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Cet outil a été créé pour être un lien entre les adhérents à l’association Shangxin de La Tour du Crieu.

Ce lien a pour vocation d’informer au sujet des cours, de la pratique du Qi-Gong, et de ce qui l’entoure.

Il a également été conçu pour que les adhérents puissent communiquer entre eux.

Vous savez bien que la communication ne fait pas défaut lors des cours, mais d’une part certains adhérents ne se rencontrent jamais car ils assistent à des cours différents, d’autre part, le cours requérant très vite une grande concentration, la communication de certains peut se voir limitée.
Vos commentaires seront les bienvenus à la fin de la rubrique « liens« .

(j’ai du supprimer la possibilité de faire des commentaires à chaque article car j’étais envahie de messages publicitaires !)

Ce site vous informera donc:

– des horaires et lieux de cours

– des éventuelles modifications dans ces horaires

– des pratiques saisonnières du Qi-Gong

– et vous donnera des informations d’ordre général sur la médecine chinoise, ses principes, ses applications dans la diététique, l’hygiène de vie et la méditation.

Les Trois Portes par Jacques d’André

 


« Les trois portes de Sagesse« .

Dans une île lointaine de l’Océanie, au cœur de l’immensité du Pacifique, un Grand Chef avait pour fils unique un jeune homme courageux, habile et intelligent.

Pour parfaire son apprentissage de la Vie et le préparer à ses responsabilités, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage.

« Eclairemoi sur le Sentier de la Vie« , demanda le jeune Chef, assis face au vieil homme autour d’un petit feu de bois sec.

« Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable à marée haute », répondit le Sage. « Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur la route de ta vie, tu rencontreras trois portes. Lis à chaque fois les préceptes inscrits sur chacune d’entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à suivre ces enseignements. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu
serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton cœur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi ».

Le Vieux Sage disparut et le jeune Chef, après avoir empoigné son casse-tête et ses meilleures sagaies, s’engagea sur le Chemin de la Vie.

Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire :

« CHANGE LE MONDE » « 

C’était bien là mon intention, pensa le jeune homme, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d’autres ne me conviennent pas » Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du cœur. Il réussit toutefois à changer certaines choses mais beaucoup d’autres lui résistèrent. Et bien des années passèrent.

Un jour qu’ il rentrait de la pêche avec une filoche garnie de poissons, il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda : « Qu’as-tu appris sur ton chemin » ? « J’ai appris, répondit le jeune Chef, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas ».

« C’est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise » Et il disparut.

Peu après, le jeune Chef se trouva face à une seconde porte ; on pouvait y lire :

« CHANGE LES AUTRES »

« C’était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration » Et il s’insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Et bien des années passèrent. Un soir, alors qu’il méditait sur l’utilité de ses tentatives de changer les autres, apparut le Vieux Sage qui lui demanda : « Qu’as-tu appris sur ton chemin » ?

« J’ai appris, répondit le jeune Chef, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n’en sont que le révélateur. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses. Je n’avais vu que le feuillage du banian, sans percevoir la puissante chevelure des racines qui plongent dans la Terre ».

« Tu as bien vu, dit le Sage. Au travers de ce qu’ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t’enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir ».

Et le Vieil Homme disparut.

Peu après, le jeune homme arriva devant une troisième porte où figuraient ces mots :

« CHANGE-TOI TOI-MEME »

« Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire », se dit-il.

Et il entama son troisième combat.

Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal. Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès, mais aussi des échecs et des résistances, le jeune Chef rencontra à nouveau le Sage qui lui demanda : « Qu’as-tu appris sur ton chemin » ?

« J’ai appris, répondit le jeune homme, qu’il y a en nous des choses qu’on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser. On peut faire un radeau de bambou et sculpter le santal ou le bois bleu, mais le gaïac coule et son bois dur émousse la lame du ciseau ».

« C’est bien » dit le Sage.

« Oui, poursuivit le futur Chef, mais je commence à être fatigué de me battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J’ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise ».

« C’est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d’aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru ».

Et il disparut.

Regardant en arrière, le jeune Chef vit au loin la 3ème porte et s’aperçut alors, qu’elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait :

« ACCEPTE-TOI TOI-MEME »

Il s’étonna de ne pas avoir vu cette inscription lorsqu’il avait franchi la porte la première fois, dans l’autre sens. « Quand on combat, on devient aveugle« , se dit-il. Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu’il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s’aimer lui-même en cessant de se comparer, de se juger, de se blâmer.

Fort de ce nouvel enseignement, il alla à la rencontre du Vieux Sage qui lui demanda : « Qu’as-tu appris sur ton chemin » ?

« J’ai appris, répondit le jeune Chef, que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement, inconditionnellement. Je ne veux pas être un Bernard L’hermite qui change de coquille tous les jours, je veux m’admettre comme une conque dont la puissante spirale fera résonner l’appel des clans dans la Grande Chefferie« .

« C’est bien, dit le Vieil Homme, c’est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la troisième porte ».

À peine arrivé de l’autre côté, le jeune guerrier aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut :

« ACCEPTE LES AUTRES »

Tout autour de lui il reconnut les personnes qu’il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu’il avait aimées comme celles qu’ il avait détestées. Celles qu’il avait soutenues et celles qu’ il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement révolté et contre quoi il s’était battu. Il ne voyait plus que Sagesse, Force et Beauté.

Trois saisons de Lune plus tard, il rencontra à nouveau le Vieux Sage : « Qu’as tu appris sur ton chemin » ? demanda ce dernier. « J’ai appris, répondit le jeune Chef, qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux. J’ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement. Ils sont ce qu’ils sont, avec leur part d’ombre et de lumière, chaque moitié étant indissociable de l’autre, car c’est ce qui fait leur richesse ».
« C’est bien, dit le Vieil homme. C’est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte dans l’autre sens ».

Arrivé de l’autre côté, le jeune homme aperçut la face arrière de la première porte et il put lire :

« ACCEPTE LE MONDE »

« Curieux, se dit-il, que je n’aie pas vu cette inscription la première fois ». Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu’ il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. li fut frappé par l’éclat et la beauté des choses. Par leur perfection. C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ? Il croisa alors le Vieux Sage qui lui demanda une nouvelle fois : « Qu’as-tu appris sur ton chemin » ?

« J’ai appris, dit le jeune Chef, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est joyeuse, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n’est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c’est tout. Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que je m’en faisais. J’ai appris à l’accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement. Ronde ou pointue, lisse ou bosselée, ce n’est pas la forme de l’igname qui compte, c’est la saveur qu’elle donne au bougna ».
« C’est la troisième Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde » Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit alors le futur Grand Chef. Le Silence l’habitat.

« Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui où tu passeras du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence. Il faudra te taire ou bien dire des choses qui valent mieux que le silence, car Dieu lit dans le silence des cœurs. Souviens-toi que les mots que l’on n’a pas dits sont les fleurs du silence. Dans ta case de Grande Chefferie, tu seras seul et la solitude est une tempête de silence qui emporte toutes nos branches mortes comme un lendemain de cyclone. Traverse tranquillement l’agitation et le chaos et n’oublie pas que seule la paix pourra t’apporter le silence.

Alors seulement tu seras un Grand Chef ».

Et le Vieil Homme disparut à jamais.

Année du COQ de FEU

Année du COQ de FEU

L’année chinoise du coq de feu 2017 débute le 28 janvier 2017.

Signe de l’aube, signe de l’éveil, cette année, le triomphe et le succès ne pourront être décrochés qu’au prix d’efforts soutenus et bien orientés mais nous profiterons tous d’une année qui alliera honnêteté et pragmatisme.

Nous pouvons également nous attendre à la réalisation de progrès majeurs dans les domaines de la médecine et de la science.

L’année étant sous un signe de feu, les susceptibilités des uns et des autres seront des sources constantes de tensions. Il faut donc s’attendre à une intensification des déclarations théâtrales, viriles – et stériles – de la part de dirigeants de pays ou de grandes structures économiques.

Ce passage étant également placé sous le signe de l’éveil, c’est une année qui s’annonce dynamisante, enthousiaste et pleine d’entrain. Elle permettra à chacun d’entre nous de prendre de l’élan pour démarrer de nouveaux projets, pour négocier, pour parier sur le changement, pour tester notre pouvoir de séduction. L’esprit d’initiative, l’audace, la créativité seront couronnés de succès.

Le coq a besoin de discipline, d’organisation, de méthode. Ainsi, l’année 2017 sera aussi marquée par l’autorité et le retour de l’ordre sur le plan international.

Du côté des finances, chacun devra éviter de trop tirer sur la corde et se serrer la ceinture car l’année du coq est souvent le reflet d’une année économique difficile tant sur le plan, national, international qu’individuel.

Le coq étant notre symbole national, faisons des vœux pour que notre pays et ses habitants passent une année heureuse et sereine.

L’ ENDIVE

 

L’ENDIVE   par Jean Pélissier professeur de MTC

 L’endive fait partie de la grande famille de la chicorée et s’appelle Ku Ju en chinois.

C’est une variété de chicorée amère, Cichorium Intybus de la famille des Astéracées. Que ce soit l’endive, la scarole, la frisée, la trévise, la puntarelle, ces légumes ont des propriétés communes comme nous allons le voir.

L’endive est donc une variété de chicorée appelée encore « Chicon » ou « barbe-de-capucin » qui se trouve sur nos étals en période hivernale.

Il faut savoir que l’endive est considérée comme un « légume nouveau » qui nous vient de Belgique. C’est le jardinier en chef de la société d’horticulture belge, un certain M. Bréziers qui, dans sa cave, serra de petits monticules de terre autour de quelques pieds de chicorée sauvage. Il obtient alors une salade en forme de fuseau, avec de larges feuilles plates, qu’on appela « chicorée Witloof », chicorée à feuille blanche. Ce fut « l’or blanc des flamands ».

La chicorée est réputée pour ses vertus médicinales depuis la nuit des temps. Les Grecs l’appelaient « l’amie du Foie ».

Nous allons voir que c’est un légume qui a comme point fort en médecine chinoise de pouvoir nettoyer le Foie. Ce n’est pas pour rien que nous le trouvons sur nos étals en hiver, quand l’alimentation est plus riche pour se protéger du froid.

Et c’est évidemment un des légumes que nous devons consommer régulièrement après les fêtes pour désengorger notre Foie.

Dans la Grèce et la Rome antiques, Dioscoride, Galien et Pline l’Ancien attribuaient à la chicorée diverses propriétés médicinales, notamment reliées à la digestion. Dans un grand nombre de pays, elle devint rapidement partie intégrante de la pharmacopée. Les indiens Cherokee employaient la racine comme tonique du système nerveux !

Que dit la médecine chinoise ?

L’endive est de saveur Amère. Sa nature est Froide. Une des grandes propriétés de la saveur amère est de faire descendre, mais aussi de purger et d’assécher l’humidité. Cette action est grandement renforcée par la nature Froide.

Les méridiens organes cibles sont :

  • Le Cœur
  • L’estomac
  • Le Foie
  • La vésicule biliaire.

Ku Ju a pour principales actions :

  • De clarifier la chaleur du Foie.
  • Dégager la vésicule biliaire.
  • Dégager les voies urinaires.
  • Ouvrir l’estomac.

Ses indications principales :

*En MTC, les endives, mais aussi la scarole, la frisée et en règle générale la chicorée ont comme propriété de drainer le Foie et la Vésicule biliaire.

En pharmacopée chinoise, on s’en sert en cas d’ictères, de jaunisses causées par l’obstruction des voies biliaires par ce que nous appelons « la chaleur-humidité ».

Dans la diététique traditionnelle, on s’en sert très souvent pour nettoyer le Foie surtout après les lendemains de fêtes. C’est aussi un excellent légume à préconiser lorsqu’il’ y a des problèmes de « stagnation d’énergie au niveau du Foie ». Nous savons que la stagnation génère de la chaleur qui favorise la transformation des déchets en poison. Or ce tableau est le plus souvent lié à des perturbations émotionnelles. 

*C’est un anti-inflammatoire très intéressant des voies urinaires. En effet, un excès de « chaleur humidité » dans la vessie, les reins ou l’urètre peut-être à l’origine de cystites, de mictions fréquentes avec plus ou moins de difficultés à uriner, des brûlures à la miction avec des urines troubles dans certain cas accompagnées de traces de sang.

De multiples causes peuvent être à l’origine de ce tableau. Mais il faut savoir qu’une mauvaise diététique est très souvent à incriminer dans ce type de pathologie comme l’excès de saveur sucrée-acide (les jus de fruits, les compotes, les confitures, les tomates…), mais aussi l’excès de graisses saturées (charcuteries, chocolat…). L’endive est alors excellente pour aider à éteindre progressivement cette chaleur et évacuer l’excès de déchets et de liquides.

*Autre point intéressant. La saveur amère de l’endive, prise évidemment en petite quantité a comme propriété « d’ouvrir l’estomac », d’être « apéritive », mais est aussi un facilitateur de digestion. On peut s’en servir en cas de ballonnements, de maux d’estomac, d’aigreurs ou de brûlures du tube digestif.

*Traditionnellement on l’utilise aussi pour diminuer les inflammations hémorroïdaires.

*En drainant le Foie, c’est un légume idéal pour agir sur les remontées acides, sur certains maux de têtes liés à un excès de Yang du Foie, sur les symptômes post-ménopausiques et les nausées.

*En rafraîchissant la chaleur-humidité, elle est conseillée pour les problèmes d’aphtes récurrents.

*En voie externe, par cataplasme, on peut appliquer les feuilles « froissées » sur les enflures, les inflammations en général, mais surtout celles des yeux. Mais aussi sur l’herpès labial.

Que disent les recherches modernes ?

*La saveur amère est donnée par l’intybine qui est un glucoside. Plus la chicorée a des feuilles vertes, plus cette saveur est prononcée.

*Elle contient une grande quantité de Vit.B9 ou acide folique très important dans la constitution des globules rouges, de l’ADN et des cellules musculaires et osseuses.

*Elle contient aussi du manganèse et du sélénium qui sont des oligo-éléments à au pouvoir antioxydant qui protègent les cellules contre ce qu’il est convenu d’appeler le « stress oxydatif ».

*L’endive permet de purifier le sang, tout en exerçant une activité anti-inflammatoire.

*Elle contient une grande quantité d’Inuline (à ne pas confondre avec l’insuline !) qui est utilisée comme un agent de texture et comme substitut de gras ou de sucre dans les aliments préparés. Elle est donc très intéressante pour ceux qui veulent réguler leur poids et pour les diabétiques.

*L’endive ne contient que 12 kcal pour 100gr (une endive pèse + ou – 150 gr) : c’est un allié minceur.

*Contenant une grande quantité de fibres, elle permet de lutter contre la constipation et de favoriser le transit intestinal.

Mode de préparation

*L’endive comme n’importe quelle chicorée peut être consommée crue, sautée, cuite à l’étouffé, à la vapeur, incorporée dans une soupe, braisée.

*En MTC on préfère la consommer blanchie ou cuite à la vapeur ou dans un wok. En effet la nature froide de la chicorée,  qui est accentuée dans l’endive (elle pousse dans une cave à l’abri du soleil) risque de bloquer la digestion. Ce ne sera pas le cas si vous la mastiquez 20-30 fois pour la « précuire dans la bouche ».

*Sa texture doit être ferme et croquante, les feuilles bien serrées, avec les pointes jaunes.

*Depuis le XVIIe siècle, la racine de chicorée est grillée et moulue, ce qui en fait le « café du pauvre », mais cela permet de diminuer les effets de la caféine. Les composés phénoliques qu’elle contient permettent de prévenir les thromboses et les inflammations.

*L’endive peut se conserver plusieurs jours au frais dans le bac à légumes de votre réfrigérateur, ou dans un sac en plastique dans votre cave. Attention de ne pas l’exposer trop longtemps au soleil : elle perdrait alors une partie de ses qualités nutritives et son amertume en serait augmentée.

Si voulez diminuer l’amertume de la frisée, faites là tremper 10 minutes dans de l’eau.

Contre-indications

*Il convient d’éviter de consommer de la chicorée, et à fortiori de l’endive en cas de faiblesse chronique du système digestif. On parle en MTC d’effondrement de l’énergie de la Rate et d’excès de Froid au niveau du Foyer-Moyen.

Conclusion

Nous voilà donc en présence d’un légume hivernal qui convient tout à fait à nos « débordements culinaires » des fêtes de fin d’année.

Il sera aussi très intéressant à consommer au début du printemps pour aider au nettoyage annuel du Foie !

Mais la saveur amère accompagnée de la nature froide si elle est bonne pour le Foie c’est à la condition de consommer des chicorées à une dose raisonnable, soit l’équivalent ici d’une endive.

Par contre si vous en faites une surconsommation vous pouvez obtenir l’effet totalement inverse.

 

 


Le POIVRE

Le poivre, Hu Jiao   par Jean Pélissier professeur en MTC

 Il provient du fruit séché de Hu Jiao, « piper nigrum » qui est une plante rampante à feuillage persistant de la famille des  Pipéraceaes.

Hu Jiao est originaire de l’Inde. Il a ensuite gagné les pays d’Asie du Sud Est, Madagascar et le Brésil.

Il ne faut pas confondre Hu Jiao avec Hua Jiao, le « poivre du Sichuan » qui est un « faux poivre ». Il provient en réalité d’un frêne épineux chinois.

Selon le stade de la récolte, on peut avoir du poivre vert, blanc, noir, rouge ou gris.

C’est en même temps un Yao, un médicament, mais aussi un condiment très prisé. En tant que plante aromatique, c’est un exhausteur de goût.

Hu Jiao, le poivre fait partie des « médicaments qui réchauffent l’interne ». Il a comme propriété de traiter tous les troubles induits par une faiblesse du système digestif.

Que dit la médecine chinoise ?

La saveur de Hu Jiao est Piquante et sa nature est Chaude. Combinant ces deux aspects piquant et chaud, on dit qu’il « correspond au Yang pur ». La nature piquante permet de disperser (ici les « amas d’aliments ») et la nature chaude de réchauffer entre autres le foyer moyen.

Ces organes méridiens cibles sont ceux :

  • de l’Estomac,
  • du Gros intestin et
  • de la Rate.

Le poivre a comme action principale de :

  • Réchauffer l’estomac, le « centre ».
  • D’harmoniser le diaphragme.
  • De faire descendre l’énergie.
  • De dissoudre les mucosités, le Tan.
  • « D’éliminer les toxines des viandes, des poissons, et des champignons ».
  • De calmer les douleurs dues au froid, Zhi Leng Tong.
  • De disperser les stagnations de froid, San Ling Zhi.
  • D’éliminer la rétention de liquide de type froid, Han Yin.
  • D’être apéritif et digestif.

Ses principales indications :

  • Il traite les stagnations dues au froid et les stagnations d’aliments.
  • La dysenterie de type froid liée à une humidification trop importante des intestins.
  • Les douleurs abdominales dues aux toxines de type Yin.
  • Les vomissements de liquide dû au froid dans l’estomac.
  • Les douleurs dentaires dues à la « chaleur flottante en superficie ».
  • Les problèmes d’inappétence et d’indigestion.

*En compresse froide, il soulage la douleur et réduit le gonflement dû aux contusions. Il est très efficace dans les arthrites localisées.

*Toujours grâce à son action antalgique, on peut se servir du poivre noir pour réaliser un onguent à appliquer en usage externe. On fait chauffer 10 cl d’huile de sésame dans une petite casserole. On y ajoute 1 cuillère à café de poivre en poudre. On laisse refroidir puis on filtre. On masse ensuite les parties douloureuses avec le baume obtenu.

Que disent les recherches modernes ?

*Le poivre augmente la sécrétion des sucs pancréatiques, ce qui lui confère une action digestive sur les graisses et les hydrates de carbone. En stimulant les papilles gustatives situées sur la langue, il a pour effet d’augmenter la sécrétion d’acide gastrique dans l’estomac qui permet une première digestion des aliments.

*Le poivre doit sa saveur piquante à des amides de la pipérine. La pipérine est un alcaloïde qui possède des propriétés antimicrobiennes, anti-inflammatoires, hépatoprotectrices.

*Elle permet de diminuer les flatulences causées par la consommation de légumineuses, surtout quand on est en présence d’un « froid interne » qui a tendance à ralentir le péristaltisme intestinal.

*Les  vertus antidépressives du poivre noir sont bien connues notamment dans la dépression, l’anxiété, l’insomnie et la peur. La pipérine du poivre augmente le taux de sérotonine qui est un neurotransmetteur, celui-ci jouant un rôle important sur le bien-être émotionnel en général.

*Le poivre noir présente des propriétés immuno-modulatrices et est en mesure de renforcer le nombre et l’efficacité des globules blancs. C’est donc un puissant moyen de défense contre l’invasion des microbes.

Son pouvoir antibactérien a été démontré pour plusieurs espèces de bactéries, dont les Staphylococcus aureus, Lactobacillus plantarum, Citrobacter sp, Escherichia coli, Plesiomonas shigelloides Streptococcus faecalis, Klebsiella pneumoniae, Pseudomonas aeruginosa et Micrococcus roseus.

*Il stimule la décomposition des graisses donc favorise la perte de poids.

*En usage externe, en stimulant les mélanocytes, il permet de soigner le Vitiligo.

*Le poivre noir contient plusieurs antioxydants puissants. Son usage est important pour prévenir et réduire le stress oxydatif.

*Il est également conseillé dans les cas d’angines, de bronchites chroniques et de laryngites pour son action fluidifiante et expectorante.

Mode d’utilisation

Le poivre peut être consommé en grain ou moulu. En décoction, on en prendra 2 à 4 GR. En poudre les doses maximales se situent entre 0.5 et 1 GR.

D’octobre à avril, lorsque les fruits se trouvant à la base de l’épi commencent à s’ouvrir et virent au rouge, l’épi est récolté et séché au soleil ou au feu.

Quand les fruits deviennent de couleur noir-brun, ils sont récoltés et prennent le nom de Hei Hu Jiao, le « poivre noir ». Le  Dom Pérignon des poivres est le poivre de Kampot, ou celui de Belém.

Si la récolte se fait quand les fruits sont devenus entièrement rouges, ils sont trempés quelques jours dans l’eau, puis on enlève la peau et on les fait sécher au soleil. Les grains prennent alors une couleur gris-blanc. Ils s’appellent alors Bai Hu Jiao ou « poivre blanc ».

Le poivre en dehors de ses vertus thérapeutiques est donc souvent utilisé comme condiment. Il améliore l’appétit et rehausse le goût des aliments.

Traditionnellement, la consommation de poivre est à privilégier dans les climats froids humides ou pluvieux.

Pour en préserver au mieux les vertus médicinales et culinaires, il vaut mieux l’utiliser en grain et le moudre juste au moment de sa consommation.

Contre-indications

Elles sont importantes à connaître.

Tout d’abord, il faut savoir qu’une consommation excessive de poivre  peut :

  • Blesser le Poumon,
  • disperser l’énergie,
  • agiter le Feu,
  • provoquer des éruptions,
  • déclencher et augmenter les douleurs hémorroïdaires,
  • provoquer des saignements dans les selles,
  • des douleurs dentaires,
  • des troubles de la vision,

Il ne faudra pas consommer de poivre en cas de :

  • chaleur vide liée à une faiblesse de Yin avec des symptômes comme des bouffées de chaleur, la gorge sèche, des transpirations nocturnes, les pommettes rouges.
  • Il faudra éviter d’en consommer dans toutes les pathologies où le Yang prédomine, comme dans l’hypertension par exemple.
  • Évidemment, ne pas en prendre en cas d’ulcère à l’estomac.
  • La femme enceinte devra s’en abstenir.

 Conclusion

Le poivre est donc une épice très prisée, mais aussi une plante médicinale à part entière. À condition de ne pas en abuser, un peu de poivre par-ci par-là peut être un excellent rehausseur de goût.

 

Qi-gong du singe

En ce moment nous pratiquons :

XlLl HOU GONG

La purification du Singe

Ce Qi-gong fait partie de la série « Wu wudong wu », la danse des cinq animaux.

Il est consacré à l’Elément Eau (REIN) et à son animal emblématique qui est ici le Singe 

 

Ce Qi Gong traditionnel chinois est attribué à HuaTuo.

Hua Tuo (220-280 après J.C), est un médecin et chirurgien chinois ayant marqué l’histoire de la Médecine Traditionnelle Chinoise.

Il est le père de l’anesthésie, mais il est également connu pour l’accouchement par acupuncture.

Hua Tuo note aussi que la culture physique facilite la digestion et la circulation, et qu’elle fortifie le corps.

Il inventa ainsi le  « Jeu des Cinq Animaux » (tigre, cerf, ours, singe et grue).

Ce puissant Qi Gong, ludique et énergisant, redynamise les diverses circulations et aide à la correction des problèmes posturaux.

Chaque animal comprend une phase préparatoire ainsi qu’une phase de mise en circulation.

 

le COING

 

 

 

LE COING,    par Jean Pélissier professeur en MTC

Le coing, Wen Po en chinois est le fruit du cognassier, Cydonia oblonga.

Cet arbre relativement petit (5-7m) est originaire du Moyen-Orient.

Déjà relatées dans certains compendiums de pharmacopées chinoises, les vertus de son fruit sont connues depuis plus de 4000 ans.

Les Grecs antiques connaissaient déjà ce fruit sous le nom de « Pomme de Cydon ». Ils pensaient que ce fruit pouvait éloigner les mauvais esprits. C’était aussi un symbole d’amour  et de fertilité.

Chez les Romains, c’est son huile essentielle qui était utilisée pour fabriquer certains parfums.

C’est un arbre qui pousse principalement dans des climats de type méditerranéens, en Espagne, en Grèce, au Portugal.  En Italie, on le connaît sous le nom de « pomme cotonneuse ».

Introduit en Provence au début du XVe siècle, il connut très rapidement une grande popularité. Dans le Sud-Ouest, les cognassiers servaient à délimiter les parcelles des terres agricoles.

Comme les poires, le coing contient des amas de cellules « pierreuses » donnant à leur chair une consistance granuleuse.

Ce fruit, qui arrive à maturité en fin d’automne, possède comme nous allons le voir une grande action de tonification de l’énergie de la Rate qui, rappelons-le, est le chef d’orchestre de la digestion du bol alimentaire en MTC.

Nous allons voir aussi que c’est un excellent coupe-faim quand il s’agit de retrouver la ligne.

Que dit la médecine chinoise ?

Le coing est de saveur Acide et Douce et de nature Tiède.

La nature tiède réchauffe l’organisme, augmente les métabolismes et stimule les fonctions vitales.

La saveur acide est astringente. Il est dit d’elle qu’elle « rassemble ».

Quand cette saveur est consommée sans excès, en agissant sur le Foie, il est dit « qu’elle nourrit les tendons et les muscles ».

La saveur douce quant à elle est un fortifiant général. Il est dit « qu’elle nourrit, tonifie et humidifie ».

Une combinaison de saveur douce et acide permet de régénérer les liquides organiques et d’apaiser la soif.

Les méridiens organes cibles sont ceux :

de la Rate,

de l’Estomac et

du Foie.

Les actions principales de Wen Po selon les compendiums traditionnels sont de :

Tonifier l’énergie de la Rate.

Dissiper les amas d’aliments.

Tiédir le centre.

Arrêter la diarrhée.

S’opposer à la montée à contre-courant de l’énergie (nausée, vomissements).

Générer les liquides organiques

Voyons quelques indications :

*Le coing est excellent à prendre quand on souffre de « grippes intestinales », de vomissements acides avec des distensions abdominales et de problèmes d’inappétence.

*En cas de diarrhées, il suffit de le couper en fines tranches, de les mettre à bouillir dans un litre d’eau et 50 grammes de sucre. Après avoir laissé réduire de moitié, il est recommandé de boire jusqu’à 4 cuillères à soupe de ce mélange par heure.

*Quand le coing est préparé en décoction, il régénère les liquides organiques et permet de combattre la soif.

*Si on se réfère à la théorie des signatures, le coing, de par sa texture et ces aspérités au niveau de sa peau,  était considéré comme bénéfique pour la croissance des cheveux. Dans la pratique, il permet de contrecarrer les effets secondaires de certains traitements médicamenteux, en particulier la chute des cheveux.

Mais aussi, le pépin de coing servait à fabriquer la « bandoline » des coiffeurs. C’était un cosmétique aromatisé, provenant du mucilage des pépins de coing et utilisé autrefois pour lisser les cheveux.

*Une autre signature : le coing peut de temps en temps ressembler à un cœur. Dans la pratique, il possède des actions tonicardiaques et hypotensives reconnues par la phytothérapie moderne.

 

 

 

Que disent les recherches modernes ?

*C’est un fruit très acide, avec un pH de +/- 3.7 qui possède un grand pouvoir astringent.

*Il contient aussi une grande quantité de fructose et de glucose.

*C’est une source très importante de fibres, nécessaires au bon fonctionnement du péristaltisme intestinal et au « bon nettoyage » du tube digestif.

*C’est effectivement une bonne source en Vit C, mais qui a tendance à disparaître au moment de la cuisson.

*Le coing est connu pour contenir une grande quantité de pectine qui est une substance fibreuse épaississante pouvant,  en se chargeant d’eau se transformer en gel.

La pectine permet de faire diminuer le  taux de cholestérol sanguin et la glycémie. Elle favorise la satiété et retarde la vidange gastrique. Elle protège aussi les cellules intestinales contre les infections microbiennes.

*Enfin elle contient de nombreux antioxydants, comme certains composés phénoliques qui auraient des effets positifs sur la prévention des cancers du côlon et des Reins.

Mode d’utilisation.

Traditionnellement, on peut l’utiliser sous de très nombreuses formes : en confiture, en gelée, en décoction, cuit au four comme des pommes de terre.

Qui ne connaît pas les pâtes de coing qu’aimaient préparer nos grands-mères.

Il est excellent aussi dans les tagines de volailles.

Le mot « marmelade » provient du mot grec « marmelades » qui signifie confiture de coings.

Dans certaines contrées, surtout en Europe de l’Est, il est considéré comme un légume qu’on mange salé et il sert à préparer certaines soupes hivernales.

Une célèbre gelée, celle de Cotignac : « Cuire ensemble des coings pelés et du sucre. Filtrez le tout et laissez refroidir. La gelée est prête ! »

*Il faut éviter de le consommer cru. Il est alors indigeste.

*Au départ, ce fruit a une peau de couleur verte qui vire progressivement au jaune lorsque le fruit est mûr en automne. Quand vous l’achetez, le fruit doit être lourd, charnu et ferme.

On peut le laisser finir de mûrir à température ambiante après la cueillette. Il peut se conserver plusieurs semaines dans un cellier frais ou dans le bas d’un réfrigérateur.

*Il contient des tanins qui disparaissent pendant la cuisson, mais qui peuvent lui donner un goût âpre.

*Un coing découpé s’oxyde très vite. Il faut alors l’arroser de jus de citron ou alors le cuire immédiatement afin d’éviter que sa chair devienne brune.

Contre-indications

*Il ne faudra pas en consommer en cas de diarrhées infectieuses (celles qui « brûlent ») de type chaleur-humidité.

*Il conviendra d’en modérer la consommation en cas de mucosités importantes dans les poumons comme lors d’une bronchite chronique ou certains types d’asthme chronique.

Conclusion

Selon la règle de diététique qui dit : « on ne devrait consommer que des fruits et des légumes de saison et de région » (ici surtout dans le sud), il est excellent à cuisiner en automne, saison propice aux désordres intestinaux.

Certes c’est un fruit qui n’a pas bonne réputation, souvent difficile à trouver sur nos étals de marché, mais il doit tenir une place de choix dans notre pharmacie naturelle.

 

La PASTÈQUE

LA PASTÈQUE, Xi Gua        

par Jean Pélissier professeur en MTC

La pastèque, Xi Gua fait partie de la famille des Cucurbitacées.

Appartiennent aussi à cette famille la citrouille, le potiron, la courgette ou le melon.

Elle est originaire d’Afrique. En Égypte, il y a plus de 5000 ans, les paysans étaient tenus d’offrir de la pastèque aux voyageurs assoiffés. 

Le mot pastèque est apparu en France en 1512. Au Québec, on l’appelle « melon d’eau », du fait qu’elle regorge d’eau. En Anglais, cela a donné « watermelon ».

Il en existe plus de 50 variétés. Pour la petite histoire, les Japonais la font murir dans un récipient carré en verre, pour en faciliter le transport…

Xi Gua pousse donc dans les climats chauds. Son écorce excessivement dure et épaisse la protège et permet à la pastèque, sous ces climats extrêmes, de se gorger d’eau.

Elle joue en effet un rôle de premier plan dans la diététique des pays pour qui l’eau est un facteur de survie.

Que dit la médecine chinoise ?

La saveur de la pastèque est douce et insipide.

Sa nature est excessivement froide.

Je vous rappelle qu’un aliment de nature froide a comme propriété :

                  De clarifier la chaleur. On entend par là qu’elle permet d’évacuer, de diminuer fortement les états de chaleur pathogène.

                  Cette nature froide permet aussi d’humidifier la sécheresse,

                  de générer les liquides organiques et

                  de rafraîchir le sang.

Les méridiens et les organes cibles sont ceux de :

                  L’estomac,

                  du cœur et

                  de la vessie

*Lorsque l’on est exposé à la canicule, de par son action rafraîchissante et désaltérante, elle permet de régénérer les liquides organiques, d’arrêter la soif.

*Elle est très utile en cas d’un coup de chaleur, avec des symptômes tels que de la fièvre, de la soif, de l’agitation que l’on appelle Xin Fan en chinois, une gorge enflée et douloureuse.

*Nous avons vu qu’un des organes-méridiens, cible de la pastèque, est le Cœur. Il est dit qu’elle « clarifie le cœur ».

Le Cœur en MTC est le maître du Shen, de l’Esprit et gouverne toutes les émotions.

En cas de « Feu du Cœur » causé donc soit par des états émotionnels exacerbés, soit par des causes climatiques (le cœur est à mettre en relation avec le feu, le rouge et l’été), mais aussi des causes d’origine alimentaire, on peut se trouver en présence de symptômes caractéristiques comme des glossites et des aphtes. En effet, la langue est l’ouverture du Cœur en MTC.

A ce propos, il existe une préparation très connue en Chine, que l’on appelle « watermelon frost ». C’est de la poudre de pastèque, en particulier de la peau de la pastèque, qui a une action beaucoup plus importante que la pulpe.

En cas d’angine, de gingivite, d’aphte, d’amygdalite, on vaporise de cette poudre sur la zone enflammée, on la dilue et on l’avale très lentement.

On obtient ainsi d’extraordinaires résultats sur cette extériorisation du « Feu ». (Très facile à se procurer sur internet).

 

 

 

 

 

*Agissant sur le méridien de la vessie, le melon d’eau est un excellent diurétique.

*Il a une action de premier plan lorsque l’on se trouve devant des cas de miction peu abondante, ou difficile.

Dans le « logiciel-organe » Cœur, nous avons l’organe Yin qui est le Cœur, et l’organe Yang qui lui correspond est l’Intestin grêle. Or, il est dit en MTC que cet organe « régit l’élimination des liquides ».

Donc, quand on se trouve en présence d’un feu du Cœur, il va y avoir un retentissement sur le système urinaire.

On peut se trouver aussi directement en présence d’une « chaleur-humidité » dans le foyer inférieur qui génère ce type de problème mictionnel. C’est le cas par exemple des prostatites.

*Une autre action intéressante, c’est d’atténuer de manière très notoire les effets secondaires de l’alcool.

*Xi Gua est très intéressant dans le cas d’asthme, où prédominent des symptômes de chaleur. Dans ce cas, les médecins chinois peuvent facilement demander au patient de boire du jus de pastèque frais et sucré pendant une semaine, à raison de deux verres par jour .

*J’en profite pour vous parler ici d’une notion le plus souvent occultée en Occident : c’est celle de « maladie à effet retard ».

En effet, la médecine chinoise explique que certaines perversités climatiques comme le vent, le froid, l’humidité, la chaleur, peuvent pénétrer dans l’organisme sans causer de symptômes directs.

Elles y séjournent de « manière cachée », Fu en chinois.

Et quelques semaines ou mois après, suite à des conditions climatiques ou autres adéquates, ces perversités remontent à la surface.

Dans le cas présent, si nous nous sommes exposés trop souvent à de très fortes chaleurs, cette perversité peut stagner dans l’organisme et resurgir en octobre, novembre sous forme de chaleur : maux de gorges, aphtes, et autres symptômes précités.

Toutes les familles chinoises connaissent cela. Elles savent mettre une véritable politique de prévention en action.

Pendant une dizaine de jours à la fin août, elles ont l’habitude de consommer régulièrement de la pastèque l’après-midi, ou un quart d’heure avant le début d’un repas.

Cette consommation permet littéralement d’éliminer, d’expulser cette chaleur résiduelle et donc de se prémunir de telles complications.

Ce n’est pas pour rien que la période d’apparition  de la pastèque se situe en août, septembre et octobre.

Que disent les recherches modernes ?

*La pastèque contient un antioxydant sous forme de caroténoïdes. Entre autres, le lycopène qui est un hypocholestérolémiant, anti-inflammatoire et qui empêche la formation de certaines cellules cancéreuses.

*Il a clairement été établi un lien entre la consommation de pastèque et la diminution du taux de cancer de prostate.

On peut aussi mettre en évidence que la consommation de pastèque était très intéressante dans les cas d’hépatites, de cholécystites, de néphrites, de poly néphrites aiguës ou chroniques, d’œdèmes et d’hypertension artérielle.

*Elle peut être intégrée dans les régimes des diabétiques, car elle est très peu hyperglycémiante.

Mode de consommation

*La pastèque ne doit pas se prendre glacée, mais juste fraîche.

*Elle peut être prise telle quelle, ou sous forme de jus.

*Si on désire la couper à l’avance et la conserver au réfrigérateur, il faut la consommer dans les quatre jours qui suivent, pour qu’il n’y ait pas de déperdition de ses propriétés.

*ll faut consommer la pastèque seule, en dehors des repas, trois heures après ceci Au goûter par exemple, ou un quart d’heure avant un repas, mais jamais après.

Contre indications

*Il s’agit donc d’un fruit de nature très froide et humidifiant. Il est fortement déconseillé d’en prendre quand on se trouve en présence d’un vide de Yang de Rate et d’Estomac, ou d’une accumulation de froid dans le foyer moyen avec présence de selles molles pluri quotidiennes, de diarrhées chroniques.

Dans le BEN CAO de GANG MU, sous la dynastie des Ming, il est dit : « La pastèque est froide en nature. Les gens ordinaires pensent que cela les rafraîchit et leur apporte satisfaction en excès sans savoir qu’ils détériorent leur Rate et stimulent l’humidité ».

*Elle est aussi déconseillée en cas de vide d’énergie, de fatigue ou de frilosité, dans les états de convalescence. De même, les femmes après l’accouchement ou au moment des règles devraient éviter d’en consommer.

*Bien sûr, il faut de nouveau appliquer la règle : « Fruits de saison et de région ». Il convient donc de ne pas consommer en hiver, ou dans un climat par trop humide.

Conclusion

L’étude de ce fruit nous a fait toucher du doigt l’importance d’avoir accès aux  règles de base de la diététique, comme la loi des trois heures, la non-prise de fruits après un repas et la consommation de fruits et de légumes de saison et de région.

Mais surtout j’ai abordé dans cette étude la notion de « maladie à retardement » et l’importance de consommer de la pastèque en fin d’été, surtout si nous avons été exposés à de fortes chaleurs. Cette consommation permet d’éliminer la chaleur résiduelle qui pourrait « remonter à la surface » en automne.

 

L’Ours

L’Ours

Aujourd’hui et pour trois semaines nous rentrons dans la saison intermédiaire de l’ours.

Derrière son apparente lourdeur et sa démarche nonchalante, l’ours cache beaucoup d’habileté et de souplesse.

L’ours est simple, stable, bien enraciné et peut devenir redoutable et terrifiant dans l’adversité.

« L’ours a la force de pousser les rochers et d’ébranler les arbres« .

Massif et calme à l’extérieur, il est souple et mobile intérieurement : lorsqu’il se met à marcher, malgré sa lourdeur, il s’affaisse tout en souplesse, il semble ne pas avoir d’ossature.

Le pratiquant doit exprimer la légèreté et la souplesse derrière la lourdeur et la stabilité. Chercher l’immobilité dans le mouvement.

L’ours, au travers de sa stabilité, son enracinement correspond à l’élément terre, à l’intersaison, au centre.

Il va emmener le qi vers le bas et se concentrer dans le  Dan Tien.

Les mouvements de l’ours renforcent la rate et l’estomac.

La Terre correspond en médecine chinoise à l’organe « rate – pancréas  » .

L’expression psychique liée à la rate est la réflexion, la « rumination » : celui qui pense trop, surmène son intellect, s’inquiète en permanence, a du mal à se décider, et blesse la rate.

En Qi Gong, on renforce l’élément Terre en captant l’énergie du sol, en s’enracinant, en descendant notre centre de gravité.

Dans le Qi Gong des 5 animaux, la marche de l’Ours favorise l’enracinement, remet « les pieds sur terre », encourage la confiance en soi.