industrielle.

*La véritable sauce de soja est un produit qui se consomme en très petite quantité. Quelques gouttes suffisent pour lui donner toutes ses vertus médicinales.

*La sauce de soja est un complément idéal pour accompagner tous les plats à base de légume, les plats de volaille, poisson, viande.

*Elle peut remplacer le sel ordinaire dans nos préparations culinaires. Il suffit de quelques gouttes pour transformer un plat « monotone » en un véritable régal pour le palais.

*Dans les régimes végétariens, on s’en sert pour préparer le Tofu, le fameux fromage de soja qui peut remplacer les protéines animales.

*Dilué, on peut faire mariner les viandes et les poissons avant de les griller.

*Pour éviter toute altération, il est préférable de conserver la sauce de soja à l’abri de la lumière.

*Une excellente vinaigrette à base de sauce de soja. Testez là  et vous serez conquis : « Mélanger dans un bol une cuillère à soupe de vinaigre de vin, une demi-cuillère à café de « vraie » sauce de soja, une demi-cuillère à café de moutarde de Dijon, du poivre et un petit peu de curry et évidemment pas de sel ! Ajoutez 3 cuillères à soupe d’huile d’olive et goûtez ! »

Conclusion

À condition de choisir la bonne sauce de soja, c’est un ingrédient qui au regard de ses vertus médicinales, pourra tout à fait entrer dans nos habitudes culinaires occidentales. Certains grands chefs ne s’y trompent pas.

Mais une mise en garde ! En ligne de mire, vous devez faire très attention à l’excès de saveur salée.

Comme toute saveur, prise en quantité correcte, elle tonifie l’énergie de l’organe cible auquel elle appartient. Par contre si on dépasse la dose, elle se retourne contre l’organe et déclenche les pathologies.

Quelle dose ? Normalement nous ne devons pas sentir qu’un plat est salé. Si c’est le cas, on est déjà largement en surdosage. Et évidemment ne jamais rajouter de sel une fois un plat cuisiné, donc bannir la salière sur la table !

La sauce de soja peut donc remplacer le sel de temps en temps dans nos plats, mais quelques gouttes seulement !

 

L’ ENDIVE

 

L’ENDIVE   par Jean Pélissier professeur de MTC

 L’endive fait partie de la grande famille de la chicorée et s’appelle Ku Ju en chinois.

C’est une variété de chicorée amère, Cichorium Intybus de la famille des Astéracées. Que ce soit l’endive, la scarole, la frisée, la trévise, la puntarelle, ces légumes ont des propriétés communes comme nous allons le voir.

L’endive est donc une variété de chicorée appelée encore « Chicon » ou « barbe-de-capucin » qui se trouve sur nos étals en période hivernale.

Il faut savoir que l’endive est considérée comme un « légume nouveau » qui nous vient de Belgique. C’est le jardinier en chef de la société d’horticulture belge, un certain M. Bréziers qui, dans sa cave, serra de petits monticules de terre autour de quelques pieds de chicorée sauvage. Il obtient alors une salade en forme de fuseau, avec de larges feuilles plates, qu’on appela « chicorée Witloof », chicorée à feuille blanche. Ce fut « l’or blanc des flamands ».

La chicorée est réputée pour ses vertus médicinales depuis la nuit des temps. Les Grecs l’appelaient « l’amie du Foie ».

Nous allons voir que c’est un légume qui a comme point fort en médecine chinoise de pouvoir nettoyer le Foie. Ce n’est pas pour rien que nous le trouvons sur nos étals en hiver, quand l’alimentation est plus riche pour se protéger du froid.

Et c’est évidemment un des légumes que nous devons consommer régulièrement après les fêtes pour désengorger notre Foie.

Dans la Grèce et la Rome antiques, Dioscoride, Galien et Pline l’Ancien attribuaient à la chicorée diverses propriétés médicinales, notamment reliées à la digestion. Dans un grand nombre de pays, elle devint rapidement partie intégrante de la pharmacopée. Les indiens Cherokee employaient la racine comme tonique du système nerveux !

Que dit la médecine chinoise ?

L’endive est de saveur Amère. Sa nature est Froide. Une des grandes propriétés de la saveur amère est de faire descendre, mais aussi de purger et d’assécher l’humidité. Cette action est grandement renforcée par la nature Froide.

Les méridiens organes cibles sont :

  • Le Cœur
  • L’estomac
  • Le Foie
  • La vésicule biliaire.

Ku Ju a pour principales actions :

  • De clarifier la chaleur du Foie.
  • Dégager la vésicule biliaire.
  • Dégager les voies urinaires.
  • Ouvrir l’estomac.

Ses indications principales :

*En MTC, les endives, mais aussi la scarole, la frisée et en règle générale la chicorée ont comme propriété de drainer le Foie et la Vésicule biliaire.

En pharmacopée chinoise, on s’en sert en cas d’ictères, de jaunisses causées par l’obstruction des voies biliaires par ce que nous appelons « la chaleur-humidité ».

Dans la diététique traditionnelle, on s’en sert très souvent pour nettoyer le Foie surtout après les lendemains de fêtes. C’est aussi un excellent légume à préconiser lorsqu’il’ y a des problèmes de « stagnation d’énergie au niveau du Foie ». Nous savons que la stagnation génère de la chaleur qui favorise la transformation des déchets en poison. Or ce tableau est le plus souvent lié à des perturbations émotionnelles. 

*C’est un anti-inflammatoire très intéressant des voies urinaires. En effet, un excès de « chaleur humidité » dans la vessie, les reins ou l’urètre peut-être à l’origine de cystites, de mictions fréquentes avec plus ou moins de difficultés à uriner, des brûlures à la miction avec des urines troubles dans certain cas accompagnées de traces de sang.

De multiples causes peuvent être à l’origine de ce tableau. Mais il faut savoir qu’une mauvaise diététique est très souvent à incriminer dans ce type de pathologie comme l’excès de saveur sucrée-acide (les jus de fruits, les compotes, les confitures, les tomates…), mais aussi l’excès de graisses saturées (charcuteries, chocolat…). L’endive est alors excellente pour aider à éteindre progressivement cette chaleur et évacuer l’excès de déchets et de liquides.

*Autre point intéressant. La saveur amère de l’endive, prise évidemment en petite quantité a comme propriété « d’ouvrir l’estomac », d’être « apéritive », mais est aussi un facilitateur de digestion. On peut s’en servir en cas de ballonnements, de maux d’estomac, d’aigreurs ou de brûlures du tube digestif.

*Traditionnellement on l’utilise aussi pour diminuer les inflammations hémorroïdaires.

*En drainant le Foie, c’est un légume idéal pour agir sur les remontées acides, sur certains maux de têtes liés à un excès de Yang du Foie, sur les symptômes post-ménopausiques et les nausées.

*En rafraîchissant la chaleur-humidité, elle est conseillée pour les problèmes d’aphtes récurrents.

*En voie externe, par cataplasme, on peut appliquer les feuilles « froissées » sur les enflures, les inflammations en général, mais surtout celles des yeux. Mais aussi sur l’herpès labial.

Que disent les recherches modernes ?

*La saveur amère est donnée par l’intybine qui est un glucoside. Plus la chicorée a des feuilles vertes, plus cette saveur est prononcée.

*Elle contient une grande quantité de Vit.B9 ou acide folique très important dans la constitution des globules rouges, de l’ADN et des cellules musculaires et osseuses.

*Elle contient aussi du manganèse et du sélénium qui sont des oligo-éléments à au pouvoir antioxydant qui protègent les cellules contre ce qu’il est convenu d’appeler le « stress oxydatif ».

*L’endive permet de purifier le sang, tout en exerçant une activité anti-inflammatoire.

*Elle contient une grande quantité d’Inuline (à ne pas confondre avec l’insuline !) qui est utilisée comme un agent de texture et comme substitut de gras ou de sucre dans les aliments préparés. Elle est donc très intéressante pour ceux qui veulent réguler leur poids et pour les diabétiques.

*L’endive ne contient que 12 kcal pour 100gr (une endive pèse + ou – 150 gr) : c’est un allié minceur.

*Contenant une grande quantité de fibres, elle permet de lutter contre la constipation et de favoriser le transit intestinal.

Mode de préparation

*L’endive comme n’importe quelle chicorée peut être consommée crue, sautée, cuite à l’étouffé, à la vapeur, incorporée dans une soupe, braisée.

*En MTC on préfère la consommer blanchie ou cuite à la vapeur ou dans un wok. En effet la nature froide de la chicorée,  qui est accentuée dans l’endive (elle pousse dans une cave à l’abri du soleil) risque de bloquer la digestion. Ce ne sera pas le cas si vous la mastiquez 20-30 fois pour la « précuire dans la bouche ».

*Sa texture doit être ferme et croquante, les feuilles bien serrées, avec les pointes jaunes.

*Depuis le XVIIe siècle, la racine de chicorée est grillée et moulue, ce qui en fait le « café du pauvre », mais cela permet de diminuer les effets de la caféine. Les composés phénoliques qu’elle contient permettent de prévenir les thromboses et les inflammations.

*L’endive peut se conserver plusieurs jours au frais dans le bac à légumes de votre réfrigérateur, ou dans un sac en plastique dans votre cave. Attention de ne pas l’exposer trop longtemps au soleil : elle perdrait alors une partie de ses qualités nutritives et son amertume en serait augmentée.

Si voulez diminuer l’amertume de la frisée, faites là tremper 10 minutes dans de l’eau.

Contre-indications

*Il convient d’éviter de consommer de la chicorée, et à fortiori de l’endive en cas de faiblesse chronique du système digestif. On parle en MTC d’effondrement de l’énergie de la Rate et d’excès de Froid au niveau du Foyer-Moyen.

Conclusion

Nous voilà donc en présence d’un légume hivernal qui convient tout à fait à nos « débordements culinaires » des fêtes de fin d’année.

Il sera aussi très intéressant à consommer au début du printemps pour aider au nettoyage annuel du Foie !

Mais la saveur amère accompagnée de la nature froide si elle est bonne pour le Foie c’est à la condition de consommer des chicorées à une dose raisonnable, soit l’équivalent ici d’une endive.

Par contre si vous en faites une surconsommation vous pouvez obtenir l’effet totalement inverse.

 

 


Le POIVRE

Le poivre, Hu Jiao   par Jean Pélissier professeur en MTC

 Il provient du fruit séché de Hu Jiao, « piper nigrum » qui est une plante rampante à feuillage persistant de la famille des  Pipéraceaes.

Hu Jiao est originaire de l’Inde. Il a ensuite gagné les pays d’Asie du Sud Est, Madagascar et le Brésil.

Il ne faut pas confondre Hu Jiao avec Hua Jiao, le « poivre du Sichuan » qui est un « faux poivre ». Il provient en réalité d’un frêne épineux chinois.

Selon le stade de la récolte, on peut avoir du poivre vert, blanc, noir, rouge ou gris.

C’est en même temps un Yao, un médicament, mais aussi un condiment très prisé. En tant que plante aromatique, c’est un exhausteur de goût.

Hu Jiao, le poivre fait partie des « médicaments qui réchauffent l’interne ». Il a comme propriété de traiter tous les troubles induits par une faiblesse du système digestif.

Que dit la médecine chinoise ?

La saveur de Hu Jiao est Piquante et sa nature est Chaude. Combinant ces deux aspects piquant et chaud, on dit qu’il « correspond au Yang pur ». La nature piquante permet de disperser (ici les « amas d’aliments ») et la nature chaude de réchauffer entre autres le foyer moyen.

Ces organes méridiens cibles sont ceux :

  • de l’Estomac,
  • du Gros intestin et
  • de la Rate.

Le poivre a comme action principale de :

  • Réchauffer l’estomac, le « centre ».
  • D’harmoniser le diaphragme.
  • De faire descendre l’énergie.
  • De dissoudre les mucosités, le Tan.
  • « D’éliminer les toxines des viandes, des poissons, et des champignons ».
  • De calmer les douleurs dues au froid, Zhi Leng Tong.
  • De disperser les stagnations de froid, San Ling Zhi.
  • D’éliminer la rétention de liquide de type froid, Han Yin.
  • D’être apéritif et digestif.

Ses principales indications :

  • Il traite les stagnations dues au froid et les stagnations d’aliments.
  • La dysenterie de type froid liée à une humidification trop importante des intestins.
  • Les douleurs abdominales dues aux toxines de type Yin.
  • Les vomissements de liquide dû au froid dans l’estomac.
  • Les douleurs dentaires dues à la « chaleur flottante en superficie ».
  • Les problèmes d’inappétence et d’indigestion.

*En compresse froide, il soulage la douleur et réduit le gonflement dû aux contusions. Il est très efficace dans les arthrites localisées.

*Toujours grâce à son action antalgique, on peut se servir du poivre noir pour réaliser un onguent à appliquer en usage externe. On fait chauffer 10 cl d’huile de sésame dans une petite casserole. On y ajoute 1 cuillère à café de poivre en poudre. On laisse refroidir puis on filtre. On masse ensuite les parties douloureuses avec le baume obtenu.

Que disent les recherches modernes ?

*Le poivre augmente la sécrétion des sucs pancréatiques, ce qui lui confère une action digestive sur les graisses et les hydrates de carbone. En stimulant les papilles gustatives situées sur la langue, il a pour effet d’augmenter la sécrétion d’acide gastrique dans l’estomac qui permet une première digestion des aliments.

*Le poivre doit sa saveur piquante à des amides de la pipérine. La pipérine est un alcaloïde qui possède des propriétés antimicrobiennes, anti-inflammatoires, hépatoprotectrices.

*Elle permet de diminuer les flatulences causées par la consommation de légumineuses, surtout quand on est en présence d’un « froid interne » qui a tendance à ralentir le péristaltisme intestinal.

*Les  vertus antidépressives du poivre noir sont bien connues notamment dans la dépression, l’anxiété, l’insomnie et la peur. La pipérine du poivre augmente le taux de sérotonine qui est un neurotransmetteur, celui-ci jouant un rôle important sur le bien-être émotionnel en général.

*Le poivre noir présente des propriétés immuno-modulatrices et est en mesure de renforcer le nombre et l’efficacité des globules blancs. C’est donc un puissant moyen de défense contre l’invasion des microbes.

Son pouvoir antibactérien a été démontré pour plusieurs espèces de bactéries, dont les Staphylococcus aureus, Lactobacillus plantarum, Citrobacter sp, Escherichia coli, Plesiomonas shigelloides Streptococcus faecalis, Klebsiella pneumoniae, Pseudomonas aeruginosa et Micrococcus roseus.

*Il stimule la décomposition des graisses donc favorise la perte de poids.

*En usage externe, en stimulant les mélanocytes, il permet de soigner le Vitiligo.

*Le poivre noir contient plusieurs antioxydants puissants. Son usage est important pour prévenir et réduire le stress oxydatif.

*Il est également conseillé dans les cas d’angines, de bronchites chroniques et de laryngites pour son action fluidifiante et expectorante.

Mode d’utilisation

Le poivre peut être consommé en grain ou moulu. En décoction, on en prendra 2 à 4 GR. En poudre les doses maximales se situent entre 0.5 et 1 GR.

D’octobre à avril, lorsque les fruits se trouvant à la base de l’épi commencent à s’ouvrir et virent au rouge, l’épi est récolté et séché au soleil ou au feu.

Quand les fruits deviennent de couleur noir-brun, ils sont récoltés et prennent le nom de Hei Hu Jiao, le « poivre noir ». Le  Dom Pérignon des poivres est le poivre de Kampot, ou celui de Belém.

Si la récolte se fait quand les fruits sont devenus entièrement rouges, ils sont trempés quelques jours dans l’eau, puis on enlève la peau et on les fait sécher au soleil. Les grains prennent alors une couleur gris-blanc. Ils s’appellent alors Bai Hu Jiao ou « poivre blanc ».

Le poivre en dehors de ses vertus thérapeutiques est donc souvent utilisé comme condiment. Il améliore l’appétit et rehausse le goût des aliments.

Traditionnellement, la consommation de poivre est à privilégier dans les climats froids humides ou pluvieux.

Pour en préserver au mieux les vertus médicinales et culinaires, il vaut mieux l’utiliser en grain et le moudre juste au moment de sa consommation.

Contre-indications

Elles sont importantes à connaître.

Tout d’abord, il faut savoir qu’une consommation excessive de poivre  peut :

  • Blesser le Poumon,
  • disperser l’énergie,
  • agiter le Feu,
  • provoquer des éruptions,
  • déclencher et augmenter les douleurs hémorroïdaires,
  • provoquer des saignements dans les selles,
  • des douleurs dentaires,
  • des troubles de la vision,

Il ne faudra pas consommer de poivre en cas de :

  • chaleur vide liée à une faiblesse de Yin avec des symptômes comme des bouffées de chaleur, la gorge sèche, des transpirations nocturnes, les pommettes rouges.
  • Il faudra éviter d’en consommer dans toutes les pathologies où le Yang prédomine, comme dans l’hypertension par exemple.
  • Évidemment, ne pas en prendre en cas d’ulcère à l’estomac.
  • La femme enceinte devra s’en abstenir.

 Conclusion

Le poivre est donc une épice très prisée, mais aussi une plante médicinale à part entière. À condition de ne pas en abuser, un peu de poivre par-ci par-là peut être un excellent rehausseur de goût.

 

le COING

 

 

 

LE COING,    par Jean Pélissier professeur en MTC

Le coing, Wen Po en chinois est le fruit du cognassier, Cydonia oblonga.

Cet arbre relativement petit (5-7m) est originaire du Moyen-Orient.

Déjà relatées dans certains compendiums de pharmacopées chinoises, les vertus de son fruit sont connues depuis plus de 4000 ans.

Les Grecs antiques connaissaient déjà ce fruit sous le nom de « Pomme de Cydon ». Ils pensaient que ce fruit pouvait éloigner les mauvais esprits. C’était aussi un symbole d’amour  et de fertilité.

Chez les Romains, c’est son huile essentielle qui était utilisée pour fabriquer certains parfums.

C’est un arbre qui pousse principalement dans des climats de type méditerranéens, en Espagne, en Grèce, au Portugal.  En Italie, on le connaît sous le nom de « pomme cotonneuse ».

Introduit en Provence au début du XVe siècle, il connut très rapidement une grande popularité. Dans le Sud-Ouest, les cognassiers servaient à délimiter les parcelles des terres agricoles.

Comme les poires, le coing contient des amas de cellules « pierreuses » donnant à leur chair une consistance granuleuse.

Ce fruit, qui arrive à maturité en fin d’automne, possède comme nous allons le voir une grande action de tonification de l’énergie de la Rate qui, rappelons-le, est le chef d’orchestre de la digestion du bol alimentaire en MTC.

Nous allons voir aussi que c’est un excellent coupe-faim quand il s’agit de retrouver la ligne.

Que dit la médecine chinoise ?

Le coing est de saveur Acide et Douce et de nature Tiède.

La nature tiède réchauffe l’organisme, augmente les métabolismes et stimule les fonctions vitales.

La saveur acide est astringente. Il est dit d’elle qu’elle « rassemble ».

Quand cette saveur est consommée sans excès, en agissant sur le Foie, il est dit « qu’elle nourrit les tendons et les muscles ».

La saveur douce quant à elle est un fortifiant général. Il est dit « qu’elle nourrit, tonifie et humidifie ».

Une combinaison de saveur douce et acide permet de régénérer les liquides organiques et d’apaiser la soif.

Les méridiens organes cibles sont ceux :

de la Rate,

de l’Estomac et

du Foie.

Les actions principales de Wen Po selon les compendiums traditionnels sont de :

Tonifier l’énergie de la Rate.

Dissiper les amas d’aliments.

Tiédir le centre.

Arrêter la diarrhée.

S’opposer à la montée à contre-courant de l’énergie (nausée, vomissements).

Générer les liquides organiques

Voyons quelques indications :

*Le coing est excellent à prendre quand on souffre de « grippes intestinales », de vomissements acides avec des distensions abdominales et de problèmes d’inappétence.

*En cas de diarrhées, il suffit de le couper en fines tranches, de les mettre à bouillir dans un litre d’eau et 50 grammes de sucre. Après avoir laissé réduire de moitié, il est recommandé de boire jusqu’à 4 cuillères à soupe de ce mélange par heure.

*Quand le coing est préparé en décoction, il régénère les liquides organiques et permet de combattre la soif.

*Si on se réfère à la théorie des signatures, le coing, de par sa texture et ces aspérités au niveau de sa peau,  était considéré comme bénéfique pour la croissance des cheveux. Dans la pratique, il permet de contrecarrer les effets secondaires de certains traitements médicamenteux, en particulier la chute des cheveux.

Mais aussi, le pépin de coing servait à fabriquer la « bandoline » des coiffeurs. C’était un cosmétique aromatisé, provenant du mucilage des pépins de coing et utilisé autrefois pour lisser les cheveux.

*Une autre signature : le coing peut de temps en temps ressembler à un cœur. Dans la pratique, il possède des actions tonicardiaques et hypotensives reconnues par la phytothérapie moderne.

 

 

 

Que disent les recherches modernes ?

*C’est un fruit très acide, avec un pH de +/- 3.7 qui possède un grand pouvoir astringent.

*Il contient aussi une grande quantité de fructose et de glucose.

*C’est une source très importante de fibres, nécessaires au bon fonctionnement du péristaltisme intestinal et au « bon nettoyage » du tube digestif.

*C’est effectivement une bonne source en Vit C, mais qui a tendance à disparaître au moment de la cuisson.

*Le coing est connu pour contenir une grande quantité de pectine qui est une substance fibreuse épaississante pouvant,  en se chargeant d’eau se transformer en gel.

La pectine permet de faire diminuer le  taux de cholestérol sanguin et la glycémie. Elle favorise la satiété et retarde la vidange gastrique. Elle protège aussi les cellules intestinales contre les infections microbiennes.

*Enfin elle contient de nombreux antioxydants, comme certains composés phénoliques qui auraient des effets positifs sur la prévention des cancers du côlon et des Reins.

Mode d’utilisation.

Traditionnellement, on peut l’utiliser sous de très nombreuses formes : en confiture, en gelée, en décoction, cuit au four comme des pommes de terre.

Qui ne connaît pas les pâtes de coing qu’aimaient préparer nos grands-mères.

Il est excellent aussi dans les tagines de volailles.

Le mot « marmelade » provient du mot grec « marmelades » qui signifie confiture de coings.

Dans certaines contrées, surtout en Europe de l’Est, il est considéré comme un légume qu’on mange salé et il sert à préparer certaines soupes hivernales.

Une célèbre gelée, celle de Cotignac : « Cuire ensemble des coings pelés et du sucre. Filtrez le tout et laissez refroidir. La gelée est prête ! »

*Il faut éviter de le consommer cru. Il est alors indigeste.

*Au départ, ce fruit a une peau de couleur verte qui vire progressivement au jaune lorsque le fruit est mûr en automne. Quand vous l’achetez, le fruit doit être lourd, charnu et ferme.

On peut le laisser finir de mûrir à température ambiante après la cueillette. Il peut se conserver plusieurs semaines dans un cellier frais ou dans le bas d’un réfrigérateur.

*Il contient des tanins qui disparaissent pendant la cuisson, mais qui peuvent lui donner un goût âpre.

*Un coing découpé s’oxyde très vite. Il faut alors l’arroser de jus de citron ou alors le cuire immédiatement afin d’éviter que sa chair devienne brune.

Contre-indications

*Il ne faudra pas en consommer en cas de diarrhées infectieuses (celles qui « brûlent ») de type chaleur-humidité.

*Il conviendra d’en modérer la consommation en cas de mucosités importantes dans les poumons comme lors d’une bronchite chronique ou certains types d’asthme chronique.

Conclusion

Selon la règle de diététique qui dit : « on ne devrait consommer que des fruits et des légumes de saison et de région » (ici surtout dans le sud), il est excellent à cuisiner en automne, saison propice aux désordres intestinaux.

Certes c’est un fruit qui n’a pas bonne réputation, souvent difficile à trouver sur nos étals de marché, mais il doit tenir une place de choix dans notre pharmacie naturelle.

 

La PASTÈQUE

LA PASTÈQUE, Xi Gua        

par Jean Pélissier professeur en MTC

La pastèque, Xi Gua fait partie de la famille des Cucurbitacées.

Appartiennent aussi à cette famille la citrouille, le potiron, la courgette ou le melon.

Elle est originaire d’Afrique. En Égypte, il y a plus de 5000 ans, les paysans étaient tenus d’offrir de la pastèque aux voyageurs assoiffés. 

Le mot pastèque est apparu en France en 1512. Au Québec, on l’appelle « melon d’eau », du fait qu’elle regorge d’eau. En Anglais, cela a donné « watermelon ».

Il en existe plus de 50 variétés. Pour la petite histoire, les Japonais la font murir dans un récipient carré en verre, pour en faciliter le transport…

Xi Gua pousse donc dans les climats chauds. Son écorce excessivement dure et épaisse la protège et permet à la pastèque, sous ces climats extrêmes, de se gorger d’eau.

Elle joue en effet un rôle de premier plan dans la diététique des pays pour qui l’eau est un facteur de survie.

Que dit la médecine chinoise ?

La saveur de la pastèque est douce et insipide.

Sa nature est excessivement froide.

Je vous rappelle qu’un aliment de nature froide a comme propriété :

                  De clarifier la chaleur. On entend par là qu’elle permet d’évacuer, de diminuer fortement les états de chaleur pathogène.

                  Cette nature froide permet aussi d’humidifier la sécheresse,

                  de générer les liquides organiques et

                  de rafraîchir le sang.

Les méridiens et les organes cibles sont ceux de :

                  L’estomac,

                  du cœur et

                  de la vessie

*Lorsque l’on est exposé à la canicule, de par son action rafraîchissante et désaltérante, elle permet de régénérer les liquides organiques, d’arrêter la soif.

*Elle est très utile en cas d’un coup de chaleur, avec des symptômes tels que de la fièvre, de la soif, de l’agitation que l’on appelle Xin Fan en chinois, une gorge enflée et douloureuse.

*Nous avons vu qu’un des organes-méridiens, cible de la pastèque, est le Cœur. Il est dit qu’elle « clarifie le cœur ».

Le Cœur en MTC est le maître du Shen, de l’Esprit et gouverne toutes les émotions.

En cas de « Feu du Cœur » causé donc soit par des états émotionnels exacerbés, soit par des causes climatiques (le cœur est à mettre en relation avec le feu, le rouge et l’été), mais aussi des causes d’origine alimentaire, on peut se trouver en présence de symptômes caractéristiques comme des glossites et des aphtes. En effet, la langue est l’ouverture du Cœur en MTC.

A ce propos, il existe une préparation très connue en Chine, que l’on appelle « watermelon frost ». C’est de la poudre de pastèque, en particulier de la peau de la pastèque, qui a une action beaucoup plus importante que la pulpe.

En cas d’angine, de gingivite, d’aphte, d’amygdalite, on vaporise de cette poudre sur la zone enflammée, on la dilue et on l’avale très lentement.

On obtient ainsi d’extraordinaires résultats sur cette extériorisation du « Feu ». (Très facile à se procurer sur internet).

 

 

 

 

 

*Agissant sur le méridien de la vessie, le melon d’eau est un excellent diurétique.

*Il a une action de premier plan lorsque l’on se trouve devant des cas de miction peu abondante, ou difficile.

Dans le « logiciel-organe » Cœur, nous avons l’organe Yin qui est le Cœur, et l’organe Yang qui lui correspond est l’Intestin grêle. Or, il est dit en MTC que cet organe « régit l’élimination des liquides ».

Donc, quand on se trouve en présence d’un feu du Cœur, il va y avoir un retentissement sur le système urinaire.

On peut se trouver aussi directement en présence d’une « chaleur-humidité » dans le foyer inférieur qui génère ce type de problème mictionnel. C’est le cas par exemple des prostatites.

*Une autre action intéressante, c’est d’atténuer de manière très notoire les effets secondaires de l’alcool.

*Xi Gua est très intéressant dans le cas d’asthme, où prédominent des symptômes de chaleur. Dans ce cas, les médecins chinois peuvent facilement demander au patient de boire du jus de pastèque frais et sucré pendant une semaine, à raison de deux verres par jour .

*J’en profite pour vous parler ici d’une notion le plus souvent occultée en Occident : c’est celle de « maladie à effet retard ».

En effet, la médecine chinoise explique que certaines perversités climatiques comme le vent, le froid, l’humidité, la chaleur, peuvent pénétrer dans l’organisme sans causer de symptômes directs.

Elles y séjournent de « manière cachée », Fu en chinois.

Et quelques semaines ou mois après, suite à des conditions climatiques ou autres adéquates, ces perversités remontent à la surface.

Dans le cas présent, si nous nous sommes exposés trop souvent à de très fortes chaleurs, cette perversité peut stagner dans l’organisme et resurgir en octobre, novembre sous forme de chaleur : maux de gorges, aphtes, et autres symptômes précités.

Toutes les familles chinoises connaissent cela. Elles savent mettre une véritable politique de prévention en action.

Pendant une dizaine de jours à la fin août, elles ont l’habitude de consommer régulièrement de la pastèque l’après-midi, ou un quart d’heure avant le début d’un repas.

Cette consommation permet littéralement d’éliminer, d’expulser cette chaleur résiduelle et donc de se prémunir de telles complications.

Ce n’est pas pour rien que la période d’apparition  de la pastèque se situe en août, septembre et octobre.

Que disent les recherches modernes ?

*La pastèque contient un antioxydant sous forme de caroténoïdes. Entre autres, le lycopène qui est un hypocholestérolémiant, anti-inflammatoire et qui empêche la formation de certaines cellules cancéreuses.

*Il a clairement été établi un lien entre la consommation de pastèque et la diminution du taux de cancer de prostate.

On peut aussi mettre en évidence que la consommation de pastèque était très intéressante dans les cas d’hépatites, de cholécystites, de néphrites, de poly néphrites aiguës ou chroniques, d’œdèmes et d’hypertension artérielle.

*Elle peut être intégrée dans les régimes des diabétiques, car elle est très peu hyperglycémiante.

Mode de consommation

*La pastèque ne doit pas se prendre glacée, mais juste fraîche.

*Elle peut être prise telle quelle, ou sous forme de jus.

*Si on désire la couper à l’avance et la conserver au réfrigérateur, il faut la consommer dans les quatre jours qui suivent, pour qu’il n’y ait pas de déperdition de ses propriétés.

*ll faut consommer la pastèque seule, en dehors des repas, trois heures après ceci Au goûter par exemple, ou un quart d’heure avant un repas, mais jamais après.

Contre indications

*Il s’agit donc d’un fruit de nature très froide et humidifiant. Il est fortement déconseillé d’en prendre quand on se trouve en présence d’un vide de Yang de Rate et d’Estomac, ou d’une accumulation de froid dans le foyer moyen avec présence de selles molles pluri quotidiennes, de diarrhées chroniques.

Dans le BEN CAO de GANG MU, sous la dynastie des Ming, il est dit : « La pastèque est froide en nature. Les gens ordinaires pensent que cela les rafraîchit et leur apporte satisfaction en excès sans savoir qu’ils détériorent leur Rate et stimulent l’humidité ».

*Elle est aussi déconseillée en cas de vide d’énergie, de fatigue ou de frilosité, dans les états de convalescence. De même, les femmes après l’accouchement ou au moment des règles devraient éviter d’en consommer.

*Bien sûr, il faut de nouveau appliquer la règle : « Fruits de saison et de région ». Il convient donc de ne pas consommer en hiver, ou dans un climat par trop humide.

Conclusion

L’étude de ce fruit nous a fait toucher du doigt l’importance d’avoir accès aux  règles de base de la diététique, comme la loi des trois heures, la non-prise de fruits après un repas et la consommation de fruits et de légumes de saison et de région.

Mais surtout j’ai abordé dans cette étude la notion de « maladie à retardement » et l’importance de consommer de la pastèque en fin d’été, surtout si nous avons été exposés à de fortes chaleurs. Cette consommation permet d’éliminer la chaleur résiduelle qui pourrait « remonter à la surface » en automne.

 

Le CHAMPIGNON Noir

LE CHAMPIGNON NOIR CHINOIS

par Jean Pélissier professeur en MTC

Le champignon noir chinois s’appelle Hei Mu Er. Hei signifie noir, Mu, bois et Er, Oreille.

Dans nos contrées on le trouve sous l’appellation « d’oreille-de-Judas » ou « oreille du diable ».

C’est une espèce de champignon comestible du genre Auricularia. En japonais, il s’appelle Kikurage.

C’est un champignon parasite du bois. En effet il pousse en hiver et au printemps sur les troncs des vieux sureaux, des hêtres, des noyers, des saules, des fusains.

Cependant, il n’est cultivé qu’en Asie pour ses vertus médicinales. Il est dit « saprophyte » car il se nourrit des matières organiques en décomposition.

Il se présente comme une coupe de 2 à 6 cm qui s’étale avec des sinuosités et des lobes. Sa chair est translucide, gélatineuse, ferme et élastique. Certains ressemblent à s’y méprendre à une oreille, d’où le nom d’oreille-de-Judas. Il a la particularité d’être très riche en protéines, mais aussi en fer pour tonifier le sang. Connu depuis la nuit des temps, tant en diététique qu’en pharmacopée, on le trouve dans toutes les épiceries chinoises, les supermarchés au rayon asiatique et de plus en plus dans les magasins Bio.

Au 19e siècle, en Amérique du Nord, les ouvriers chinois qui posaient les voies ferrées, en dépit des conditions de vie et de travail difficiles, parvinrent à maintenir un niveau raisonnable de santé grâce à l’association de Riz, de champignons noirs et de fleurs d’hémérocalles séchées (Jin Zhen) considérées comme un légume.

Un proverbe chinois dit : « Manger Hei Mu Er permet de lutter contre la faim, d’alléger le corps et de renforcer la volonté ».

Que dit la médecine chinoise ?

Le champignon noir chinois, Hei Mu Er, est de saveur Douce et de nature Neutre.

Les méridiens-organes cibles sont ceux de :

Estomac

Poumon

Gros intestin.

Ses actions principales sont :

De rafraîchir le sang

D’arrêter les saignements.

D’humecter le Poumon

Nourrir le Yin

De renforcer l’Estomac

*En humectant le Poumon, nous disons en MTC en « nourrissant le Yin », il est considéré comme un expectorant et un humidifiant. Il est fréquemment utilisé par les cuisinières chinoises en cas de toux sèche sans mucosités, ou très peu et  difficile à expectorer.

*On dit en médecine chinoise, le Poumon « contrôle la peau ». Le champignon noir a donc sur elle une action de lubrification et de tonification, donc d’embellissement. Il permet entre autres de s’opposer à l’apparition de tâches noires sur celle-ci.

*Nous savons d’autre part que le Poumon et le Gros intestin font partie d’un même « logiciel organe ». En humectant et en lissant le Gros intestin, ce champignon combat la constipation.

*Des problèmes de stagnation d’aliments au niveau de l’estomac (les médecins chinois appellent cela « amas d’aliments »), un manque de lubrification du bol alimentaire lié à l’absence de salive conséquence d’un défaut de mastication, une alimentation trop riche et « Yanguisante » (graisses saturées, sucres..), peut affaiblir le Yin de l’Estomac. Le Yang augmente : c’est de la chaleur. Le champignon noir a comme action de régénérer la paroi intestinale (anti-ulcère). C’est  aussi un hydratant et un lubrifiant de tout le système digestif (gorge, œsophage, estomac, intestin).

*Cette chaleur peut générer un état que l’on appelle « chaleur dans le sang » en MTC. On dit alors que cet excès de Yang « agite le Sang » et provoque des saignements. En tonifiant la Rate et le Poumon, le champignon noir a comme action d’agir sur les vomissements de sang, sur les douleurs mictionnelles avec sang dans les urines, les hémorroïdes sanguinolentes, les métrorragies. En effet, il permet d’arrêter les saignements en « rafraîchissant le sang ».

*Consommé régulièrement, ce champignon permet de lutter contre les terrains allergiques et renforce la résistance du Poumon évitant rhume des foins et coup de froid.

*Infusé dans du lait ou du vinaigre, on l’emploie en gargarisme contre les angines. Il peut être aussi utilisé comme collyres, après macération dans de l’eau bouillie.

Que disent les recherches modernes ?

L’oreille-de-Judas renferme des polysaccharides (mannose, glucoses, xylose..) mais aussi du glucane.

Il est riche en provitamine D et Vit du groupe B.

Il est constitué de colloïdes utilisés pour purger l’estomac et les intestins.

De la vit. K  pour réduire la formation de caillots.

Il est très riche en calcium, potassium, phosphore, sélénium, fer.

Il possède des vertus purificatrices du sang en régulant le taux de cholestérol et réduisant l’HTA. Il permet aussi de stimuler les défenses immunitaires, de diminuer l’état de stress.

Il possède le triple avantage d’être peu calorique, de contenir beaucoup de protéines, mais surtout beaucoup de fibre pour augmenter le péristaltisme intestinal.

Mode de préparation

*Le champignon noir peut être consommé bouilli, sauté, à l’étuvé, en soupe. Il accompagne une infinité de plats dans la cuisine chinoise.

*En Chine, on ne consomme jamais crus ce champignon. Il est même considéré comme indigeste.

*Quand on le consomme pour ses vertus thérapeutiques spécifiques, on en fait une décoction et on mange le champignon en même temps que l’on en boit le liquide.

*Faire tremper 4-5 champignons dans de l’eau tiède jusqu’à ce qu’ils ramollissent. En règle général, pendant toute une nuit. On le découpe ensuite en lanières et on les incorpore dans un bouillon de soupe pour la cuisson. Comme ils n’ont aucun goût, on doit les mélanger pour le plaisir du palais avec quelques champignons parfumés ou shiitakes.

*Une fois réhydraté, il ne se conserve pas. Il convient donc de le consommer rapidement. Par contre sous sa forme sèche, il peut se conserver de très nombreux mois.

*En Chine on trouve souvent le champignon noir d’automne, Qiu Mu ER, qui est beaucoup plus petit que celui cueilli au printemps et qui se réhydrate mieux. Leurs propriétés culinaires et médicinales sont plus importantes que l’oreille-de-Judas courante.

Contre-indications

Il convient de ne pas en faire une surconsommation. En consommation normale (4 à 5 champignons) il permet d’agir sur la circulation sanguine et arrêter certaines hémorragies. En surconsommation, c’est l’effet inverse qui peut se produire. Il  pourra provoquer ce que l’on appelle le « syndrome de Sichuan », une atteinte plaquettaire responsable d’hémorragies.

Conclusion

Certains vont se faire peur en expliquant que ces champignons captent les métaux lourds et risquent donc d’être pollués C’est vrai et faux en même temps. Ce n’est qu’une question de quantités. À titre d’exemple, je vous rappelle qu’un point d’acupuncture peut guérir une personne. Mais si vous portez un coup puissant dessus, vous pouvez obtenir l’effet inverse et la tuer. En se tenant à la loi des « neuf jours » en diététique qui prône la diversité des aliments, et le dosage quotidien donné par la tradition (ici 4-5 champignons) vous ne pourrez que tirer la quintessence bénéfique de l’oreille-de-Judas.

Le PAMPLEMOUSSE

Le Pamplemousse, You Zhi   par Jean Pélissier professeur en MTC

Le pamplemousse est le fruit du pamplemoussier qui fait partie du genre Citrus de la famille des Rutacacea.

Son nom chinois est You Zhi, signifiant littéralement « fruit du pamplemoussier ».

En occident, on confond très souvent deux fruits qui n’ont pas la même origine : le vrai pamplemousse issu du citrus maxima et le pomelo, d’apparition relativement récente. Il s’agit d’un hybride entre le pamplemousse  et un oranger à fruits doux, citrus sinensis que l’on appelle citrus paradisis. Dans les pays anglo-saxons, on l’appelle aussi « grapefruit » car les fruits poussent en grappe.

Le pamplemousse « vrai » possède une écorce verdâtre alors que le pomelo a une écorce jaune avec des quartiers tirant vers le rose.

Nous allons voir qu’en médecine chinoise, ces deux types de « pamplemousse » possèdent des actions très similaires. Ils ont pour action  principale de tonifier la Rate et de dissoudre les mucosités, ce que l’on appelle le Tan. Il contrecarre les effets néfastes de notre alimentation trop riche.

En occident on considère le pamplemousse comme un aliment favorisant la perte de poids. Mais c’est aussi un antidiabétique, un anti-infectieux et même un anti-cancer.

Il est à noter que l’acide citrique qu’il contient n’est pas acidifiant et est donc sans danger pour ceux qui souffrent d’hyperacidité, en particulier au niveau de l’estomac. À condition bien sûr de ne pas en prendre en excès. Un demi-pamplemousse suffit largement à obtenir les effets escomptés.

Utilisé depuis plus de 4000 ans en Chine et au Japon, c’est un fruit particulièrement hydratant, et aussi un purifiant des Poumons et de la peau.

Que dit la médecine chinoise ?

Le pamplemousse est de nature Froide et de saveur Douce et Acide.

Je vous rappelle que la saveur douce est reconstituante et harmonisante. La saveur acide est astringente. Et l’association du doux et de l’acide et en plus humidifiant, d’où la nécessité de ne pas en faire une surconsommation. Une phrase chinoise dit en effet que « le logiciel Rate-pancréas déteste l’humidité ».

La nature froide, comme son nom l’indique, permet de lutter contre l’excès de chaleur interne, ici surtout d’origine alimentaire.

Les organes méridiens où vont se diriger principalement ses effets sont ceux :

                  De l’Estomac,

                  De la Rate et

                  Du Poumon.

Ces actions principales sont :

                  de tonifier l’énergie de la Rate, chef d’orchestre de la digestion du bol alimentaire,

                  de transformer les mucosités, le Tan,

                  de résoudre les toxines de l’alcool,

                  d’harmoniser l’Estomac,

                  de dissiper les stagnations d’aliment,

                  de reconstituer les liquides organiques,

                  d’arrêter la soif.

*Le pamplemousse est considéré comme un excellent digestif. Il favorise la digestion du bol alimentaire, surtout quand les aliments stagnent plusieurs heures dans l’estomac. Par son action de régulation et de tonification de l’estomac, il permet aussi de lutter contre les différents symptômes de nausées, de perte d’appétit, d’indigestion. On peut aussi en consommer en cas de ballonnement abdominal.

*Selon la médecine traditionnelle chinoise, une énergie de Rate déséquilibrée favorise la production de mucosités (de Tan) ou d’Humidité (concentration de liquide, graisses) dans l’organisme. Très souvent un des premiers signes de Tan est l’apparition de glaires, de crachats évacués par le Poumon. C’est à ce titre que le pomelo ou le pamplemousse sont considérés comme des antitussifs, des expectorants. Ils permettent aussi de lutter contre les toux chroniques avec mucosités abondantes.

*Par son action de régénération des liquides organiques, le pamplemousse est considéré comme un hydratant puissant et un désaltérant. Il combat ainsi les symptômes de soif, de gorge sèche. En MTC, il est dit qu’on ne devrait jamais avoir soif ! La soif est soit un signal d’alarme de « trop tard ». On a ainsi attendu trop longtemps avant de boire. Ou bien, c’est un symptôme de chaleur interne lié à une alimentation trop riche, trop grasse, trop alcoolisée ou un épuisement du Yin des Reins. Dans tous ces cas de figure, on peut consommer du pamplemousse.

Que disent les recherches modernes ?

De très nombreuses recherches ont été faites à son sujet. C’est un anti cholestérol notoire, en particulier, il permet d’éliminer le mauvais cholestérol, l’LDL.

*Grâce à la présence de très nombreux antioxydants, comme beaucoup de fruits et légumes, il améliore l’élasticité des vaisseaux sanguins. Il contient entre autres de la narangénine qui a une action sur l’activité électrique du cœur.

*Il entre en synergie avec d’autres substances pour renforcer les défenses immunitaires de l’organisme et permet ainsi de prévenir de nombreux cancers.

*Il permet de lutter contre le « syndrome métabolique » qui prédispose à l’obésité.

*Un demi-pamplemousse contient les trois quarts des besoins en Vit. C journalier.

*Il contient une grande quantité de vit. B5 qui est bénéfique pour les ongles et les cheveux, ainsi que pour le système immunitaire.

*On y trouve de nombreux flavonoïdes, considérés comme anti-âge.

Mais aussi :

            *Il nettoie les appareils digestifs et urinaires facilitant l’élimination des toxines.

            *C’est un coupe-faim, mais aussi il est connu pour faciliter la fonte des graisses.

            *Des recherches américaines rejoignent les données de la tradition en montrant que le pamplemousse renforce l’appareil respiratoire, élimine les déchets et favorise la respiration.

*De même que   le citron, il permet de soulager les syndromes grippaux ou les rhumes.

*Actuellement on commercialise de l’extrait de pépins de pamplemousse qui est un puissant antibactérien, mais aussi un antifongique et un antiviral. Il est conseillé alors d’en prendre quelques gouttes trois fois par jour pour prévenir les attaques de l’hiver. On peut aussi en mettre quelques gouttes dans de l’eau en cas de gastro-entérite.

Deux à trois gouttes diluées dans un verre d’eau permettent de soigner les mycoses, les petites blessures, les lésions de l’herpès. Lors donc d’application externe, il est important de ne pas s’exposer au soleil : des tâches disgracieuses risquent alors d’apparaître.

Mode d’utilisation

Le pamplemousse peut être consommé cru, en jus, en décoction. Il entre dans la composition de très nombreux plats.

*La peau possède un grand pouvoir expectorant et digestif, mais il faut alors s’assurer que le fruit provient bien de l’agriculture biologique.

*Choisir les fruits les plus lourds, contenant donc beaucoup de jus. La peau doit être bien lisse, ferme, brillante et non tâchée. Il se conserve une semaine à température ambiante, voire plusieurs semaines dans le bac à légumes d’un réfrigérateur.

*En Chine, le jus et la pulpe servent à préparer une tisane qui soulage la fièvre : on fait macérer pendant toute une nuit un pamplemousse découpé en dés avec la peau, dans un demi-litre d’alcool de riz. Le lendemain, on fait bouillir à feu doux jusqu’à réduction au tiers. On y ajoute alors du miel. On met deux cuillères à soupe de ce breuvage dans du thé chaud 3-4 fois par jour. Cette préparation permet de potentialiser tous les effets vus précédemment

Contre-indications

*En modifiant les réactions enzymatiques du Foie, il faut éviter de prendre un jus de pamplemousse, ou des quartiers de celui-ci avec ses médicaments, si vous suivez un traitement. Il est dit qu’il faut attendre au moins quatre heures entre deux prises.

*Évitez, à cause de sa nature froide, d’en consommer en cas de diarrhées, de selles molles, liées à une faiblesse importante de l’énergie de la Rate.

*Éviter d’en prendre quand vous êtes en grande faiblesse constitutionnelle.

 

 

 

 

Conclusion

Voilà un fruit fort intéressant au vu de toutes les vertus préventives et thérapeutiques laissées par la tradition. Cependant, n’oubliez pas que le trop étant l’ennemi du bien, pas besoin de se précipiter sur ce fruit et d’en consommer outre mesure. Faites une cure de neuf jours avec une pause de plusieurs jours entre, partant du principe qu’un demi-pamplemousse suffit largement. Et surtout appliquer  la règle suivante : ne pas consommer de fruit après un repas, mais plutôt au début du repas ou lors d’une collation isolée.

La PISTACHE

La PISTACHE   par Jean Pélissier professeur en MTC

La pistache, Kai Xin Guo en chinois, vient du pistachier commun, « Pistacia Vera ».

C’est un arbre qui peut atteindre 3 à 10m de haut.

Il fait partie des Anarcadiaceae, la même famille qui donne les mangues ou les noix de cajou.

Connu depuis des millénaires et cultivé dans les zones arides d’Asie centrale, sa culture s’est progressivement étendue au bassin méditerranéen, en particulier sous l’impulsion des Romains au début de l’ère chrétienne.

La pistache est un fruit à pulpe très mince et à noyau qui contient une graine vert clair, dont la surface est recouverte d’une mince pellicule plus ou moins rougeâtre.

C’est cette graine qui est consommée comme condiment.

En France, elle fut introduite au XVIIe siècle et elle est appelée « amande des Perses ». En Chine on l’appelle « Noix heureuse », relativement à sa coque semi-ouverte. C’est d’ailleurs la traduction de Kai Xing Guo.  Elle est le symbole de la santé et du bonheur.  En Iran, « pistache-sourire ».

Nous allons voir que c’est un grand produit pour réchauffer le Yang des Reins, mais il entre aussi dans la panoplie des alicaments amaigrissants.

Que dit la médecine chinoise ?

La pistache, Kai Xin Guo est de nature Tiède et de saveur légèrement Piquante et Douce.

La légère saveur piquante a pour effet d’éliminer les blocages, en particulier, pour ce qui nous intéresse ici, elle permet de déloger, de faire circuler et même de dissoudre le Tan.

Je vous rappelle que le Tan est un terme générique qui englobe tous les déchets de l’organisme (graisses circulantes, lipomes, nodules, plaques d’athérome). Mais aussi les graisses accumulées dans les tissus interstitiels.

La saveur douce renforce l’énergie, nourrit le Yin, les liquides organiques. Il est dit aussi qu’elle « renforce le sang du Cœur et le sang du Foie ».

La nature tiède permet de réchauffer, en particulier ici les Reins.

Les méridiens-organes cibles sont ceux :

                  De la Rate,

                  Des Reins,

                  Du Foie.

Ces principales actions sont :

                  Tonifier le Yang du corps.

                  « Tiédir » l’énergie des Reins.

                  Nourrir le Yin du Foie et des Reins.

                  Tonifier et réchauffer la Rate.

*Selon la médecine chinoise, le vide du Yang des Reins est un tableau très classique. Les symptômes que l’on retrouve couramment sont :

                  des douleurs lombaires,

                  une sensation de froid dans le bas du dos,

                  une énergie sexuelle faible,

                  une baisse importante de la libido,

                  Prédomine aussi un état de fatigue et de lassitude.

                  Les urines sont souvent claires.

                  Au niveau mental et émotionnel, c’est très souvent un état dépressif qui prédomine.

Les causes sont multiples :

                  La vieillesse,

                  les maladies chroniques finissent par épuiser la batterie des Reins.

Mais une cause prédomine à l’heure actuelle : une accumulation d’humidité au niveau du « logiciel rate-pancréas » qui finit par épuiser le Yang des Reins (excès de sucres, de liquides ingérés, de graisses saturées, de laitages …).

La pistache, en tonifiant et réchauffant la Rate et les Reins permet d’agir sur tous ces symptômes. C’est un excellent tonique sexuel et les personnes qui souffrent de lombalgie chronique avec envie de se mettre une bouillotte dans les Reins devraient en consommer fréquemment.

*Nous savons que le logiciel « Rate-pancréas » est le chef d’orchestre de la digestion du bol alimentaire. La pistache par son double rôle d’activation de l’énergie de la Rate et de réchauffement de celle-ci permet de mieux digérer le bol alimentaire et d’assécher l’humidité. Au final, à condition de ne pas en dépasser la dose, ce produit peut facilement nous aider à réguler notre poids.

*Mais c’est aussi un excellent antidiarrhéique. Les familles chinoises avaient l’habitude d’en consommer en cas de selles molles et d’inappétence.

Que disent les recherches modernes ?

*La pistache est très riche en antioxydants. Nous savons que ceux-ci aident à prévenir les dommages causés par les radicaux libres. Ils permettent d’économiser le travail des cellules et par là de prévenir le vieillissement précoce et la maladie. Une consommation régulière, même modérée de cette graine permet d’augmenter le niveau de lutéine qui est un puissant protecteur des maladies cardiovasculaires.

Mais aussi la lutéine et la zéaxanthine sont excellentes pour les yeux. Elles préviennent la dégénérescence maculaire et les maladies des yeux liées au vieillissement.

*Elle contient plus de trente vitamines et minéraux. Entre autres :

                  Une forte quantité de cuivre qui favorise la formation du tissu conjonctif.

                  Du manganèse qui favorise le métabolisme des glucides et des graisses

                  Du phosphore pour les os et les dents.

                  Du magnésium pour le cœur et la pression artérielle.

                  Du potassium pour l’équilibre acido-basique, la formation des protéines et la contraction musculaire.

                  Du fer pour le sang.

                  De la Vit. B, la vitamine de la bonne humeur, essentielle pour la transmission nerveuse

                  De la vit.E, essentielle pour une peau saine, et pour la protéger contre les U.V.

*La pistache est une importante source d’apport en fibres (autant qu’une portion d’avoine), pour favoriser le péristaltisme intestinal, la digestion du bol alimentaire et l’élimination des déchets.

*Elle permet de prévenir le diabète de type II grâce à sa teneur en phosphore.

*C’est aussi une très bonne source de bons acides gras qui aident à réduire le « mauvais cholestérol » (LDL) et augmentent le bon (HDL).

Mode d’utilisation.

*Les pistaches sont vendues crues, cuites, décortiquées ou non décortiquées. La coque de la pistache s’ouvre naturellement lorsque le fruit est mûr. La chair doit être d’un beau vert frais (c’est ce qui a donné en peinture le « vert pistache »). Cela montre qu’elles n’ont pas été rôties à trop forte température.

*La pistache a une chair tendre, au léger goût de térébenthine.

*On peut aussi trouver de l’huile de pistache qui est excellente.

*La farine sert à la préparation de gâteaux, de crêpes.

*On pourra l’incorporer aux sauces, aux farces, aux terrines, aux pâtisseries. C’est par exemple un des ingrédients principaux des Baklavas, édulcorés au miel. Mais aussi c’est un ingrédient indispensable des tagines. Plus près de chez nous, on en trouve dans le nougat de Montélimar.

*Prenez des pistaches nature et de culture biologique de préférence.  Et surtout sans sel. Les pistaches rôties à sec, salées contiennent 40 fois plus de sodium que les pistaches rôties sans sel. Il faut absolument les éviter. Rappelons-nous qu’en médecine chinoise il est dit que « l’excès de sel endommage gravement l’énergie des Reins ». Si vous avez des pistaches salées, décortiquez-les et lavez-les pour les dessaler.

* La pistache supporte mal d’être effilée ou broyée, et à moins que la recette ne l’exige, mieux vaut l’utiliser entière.

*Pour la débarrasser de sa peau, il suffit après l’avoir décortiquée de la tremper, comme l’amande, une minute dans de l’eau ou du lait chauds, mais non bouillants.

*Un conseil : c’est un produit cher. Vous le trouverez très souvent dans les épiceries chinoises ou arabes à des prix qui défient toute concurrence. À vous de savoir reconnaître les bonnes graines.

*Une bonne poignée de pistaches à décortiquer est largement suffisante pour répondre à la dose quotidienne recommandée d’antioxydants, de protéines, de minéraux, de vitamines pour que le corps puisse trouver son bon équilibre.

* Un conseil : faites de temps en temps une cure de neuf jours d’une poignée de pistache décortiquée et rendez-vous compte par vous-même des bienfaits que vous allez pouvoir en retirer.

*La pistache se conserve dans un récipient hermétique, au frais, à l’abri de la lumière.

Contre-indications

Certaines personnes ne pourront en consommer, car elles sont allergiques. Mais le cas est rare.

Conclusion

Voilà un « alicament » qui peut tout à fait entrer dans nos plats occidentaux. À condition de ne pas faire l’erreur de la consommer grillée et surtout salée, vous allez en retirer des bienfaits essentiels au bon fonctionnement de votre corps. En effet, elle agit à la source même de la prévention, à savoir la conservation du bon équilibre au niveau de l’énergie des Reins.

Mais une fois de plus toutes les propriétés de cette graine ne peuvent réellement se révéler que si vous les mastiquez très longuement.