le PIGNON

LE PIGNON       par Jean Pélissier professeur en MTC

Le pignon de pin ou Song Zi en chinois est la graine du pin.

C’est la graine qui pousse sous chaque écaille du cône ou de la pomme du pin parasol. La récolte se fait entre octobre et mars, lorsque le soleil permet l’ouverture des écailles de la pomme de pin.

Une fois « décortiquée », la graine est blanc nacrée. Selon la théorie des signatures, elle s’apparente de par sa couleur au Poumon.

Cette graine est connue et consommée depuis le paléolithique en Europe et en Asie. Connue en Chine depuis des millénaires, dans de très nombreux compendiums de pharmacopée, cette graine était considérée comme un aliment de longue vie. 

Nous allons voir qu’en médecine chinoise, Song Zi, le pignon est un produit très important pour agir sur la toux sèche, mais aussi sur certaines formes de constipation.

QUE DIT LA MÉDECINE CHINOISE ?

Le pignon est de nature Tiède et de saveur Douce.

La saveur douce permet d’harmoniser la digestion. Mais elle permet aussi d’hydrater et de lubrifier. Quand elle est combinée à la nature tiède, elle permet de reconstituer l’énergie et de faire monter le Yang.

Les organes méridiens où vont se diriger principalement ses effets sont ceux :

  • Du Foie
  • Des Poumons
  • du Gros intestin.

Ses actions principales sont :

  • d’humidifier le Poumon,
  • d’arrêter la toux,
  • d’humidifier le gros intestin
  • de favoriser l’évacuation des selles.

*En MTC, Poumons et Gros intestin font partie d’un même système d’organe. Par exemple, une longue exposition à des fumées asséchantes comme celles dégagées par la combustion du charbon ou de la cigarette favorisent l’apparition d’une sécheresse du Poumon, mais aussi du Gros intestin. Cela peut être une cause de toux sèches ou très peu grasses qui perdurent et des problèmes de constipation par manque de lubrification et asséchement des selles. Des décoctions de pignons sont excellentes dans ce cas.

*Une faiblesse du Yin des Reins peut être à l’origine d’un asséchement des liquides organiques. Song Zi est très connue en Chine pour lutter contre la constipation de la personne âgée ou après le post-partum.

*Comme la peau fait partie intégrante du «système Poumon »  il est dit que le « pignon nourrit la peau », prévient les rides et la sécheresse des tissus cutanés. Il leurs donne de l’éclat.

*Une très bonne recette en ce qui concerne les problèmes de sécheresse du Poumon-Gros intestin : « Mélanger à parts égales 20gr de pignons, de graines de sésame et de noix, et mastiquer longuement ». Cela peut être un très bon petit-déjeuner ou un goûter de milieu d’après-midi.

*En cas de toux sèches qui durent, toux que nous rencontrons souvent chez nos enfants, ou quand la batterie est un peu à plat (la médecine moderne parle de toux allergiques), vous pouvez faire une décoction avec 50gr de pignons, en la ramenant d’un bol à une tasse. Avec les mêmes graines, vous pouvez refaire une autre décoction dans la journée.

*Il est dit dans les textes que le pignon est excellent pour les personnes âgées, car il permet de « nourrir le cerveau ». Il aide à prévenir la sénilité.

QUE DISENT LES RECHERCHES MODERNES ?

*Le pignon possède une forte concentration en acide gras essentiel : « C’est le bon gras » pour la santé.

*Il est riche en phosphore, en fer, en magnésium, mais aussi en potassium.

*Il est très riche en fibre,  ce qui favorise la digestion du bol alimentaire et l’élimination des déchets.

*C’est une très bonne source de protéines végétales pour les végétariens, comme d’ailleurs la plupart des fruits à écales.

*Cette graine contient une quantité importante de Vit. E qui est un antioxydant notoire, protégeant entre autres la membrane cellulaire.

*Elle possède des propriétés anorexigènes, favorisant la réduction de la faim.

*De par sa haute teneur en graisses insaturées, en fer et en protéines, elle possède des vertus antifatigues et « anti-âge ».

*Ses vertus hypocholestérolémiantes, lui permettent de réduire les maladies cardio-vasculaires.

*Les pignons contiennent de la lutéine qui prévient en autres les maladies de l’œil, et en particulier la DMLA.

MODE D’UTILISATION

*En pure pharmacopée traditionnelle chinoise, la dose de décoction journalière se situe entre 10-15gr.

*Le pignon peut être consommé cru, en pâte. Dans certains cas, on peut légèrement le « Yanguiser » en le faisant très rapidement sauter à sec dans une poêle, en évitant de la carboniser. On augmente ainsi son pouvoir réchauffant en cas de froid interne.

*Il entre dans une infinité de recettes, gâteaux, salades, apéritifs. Dans les pays nord-africains, on en rajoute dans le verre de thé à la menthe. Qui ne connaît pas le pesto italien, compagnon indispensable du basilic.

*Attention. Du fait de leur charge importante en graisses polyinsaturées, les pignons peuvent très vite rancir. Achetez-les dans des magasins où il y a une bonne rotation des marchandises. Ne pas hésiter au moment de cet achat à les sentir, et conservez-les chez vous dans une boîte hermétiquement fermée.

*On trouvera de l’huile de pignon qui peut donner un goût très subtil à de très nombreux plats.

CONTRE-INDICATIONS 

*Il convient d’éviter d’en consommer en cas de selles molles liées à une faiblesse de l’énergie de la Rate, de même en cas « d’humidité interne » avec un enduit épais blanc sur la langue et des crachats abondants.

*Il existe quelques rares cas d’allergie aux pignons, comme d’ailleurs dans tous les fruits à écales.

CONCLUSION

Le pignon doit donc faire partie des aliments indispensables, quand nous voulons varier au maximum nos expériences gustatives et culinaires. Mais comme toujours, n’en faites  surtout pas un aliment quotidien. En manger en trop grandes quantités ponctuellement (l’équivalent d’une poignée au moment d’un apéritif par exemple) ou au quotidien sur une longue période de temps est nocif. Cela à toutes les chances de se retourner contre votre santé. Vous risquez de générer ce qu’on appelle en MTC un état « d’humidité interne » très préjudiciable pour la santé. N’oubliez pas, un aliment, une plante peut nous guérir ou nous rendre malades. Tout est une question de quantité.

Donc comme en tout, optez pour la voie du juste milieu, ni trop ni trop peu.

Année du COQ de FEU

Année du COQ de FEU

L’année chinoise du coq de feu 2017 débute le 28 janvier 2017.

Signe de l’aube, signe de l’éveil, cette année, le triomphe et le succès ne pourront être décrochés qu’au prix d’efforts soutenus et bien orientés mais nous profiterons tous d’une année qui alliera honnêteté et pragmatisme.

Nous pouvons également nous attendre à la réalisation de progrès majeurs dans les domaines de la médecine et de la science.

L’année étant sous un signe de feu, les susceptibilités des uns et des autres seront des sources constantes de tensions. Il faut donc s’attendre à une intensification des déclarations théâtrales, viriles – et stériles – de la part de dirigeants de pays ou de grandes structures économiques.

Ce passage étant également placé sous le signe de l’éveil, c’est une année qui s’annonce dynamisante, enthousiaste et pleine d’entrain. Elle permettra à chacun d’entre nous de prendre de l’élan pour démarrer de nouveaux projets, pour négocier, pour parier sur le changement, pour tester notre pouvoir de séduction. L’esprit d’initiative, l’audace, la créativité seront couronnés de succès.

Le coq a besoin de discipline, d’organisation, de méthode. Ainsi, l’année 2017 sera aussi marquée par l’autorité et le retour de l’ordre sur le plan international.

Du côté des finances, chacun devra éviter de trop tirer sur la corde et se serrer la ceinture car l’année du coq est souvent le reflet d’une année économique difficile tant sur le plan, national, international qu’individuel.

Le coq étant notre symbole national, faisons des vœux pour que notre pays et ses habitants passent une année heureuse et sereine.

Vacances !

 

 

Martine assurera les cours du 15 et 16 juin.

Nicole animera deux séances les mardi 21 et 28 juin à 18h30

Les vacances d’été de l’association commencent le 29 juin 2016.

Nous reprendrons les cours le mardi 27 septembre .

Notre chère Martine va en Chine cet été pour nous ramener une moisson de sagesse et un océan de pratiques !

Mais surtout où que vous soyez, restez bien enracinés et ici et maintenant !

pour quelques révisions je vous suggère deux vidéos sur cette adresse: 

http://etresontao.com/formations/

La DATTE

La DATTE, Ye Zao        par Jean Pélissier professeur en MTC

 

 

La datte se dit Ye Zao en Chinois.

Il ne faut pas la confondre avec « la datte rouge » chinoise qui est le jujube.

C’est le fruit comestible du palmier dattier encore appelé « Phoenix Dactylifera ».

C’est une baie très charnue de 4 à 6 cm de long, qui contient un noyau allongé, marqué d’un sillon horizontal. Un peu comme la banane, elle se présente sous forme de régime pouvant contenir plusieurs centaines de dattes.

Arbre fruitier emblématique des oasis sahariennes, le palmier dattier est originaire des zones arides du Proche et du Moyen-Orient où il est cultivé depuis plus de 7000 ans. Depuis plusieurs siècles, les dattes constituent l’alimentation de base du Bédouin.

Le palmier dattier a besoin  de beaucoup de chaleur et d’irrigation pour fructifier, mais peut se contenter d’eau saumâtre. Il vit, selon les Arabes, « la tête  dans le feu du ciel et le pied dans l’eau ».

La Chine en produit plus de 150000 tonnes par an.

Dans le Coran, il est dit : « Celui qui mange sept dattes chaque matin sera hors d’atteinte du poison ou de la magie les jours où il en mange ».

Considérée comme issue de « l’arbre de vie » dans plusieurs écrits juifs, chrétiens et islamiques, elle était considérée comme sacrée par les Babyloniens et les Phéniciens.

Dans la diététique chinoise, elle est connue comme étant un des plus grands toniques et régulateurs de l’énergie de la Rate-Pancréas.

La datte est donc considérée comme un fruit de longue vie et peut prendre une place de premier choix dans les méthodes Yang Sheng, de préservation de la vie .

Que dit la médecine chinoise ?

Ye Zao, la datte est de saveur Douce et de nature Tiède.

Nous savons que la saveur douce nourrit, humidifie, favorise la production d’énergie et permet d’évacuer les tensions nerveuses.

Elle est avant tout reliée à l’énergie de la Rate.

La nature tiède permet de réchauffer un peu l’organisme et surtout favorise la circulation de sang et d’énergie dans les méridiens.

Associée à la saveur Douce, elle permet de reconstituer le Yang.

Les méridiens-organes cibles sont ceux :

                  De la Rate-Pancréas,

                  du Poumon.

Ces principales actions sont :

                  d’humidifier le Poumon,

                  d’arrêter la toux, 

                  de calmer l’asthme,

                  de dissiper les mucosités (le Tan).

                  de tonifie le Qi, l’énergie de la Rate.

*Selon la pharmacopée chinoise, c’est donc avant tout un fruit capable de tonifier l’énergie de la Rate-pancréas.

Il convient ici de ne pas visualiser l’organe, mais de se situer en amont.

L’énergie de ce « logiciel-organe » est le chef d’orchestre de la digestion du bol alimentaire.

L’énergie de la Rate joue un rôle central dans le fonctionnement de l’organisme. En effet elle permet de réguler l’appétit, de transformer et de transporter les liquides et l’essence, le Qi des aliments.

Quand on a une énergie de la Rate bien équilibrée, il est dit : « que les tissus sont bien nourrit, l’intellect alerte, les cycles menstruels réguliers, la peau est souple, les yeux bien irrigués, les muqueuses humides et  la fatigue n’existe pas ».

La Rate est aussi la « gare de triage » entre le pur et l’impur et elle doit être capable d’éliminer un surplus épisodique d’aliments.

Elle a aussi un rôle central dans la production de sang, non seulement au niveau quantitatif, mais aussi qualitatif. Elle permet aussi de « conserver le sang dans les vaisseaux ».

N’oublions pas que la Rate, quand elle est déséquilibrée est considérée comme étant la source de production de Tan, de mucosités, de crachats dans le corps.

Mental, émotion et logiciel-organes étant interdépendants, la Rate est aussi le chef d’orchestre de l’assimilation des informations (concentration), de la digestion de celle-ci (mémorisation) et du rejet des informations inutiles (triage).

Il est donc fondamental de consommer des produits capables de « tonifier l’énergie de la Rate » et la datte tient une place de choix dans ce type d’aliment.

*Dans les compendiums de pharmacopée chinoise, il est dit que la datte permet de :

– lutter contre la boulimie, mais aussi l’anorexie,

-d’augmenter la production d’énergie et des liquides organiques dans le corps,

-d’agir contre les difficultés de concentration et de mémorisation,

-de réchauffer les extrémités,

-de lutter contre la fatigue,

-d’humecter la peau et les yeux,

-de lutter contre les selles molles chroniques ou les diarrhées (épuisement de la Rate qui n’arrive plus à digérer le bol alimentaire »,

-de favoriser la cicatrisation (aussi bien en prise interne qu’en application externe),

-de lutter contre les hémorragies spontanées (nez, hématomes, métrorragies),

-de favoriser la production de la masse musculaire,

-de lutter contre l’agueusie, la perte du goût des aliments.

*Son action sur le Poumon est aussi très importante. Il est dit que « la datte permet d’humidifier le Poumon et d’arrêter la toux et de dissiper les mucosités ». C’est donc un antitussif notoire, mais aussi un expectorant. Elle agit aussi bien dans les problèmes de toux liées à une sécheresse des liquides organiques avec des quintes à répétition aiguë ou chronique, souvent de type asthmatiforme, que sur les toux productives, avec des mucosités difficiles à expectorer.

*Poumon et Gros intestin faisant partie d’un même logiciel-organe en médecine chinoise, la datte est un excellent laxatif doux. Elle peut être utilisée chez la personne âgée de même que dans tous les états de sécheresse des Poumons-Gros intestins entraînant une raréfaction  des liquides organique, donc de la constipation.

*Dans les compendiums de pharmacopée arabe, on la considère comme un des produits de première importance. On en vante ses vertus anti-maux de gorge. La datte est considérée comme préventive des rhumes et des grippes. Elle est utilisée comme expectorant, capable de traiter les bronchites en mélangeant à part égale des dattes, des figues, des fleurs d’hibiscus et des raisins secs avec de l’eau bouillante.

*La peau appartient au Poumon en MTC. Non seulement la datte aura une action en interne, mais on peut aussi s’en servir comme un masque naturel : « Mixer quelques dattes dans de l’eau de rose, jusqu’à obtention d’une pâte douce. Étaler le mélange sur votre peau et laisser agit 20-30’. Nettoyez ensuite abondamment, et finissez par un nettoyage fin à l’eau de rose ». Ce masque protégera votre peau contre les agressions du soleil, contre sa déshydratation et lui redonnera tonicité et brillance.

Que disent les recherches modernes ?

*La datte contient une très forte concentration en antioxydants qui protègent les cellules du corps contre les dommages des radicaux libres.

*Elle contient une forte proportion de fibres insolubles qui permettent d’augmenter le péristaltisme et de nettoyer les villosités intestinales et par là même de favoriser l’élimination des déchets.

*Son index glycémique va de modéré à élevé. Il faudra en tenir compte en cas de diabète.

*C’est une très bonne source de protéines. Elle contient un nombre très faible de calories.

*Très riche en potassium, elle permet de réguler et de protéger  le système nerveux.

*Une constatation : les cancers et les tumeurs sont rares dans les pays où la datte est l’aliment de base.

*Elle tonifie les muscles, retarde le vieillissement, évite l’accumulation de déchets, protège des troubles nerveux, des névrites, des polynévrites.

*Elle a une action bénéfique pour la prostate et les reins.

*Elle permet de lutter contre l’ostéoporose et protège de l’athérosclérose.

*Il est dit « qu’il ne faut pas hésiter à en consommer en cas de grande fatigue, d’anémie, de convalescence, chez les femmes enceintes ou qui viennent d’accoucher, chez les personnes ayant un capital osseux fragilisé, chez les enfants en pleine croissance et les sportifs ».

Mode d’utilisation.

La datte fraîche est un fruit fragile qui connaît une durée de conservation limitée. On en trouve très peu sur nos étals, car elle s’abîme très facilement au transport. On parlera donc ici prioritairement de la datte séchée.

On peut alors la consommer telle quelle, mais aussi en pâte, en sirop, en confiture, en gelée, en poudre de datte (sucre), sous forme de vinaigre, d’alcool.

Elle entrera dans la préparation de tagines, de couscous etc… Elle pourra être intégrée dans les desserts. Elle pourra être fourrée ou glacée.

Quand vous choisissez des dattes, elles doivent posséder une chair moelleuse, être branchées, c’est-à-dire attachées à la ramure du régime de dattes ce qui garantit la qualité de leur traitement à partir de la récolte.

Elles ne doivent pas être séchées artificiellement. Attention, pour leur donner un beau lustre, on a tendance à les recouvrir de sirop de glucose. Pour toutes ses raisons, il conviendra de se tourner vers les productions Bio.

La datte doit être consommée avec prudence en cas de diabète. Et attention aux risques d’étouffement chez les enfants. Bien leur enlever le noyau.

 

Conclusion

 C’est donc la saveur douce par excellence, capable de tonifier l’énergie de la Rate. Mais il convient de se rappeler de la règle suivante : « Une saveur prise en quantité raisonnable nourrit énergétiquement le logiciel organe cible auquel elle appartient. Par contre prise en excès elle se retourne contre ce même organe et devient la source de pathologies ».

Donc, consommer régulièrement des dattes de qualité, prioritairement à chaque changement de saison. Traditionnellement,  prenez le nombre sept comme point de repère quant à la quantité quotidienne.

 

Année Du SINGE de FEU

Bonne Année du SINGE de FEU !

La combinaison de l’élément feu avec le signe du Singe pour l’année 2016 devrait avoir des conséquences surprenantes dans la marche du monde ;

Il faut savoir que quand le Singe entre dans l’univers temps, on ne sait jamais s’il s’agit d’un ouistiti ou de King Kong…

C’est ce qui est comique ou peu rassurant.

Les chinois sont tous d’accord sur une chose : durant l’année du Singe, tout peut arriver !

De la même façon que le Singe oscille entre le fantasque et la grimace, l’humour et la dérision, l’intelligence et la ruse, l’année du Singe peut balancer entre l’imprévisible et l’irrationnel, la surprise et le bouleversement, entre la prise de risque et l’effet boomerang, la spéculation et l’escroquerie…

Il faudra donc s’attendre à tout et ne pas se laisser décontenancer par un climat général plutôt anarchique.

Rien ne se passera comme on l’attend, la confusion règnera dans tous les domaines mais il vaut mieux prendre cette année du singe, survoltée, comme amusante, et au moins ne risque-t-on pas de s’ennuyer !

Pour les plus sages d’entre nous et les plus organisés, ce vent de malice viendra dérouter et chambouler l’ordre établi; la réflexion ne sera pas forcément la meilleure conseillère et il vaudra mieux se laisser aller à quelque spontanéité qu’autre chose; sans toutefois prendre de risques non calculés.

Le but du jeu de l’année du singe 2016 sera de mesurer, de trouver le bon équilibre entre coup de tête, imprévu et aspect plus raisonnable.

Toutefois il faudra garder en tête que tout planifier empêche parfois de se réaliser; allez plutôt au bout de vos idées, aussi farfelues soient elles en particulier dans tout ce qui touche à la créativité, l’artistique, la musique, tout ce qui touche au manuel, mais également pour les finances et le domaine bancaire.

 

 

 

 

 

 

Vous savez tout ou presque…

On rajoutera que 1968 était une année sous le signe du Singe : indice ou fausse piste ?

2016 est quand-même une année d’optimisme, de gaieté et de réunions de famille festives.

 

La CIBOULE

LA CIBOULE   par Jean Pélissier professeur en MTC

La ciboule se nomme Cong Bai 葱白  en chinois.

Cong pour ciboule et Bai qui signifie « blanche ». C’est celle qu’on préférera quand on l’utilisera pour ses vertus médicinales. 

Son nom latin est Allium Fistulorum. C’est une plante herbacée de la famille des Liliacées, cultivée pour ses feuilles aromatiques.

Condiment par excellence de la cuisine asiatique, elle est cultivée dans le monde entier.

On l’appelle aussi cébette, cive, oignon d’Espagne, chiboule ou ail fistuleux.

Ses tiges sont plus épaisses que la ciboulette. Elle est creuse, charnue, longue et sa racine forme un bulbe blanc très allongé, qui se confond avec le départ de la tige.

Souvent il y a confusion avec le jeune et petit oignon blanc.

L’étude de la ciboule nous permet de mettre en évidence la frontière très ténue qu’il  y a entre la pharmacopée traditionnelle chinoise et la diététique quotidienne. En effet Cong Bai fait partie intégrante des compendiums de pharmacopée chinoise.

C’est le grand Yao, le grand « médicament »  qu’on doit prendre en cas de rhume ou de début d’état grippal.

Mais c’est aussi un « réchauffant », un antalgique et un diurétique.

En pharmacopée donc, on utilise la partie blanche de la ciboule et même les racines.

Selon la théorie des signatures, le blanc est à mettre en relation avec les poumons.

Quand on utilise les racines, c’est que l’on veut agir plus sur le bas ventre.

La partie haute et le début du bulbe sont utilisés dans la cuisine populaire.

Que dit la médecine chinoise ?

Cong Bai, la ciboule à une nature tiède et une saveur piquante.

Rappelons-nous que les plantes  de nature tiède réchauffent l’interne et dispersent le Froid. La saveur piquante permet en outre, de disperser les agents pathogènes ( microbes, virus..), logés en superficie, souvent grâce à la transpiration.

Les organes méridiens cibles sont ceux :

                  Du Poumon et

                  de l’Estomac.

Cong Bai a pour principales actions de :

                  Libérer et dégager le Biao.

                              Le Biao représente la surface du corps (ici les pores de la peau).

                  Il est sudorifique.

                  Il perméabilise les voies du Yang,

                  neutralise les toxines,

                   il est Antipyrétique,

                   stomachique,

                  diurétique.

La ciboule est indiquée :

                  En cas d’attaque de la perversité Froide, surtout à son début.

                  Crainte du froid (dans les états grippaux),

                  syndrome Yin Froid avec douleurs abdominales. 

                  Gastralgie et hyperacidité gastrique.

                  Diarrhée cholériforme.

                  Difficultés à la miction.

                  Œdèmes infectieux.

 

Voyons un peu ce que disent les compendiums de pharmacopée chinoise :

*En cas de toux avec écoulement de nez clair, il faut rajouter de la ciboule dans ses plats. Elle a en effet des vertus expectorantes. De même, on pourra en faire une décoction en cas de coups de froid sur le ventre  avec douleurs abdominales.

*Yong Yao Xin Fa : « La ciboule fait communiquer et perméabilise le Qi et le Yang. Elle permet au Vent pervers de se dégager au-dehors ».Je vous rappelle qu’en M.T.C., le « vent pervers » est le vent du climat, mais aussi tout ce que véhicule ce vent, en particulier les virus, microbes et autres agents pathogènes.

*Si en plus de l’écoulement nasal et de l’éternuement, on a une impression de froid pouvant aller jusqu’aux frissons et tremblements, avec un début de fièvre (état grippal), il faut alors rajouter absolument à la ciboule en décoction, trois tranches de  gingembre et une écorce de cannelle.

Après la prise de cette décoction, il faut bien se couvrir et attendre qu’une transpiration abondante apparaisse.

Que disent les recherches modernes ?

La ciboule est antiputride, digestive et carminative.

Elle est très riche en antioxydants (vit. C, flavonoïdes…), en sels minéraux et en Vit. B.

Une étude épidémiologique démontre que la consommation de légumes de la famille des alliacées (incluant la ciboule, l’ail et l’oignon) pourrait prévenir les cancers de l’estomac et de l’œsophage.

 

 

 

 

 

 

Mode de préparation.

En pharmacopée, en usage interne la dose moyenne se situe en 10-18gr par jour. On peut donc le broyer pour des applications externes.

*Dans la cuisine, on l’utilise souvent en entier (feuille et bulbe), hachée ou émincée, sous forme de condiment en remplacement de l’oignon qui a un goût plus fort.

Elle est souvent cuite très brièvement, mais les feuilles peuvent dans certaines préparations être consommées crues.

Elle peut être incorporée dans les salades, les soupes, dans les nouilles, les plats de viande au Wok. C’est la grande garniture du canard laqué.

*La ciboule est un condiment de choix donc, très souvent rajoutée dans les plats de viande ou de poisson, car elle atténue les risques d’intoxication alimentaire. Elle favorise aussi la digestion du bol alimentaire. Ayant des vertus apéritives, elle est indiquée chez les personnes faibles ayant peu d’appétit.

*Très facile à trouver dans les magasins Bio et les épiceries chinoises, elle se conserve 2-3 jours dans son réfrigérateur, enveloppé dans du papier absorbant ou dans un linge humide.

 

 

 

 

 

 

Contre-indications

Il faut éviter de consommer de la ciboule, surtout en décoction (préparation médicinale) en cas de transpiration abondante par faiblesse du Biao. Le Biao en médecine chinois représente entre autres la surface du corps et les pores de la peau. Or, la peau et le Poumon sont un même organe.  De telles préparations pourraient encore plus affaiblir l’organisme.

L’association de ciboule crue et de miel au cours d’un même repas pourrait être à l’origine de diarrhées importantes.

On doit en consommer très peu en cas de maladies rénales.

 

Conclusion

À l’heure actuelle de nombreux chefs étoilés se servent de cette plante pour donner des goûts très subtils à certaines de leurs préparations culinaires.

Mais c’est aussi un produit phare de la pharmacopée. Il entre dans cette panoplie de la « pharmacie du Bon Dieu » que toutes cuisinières chinoises se devaient de connaître quand il s’agissait de traiter leurs enfants qui présentaient les premiers symptômes « d’attaque externe ».

Certaines personnes rétorqueront qu’elles préféraient alors prendre un bon grog à base de citron et de rhum. Tous les goûts sont dans la nature……

 

le CHI NEI TSANG (la guérison vient de l’intérieur)

Le Chi Nei Tsang   par Gilles Marin

Le Chi Nei Tsang est une approche holistique de massage du ventre, originaire des temples des montagnes de la Chine Taoïste.

Le Chi Nei Tsang intègre les aspects physiques, mentaux, émotionnels et spirituels. Il va à la source des problèmes de santé, y compris aux origines psychosomatiques.

Chi Nei Tsang signifie littéralement « travailler l’énergie des organes internes » ou « transformation du Qi des organes internes ». C’est  une forme de « Qi Gong appliqué ».

Les praticiens de Chi Nei Tsang sont formés principalement avec le Qi Gong et travaillent sur l’abdomen avec des touchers à la fois profonds et légers, afin d’habituer les organes internes à travailler plus efficacement ainsi que tous les systèmes vitaux du corps: digestif, respiratoire, cardio-vasculaire, lymphatique, nerveux, endocrinien, urinaire, reproducteur,  squelettique, musculaire et également le système des méridiens d’acupuncture. Les charges émotionnelles sont aussi approchées de cette manière et progressivement digérées. Le nombril, ses racines et sa périphérie reflètent toutes les tensions internes et externes du corps, et ses défauts d’alignement.

Le Chi Nei Tsang est utilisé principalement pour quatre raisons:

  1. Désintoxique et fortifie le corps: les manipulations du Chi Nei Tsang aident les patients à soulager leur corps de la stagnation excédante, en améliorant l’élimination et en stimulant le système lymphatique et les systèmes circulatoires. Le Chi Nei Tsang fortifie le système immunitaire et renforce la résistance aux maladies. De ce fait il augmente les autres modalités de soins médicaux et en optimise les résultats (les patients qui reçoivent des traitements de Chi Nei Tsang avant et après une intervention chirurgicale se rétablissent mieux et plus rapidement).
  2. Restructure: le Chi Nei Tsang révèle des tensions profondément ancrées et restaure la vitalité. C’est une aide aux problèmes posturaux qui résultent de déséquilibres viscéraux. Il est utile contre toutes les douleurs chroniques structurales telles que celles du dos, du cou, des épaules, des pieds, des jambes et du pelvis. Les douleurs chroniques, le manque de souplesse et les rigidités pathologiques ainsi que les symptômes récurrents sont les reflets de conflits internes mentaux, émotionnels et spirituels. Ces conflits internes sont aussi la cause de nombreuses pathologies.
  3. Aide à devenir plus conscient de la qualité de la vie émotionnelle: Toute émotion non traitée est entreposée dans notre système digestif et attend d’être abordée. Une digestion émotionnelle pauvre est une des raisons principales d’une santé déficiente. Le Chi Nei Tsang facilite la digestion émotionnelle et permet le développement et l’évolution vers un meilleur soi. La respiration est le pont de la communication entre tous les niveaux de conscience. La manière dont on respire reflète parfaitement notre profil émotionnel. Là où il n’y a pas de respiration se cachent des charges émotionnelles douloureuses que nous essayons d’éviter de sentir pour nous protéger. Le Chi Nei Tsang utilise un toucher subtil pour rétablir la respiration en encourageant la prise de conscience de la présence de charges émotionnelles, afin de stimuler leur digestion dans le sens littéral du terme (prendre ce qui nous fait grandir et éliminer ce qui ne nous appartient pas). Il se combine avec succès à la psychothérapie.
  4. Enseigne aux patients à mieux se connaître: Nous guérissons et évoluons au delà des conflits internes en « digérant » nos émotions. Guérir veut dire surpasser notre moi douloureux pour épanouir notre élan vital et jouir de notre véritable raison de vivre. Grace au Chi Nei Tsang, je suis convaincu que chacun est responsable de sa propre santé et que la guérison vient à partir de l’intérieur. Les patients apprennent des techniques fondamentales d’auto-massages et des techniques pour améliorer leur respiration. Des pratiques spécifiques et appropriées de visualisation et de méditation sont utilisées pour favoriser le devellopement des effets des traitements manuels.

 

LE CITRON

 

Le CITRON, Ning Meng           par Jean Pélissier professeur en MTC

Le citron, « citrus limon », Ning Meng en chinois est un agrume issu du citronnier. Le citronnier est un arbuste de 5 à 10 m de haut, à feuilles persistantes, de la famille des Rutacées.

Il est cultivé depuis plus de 3000 ans, d’abord en Chine, dans les contreforts du Cachemire, puis en Inde. Il arriva ensuite en Grèce pour s’implanter dans tous les pays du pourtour méditerranéen, et finir à Menton, la ville du citron !

Il existe deux catégories de citrons : les jaunes et les verts, encore appelés lime.

C’est réellement et à moindre frais, un « agrume aux dix mille vertus ».

Les médecins antiques l’utilisaient en cas de grippes, de fièvres, de morsures de serpents ou pour éviter certaines épidémies. Jusqu’à aujourd’hui, grâce à sa vitamine C, il permet d’éviter le scorbut des marins, mais aussi, de conserver les aliments sur un bateau. Les rats sont loin d’en raffoler !

Nous allons voir que c’est un extraordinaire détoxifiant du corps et comme tendraient à le montrer les recherches actuelles, un produit capable de freiner la multiplication des cellules cancéreuses !

Saviez-vous que le citron est beaucoup plus sucré que la fraise. Il contient en effet 8gr de glucide/100gr alors que la fraise en contient 7gr/100gr. C’est l’acide citrique qu’il lui fait cacher son jeu !

C’est un excellent agrume que l’on devrait prioritairement consommer en début de printemps, la « saison du Foie ». À condition d’en respecter les quantités, la saveur acide, qui est justement à mettre en relation avec le Foie, permet de stimuler celui-ci.

Que dit la médecine chinoise ?

Le citron, Ning Meng est de saveur Acide et de nature Neutre à Fraîche.

Sa nature lui permet ainsi de « rafraîchir la chaleur » et de « refroidir le sang », mais aussi de « neutraliser les toxines de l’inflammation ».

Pris en petite quantité, il permet de « régénérer les liquides organiques ».

Les méridiens organes cibles sont ceux :

                  De l’Estomac,

                  du Foie et

                  du Poumon.

Ses actions selon les compendiums de pharmacopée chinoise sont de :

                  Régénérer les  liquides organiques.

                  Arrêter la soif.

                  Disperser la canicule.

                  Harmoniser l’Estomac.

                  Dissiper le Tan, les mucosités (surtout au niveau du Poumon).

                  Calmer le fœtus.

Toujours selon la médecine chinoise, Ning Meng traite la bouche sèche, les fièvres caniculaires, l’agitation, les vomissements gravidiques, la toux avec Tan.

*Très important. On peut prendre à jeun le matin, l’équivalent d’un demi-citron, dilué dans de l’eau chaude, dans un peu moins d’un verre à moutarde.

La chaleur permet de disperser les effets du citron vers les méridiens et organes cibles, alors que le froid « contracte ».

Ce breuvage permet de prévenir les calculs rénaux et biliaires, ainsi que les infections urinaires. Il permet aussi de combattre les douleurs articulaires, l’arthrite et la goutte. Il permet aussi de déclencher le péristaltisme intestinal, favorisant ainsi l’évacuation des selles.

Ce même breuvage  peut être pris deux à trois fois par jour pendant neuf jours dans les périodes critiques, par exemple aux changements de saison pour se prémunir des attaques externes.

Cela permet ainsi de prévenir la grippe, les rhumes, en augmentant les défenses immunitaires. Mais aussi les gastro-entérites, car c’est un désinfectant de l’estomac. Cette boisson peut aussi fluidifier le sang.

*En cas de mal de gorge, on se gargarise avec du jus de citron toujours dilué dans de l’eau chaude, mélangé avec un peu de miel. Ce breuvage a alors d’importantes propriétés antiseptiques.

*Agissant sur le Foie qui est le lieu en médecine chinoise de « tous les tics et les tocs » de l’organisme, quelques gouttes de citron quand on a envie de fumer, est un excellent moyen de stopper la dépendance.

Que disent les recherches modernes ?

* Retenons que le citron contient de l’acide citrique qui a la propriété de se dégrader très rapidement, dès l’entrée en bouche. Cet acide est alors éliminé par les poumons sous forme d’acide carbonique, laissant des sels minéraux alcalins dans le corps. En particulier du potassium, très vite disponible, indispensable pour le bon fonctionnement du Cœur et du système nerveux.

Il permet aussi d’apporter du magnésium, du fer et du Fluor.

Il contient évidemment, beaucoup de vitamine C qui est protégée dans son milieu acide.

Notons l’effet protecteur très efficace de par les flavonoïdes (vit. P), vit. B et Vit E qu’il contient.

*Tout est bon dans le citron, à condition évidemment de se procurer des citrons issus de l’agriculture biologique, en particulier si on est amené à consommer les pépins, qui ont tendance à concentrer les pesticides et la peau.

Il y a :

Le zeste de citron qui contient des pectines capables de faire baisser le taux de cholestérol et qui renforcent l’étanchéité des vaisseaux capillaires. Il permet ainsi de prévenir les maladies cardio-vasculaires. Notons que le zeste doit être ajouté cru dans un plat pour avoir un maximum d’effets.

La partie blanche (un peu comme dans l’orange) peut être très épaisse. On l’appelle albédo. Elle favorise la digestion et dissout le Tan en MTC. Elle permet de lutter contre le mauvais cholestérol et « raffermit » le bon. Mais aussi elle a des effets anti-inflammatoires et anticancéreux. Il est dit qu’une consommation régulière de cette partie blanche diminue le risque d’accidents vasculaires cérébraux. D’autre part elle a des vertus laxatives douces.

Les pépins contiennent des substances capables de prévenir les tumeurs en particulier de la bouche et du colon. Mais ses propriétés iraient encore plus loin, en s’opposant à la multiplication des cellules cancéreuses.

*Du fait de son pouvoir alcalisant, le citron permet de chasser la mauvaise haleine.

*Il est  reconnu en occident comme étant un antiseptique majeur, mais aussi un antiviral.

Des cataplasmes faits à partir de la pulpe  peuvent être utilisés pour soigner les abcès, les furoncles et autres infections de la peau.

Dans la médecine traditionnelle arabe, on l’utilise contre l’eczéma en  le mélangeant à l’huile d’olive. Le jus permet de nettoyer les blessures et les brûlures provoquées par les piqûres d’insectes.

*Du jus de citron mélangé à de l’huile d’olive permet en massage local de lutter contre les douleurs articulaires et de conserver les articulations souples.

*Le citron aide à traiter les insuffisances hépatiques et biliaires. Il protège le Foie. Il permet de supprimer rapidement les substances toxiques contenues dans le sang et le foie tel que l’alcool. Il traite aussi les insuffisances pancréatiques.

*On peut s’en servir en cas d’anémie, ou de taux d’hémoglobine trop bas.

*Il a fait aussi ses preuves en cas de présence de « Candida albicans ».

*En cosmétologie, grâce aux vit. B1 et B2, et C qu’il contient, il a un effet antioxydant très puissant et favorise le métabolisme des cellules de la peau, empêchant l’apparition de tâches.  C’est un anti vieillissement notoire.

Mode d’utilisation.

Le citron peut être consommé cru, en jus, en décoction, et évidemment entrer dans de multiples préparations culinaires.

Il peut même dans certains cas être pris entier avec la peau, à condition évidemment qu’il soit « Bio ».

La quantité quotidienne est difficile à définir.

Pour la majorité des personnes, un demi-citron amène exactement la quantité « d’acide » qu’il faut pour « tonifier le Foie ». On peut aller jusqu’à un citron. Attention au surdosage, car trop d’acide finirait par « blesser le foie » et déclencher entre autres, une souffrance des tendons, ou encore bien d’autres maux.

Pour avoir toutes les vertus du citron, il faut qu’il ait été cueilli à maturité sur l’arbre. A l’heure actuelle ils sont trop souvent cueillis verts, puis  mûrissent ensuite artificiellement.

Il faudra choisir des citrons jaunes ou verts (limes) « lourds » et bien fermes. Veillez à ce que l’écorce soit d’un « jaune pétillant ». Éviter les citrons à épiderme rugueux, car ils renferment beaucoup moins de jus.

Ils peuvent se garder une à deux semaines à température ambiante. Une fois le citron coupé, il est recommandé de le consommer rapidement sous peine de voir sa vitC s’évaporer très vite au contact de l’air.

*Le citron peut remplacer très avantageusement le vinaigre dans nos salades.

*Dans les épiceries arabes, chinoises et autres, on trouve des bocaux de citrons en saumure, ou citrons confits. Ce sont des citrons entiers plongés dans de l’eau salée dans lesquels ils vont macérer.

Cette préparation permet d’avoir tous les effets de la peau, du « blanc » et des pépins, car tout se mange alors. C’est un met de choix pour les tajines.

*Quand on en consomme pendant un repas, il aide à la digestion en favorisant le travail des différents organes digestifs.  En dehors des repas, il a essentiellement une action de nettoyage.

*Au Japon, on coupe l’écorce en fines lamelles dans de très nombreux plats comme les salades, les légumes, les soupes, les œufs brouillés.

*L’ajout de quelques gouttes de citron dans la pâte brisée la rend plus tendre et moins élastique, car l’acide citrique désagrège le gluten, protéine de la farine.

*Le citron est un excellent conservateur naturel, que ce soit pour les légumes, ou d’autres fruits. Toujours en rajouter quelques gouttes dans une salade de fruits, pour qu’elle ne s’oxyde pas.

Contre-indications

Le jus de citron est déconseillé en cas d’ulcère, de gastrite ou de reflux gastro-œsophagien.

Attention de ne pas en consommer en même temps que des médicaments contenant de l’aluminium  comme certains antiacides, car il tend à le fixer dans le corps.

Le citron sur la peau est photo sensibilisant. Une exposition au soleil risque de favoriser l’apparition de taches.

En croquant trop souvent dedans, on risque de fragiliser la dentine, l’email de la dent. Même si une petite quantité permet de blanchir la dent.

Conclusion

Dans la pharmacie du Bon Dieu, le citron joue un rôle central. Évidemment, il ne faut pas en rajouter dans son thé, sous peine d’occulter les vertus thérapeutiques des thés chinois. Si en en met dans de l’eau chaude, il entre dans la quantité des liquides que vous devriez consommer dans une journée, soit en moyenne un litre par jour en petites quantités fractionnées.

La POMME

LA POMME, Ping Guo   par Jean Pélissier professeur en MTC

La Pomme, un des fruits les plus connus au monde, s’appelle Ping Guo, 蘋果 en Chinois. C’est donc le fruit du pommier, ou plutôt un « faux fruit », au même titre que la poire. Elle ne se développe pas directement par le pistil de la fleur. En réalité le fruit du pommier est uniquement la partie centrale contenant les pépins. Elle fait partie de la famille des Rosacées, son nom scientifique est « Malus domestiqua ». Le nom de « pomme » vient du Gallo-Romain « poma ».

 

 

 

 

 

Le pommier naturel donne des fruits immangeables, du fait de leur amertume et leur âpreté. Cependant, ils font la joie des sangliers et des cochons. Les pommiers dits « domestiques » sont issus d’Asie centrale et occidentale. Ils poussent principalement dans les climats tempérés, ce qui en fait déjà un fruit du « juste milieu ». Il y en a plus de 7500 variétés !

Que dit la médecine chinoise ?

La pomme a une saveur Douce-Acide et une nature FraîcheRappelons-nous qu’un aliment de goût sucré, bien qu’il soit catégorisé comme Yang, exerce toujours une action de tonification sur le Yin aussi bien que sur le Yang et que les aliments de nature fraîche ont tendance à neutraliser les toxines de la « chaleur » et de « refroidir le sang ».

Les méridiens et organes destinataires sont ceux de :

         la Rate,

         l’Estomac,

         le Poumon.

Ses actions en médecine chinoise sont de :

         Générer les liquides organiques.

         « Lubrifier le Poumon ».

         Disperser la chaleur caniculaire.

         Ouvrir l’estomac.

         Réguler la Rate-pancréas.

         Atténuer les méfaits de l’alcool.

         Arrêter les diarrhées.

*La pomme est un des rares fruits capables d’agir aussi bien sur des diarrhées chroniques, que de traiter la constipation.

En effet, très souvent un épuisement de l’énergie de la Rate peut générer des selles molles pluriquotidiennes. Les causes de cet épuisement sont multiples. On pourrait citer ainsi l’excès de travail intellectuel, l’excès de sport, une alimentation inappropriée, etc. La pomme est un très bon « reconstituant » de la Rate, chef d’orchestre de la digestion du bol alimentaire. Il vaudrait mieux alors consommer des pommes cuites ou séchées.

En cas d’une constipation due à une sécheresse des liquides organiques, très souvent accompagnée de ballonnements intestinaux, la pomme en tant que tonique de l’énergie de la Rate sera excellente à consommer. Il faudra alors préférer les pommes crues à raison de deux par jour ou alors sous forme de jus naturel.

*La pomme est excellente en cas de toux ou de gorge sèche, surtout quand il y a présence de soif. En cas de toux sèches chroniques, il conviendra de consommer 250gr de pommes par jour, en choisissant les plus douces et ce pendant une semaine.

*Dans les familles chinoises, on dit que la pomme à une action sur le Shen, le mental. En consommant une pomme avant de se coucher, ou deux pommes par jour, cela apaise l’esprit et agit sur les problèmes d’insomnie.

*De même, il est très important de consommer régulièrement des pommes dans les périodes de convalescence ou quand le corps a été affaibli, après une grippe par exemple.  Elles permettent entre autres de retrouver l’appétit et de reconstituer l’énergie.

*Dans certaines régions de Chine, il existe ce que l’on appelle « le jour de la pomme ». Une fois par semaine, il est donc de coutume de ne consommer que des pommes, crues ou cuites. Cela aide non seulement à tonifier la Rate, et par là cela aide à l’élimination du Tan, des graisses. Mais cela permet aussi de « laver » la vésicule biliaire.

*En effet, la pomme a comme propriété de dilater les voies biliaires et de lutter contre les stagnations du Qi du Foie. À ce titre, elle a des effets excellents contre les maux de tête.

 Que disent les recherches modernes ?

La pomme contient beaucoup d’antioxydants, comme la Quercétine, la cathéchine etc.. Il faut savoir que ces antioxydants sont deux à six fois plus concentrés dans  la pelure de pomme.

De même  la peau contient plus de flavonoïdes que la chair.  Les flavonoïdes sont des pigments responsables de la coloration des fleurs et des fruits. Les études épidémiologiques suggèrent un effet protecteur des pommes  contre les maladies cardio-vasculaires et certains cancers.

Elle contient de l’acide malique qui a comme propriété de dissoudre les stagnations de bile dans le foie. D’autre part, cet acide neutralise l’acide urique permettant d’avoir une action très intéressante sur les problèmes de goutte, d’arthrites ou certains rhumatismes.

Reprenant ce que dit la tradition, à savoir que la pomme « humidifie le Poumon », deux à trois pommes par semaines peuvent permettre de venir à bout de crises d’asthmes récurrents et de toux sèches chroniques.

Une action non négligeable : quand on « croque » une pomme, cela favorise un massage des gencives qui permet de prévenir les problèmes de gingivite ou de parodontite.

Les très nombreux antioxydants qu’elle contient, ainsi que sa capacité à régénérer les tissus,  font également de la pomme un excellent produit cosmétique.

Mode d’utilisation.

La pomme peut se consommer crue, en jus, en compote, cuite, séchée, en décoction. Le jus fermenté de pomme va donner le cidre. Les fruits doivent être bien fermes, sans traces de pourritures.  Si on désire les consommer avec la peau, il convient de prendre des pommes issues de l’agriculture biologique. Effectivement, elles n’auront pas la brillance et la rougeur luisante de la pomme empoisonnée de Blanche Neige, mais elles n’en seront que meilleures.

Il faut savoir que le jus de pomme fraîchement pressé contient plus de composés phénoliques qui sont très efficaces pour prévenir entre autres, le cancer du côlon et lutter contre les dommages du « stress oxydatif ».

Si on doit agir sur les liquides organiques en cas de « feu interne » lié à un excès d’alcool, à une insolation entraînant entre autres de la constipation,  il faut consommer la pomme crue, ou en jus biologique.

D’une manière générale, il conviendra de choisir les pommes les moins acides possible. Une  infusion à base de pelures de pomme préparées en infusion avec un filet de jus de citron et du miel est calmante et antistress.

Enfin, fabriquez vous-même des tranches de pommes séchées, même si vous n’avez pas de déshydratateur.  Vous enlevez le cœur, coupez en lamelles votre pomme et enfournez le tout  à 50° pendants 6-8h.

Contre-indications

Attention de ne pas faire une trop grande consommation de pommes. N’oubliez pas qu’il existe d’autres fruits !  Cela risquerait de générer des stagnations d’énergie, entraînant par là même, douleurs et distensions abdominales.

De même pas trop de pommes en cas de diabète.

Prenez garde aux fruits abîmés qui peuvent contenir un champignon, la paruline, qui peut attaquer le système nerveux s’il est pris en forte dose.

Il convient que les enfants souffrant très facilement du « ventre » ne fassent pas de ce fruit, leur aliment de prédilection.

Conclusion

La pomme a été depuis des temps immémoriaux, le sujet d’un engouement hors du commun, tant au niveau de sa valeur nutritive, de ces vertus médicinales, que de sa charge symbolique.

Cependant, il convient de mettre en application les « neuf règles de diététique en  médecine chinoise ». Par exemple, celle de ne pas consommer de fruits après un repas, ou l’application de la règle des trois heures, dite « anti grignotage ».