Année du Rat de Métal

 

25 janvier 2020 – Nouvel an chinois

Année du Rat de Métal

2020 est l’Année du Rat de Metal qui est associé à la Terre, à l’Eau et au Bois.
Le Rat est un symbole de chance et de prospérité. Il est un animal enjoué et dodu et ces caractéristiques sont associées à la prospérité.

Selon la légende autour des douze animaux du zodiaque chinois, lors de la compétition organisée par l’Empereur de Jade pour déterminer les douze animaux, le rat, rusé, demanda au bœuf de le laisser monter sur son dos pour traverser la rivière, puis sauta du dos de la bête juste avant la ligne d’arrivée, remportant ainsi la course. Pour cette raison, le rat est devenu le premier animal du cycle.

Selon les croyances populaires Chinoises, un enfant qui vient au monde pendant l’Année du Rat de Metal mènera  une vie saine et prospère. 

Cet enfant sera également honnête et appliqué.

Les natifs du Rat ont bon caractère et ils ont généralement beaucoup de chance dans la vie.

L’année 2020 sera une période favorable pour tous les signes du zodiaque Chinois.

Le Rat symbolise la germination des plantes et l’apparition d’un nouvel être.

L’Année du Rat peut être associée à un renouveau au sein des relations internationales et sociales. 

Cela peut notamment annoncer la création de nouveaux régimes et de nouveaux gouvernements dans certains pays.

La Nouvelle Année Chinoise est associée aux nouveaux départs et au commencement d’une nouvelle phase.

Bonne année du Rat à tous !

ABSENCE

ABSENCE  DE COURS EXCEPTIONNELLE 

Martine sera absente

à partir du 10 décembre, jusqu’au 21 décembre.

Nicole assurera les cours des 10 et 17 décembre (mardis),

Laurence assurera le cours du 18 décembre (mercredi).

Les cours des 11, 12, et 19 décembre ne seront pas assurés.

FÊTE du QI GONG !

FÊTE du QI GONG !

Nous fêterons les dix ans de notre association SHANGXING

le samedi 25 janvier 2020

de 10h à 16h

salle de l’Acacière à La Tour du Crieu

Au programme, une belle pratique en commun des Ba duan jin.

Un délicieux repas nous sera offert par l’association

et nous irons à 13h tous ensemble au restaurant Le Bonheur à Pamiers!

Tous les adhérents et les anciens adhérents sont chaleureusement invités.

Une tenue blanche est souhaitée si possible !

Inscription gratuite auprès de Martine au 06 76 99 61 55 avant le 6 janvier.

réservez vite votre journée !!!

La Médecine Traditionnelle Chinoise

Médecine traditionnelle chinoise
   par Annie Ollivier Professeur en MTC

Vieille de plusieurs milliers d’années, la Médecine traditionnelle chinoise (MTC) est un «système», c’est-à-dire un ensemble de théories et de pratiques concernant l’humain et sa santé. Sa relative complexité, pour les Occidentaux, tient surtout aux faits suivants :

● Elle possède sa propre base philosophique et symbolique.

● Elle considère que le corps, le cœur et l’esprit forment un tout.

● Elle s’est élaborée non pas en disséquant des morts, mais en observant des vivants. Par conséquent, elle ne considère rien comme statique.

● Elle envisage les phénomènes non pas comme tels, mais en fonction de leurs relations. Par conséquent, la santé d’un organe ou d’une personne dépend de multiples facteurs, qui sont tous reliés.

● Elle utilise de nombreux termes usuels dans des sens différents que ceux qu’on connaît habituellement en Occident.

Pour assurer le bien-être des humains, la MTC a recours à 5 pratiques principales.

● L’acupuncture

● La pharmacopée chinoise (herbes médicinales)

● L’alimentation taoïste

● Le massage Tui Na

● Les exercices énergétiques (Qi Gong et Tai-chi)

Les personnes formées aux 5 pratiques portent le titre de docteur en médecine chinoise. Quand elles sont seulement formées à l’une ou à quelques-unes de ces pratiques, elles portent un titre spécifique, par exemple acupuncteur, herboriste, etc.

Si la Médecine traditionnelle chinoise a comme premier objectif d’entretenir la santé et de prévenir les maladies, elle permet aussi de soigner la plupart des problèmes de santé (ponctuels ou chroniques), entre autres les troubles cutanés, musculo-squelettiques, neurologiques, digestifs, respiratoires, génitaux, hormonaux, de même que certaines infections et certains problèmes émotifs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Synopsis des divers éléments de la MTC

Voici une synthèse des principaux fondements théoriques – il y en a des dizaines d’autres – sur lesquels se basent la MTC et chacune de ses pratiques.

L’harmonie

La Médecine traditionnelle chinoise vise d’abord à maintenir l’harmonie de l’énergie à l’intérieur du corps ainsi qu’entre le corps et le monde extérieur.

La santé est liée à la capacité de l’organisme à maintenir la dynamique nécessaire lui permettant d’affronter les agressions.

En contrepartie, la maladie se manifeste lorsque l’organisme a perdu cette capacité.

Chaque individu possède une constitution particulière où les différents éléments interagissent, selon un équilibre qui lui est propre. C’est ce qu’on appelle le terrain.

Chez deux personnes, un même symptôme (mal de tête ou difficulté à digérer, par exemple) ne relève pas, a priori, d’une même cause, mais d’un déséquilibre propre à chacune d’elles.

Pour que la santé se maintienne, l’harmonie doit prévaloir dans chacun des éléments de l’ensemble, ainsi qu’entre les différents éléments, et ce, sur tous les plans : dans chacun des organes de l’individu, et entre ces organes; dans l’individu, et entre l’individu et son environnement.

La MTC ne traite pas les symptômes (comme le ferait la médecine mécaniste), mais la personne, de façon globale.

L’élément fondamental : le Qi

Selon la vision chinoise, qui est à la fois symbolique et pratique, tout dans l’univers est mû par une force fondamentale, une énergie appelée Qi (prononcé tchi).

C’est ce Qi qui fait circuler les électrons dans les atomes. Il permet aux cellules de se multiplier, aux plantes et aux êtres vivants de croître. Il anime aussi le mouvement du vent et des astres.

On ne peut ni le voir ni le toucher, mais, comme c’est le cas pour l’électricité, on peut en percevoir les effets.

Chez l’humain, le Qi gère aussi bien les fonctions du corps que celles de l’esprit, qui en sont toutes des manifestations : marcher, digérer, penser et ressentir.

Ce flux énergétique continu circule dans tout le corps au moyen d’un réseau immatériel, mais précis, de voies appelées méridiens.

Le long de ces méridiens, il y a des points cutanés (en fait des puits), appelés points d’acupuncture, d’où l’on peut régulariser le débit du flot de l’énergie.

Lorsque le Qi circule bien et en quantité suffisante, l’organisme est en santé, la pensée, claire et les réflexes, vifs.

Lorsqu’il stagne, est contraint ou bloqué, on se sent faible, lourd et sans vitalité. Le Qi peut être perturbé par plusieurs facteurs, internes ou externes (voir Causes des maladies ci-dessous).

Les deux pôles : le Yin et le Yang

Pour les Taoïstes, l’équilibre n’est jamais statique, mais  en constant mouvement entre les deux forces opposées, complémentaires et interdépendantes que sont le Yin et le Yang (représentées dans le symbole dynamique noir-Yin-matière et blanc-Yang-lumière du Tao).

Le Yin représente les forces de type passif, intériorisées : obscurité, froid, profondeur, humidité, etc.

Le Yang désigne les forces de type actif, extériorisées : lumière, chaleur, surface, sécheresse, etc.

Comme le jardin qui a autant besoin de la pluie (Yin) que du soleil (Yang), tous les organismes ont besoin de ces deux forces.

Le Yin et le Yang sont toujours en relation dynamique : lorsque l’un croît, l’autre décroît. Dans tous les cycles naturels, le Yin et le Yang se succèdent sans cesse, comme le jour succède à la nuit, l’action au repos, l’inspiration à l’expiration et vice-versa.

Chez un individu en bonne santé, les mouvements du Yin et du Yang sont harmonieux. Mais quand l’un vient à faiblir ou à manquer, l’autre prend le dessus et se manifeste par les symptômes qui lui sont propres.

Un manque de Yang, par exemple, se traduit par un teint pâle, de la frilosité, des selles molles (pâleur, froideur, mollesse étant des caractéristiques Yin).

Mentionnons que, selon la pensée chinoise, les principes du Yin et du Yang se retrouvent tant dans la nature (eau-feu, nuit-jour, contraction-expansion, etc.), que dans l’anatomie (interne-externe, Foie-Coeur, gauche-droite, etc.) et dans la physiologie (femme-homme, structure-fonction, descente-montée, etc.).

Il importe également de savoir que, pour la MTC, les organes et les éléments représentent des phénomènes qui dépassent la seule fonction qu’on leur reconnaît dans l’anatomie et la pensée occidentale.

C’est pour cette raison qu’ils sont écrits avec une majuscule.

 

 

 

 

 

 

Les cinq éléments (ou mouvements) : Métal, Bois, Terre, Feu, Eau

Dans quelque phénomène que ce soit, l’alternance entre l’état Yin et l’état Yang ne se fait pas instantanément, mais par un processus constant de transformation.

Les Chinois ont déterminé 5 phases-clés (appelées mouvements) de ce processus. Chacun des 5 mouvements possède sa propre énergie de croissance ou de décroissance; il porte aussi le nom d’un élément.

Quand un phénomène quitte le Yin pour entrer dans le Yang, c’est le mouvement de la naissance, de l’aube, du printemps, de l’éveil, identifié par le Bois.

Au sommet du Yang, c’est l’entrée dans l’âge adulte (Feu).

Puis, viennent le mûrissement (Terre) et le vieillissement (Métal).

Avec la mort (Eau), le phénomène se retrouve de nouveau dans le Yin.

Les 5 éléments-mouvements se donnent vie dans un ordre précis, selon le principe d’engendrement : l’Eau engendre le Bois, qui engendre le Feu, qui engendre la Terre, qui engendre le Métal, qui engendre l’Eau.

Quant au principe de contrôle, il fonctionne dans le même sens, mais non linéairement : l’Eau contrôle le Feu, qui contrôle le Métal, qui contrôle le Bois, qui contrôle la Terre, qui contrôle l’Eau.

Il existe également un principe de contre-contrôle selon lequel un élément qui est en excès peut contrôler celui qui le précède.

Ensemble, les cycles d’engendrement, de contrôle et de contre-contrôle forment un système équilibré.

On s’en sert pour classifier tout phénomène naturel, mais aussi pour étudier les tissus humains et les relations des éléments entre eux.

La théorie des 5 mouvements s’applique également au tempérament d’une personne, à sa dynamique comportementale propre.

Les tempéraments Bois, par exemple, possèdent une énergie expansive et sont stimulés par le défi et l’action. Ils sont nourris par les types Eau, et sont nourrissants pour les types Feu. Par contre, ils entrent facilement en conflit avec les types Terre et Métal.

Comme c’est le cas dans tout autre système de classification des tempéraments, aucun individu ne correspond à un type pur. Il est un peu de chacun, dans un équilibre particulier, avec une prédominance plus ou moins accentuée.

Selon la MTC, le corps renferme les Organes (Reins, Foie, Cœur, Rate et Poumons), les Entrailles (Vessie, Vésicule biliaire, Petit intestin, Estomac et Gros Intestin), et les 5 «substances vitales».

Les Organes

Il y a 5 Organes, chacun correspondant à un élément (ou mouvement) : Foie (Bois), Coeur (Feu), Rate (Terre), Poumon (Métal) et Rein (Eau).

Ces viscères « pleins », de nature Yin, ont pour rôle, ensemble, de produire, transformer et emmagasiner l’énergie, le Sang, les Liquides organiques, le Jing et le Shen.

Par ailleurs, chacun de ces organes joue aussi des rôles spécifiques : par exemple, abriter l’esprit pour le Cœur ou faire monter le « Yang pur » pour la Rate.

Les Entrailles

Il y a cinq entrailles : Vésicule biliaire (Bois), Intestin grêle (Feu), Estomac (Terre), Gros Intestin (Métal), Vessie (Eau).

De nature Yang, ces Viscères « creux » ont pour rôle conjoint de recevoir, transformer et excréter les liquides.

Les Entrailles possèdent également des rôles spécifiques (l’Intestin grêle «sépare le pur de l’impur»).

Les cinq substances vitales

Parmi ces 5 substances, les 3 premières sont immatérielles et qualifiées de Trois Trésors.

Tout d’abord, il y a le Shen, qui est la conscience organisatrice, l’esprit créateur individuel, qui joue un rôle prépondérant dans la santé mentale.

Il y a ensuite, le Qi, puis le Jing, l’essence, c’est-à-dire les caractéristiques propres à chaque être vivant. Une certaine quantité de Jing, limitée et non renouvelable, nous est transmise par les parents : c’est le Jing inné, le capital vital de l’espèce. Par contre, l’air et l’alimentation nous fournissent le Jing acquis, qui permet d’entretenir le Jing inné.

Aux Trois Trésors s’ajoutent 2 substances matérielles, soit le Sang et les Liquides organiques, qui nourrissent et humidifient tous les tissus et organes.

Les causes des maladies en MTC

La plupart du temps, la MTC tente de circonscrire les causes des maladies en qualifiant les types de déséquilibres (Vide, Excès, Stagnation, etc.), et en déterminant quels Viscères ou quelles fonctions ils touchent.

Les causes peuvent être externes (symbolisées par des conditions climatiques), internes (surtout de nature émotive) ou autres.

Les 5 causes externes sont le Vent, le Froid, l’Humidité, la Chaleur et la Sécheresse. Ces conditions climatiques sont cause de maladies lorsqu’elles sont excessives ou lorsque l’organisme est trop faible pour les endurer.

Elles attaquent alors par la bouche, le nez ou les voies cutanées.

Le Vent et le Froid combinés, par exemple, peuvent provoquer des éternuements, de la fièvre, des raideurs musculaires, etc.

Bien sûr, si on dit qu’une maladie est causée par un Feu du Foie par exemple, ça ne signifie pas que le Foie est physiquement plus chaud, mais qu’il est exagérément actif, qu’il prend trop de place, qu’il «surchauffe».

Les 7 causes internes sont la Colère, le Chagrin, la Tristesse, la Frayeur, la Joie, le Souci et la Peur.

En effet, selon la MTC, les facteurs émotionnels influencent fortement la santé. Chaque émotion blesse l’Organe auquel elle est associée.

À titre d’exemple, la Colère blesse le Foie; et la Peur, les Reins.

Les autres causes sont toutes celles qui ne concernent ni les facteurs climatiques ni les émotions. Ce sont :
- une constitution faible; 
- le surmenage; 
- une vie sexuelle excessive ou frustrée; 
- les blessures et les accidents; 
- les parasites et les poisons; 
- l’alimentation (un manque d’équilibre dans l’hygiène alimentaire).

Les modes de diagnostic en Médecine traditionnelle chinoise

Le praticien en MTC cherche non pas à poser un diagnostic, mais à percevoir les perturbations susceptibles de mener à une disharmonie.

C’est seulement en observant ces perturbations qu’il peut observer leurs manifestations. Le praticien procède donc par observations, questions et palpations.

Observations. Le praticien en MTC observe le teint, les yeux, les ongles, les cheveux, la respiration, l’haleine, le son de la voix, l’état émotif, les selles et autres excrétions, etc.

Pour lui, la langue est une source majeure de renseignements, tant par son volume, sa forme, sa couleur, sa texture, que par les caractéristiques de l’enduit blanchâtre qui la recouvre.

Questions. Le praticien questionne le patient sur ses malaises, ses antécédents familiaux, son sommeil, son appétit, etc.

Palpations. Le praticien vérifie la texture, l’humidité, la température et l’élasticité de la peau; le tonus musculaire, l’excitabilité des tissus, etc.

Le pouls est également un mode de diagnostic fondamental, car il permet d’examiner l’état du Qi. En effet, c’est grâce à la force du Qi que le sang circule. Avec 3 doigts, le praticien prend 3 pouls différents sur l’artère de chacun des poignets. Le premier pouls donne de l’information sur la poitrine, le deuxième sur le haut de l’abdomen, le troisième sur le bas de l’abdomen. Au poignet gauche correspondent les organes Yin et au poignet droit, les organes Yang. Différentes caractéristiques, dont certaines peuvent se combiner, sont attribuées aux pouls (rapide, flottant, percutant, faible, vigoureux, fluide, noyé, etc.), chacune étant un indice.

Pour interpréter les données, le praticien doit se référer aux 8 principes directeurs, Yin-Yang, Chaud-Froid, Vide-Excès, Intérieur-Extérieur, qui lui permettront de déterminer les caractéristiques (état, qualité, situation) du Qi dans le corps et par conséquent, de prescrire le ou les traitements les plus appropriés: changement de diète, traitement d’acupuncture ou pratique d’exercices de Qi Gong, par exemple.

Applications thérapeutiques de la Médecine traditionnelle chinoise

Un examen exhaustif de la littérature scientifique montre bien que la Médecine traditionnelle chinoise, bien que différente du système médical occidental, est un système de santé cohérent à part entière.

De nombreuses recherches cliniques spécifiques, de qualité variable, au sujet des applications thérapeutiques particulières de chacune des branches de la MTC (acupuncture, diététique chinoise, massage Tui Na, pharmacopée chinoise et exercices énergétiques – tai-chi et Qi Gong) ont été effectuées.

Les problèmes les plus souvent évalués sont la constipation, le diabète, la démence, le trouble de déficit de l’attention, l’épilepsie, les maladies cardio-vasculaires, l’endométriose, la dépression et le syndrome de l’intestin irritable.

Conclusion

L’être humain est un tout complexe. Le maintien de son équilibre repose sur un mode de vie sain, tant psychologique que physiologique, mais dépend aussi de nombreux autres facteurs.

Comme l’enseignent les philosophies orientales depuis des millénaires, tout, dans l’univers, est inter-relié.

La Médecine traditionnelle chinoise est une façon de voir l’univers et ses interrelations. Elle peut devenir un outil pour mieux se connaître. Et, qui sait, aider à atteindre cette harmonie à laquelle l’être humain aspire.

La GRUE

La grue est une grande dame pleine de classe et d’élégance, son vol est gracieux.

La grue est calme, apaisante comme l’énergie de l’automne après l’euphorie de l’été.

Le pratiquant s’efforcera d’intégrer cette noblesse naturelle, toujours conscient de son axe.

Les mouvements de la grue renforcent les poumons, apaisent le cœur, en travaillant sur l’ouverture de la cage thoracique, sur la respiration, sur le relâché de chaque articulation des membres supérieurs pour stimuler les poumons.

Nous y voilà, c’est l’Automne, le temps  se rafraichit, il  pleut, les feuilles tombent.

Les journées  raccourcissent.

Et l’on se sent un peu triste, un peu mélancolique, fatigué…

Pas de soucis: c’est de saison !

La nature se prépare pour l’hiver, tout se ralentit et entame son repli.

L’automne est associé au sentiment de la tristesse, à l’élément métal, à la couleur blanche et son animal symbole est l’oiseau, la grue.

L’organe associé est le Poumon, c’est lui qui règle le débit de l’énergie dans les méridiens.

Le Poumon a la charge de la respiration, il se nourrit du Qi de l’air qu’il combine avec celui des aliments.

Le Poumon, seul organe directement « ouvert vers l’extérieur », (il gouverne l’ouverture et la fermeture des pores, le nez et la gorge), est vulnérable: la MTC lui attribue un rôle important dans la distribution de l’énergie défensive.

C’est donc une bonne saison pour renforcer le poumon (et éviter quelques rhumes et sinusites… sans parler de la fameuse grippe ).

Fourbissons nos armes !

Un bon massage des ailes du nez aux premiers signes de méchant rhume peut parfois suffire à court-circuiter l’attaque !

Dans le Qi Gong des 5 animaux, l’oiseau nous permet d’étirer les méridiens du Poumon (et du Gros Intestin qui est « l’entraille » associée), de libérer les émotions emprisonnées dans les fascias, de fortifier la poitrine, de faire jouer muscles et tendons pour débloquer le haut du dos, les épaules, les bras.

Les exercices :

–       stimulent Du Mai et Ren Mai les deux « vaisseaux » (gouverneur à l’arrière  et concepteur à l’avant), favorisant une meilleure amplitude respiratoire.

–       sollicitent aussi le sens de l’équilibre.

–       opèrent un massage du cœur et des poumons grâce aux mouvements des bras.

–       activent les méridiens du poumon et Gros Intestin.

 

Les émotions apparentées à la tristesse: la peine, le chagrin, les remords, la mélancolie, l’affliction, la désolation « blessent » le Poumon.

Une tristesse vécue sur une  longue période  diminue ou épuise le Qi et attaque le Poumon (essoufflement, fatigue, états dépressifs, voix faible, pleurs, etc…).

 

Conclusion: Ne vous laissez pas abattre, faites l’oiseau si vous avez le moral dans les chaussettes, et prenez votre envol automnal vers de nouveaux horizons…
Et surtout RESPIREZ !

La Pratique du Qi-Gong

La pratique du Qi Gong      par Jean Pélissier professeur de MTC

 

En quoi la pratique des Qi Gong diffère-t-elle d’un simple exercice de gymnastique ?

On peut considérer qu’il y a trois niveaux dans la pratique d’une série de Qi Gong.

Le premier niveau peut effectivement nous faire penser à un mouvement de gymnastique. Le but alors n’est pas obligatoirement de renforcer la masse musculaire, mais avant tout de conserver la souplesse des articulations.

Nous savons que la source première de quasi toutes les pathologies internes est à mettre en relation avec ce que l’on appelle en M.T.C. une « stagnation de sang et d’énergie », génératrice de la trilogie : Rubor, Calor, Dolor : inflammation, gonflement et douleur.

Nous avons vu aussi que la surface de l’organisme est mise en relation avec les organes internes grâce aux fameux méridiens énergétiques.

La conservation de la souplesse des articulations, grâce à une pratique régulière d’une série de Qi Gong, va avoir un retentissement direct sur le fonctionnement des organes internes.

En effet une stagnation au niveau des organes va favoriser une raideur au niveau des articulations. Inversement, une libération des articulations va permettre de débloquer les organes internes.

Un exemple type parmi tant d’autres :

À force d’émettre en permanence de la colère qu’elle soit intériorisée ou extériorisée, une tension va se produire le long du méridien de la vésicule biliaire, qui passe, entre autres au niveau du cou.

Une raideur va s’installer dans cette région pouvant dégénérer vers des problèmes de cervicalgies chroniques ou aiguës, des brachialgies, des inflammations du canal carpien et j’en passe.

Si au quotidien, grâce à certains mouvements, on conserve la souplesse des cervicales, localement, il n’y aura plus de douleurs, mais cela aura aussi un impact direct sur la libération de sang et d’énergie au niveau du «
logiciel foie ».

Cela sous-entend :

qu’une bonne série de Qi Gong doit être à même de faire travailler au cours d’une même séance, toutes les articulations, agir sur tous les méridiens et de ce fait agir sur les cinq logiciels organes.

C’est d’ailleurs ce que l’on retrouve dans toutes les grandes séries traditionnelles (les huit embellissements, les cinq animaux, etc..).

Si on en reste à ce premier niveau, à savoir donc celui de la conservation de la souplesse des articulations, une série de Qi Gong serait un « banal » exercice de gymnastique.

Allons donc plus loin. Nous avons tous remarqué que la pratique d’une série se faisait très lentement. Ce qui d’ailleurs dérange souvent l’Occidental pour qui tout doit être fait et obtenu de façon

« speed ».

La raison de cette lenteur vient du fait que lors de la pratique, le mouvement est totalement dirigé par la respiration. Or, comme la respiration est lente, le mouvement est lent. Expansion-contraction, dilatation-concentration, ouverture-fermeture, inspire-expire, à l’instar d’un soufflet de forge, la respiration va devenir le moteur de la libre circulation du sang et de l’énergie dans l’organisme.

Un quart d’heure de pratique quotidienne de Qi Gong va générer une centaine de respirations conscientes. C’est autant de pris pour favoriser la recharge de notre batterie des reins.

Donc, la deuxième étape du Qi Gong, c’est d’être une pratique purement basée sur la respiration, extraordinaire moyen d’apprendre à vivre en pleine conscience chaque instant présent.

Il existe un troisième niveau dans la pratique. Une fois le mouvement bien assimilé, une fois la respiration bien installée, la pratique du Qi Gong va devenir une véritable pratique de méditation en mouvement.

L’observateur extérieur ne va percevoir qu’une pratique exotérique, mécanique. Le pratiquant, lui, est déconnecté de son espace-temps. Il se crée à ce moment-là un entonnoir qui va mettre en relation la sphère de son conscient avec son subconscient le plus profond, que certains assimilent au « Hun » de la médecine chinoise.

Chacun d’entre nous possède au plus profond de lui, de multiples dons. Et ces dons peuvent « remonter à la surface » au cours d’une pratique régulière. Mais sans aller si loin, cette pratique quotidienne va vous permettre d’arrêter votre ordinateur central, de mettre fin à l’excès de pensées qui envahissent votre écran radar. Petit à petit, vous allez apprendre à vivre en pleine conscience et par là même redevenir le général en chef du fonctionnement de votre corps. Grâce à « ici et maintenant », je suis capable de m’arrêter à la première image d’une colère et éviter de déclencher un tsunami mental, professionnel ou familial…

RENTRÉE

Bonjour à tous !

les cours de QI-GONG vont reprendre le mardi 24 septembre 2019 à 18h30.

Je sais que vous attendez cette date avec impatience…..

A bientôt

 

SHEN QUE 8RM

 

Shen Que 8RM

 le huitième point du méridien du Ren Mai peut se traduire par « entrée du palais du Shen » ou « porte de la vitalité ».

Il est donc situé au centre du nombril.

Dans les textes anciens on dit que Shen Que est en liaison avec « les cent Vaisseaux ». Il est en effet en liaison avec l’ensemble des vaisseaux énergétiques du corps.

Une des caractéristiques de ce point, est d’être formellement interdit à l’acupuncture.

On verra par contre qu’on pourra le chauffer, y faire des moxas, des ventouses, des applications de plantes médicinales.

Le nombril est un lieu très important en médecine chinoise.

On le considère à juste titre comme la racine de la vie, Ben, le réceptacle du « ciel antérieur » où se rencontre le Qi Véritable, Zhen Qi et qui appartient aux Reins. C’est aussi la demeure du ciel postérieur.

La zone ombilicale est directement liée au Chong Mai qui distribue le sang nutritif aux douze méridiens.

Selon Dao Zang, « le nombril est la demeure du Qi acquis. S’attachant aux vaisseaux sanguins comme le pédoncule à son fruit, ce point est un endroit important où vont et viennent le Jing, le Qi et le Shen (les trois trésors), mais aussi le Xue, le sang ».

Globalement il s’agit d’un point qui tonifie fortement le Yang.

Dans Zhen Jiu Xue Ming Jie, il est dit : « Shen Que se trouve sur le nombril. Ce dernier est à la fois le nœud du ciel antérieur, de l’inné et la demeure du Qi du ciel postérieur, l’acquis. Ce point est donc la porte de communication entre le Cœur et les Reins. C’est une position Yang qui se trouve sur la partie Yin du corps, c’est pourquoi ce pont recherche de la chaleur par application chaude ou moxibustion ».

Localisation

Ce point se trouve donc au centre de l’abdomen, dans la dépression ombilicale.

Fonctions thérapeutiques

  • Il réchauffe et tonifie l’énergie originelle, le Yuan Qi.

  • Il renforce le Yang du Foyer moyen surtout et du foyer inférieur.
  • Il fait revenir le Yang, consolide les fuites (Tuo), les collapsus, ouvre les orifices et fait revenir la conscience. Il fait partie des points de réanimation.
  • Il chasse le froid.
  • Il régularise les règles et arrête les leucorrhées
  • Il fait circuler et élimine les stases de sang.
  • Il supprime les blocages.
  • Il tiédit et tonifie le Yang des Reins.
  • Il favorise la miction et réduit l’œdème.
  • Il fait circuler le Qi et arrête les douleurs.

Principales indications

On l’utilise seul ou combiné à d’autres points dans les cas :

  • De diarrhées chroniques anciennes et incessantes.
  • De transpiration sur un hémicorps.
  • De perte de connaissance dans un Zhong Feng, un collapsus.
  • Dans les cas d’œdèmes, Shui Zhong.
  • Lorsque les quatre membres sont froids.
  • En cas de crise d’épilepsie surtout infantile.
  • Dans les grandes asthénies.
  • En cas de ptose organique, de descente d’organe, de prolapsus anal.
  • En cas de stérilité par vide de Yang.
  • De hoquet, de régurgitation, de vomissement.

Quelques applications

*Ce point sert pour l’ensemble des douleurs abdominales, mais il est plus efficace quand elles se situent autour de l’ombilic et surtout quand il s’agit de symptômes liés au froid ou de stagnation de Qi avant que celle-ci se transforme en chaleur.

*On l’utilise en cas de vide de Rate et des Reins avec des douleurs sourdes améliorées par la chaleur, accompagnées de fatigue, de selles molles, de frilosité.

*Couplé avec le 4RM, il ranime le Yang épuisé.

*Ce point, comme il a été dit plus haut est exclusivement réservé à la tonification et aux ventouses. On ne doit jamais le piquer.

*D’autre part, Il existe toute une série de plantes réduites en poudre ou mises sous forme de pommade que l’on peut mettre dans le nombril. Comme les vaisseaux sanguins sont juste en dessous, les propriétés de ces produits peuvent très rapidement être diffusées dans la couche du sang et les douze méridiens.

*On peut par exemple accroître le Qi et le Xue, agir sur la longévité, augmenter les défenses immunitaires et prévenir la dégénérescence du corps en utilisant des plantes comme Dan Shen, (Radix Codonopsis), Huang Qi, (radix astragali) ; Huang Jing (rhizoma polygonatti), Ling Zhi (ganoderma Lucidum)….

*En cas de diarrhée aiguë infantile, on utilise une ventouse de petite taille, en humidifiant le bord de celle-ci avec de l’eau tiède. On enflamme un peu de coton imbibé d’alcool, tenue par une pince. On le retire vivement et on applique cette ventouse pendant une quinzaine de minutes.

On peut aussi utiliser la même méthode en cas de diarrhée chronique, mais aussi en cas d’énurésie chez l’enfant.

*On peut aussi appliquer la ventouse en cas d’urticaire aigüe ou chronique.

*On obtient aussi de très bons résultats dans les cas de rhinite allergique. On applique la ventouse, puis on l’enlève au bout de 5’ et on répète l’opération trois fois. Une séance par jour pendant trois jours, puis une séance tous les deux jours. Une série de dix séances suffit la plupart du temps.