QIGONG des SIX SONS

par Mohammed Saïas enseignant en Qi Gong

Dans la tradition taoïste, les sons sont utilisés pour générer des vibrations bénéfiques.

Le qi gong des 6 sons taoïstes, ou Liu Zi Jue,

est une pratique associée à la médecine traditionnelle chinoise,

consistant à émettre six sons spécifiques pour harmoniser,

tonifier ou purifier les organes de leurs toxines.

Chaque organe étant relié à une saison et à un élément.

Cette méthode vise à libérer la surcharge émotionnelle et à stimuler la circulation énergétique,

offrant des effets apaisants sur le système nerveux et

une aide potentielle pour la gestion du stress et du sommeil. 

Cependant, elle est contre-indiquée pour les femmes enceintes

et les personnes ayant des fractures osseuses en cours de traitement.

Repères historiques

Sun Simiao 孙思邈 (581–682) est l’un des maîtres taoïstes

dont les tra­vaux ont considérablement influen­cé la méde­cine tra­di­tion­nelle chi­noise actuelle.

On lui doit entre autres « Pres­crip­tions essen­tielles valant mille pièces d’or »

et d’autres ouvrages trai­tant du yang sheng fa « l’art de nour­rir le prin­cipe vital » 养生.

Son héri­tage est ines­ti­mable et la création des 6 sons thérapeutiques lui est attribuée.

Les méthodes des sons thérapeutiques

Il existe de nombreuses pratiques de sons thérapeutiques utilisant des vibrations et sons sacrés,

dans les traditions taoïstes et hindouistes ou dans le bouddhisme tibétain.

Le son ou mantra est la manifestation d’une énergie 

et il est utilisé dans les pratiques méditatives spirituelles et pour les soins.

Ces systèmes utilisent différentes syllabes pour créer des ondes vibratoires dans la gorge,

qui vont se diffuser vers le cerveau et les organes,

permettant de faire un massage interne et d’ouvrir les différents centres énergétiques.

Le qi gong des 6 sons taoïstes Liu Zi Jue 六紫决 

Les qigong des six sons s’ins­crivent dans cette tra­di­tion

par l’u­ti­li­sa­tion de sons spé­ci­fiques qui vont har­mo­ni­ser, 

toni­fier ou pur­ger les organes de leurs toxines (prin­cipes héri­tés des antiques Daoyin).

C’est une méthode d’origine taoïste rela­ti­ve­ment com­plexe

qui demande une connais­sance appro­fon­die des sons

pour pou­voir en faire un usage thé­ra­peu­tique pré­cis.

On l’u­ti­lise éga­le­ment en har­mo­ni­sa­tion sai­son­nière

en uti­li­sant le son connec­té à la sai­son en cours.

Certaines pratiques utilisent uniquement le son, en posture assise.

D’autres formes ont ajouté des mouvements spécifiques pour chaque organe,

qui sont pratiqués conjointement avec l’émission du son.

Comment pratiquer les six sons thérapeutiques ?

L’inspiration se fait toujours par le nez et l’expiration par la bouche

avec une intention de se nettoyer.

À l’inspiration, on guide intentionnellement le souffle vers l’organe.

À l’expiration, on sent et visualise que les toxines quittent le corps avec le son.

Le son peut être prononcé à voix haute,

impactant alors surtout le corps physique.

Il peut être chuchoté et venir ainsi toucher les aspects émotionnels

ou tout simplement être prononcé mentalement 

pour avoir un impact sur les couches les plus subtiles et spirituelles de l’être.

On garde toujours les yeux ouverts dans cette pratique,

qui a pour but de faire sortir et de nettoyer.

Les bienfaits du qi gong des six sons

Par la vibration et l’intention,

cette méthode de qi gong permet de toucher les profondeurs du corps,

notamment les organes et les os.

C’est globalement une méthode utilisée pour libérer les stagnations internes,

évacuer les blocages et remettre en circulation le qi.

Le qi gong des 6 sons taoïstes est basé sur un tra­vail com­plé­men­taire

au Wu Xin Gong (qi gong des 5 éléments),

asso­ciant d’une part une ges­tuelle par­ti­cu­lière et l’émission de 6 sons spé­ci­fiques.

Cette vibra­tion interne per­met de puri­fier l’énergie des 5 organes prin­ci­paux 

(le foie, les pou­mons, le cœur, les reins,

la rate/pancréas ain­si que la fonc­tion éner­gé­tique du triple réchauf­feur “San Jiao”). 

  • Le foie et le prin­temps sont clas­sés comme élé­ment bois ; le son Xu (chou) au prin­temps illu­mi­ne­ra les yeux et sou­la­ge­ra les stag­na­tions du foie.
  • Le cœur et l’é­té sont clas­sés comme élé­ment feu ; le son Ke (He) en été allé­ge­ra le feu du cœur.
  • Les pou­mons et l’au­tomne sont clas­sés comme élé­ment métal (ou air). Le son Se (Si) à l’au­tomne nour­rit les poumons.
  • Les reins et l’hi­ver sont clas­sés comme élé­ment eau ; le son Chui (chouei) en hiver gar­de­ra les reins à l’aise.
  • Le son Xi (Hi) régle­ra le triple réchauf­feur et éli­mi­ne­ra la cha­leur perverse.
  • Le son Hu (hou) pen­dant les quatre sai­sons aide­ra l’as­si­mi­la­tion des ali­ments par la rate.

Plus spé­ci­fi­que­ment,

cette méthode per­met de se libé­rer de la sur­charge émo­tion­nelle 

pou­vant entraver la cir­cu­la­tion de l’énergie.

Cette méthode a donc un impact très apaisant sur le système nerveux 

et peut être utilisée pour la gestion du stress et la régulation du sommeil.

Les risques et contre-indications du qi gong des 6 sons

Au-delà de toutes les contre-indications et précautions générales au qi gong,

deux cas sont strictement contre-indiqués dans cette pratique :

  • Une fracture osseuse en cours de traitement, car le son vient toucher les profondeurs, cela pourrait perturber la régénération de l’os.
  • La grossesse : les sons pouvant déranger le fœtus en cours de formation.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

 

Notre assemblée générale aura lieu le

Mardi 16 juin de 18h30 à 20h

Salle Jules Simorre de la mairie de la Tour du Crieu

Nous aurons l’occasion de faire un bilan de cette belle année de partages, de découvertes,

échanger nos souhaits et projets

passer un moment agréable entre nous.

Nous partagerons à la suite de l’AG, un repas style « auberge espagnole ».

Les créations culinaires, les boissons, les desserts de chacun sont les bienvenus !

Les derniers cours auront lieu les 30 juin, 1er et 2 juillet aux horaires habituels.

 

LE QI GONG pratique de longévité (2) en pratique

Le Qi Gong se pratique par des enchaînements de mouvements lents,

en adéquation avec la respiration.

Chaque mouvement est fait dans un but précis pour améliorer notre état énergétique.

Ainsi, il est important de respecter l’ordre des mouvements

afin de créer une harmonie dans la circulation du Qi.

Les mouvements du Qi Gong ont pour objectif de désobstruer les méridiens,

de détendre les noeuds et d’équilibrer le flux énergétique qui circule en nous.

Dans ce but, certaines formes vont se concentrer sur des mouvements

pour stimuler nos défenses immunitaires,

renforcer l’énergie des Reins,

de la Rate,

harmoniser la circulation du haut et du bas du corps.

D’autres formes seront plus efficaces pour calmer les émotions,

stimuler le Yin des Reins,

apaiser le Feu du Coeur,

faire circuler le Qi du Foie.

Ces mouvements rétabliront la circulation du Qi pour que le pratiquant se sente apaisé, détendu.

Le Qi Gong se pratique aussi par des postures statiques.

Debout, immobile, le corps doit rester dans cette position

pendant quelques minutes en fonction de l’état énergétique du pratiquant.

La posture WUJI, par exemple est une posture où le corps se tient droit,

mais détendu, les bras positionnés le long du corps

et la tête comme suspendue au ciel par un fil,

le regard à l’horizon.

La posture statique de l’arbre, EMBRASSER L’ARBRE,

est aussi trés puissante.

Les pieds écartés à la largeur des épaules,

les bras à la hauteur de la poitrine,

les paumes face au buste.

En apparence ces postures paraissent effectivement figées,

mais en interne elles ont une action trés puissante pour stimuler notre energie vitale.

Elles permettent de détendre progressivement notre corps,

d’atténuer les tensions.

Le mental peut aussi s’agiter à ce moment là

et bloquer l’énergie en nous empêchant de rester immobiles.

Mais nous pouvons relâcher le mental en fixant la conscience sur la respiration.

Petit à petit la respiration au début bloquée au dessus du diaphragme,

descend dans le bas du ventre,

s’affine.

Le corps, bassin, genoux, épaules se repositionne

pour que l’énergie soit fluide et circule en nous jusqu’au bout des doigts;

Ces exercices statiques sont interessants à pratiquer dix à trente minutes par jour

pour apporter une vraie détente,

un regain d’énergie,

dans le respect du corps de chacun.

Le Qi Gong se pratique par des mouvements lents

mais aussi par des marches.

Elles permettent de travailler la coordination et l’équilibre.

Lentes, où les bras et les jambes se coordonnent.

Le principe est dans chaque mouvement ou posture, faire un réajustement de :

  • le mental, le calmer, être ici et maintenant en pleine conscience.
  • la respiration, abdominale, la développer au niveau du Dan Tien inférieur.
  • la posture, la harmoniser pour que la circulation de l’énergie soit aisée.

REPRISE

Martine reprend les cours cette semaine et assurera les cours de

MARDI 18 MARS à 18h30

et MERCREDI 19 MARS à 20h30

Le JEUDI 20 MARS sera un jour de repos

pour Martine qui s’est faite opérer la semaine dernière.

Merci Martine pour ton effort !

LE QI GONG pratique de longévité (1) principes de base

Le but du Qi Gong est de conserver le plus longtemps possible sa santé mentale et physique.

Chacun de nous possède une dose d’énergie qui se disperse au fil du temps.

Cette énergie vitale peut être comparée à une flamme de bougie

qui doit rester flamboyante tout au long de la vie.

Le principe de base dans la pratique du Qi Gong est de considerer l’être humain entre Terre et Ciel.

L’être humain capte et se nourrit de ces énergies en permanence.

Lors de la pratique du Qi Gong il prend pleinement conscience de ce lien,

de cette polarité qui le traverse.

Nous pouvons ressentir ce lien invisible qui nous connecte à la Terre et au Ciel

en suivant plusieurs étapes ou degrés de conscience.

Tout d’abord il faut arriver à prendre conscience de sa respiration

et ensuite la ralentir tranquillement.

Ensuite prendre conscience de la gravité.

En position debout, immobile, les jambes écartées de la largeur du bassin,

genoux légèrement fléchis,

concentrez-vous sur vos voûtes plantaires qui sont en appui sur le sol,

et donc connectées à l’énergie de la terre.

Il faut descendre le poids de son corps vers le centre de gravité,

le sentir de plus en plus lourd et de plus en plus ancré au sol.

C’est l’image d’un chêne, fort, puissant, ancré dans ses racines,

qui laisse monter en lui la sève pour le nourrir.

Une fois connectés à l’énergie de la Terre,

relions-nous à l’énergie du Ciel.

Cette fois notre attention se portera sur le sommet de la tête,

Bahué, le point le plus haut de la tête.

Il faut s’imaginer un fil d’or reliant le sommet de la tête au Ciel

afin de capter toute l’énergie celeste.

Le corps s’agrandit tout en restant ancré au niveau de la Terre.

Le Yin et le Yang nous traversent de bas en haut et de haut en bas.

Une fois cette connexion établie, ressentie au plus profond de nôtre être,

nous pouvons étendre notre sphère énergétique et nous connecter à l’énergie de la nature.

Nous passons d’une connection verticale à une connection horizontale.

La dernière étape porte sur la respiration

et notamment la recherche de l’harmonie avec les énergies extérieures et notre souffle interne.

Pour se faire la respiration doite s’affiner,

être de plus en plus subtile afin que notre corps ne fasse plus qu’un avec les énergies environnantes.

Les ORIGINES du QI GONG

Le Qi Gong est un des piliers de la Médecine Traditionnelle Chinoise,

mais ses origines remonteraient au-delà de l’écriture.

À cette époque le Qi Gong relevait des traditions chamaniques et se nommait le Dao Yin.

L’origine du Qi Gong, de l’acupuncture et de la phytothérapie est trés liée à l’empereur jaune, Huang Di.

Dans un manuscrit, le Huang Di Nei Jing, l’empereur rapporte les conversations qu’il entretenait avec ses conseillers en chef de médecine.

Ce manuscrit est considéré aujourd’hui comme un ouvrage de référence pour la Médecine Traditionnelle Chinoise.

Le Qi Gong Taoïste, 200 ans avant J.C., utilisait déjà des systèmes complexes et élaborés pour préserver la santé et accroître l’énergie vitale.

Des postures de base étaient associées à des techniques de respiration et de concentration pour atteindre une transformation interne.

L’Alchimie interne, la voie de l’immortalité.

Le Qi Gong évolua au fil des dynasties grâce à de grands médecins.

Hua Tuo inventa le Qi Gong des cinq animaux dans lequel il imite le caractère du monde animal avec des mouvements pour capter l’Esprit (Shen) de l’animal.

Sun Si Miao, autre grand médecin taoïste, a fait connaître les techniques taoïstes dans les facultés de l’époque.

Il a étudié en particulier les différents types de massages.

Le Qi Gong a aussi une origine bouddhiste avec le fameux Bodhidharma qui demeura prostré pendant neuf années à méditer.

Après avoir atteint le nirvana, celui-ci se releva et pour remettre ses muscles en mouvement,

il pratiqua une série d’exercices, le Yi Jin Jing.

C’est une forme gymnique basée sur dix-huit mouvements afin d’assouplir les muscles et les tendons et faire ainsi un nettoyage de la Moelle.

Il enseigna cette forme aux moines Shaolin pour les aider à mener à bien leurs longues méditations immobiles.

Plus tard, sous la dynastie Song, l’empereur Tai Su va reprendre ces dix-huit mouvements.

Ils serviront de base pour un Qi Gong connu actuellement,

sous le nom des Huit pièces de brocard de soie, le Baduanjin.

Le général Yu Fei le transformera aussi pour rendre ses soldats plus performants

sur les champs de bataille.

Et c’est celui de ce général qui est actuellement enseigné dans les écoles de Qi Gong.

Le Qi Gong d’origine taoïste est considéré comme un système interne, Neija.

Dans les formes taoïstes, les mouvements vont de l’intérieur vers l’extérieur,

c’est à dire de la méditation vers le mouvement, du plus subtil au plus concret.

C’est l’Alchimie interne.

Le Qi Gong d’origine bouddhiste est quant à lui,

considéré comme un système externe, Waijia.

Dans les formes bouddhistes les mouvements vont donc de l’extérieur vers l’intérieur,

c’est à dire du mouvement vers la méditation.

Le Qi Gong d’entretien de la santé peut être pratiqué par tous et à tous âges,

en groupe, ou seul, avec un maître ou au sein de la famille.

AUTOMASSAGE

L’automassage se pratique en fin de méditation ou de Qi Gong.

Son but est de faire circuler l’énergie, ou d’activer une zone du corps.

L’automassage peut s’effectuer sur certaines zones du corps ou sur certains points d’acupuncture.

Cette technique appelée digitopuncture permet d’établir une libre circulation du Qi,

de l’équilibrer, de le régulariser.

Ça ne doit pas être juste une pression sur la peau,

mais un geste effectué en pleine conscience,

avec l’intention d’amener le Qi à l’endroit voulu.

L’avantage de cette méthode est de pouvoir l’appliquer par soi-même:

il suffit de se mettre en condition.

Cette pratique nécessite une préparation énergétique au niveau des mains

et un esprit serein, concentré.

Si nous pratiquons le Qi Gong avant l’auto massage,

notre esprit sera déjà apaisé, et l’énergie bien présente dans nos mains.

En effet, les mains jouent un rôle essentiel dans cette pratique.

Pour rendre nos mains énergétiques,

il faut stimuler les Lao Gong, « le palais du travail »,

situé quasiment au centre de la paume de la main, entre le deuxième et troisième métacarpien.

Lorsque le poing est fermé, l’extrémité du majeur touche le Lao Gong.

Pour le stimuler, il suffit de frotter nos paumes de mains l’une contre l’autre jusqu’à l’obtention d’une douce chaleur.

Lao Gong est très lié au Shen, l’esprit du coeur.

En Qi Gong il est utilisé pour capter l’énergie du Ciel et de la Terre.

Ainsi lors du massage, l’énergie sera transmise plus fortement si l’on utilise nos paumes de mains.

Le massage peut se faire de façon tonique pour réchauffer et stimuler l’énergie

ou au contraire doucement notamment sur le visage et sur le cuir chevelu,

pour amener une détente instantanée, un apaisement.

L’ESTOMAC

Les viscères YANG, les entrailles, ne stockent pas les essences.

Leur rôle est de se remplir et se vider:

ils alternent constamment entre les états de vide et de plénitude.

Ils ne doivent pas non plus manquer d’aliments ni être encombrés.

Ils servent à transmettre, transformer et transporter les substances.

Ils sont en permanence dans l’action:

leur activité est de nature YANG.

L’ESTOMAC est associé à la RATE, son organe YIN, et correspond à l’élément TERRE.

Il reçoit les aliments et les boissons après qu’ils aient transité par la bouche, le pharynx et l’oesophage.

Il gouverne donc la réception et la décomposition des aliments avant de les envoyer vers l’intestin grêle.

En effet, il transforme la nourriture en chyme par la fermentation et la fragmentation.

Ce processus est la première étape de raffinement des essences.

On peut dire que l‘ESTOMAC contrôle la descente du QI car,

grâce à ce mouvement de descente, il évacue la nourriture transformée vers l’intestin grêle

qui va trier le pur et l’impur.

C’est la RATE, organe YIN qui finalise cette transformation pour obtenir les substances vitales

et qui fait monter le QI pur vers le haut.

Ce mouvement de montée-descente du QI représente un des piliers de l’équilibre de l’organisme.

Les deux organes, ESTOMAC-RATE sont liés à l’élément TERRE

et occupent une place importante dans l’équilibre vital de notre organisme.

Lorsque l’ESTOMAC n’applique pas son mouvement de descente

on voit apparaitre des remontées acides, des nausées, des vomissements, un manque d’appétit.

Pour assurer son bon fonctionnement, l’ESTOMAC a besoin de beaucoup de liquide.

Il aime l’humidité et déteste la chaleur

à l’inverse de la RATE qui aime la chaleur et déteste l’humidité.

Il est aussi la source des fluides,

car il s’assure que les aliments non transformables en essences

soient condensés pour former les fluides corporels.

L’ESTOMAC a également un impact sur notre mental.

Ce viscère YANG sensible à la chaleur, au FEU,

peut rendre une personne colérique, agitée, confuse,

entraîner des gestes hors de contrôle, une hyperactivité.

Pour résumer, l’ESTOMAC :

  • controle la reception et la transformation des aliments.
  • contrôle le transport des essences de la nourriture.
  • contrôle le flux descendant du QI.
  • est la source des fluides corporels.

Organes ZANG: Les REINS

On associe les REINS au viscère YANG de la VESSIE.

Ils correspondent à l’élément EAU.

Les REINS représentent la racine du Ciel antérieur, la source du YIN véritable et du YANG originel.

Ils sont la grande réserve énergétique du corps, une réserve précieuse qu’il faut préserver en prenant soin de notre Énergie acquise, liée à l’alimentation et à notre environnement extérieur.

L’Essence, le JING conservé par les REINS, est la base nécessaire à la production de la Moelle.

En Médecine Traditionnelle Chinoise, la Moelle est en fait une substance fournissant une matière commune aux os, à la moelle osseuse, au cerveau et à la moelle épinière.

Ainsi l’Essence des REINS nourrit le cerveau et non le contraire.

Si cette fonction est correctement remplie, la concentration, la mémoire et la vue seront bonnes.

Les Reins s’ouvrent aussi aux oreilles.

Les problèmes d‘acouphènes sont souvent liés à l’énergie des Reins.

Si elle est satisfaisante, l’audition sera bonne.

La bonne santé des cheveux dépend également de l’énergie des Reins.

Si l’essence des Reins est abondante, la pousse des cheveux est rapide et ils sont brillants.

À l’inverse, si l’essence des Reins est insuffisante, les cheveux sont cassants, ternes, peuvent tomber, et on verra apparaitre des cheveux blancs.

Pour finir, les REINS apportent la motivation, l’endurance, la volonté, car ils abritent l’esprit ZHI.

Celui-ci contribue à l’accomplissement de la personne, lui permet de réaliser ses rêves en lui donnant ténacité et détermination, comme une force qui pousse à aller de l’avant.

Au contraire, si le QI des REINS est faible ou obstrué, on observe fréquemment la peur, le manque de confiance en soi, la perte d’identité.

En résumé, les REINS:

  • stockent l’Essence.
  • contrôlent les os et le cerveau.
  • s’ouvrent aux oreilles.
  • se manifeste dans les cheveux.
  • sont rattachés à la volonté, le ZHI.
  • expriment la peur.

Organe Zang: La RATE

La RATE est associée au viscère Yang de l’ESTOMAC et correspond à l’élément TERRE.

Elle a en charge de distribuer et assimiler les aliments stockés et digérés par l’ESTOMAC.

Cette fonction est essentielle pour developper le JING acquis, et préserver le JING inné, notre réserve énergétique originelle.

La RATE maintient aussi les organes internes en place en contrôlant la montée de l’Energie pure, essentielle à la vie de l’organisme.

Ainsi, pour prévenir la maladie, la Médecine Traditionnelle Chinoise est particulièrement attentive à la qualité énergétique de la RATE et de l’ESTOMAC.

Cette énergie a pour fonction d’extraire les essences subtiles des aliments et des liquides, et de les transporter pour nourrir les tissus du corps, tels que les muscles.

Chez une personne fatiguée, il est donc important de stimuler le QI de la RATE.

La RATE s’ouvre à la bouche, mâcher l’aide dans sa fonction de transformation des aliments, et sa qualité énergétique agit sur la perception du goût, donc de l’appétit.

La RATE est affectée par les excès de rumination, réflexion, ressassement du passé, les pensées obsessionnelles.

Lorsque la RATE a une énergie normale, il est alors possible de se concentrer sur un objectif avec un esprit clair.

C’est d’ailleurs l’esprit de la RATE, le YI qui permet cette compétence.

Grace au YI, nous aurons une bonne mémoire, concentration, analyse.

Mais attention, en cas de travail intellectuel excessif, l’énergie de la RATE peut être affectée.

Pour résumer, la RATE:

  • gouverne le QI des aliments et retient le Sang.
  • contrôle les muscles.
  • s’ouvre à la bouche.
  • est rattachée à l’intellect, le YI.
  • se manifeste dans les lèvres.
  • contrôle la salive.
  • exprime l’excès de réflexion.