LE HARICOT VERT

Le HARICOT VERT   par jean Pélissier professeur en MTC 

Le haricot vert, se nomme Si Ji Dou, 四季, en Chinois. Il provient de la famille des « Fabacées ». C’est donc une légumineuse.

Sous le nom générique de « haricot vert », on englobe aussi bien le haricot vert commun, que le haricot jaune ou « haricot beurre », que le haricot plat encore appelé « mange-tout » et les haricots violets.  Ils ont des vertus médicinales très approchantes. On en retrouve des traces, remontant à plus de 7000 ans en Amérique Centrale et en Amérique du Sud. Son nom vient de l’Aztèque « ayacolt ».

Bien qu’il soit récolté de mai à septembre, c’est toute l’année que nous le trouvons sur nos étals. Il en existe de très nombreuses variétés. Au Mexique, du fait de ses qualités nutritives autant que gustatives, mais aussi pour sa  propriété de régénérer le sol en le préparant très rapidement à de nouvelles cultures, il devint très vite un symbole d’abondance et de longévité.

Ramené du Nouveau Monde par Christophe Colomb, il est devenu très rapidement l’aliment indispensable des grands voyages, car il pouvait se conserver sec.

Mais c’est aussi le symbole même de la minceur. De par sa forme d’une part, mais aussi pour ces propriétés nutritionnelles. Il favorise non seulement le transit, mais aussi l’élimination des liquides stagnants dans l’organisme : c’est un amincissant naturel.

Que dit la médecine chinoise ?

Si Ji Dou, 四季, est de saveur Douce et sa nature va de Neutre à Tiède.

La combinaison Douce et neutre-tiède en médecine chinoise est très importante pour, entre autres, tonifier la Rate, chef d’orchestre de la digestion du bol alimentaire. Une « bonne Rate » est fondamentale pour éviter l’accumulation de liquides dans l’organisme.

Les méridiens organes cibles sont ceux :

                           De la vessie,

                           des Reins

                           de la Rate.

Les actions principales de Si Ji Dou, selon les compendiums traditionnels, sont de :

                           Favoriser la diurèse.

                           Dissiper les tuméfactions.

                           Nourrir le sang.

                           Tonifier la Rate.

Voyons quelques indications :

*En médecine chinoise le haricot, joue avant tout, le rôle d’un diurétique. Il s’oppose ainsi à un état que l’on appelle en médecine chinoise, « excès d’humidité ».

Ce sont tous les liquides en « surplus » que l’organisme n’a pas pu éliminer, et qui stagnent au niveau des tissus interstitiels.

On se rappellera que lorsque l’énergie de la Rate est déficiente, les liquides ne sont alors ni transformés, ni transportés correctement. Ils stagnent et s’accumulent à certains endroits du corps (généralement plutôt dans le bas du corps et dans les articulations) formant ainsi de l’humidité. Et, bien évidemment Reins et Vessie, participent à cet état.

Or, comme Si Ji Dou agit sur ces trois méridiens-organes, il permet de résoudre des problèmes comme la prise de poids par rétention de liquides, les œdèmes, les stagnations sous la peau telle que la cellulite.

*En tant que tonique de la Rate, il permet de combattre des problèmes de glaires récurrentes, que l’on appelle « Tan », mais aussi de nausées et de vomissements « clairs ».

*En usage externe, la farine de haricot est excellente pour calmer l’eczéma, souvent dû en médecine chinoise à une « stagnation de chaleur-humidité ». C’est aussi un très bon résolutif des abcès et des plaques de psoriasis.

*Sous forme de décoction, on l’utilise dans les familles chinoises pour contrer les calculs et les maladies de la vessie.

Que disent les recherches modernes ?

*Les haricots verts sont très riches en vitamines, en antioxydants. Ils s’opposent ainsi à un excès de radicaux libres, de déchets dans le corps. Bien évidemment, cette action sera optimale si le haricot est consommé  tout de suite après la cueillette.

*Ils contiennent une très grande quantité de fibres. D’une part des fibres insolubles qui servent à « balayer » les villosités intestinales, à en augmenter le péristaltisme, à augmenter le volume des selles et par là même, l’élimination des déchets. Empêchant la stagnation de déchets dans les intestins, la prise régulière d’haricots verts permet de prévenir les cancers de l’œsophage et surtout des intestins.

On trouve aussi beaucoup de fibres solubles qui contribuent entre autres à la prévention des maladies cardio-vasculaires et surtout à contrôler le diabète de type II.

*Très riches en silicium, ils contribuent à la formation osseuse.

*Les haricots verts sont très peu caloriques  60Kcal, pour 200gr. Cela en fait un très bon aliment quand on doit parler de « régimes amaigrissants ».

*Ils sont d’autres parts très riches en fer, en folates, en minéraux et en oligo-éléments. Mais pour en tirer la quintessence, les haricots ne doivent pas être cuits plus que nécessaire et surtout dans un volume d’eau modéré.

*Ils sont reconnus pour leurs vertus réparatrices du système nerveux grâce à l’apport en vitamine B. C’est, entre autres,  un très bon aliment pour prévenir la maladie d’Alzheimer !

*Ils possèdent une action anti-leucopénique, en favorisant la production de globules blancs. Ils sont recommandés pour les rhumatisants.  Les haricots verts sont des anti-infectieux notoires.

Mode d’utilisation.

On peut les consommer cuits à la vapeur, sautés (dans un wok par exemple), bouillis à l’eau, en soupe.

La meilleure préparation : après un rapide équeutage et effilage, on les rince et on les fait blanchir, ou légèrement cuits « à l’anglaise » dans de l’eau salée, ou à la vapeur. C’est d’ailleurs cette dernière préparation qui est à privilégier, car elles donnent aux haricots verts le maximum de leurs qualités nutritionnelles. Une fois cuits à votre goût, si vous ne les consommez pas tout de suite, vous les plongerez rapidement dans de l’eau glacée. Après les avoir égouttés, vous les placerez au réfrigérateur, ou les congèlerez.

Cette manière de faire permettra de conserver leur belle couleur vert émeraude. On peut aussi rajouter une cuillère d’huile d’olive pendant la cuisson.

Contre-indications

*Les haricots verts font partie de la famille des légumineuses. À ce titre, ils contiennent des sucres lents, des protéines et des fibres. C’est un aliment complet. Mais, si on en consomme trop, surtout quand on se trouve devant une stagnation du « foyer moyen », cela risque de favoriser l’apparition de « ballonnements » et de flatulences.

*On ne doit pas les consommer crûs, car ils peuvent causer des troubles gastriques qui peuvent être parfois sévères. Ceci est dû à la présence de phaséoline en excès, agent protéinique, que la cuisson détruit.

Conclusion

C’est donc un légume vert à consommer encore et encore !

LA CHATAIGNE

LA CHATAIGNE         par Jean Pélissier professeur en MTC

La châtaigne se nomme Li Zi, 栗子, en chinois. C’est le fruit comestible du châtaignier, « castanea sativa ».

Elle appartient à la catégorie des fruits à écales, coque dure qui protège le fruit. Ce fruit se trouve donc dans une coque épineuse que l’on appelle « bogue ». Si celle-ci renferme des fruits cloisonnés par une peau brunâtre et amère que l’on appelle « Tan », ce sont des châtaignes. Si la « bogue » renferme les fruits d’un seul bloc, ce sont des marrons.

Originaire d’Asie, le châtaigner a été introduit par les Romains dans les Cévennes.

Cet arbre majestueux peut atteindre 30m de haut. La production optimale de fruits se situe quand l’arbre est à maturité, c’est à dire entre 40-60ans !

La châtaigne, avec la pomme de terre étaient des aliments très prisés en cas de disette. Dans les Cévennes, on appelle le châtaignier « l’arbre à pain », car il offre un aliment complet.

 

 

 

 

 

 

Que dit la médecine chinoise ?

Li Zi, 李子 est de saveur Douce et de nature Tiède.

La saveur douce a une action de reconstitution, d’harmonisation et de relâchement. La nature tiède permet de réchauffer l’interne, d’aider à la reconstitution du Yang et de désobstruer les vaisseaux.

Les méridiens organes cibles sont ceux :

                  de la Rate,

                  de l’Estomac et

                  des Reins.

Les actions principales de Li Zi sont de:

                  Tonifier l’énergie de la Rate.

                  Arrêter la diarrhée.

                  Tonifier les reins.

                  Activer le sang.

                  Arrêter les saignements.

Voyons quelques indications :

*La châtaigne permet de tonifier fortement l’énergie des Reins. Quand ce « logiciel organe » est affaibli, des symptômes signaux d’alarme peuvent apparaître comme :

une fragilité osseuse, un retard de croissance (les os sont à mettre en relation avec l’énergie des Reins en MTC),

des dents qui branlent (on dit que les dents « sont l’extrémité des os »)

un blanchiment prématuré des cheveux,

des acouphènes,

une baisse de l’acuité intellectuelle,

une baisse de la libido,

des problèmes d’impuissance,

des mictions fréquentes..

Grâce à ses facultés toniques et son action de réchauffement, la châtaigne permet de lutter contre ce type de déséquilibres.

Une consommation régulière d’une à deux châtaignes par cure de neuf jours est conseillée pour les personnes âgées, pour prévenir ce type d’affaiblissement.

*En chine, quand on se trouve en présence de mucosités au niveau des bronches, cas retrouvé fréquemment chez les personnes âgées, on prendra alors pendant neuf jours d’affilés cinq châtaignes. N’oublions pas que le Tan, les déchets, les mucosités sont la conséquence d’un déséquilibre du logiciel Rate-pancréas.

*Les châtaignes sont très caloriques, mais l’énergie qu’elles donnent à l’organisme, provient principalement d’hydrates de carbone qui se transforment en sucres lents pendant la mastication. Une châtaigne doit être mastiquée très longtemps. Elle ne crée pas, ainsi, de pic d’hyperglycémie. Elle peut être prise par un diabétique à condition, bien évidemment de ne pas en faire une surconsommation.

*De par ses propriétés hémostatiques, on l’utilise en cas de vomissements de sang, de saignements de nez, de selles sanguinolentes. La Rate, en médecine chinoise, a pour rôle de conserver le sang dans les vaisseaux.

*Reconnu comme tonique du système nerveux (les Reins en MTC sont la « mère de moelles ») et tonique du sang (le sang est produit par la Rate), le miel de châtaignier est recommandé en cas de faiblesse constitutionnelle, d’anémie et de troubles circulatoires.

*En médecine populaire, on utilise la châtaigne pour traiter la dysenterie des enfants. Elle est alors consommée avec la peau brune qui la recouvre. En effet, celle-ci est riche en tanins aux vertus astringentes.

 

 

 

 

Que disent les recherches modernes ?

Ces recherches ont montré que la châtaigne ou le marron, étaient très riches en acides gras essentiels, dont font partie les omégas 3 et 6. Ce sont eux qui aident à la fabrication de certaines hormones et surtout des membranes cellulaires. Elles jouent un rôle protecteur du système nerveux.

La châtaigne contient :

Des saponines et de la pectine aux propriétés antispasmodiques.

Des acides foliques recommandés pour prévenir certaines malformations fœtales.

Une grande quantité d’amidon dit « résistant ». Cet amidon favorise l’augmentation du volume des selles et diminue les acides biliaires. Elle est bénéfique dans la prévention du diabète, des maladies cardio-vasculaires et des cancers du côlon.

Une grande quantité de potassium qui agit comme antiseptique,

du phosphore responsable de la formation de cellules nerveuses,

du magnésium qui « équilibre l’humeur » et régénère le système nerveux,

mais aussi du calcium pour favoriser la formation des os.

Bien qu’étant un fruit, elle pourrait entrer dans le cadre des légumineuses, car elle contient beaucoup de protéines. Elle peut tout à fait composer un plat végétarien.

 

 

 

 

 

Mode d’utilisation.

La châtaigne vient à maturité en septembre. C’est le moment où elle tombe de l’arbre. D’ailleurs si on les ramasse au sol ; il faut rechercher la présence de « trous », car les vers en raffolent. La récolte se fait entre fin septembre et mi-novembre.

Il faut choisir les châtaignes dures, lourdes, aux écorces lisses, brillantes, sans trous. Quand vous touchez l’écorce, assurez-vous qu’elle est bien collée à la chair.

Elles peuvent être consommées grillées sous la cendre ou dans les fameuses poêles à trous.

Mais aussi bouillie, en farine. Cette farine s’utilise dans les préparations de pâtisserie, de « soupe hivernales qui «tiennent au ventre ». Comme elle contient peu de gluten, elle est indiquée pour  les personnes « allergiques aux céréales ».

Pour préparer soi même des châtaignes, il faut juste avoir un peu de patience.

«  A l’aide d’un petit couteau à lame pointue, épluchez la première peau à froid. Mettez dans une casserole une douzaine de châtaignes. Faites cuire 4 à 5 minutes, puis prélevez-en deux ou trois à chaque fois pour éplucher la deuxième  peau à chaud.  Changer l’eau de temps en temps, car elle devient vite brun foncé.  Laisser alors refroidir. Recommencez l’opération tant que nécessaire ».

Vous pourrez les conserver au frigo quelques jours où les congeler. Cette préparation est longue, mais délicieuse. Heureusement, les magasins bio en vendent dans des bocaux déjà tout préparés !

Quant aux marrons grillés, vous pouvez les faire à l’ancienne, dans un poêle à trous avec un long manche, sur de la braise. On les entaille horizontalement sur la partie bombée et on les fait griller pendant 15’. Pour faciliter l’épluchage, dès la sortie du feu on les laisse refroidir quelques minutes dans un torchon humide.

On peut aussi les faire au four. On les étalera alors après incision sur une plaque de cuisson. Cuisson qui durera 25’ dans un four thermostat 6-7, à 220°, en remuant régulièrement.

 

 

 

 

 

 

Contre-indications

*Pris en excès, les marrons peuvent très facilement être la source de flatulences, surtout si on est en présence d’un ralentissement du péristaltisme intestinal. Il convient alors de consommer des châtaignes bien cuites et surtout de les mastiquer très longuement.

*Il faut éviter d’en prendre en cas de digestion très lente, « d’amas d’aliments dans l’estomac ».

Conclusion

Le passage de l’automne à l’hiver est souvent une période périlleuse pour l’équilibre de notre organisme. L’adaptation aux changements brutaux de température met souvent à mal notre « batterie des Reins ». Ce fruit est excellent pour « réchauffer » notre interne.

Son étude permet aussi de nous remémorer cette règle fondamentale liée à la mastication. C’est la huitième des neuf règles de prévention en diététique chinoise.

Le Potiron

LE  POTIRON, Nan Gua                                           par Jean Pélissier  professeur en MTCnan gua potiron

La citrouille et le potiron sont des courges qui font donc partie de la famille des cucurbitacées. En chinois, c’est Nan Gua. Il en existe de multiples variétés, de multiples formes.

Cuisinés comme des légumes, ce sont quand même des fruits.
Les premières cultures remontent à plus de 12000 ans. La citrouille (curcubita pepo) était consommée par les Mexicains il y a 7000 ans. La courge musquée chinoise (cucurbita moschata) vient d’Amérique centrale. Le potiron (cucurbita maxima) vient d’Amérique du Sud.
Globalement la citrouille est plus souvent consommée en Amérique du Nord et le potiron en Europe.
La pulpe du potiron possède un goût plus fin que celui  de la citrouille, mais on peut dire, sans trop se tromper, que toutes ces formes de cucurbitacées ont des vertus médicinales très proches.
Gabrielle Marquet a dit : « La citrouille n’a pas besoin d’être transformée en carrosse pour devenir admirable : il suffit de la regarder d’un œil neuf ».
D’autre part, sans porter de jugements sur Halloween, on peut dire que l’importation de cette fête a eu au moins l’avantage de faire redécouvrir pour certains ce légume-fruit ancestral.
Halloween est issue d’une légende d’origine Irlandaise. Chaque année, les Américains ont l’habitude de creuser une citrouille et de la transformer en lanterne pour éloigner les mauvais esprits et aider les bons esprits à retrouver leur chemin. On est loin des dérives commerciales actuelles…

potiron halloween

Nombreux sont les symbolismes qui tournent autour de Nan Gua.  Par exemple dans le Feng shui, il est dit que symboliquement la citrouille réhabilite les passions perdues au sein d’un couple marié et représente les bonnes relations entre parents et enfants.

 

Que dit la médecine chinoise ?
La saveur de Nan Gua est douce et sa nature est tiède.
Dans le Sui Xi Ju Yin Si Bu, il est dit «qu’avant maturité, elle est douce et tiède. Très mûre, elle est douce et fraîche.»
Les méridiens organes destinataires sont :
Les méridiens de la Rate (Zu Tai Yin), comme tout ce qui est de nature douce.
De l’estomac, Zu Yang Ming
Et dans une moindre mesure au Cœur, Shou Shao Yin.
Nan Gua (citrouille, potiron, courge) a pour action principale de :
Tonifier le foyer moyen,
De favoriser la production de Qi,
D’éliminer les états de chaleur,
De neutraliser les toxiques
Et de tuer les parasites.
Voyons un peu ce que disent les compendiums de pharmacopée chinoise :
*Nan gua, pastèque, citrouille, courge est très utilisé dans les cas de fatigue, de faiblesse, de convalescence, de «baisse d’énergie ». Nous savons que la rate-pancréas est le lieu de production de l’énergie tirée du bol alimentaire. Nan Gua, en tonifiant « le centre », favorise donc la production de cette énergie.
*C’est un excellent produit anti « Tan », anti-mucosités. Il dissout les mucosités. C’est un expectorant et il permet même d’évacuer le pus provenant des poumons.
*C’est un extraordinaire alicament pour les problèmes liés aux différents types de parasitologie. Il existe par exemple des protocoles très précis pour se débarrasser du ténia.
Pris régulièrement, Nan Gua permet de réguler et de se débarrasser d’oxyuroses et autres bébêtes.
*Dans les traitements de « buena fama », la purée de potiron sert à traiter les problèmes de diarrhées.
*La pulpe écrasée en cataplasme est très utile dans le cas de brûlure pour «apaiser le feu».
*À l’instar du potiron-courge, la citrouille est légèrement plus amère et neutre. Son action va, en plus du méridien de la rate, sur celui du poumon. Elle permet de calmer l’asthme et d’apaiser la toux.


Que disent les recherches modernes ?
Nan Gua contient des caroténoïdes. C’est d’ailleurs, ce qui leur donne cette couleur orange.
Ce sont des antioxydants très puissants. En luttant contre les radicaux libres (Tan en chinois), leur action est très efficace dans la prévention et le traitement des maladies cardio-vasculaires, dans certains cancers comme ceux du colon, de la prostate et des seins. Mais c’est aussi un anti-vieillissant très appréciable.
Il a été démontré que l’extrait de citrouille permettait de diminuer la glycémie et pouvait même avoir des résultats spectaculaires chez certains insulino-dépendants.

Modes de préparation
Les modes de préparation de ces cucurbitacées sont multiples et variés.
On peut les consommer cuites, bouillies ou à la vapeur, à l’étuvée, en purée, en soupe, en potage. Cependant, il y a une règle : on ne doit jamais consommer Nan Gua cru.
Il convient de les choisir sans taches, ni entailles.
Les petits potirons sont souvent sans saveur, alors que les vieux sont ligneux et donc moins faciles à cuisiner et à manger.On doit les cuire avec très peu d’eau.

Contre-indication
Si on en prend de trop ou trop souvent, cela peut faire stagner l’énergie et favoriser la rétention de liquide.
Comme toujours, il convient d’appliquer la règle des neuf jours qui dit, entre autres, que  « l’on devrait manger neuf fruits ou légumes différents en neuf jours ».
En favorisant ainsi la variété, on redonne le pouvoir à l’organisme de tirer le meilleur de tous ces alicaments.
Cette règle nous fait aussi comprendre qu’un alicament peut par exemple lutter contre la rétention de liquide, mais s’il est pris en trop grande quantité ou trop souvent, il peut favoriser la rétention de liquide par un excès d’humidité interne. C’est ce que l’on appelle la voie du juste milieu.
Il faut bien éplucher ce fruit, car la peau peut être toxique pour le foie.
Souvent, dans la diététothérapie chinoise, on trouve des contre-indications, quant aux associations alimentaires.
Par exemple, traditionnellement, on ne mange pas de potiron en même temps que de la viande de mouton, du foie de porc, de haricots rouges.

ANNEXE
LA GRAINE DE COURGE, Nan Gua Zi, 南瓜子

Mon maître, le professeur Leung Kok Yuen, nous avait fait un cours de plusieurs mois sur la parasitologie.
Nous avions ainsi passé en revue tous les parasites de la création. Nous lui avions demandé le pourquoi d’un tel cours, alors que nous habitions dans un climat tempéré. « Détrompez-vous, nous avait-il répondu. Avec le cancer, la dépression et les sénilités précoces (Alzheimer) ce sera le fléau du troisième millénaire. Votre alimentation trop sucrée, trop riche, trop raffinée, votre manière d’hydrater excessivement votre organisme et la quantité inconsidérée de graisses saturées surtout d’origine animale que vous ingérez va favoriser ce que l’on appelle un état d’humidité au niveau de la Rate ».
Dans la nature, une terre chaude et humide favorise l’apparition de vers (confère le fumier). Dans notre organisme, cet excès d’humidité va non seulement favoriser la multiplication de multiples variétés de parasites, mais aussi faciliter et même attirer leur pénétration extérieure. Combien d’adultes à l’heure actuelle, sans le savoir, sont infestés d’oxyures par exemple ?
Et les grandes méthodes de prévention et curatives qu’il nous avait données, en dehors d’une bonne diététique et d’une bonne gestion des émotions (la dépression est à mettre en grande partie en relation avec la rate en MTC ), c’était la prise régulière de graines de courges séchées et de noix d’arec. On retrouve d’ailleurs ces mêmes alicaments en Afrique et en Inde.


Que dit la médecine chinoise ?
Les graines de courge, Nan Gua Zi sont de saveur douce et de nature neutre.
Elles entrent dans les méridiens de l’estomac et du gros intestin.
C’est avant tout un vermifuge naturel très puissant, qui peut agir aussi bien sur des parasites (Sha Chong) tels que les ténias, mais aussi les oxyures, les ascaris, les ankylostomes.
Pour le ténia, comme je vous le disais précédemment, il existe des protocoles bien spécifiques, entre autres combinés avec la prise de noix d’arec.
Un autre effet reconnu dans la médecine tant dans la médecine moderne que dans la médecine chinoise, c’est leur action sur le foyer inférieur, entre autres, le système urinaire et la prostate.
C’est en effet un excellent alicament pour les problèmes d’hypertrophie de la prostate, les prostatites.
Elles soulagent les symptômes de vessie irritable et hyperactive, les pyélonéphrites.
Dans le post-partum, elles agissent sur les œdèmes (Xiao Zhong) des membres inférieurs.
D’autres actions sont citées dans les compendiums, telle la coqueluche ou les hémorroïdes.
Les Indiens ont l’habitude de broyer des graines de citrouille avec de la chair de « melon d’eau » pour guérir les blessures. En infusion, pour éliminer les déchets stockés dans les reins et réduire les douleurs urinaires.
Les Tziganes hongrois mangent très régulièrement les graines de courge pour prévenir les maladies de prostate et l’impuissance.
En Éthiopie, les graines sont consommées comme laxatif naturel, car elles contiennent entre autres de nombreuses fibres.

À savoir :
*Les graines perdent rapidement leur fraîcheur et rancissent. Le mieux est de les acheter dans les magasins bio, préparées et décortiquées, et bien sûr non salées. Bien voir la date de péremption. On en trouve actuellement sous vide. Elles peuvent être conservées au réfrigérateur, et on doit les consommer et les acheter prioritairement en automne.
*On peut tirer des graines de l’huile de courge, elle aussi excellente quand on n’en consomme que de temps en temps.
Il faut alors la choisir pure à 100%, pressée à froid et là aussi bien regarder la date de péremption.
Elle a des actions similaires aux vertus précédemment citées, mais elle peut aussi  faire disparaître les aphtes et éliminer les caries dentaires.
*Pour les graines, on les consomme aussi sous forme de graines à croquer. L’effet est alors plutôt préventif et semi-curatif. On en prend alors de temps en temps, l’équivalent d’une demi-poignée.
Quand il s’agit d’avoir une action plus puissante, en autres sur la parasitologie, on fait une décoction de 60 à 120 gr de graines moulues, avec ou sans leur enveloppe. Attention de ne pas trop forcer sur les doses.
CONCLUSION
Grâce à cet alicament, Nan Gua, nous avons abordé dans ce cours un pan fondamental de la diététique, à savoir tout mettre en œuvre pour éviter donc ce que l’on appelle « excès d’humidité au niveau de la rate ».
Ce n’est pas pour rien que la saison du potiron se situe en automne, saison humide par excellence. L’humidité externe peut alors se rajouter à l’humidité interne et favoriser les problèmes de parasitologie, de chaleur-humidité au niveau du foyer inférieur (prostatites)…
On en revient toujours à la même règle: «Consommer des fruits et des légumes de saison et de région ».

REPRISE DES COURS

Nous avons repris les cours depuis le  mardi 23 septembre 

dans la nouvelle salle mise à disposition par la Mairie. 

La salle se trouve derriere la Mairie de la Tour du Crieu, en face de la salle de l’acaciere 11 avenue du Pal.

Coordonnées GPS 43.102393, 1.653776

Se garer sur le parking de la Mairie, et redescendre la rue vers l’église.

Un portail est ouvert sur le trottoir à droite.
La salle est là dans la cour.
A bientôt !

et surtout n’oubliez pas de vivre

ICI ET MAINTENANT .

La MANGUE

LA MANGUE, Mang Guo. par Jean Pélissier professeur en MTC

La mangue, Mang Guo, 芒果 est le fruit du manguier, qui est un arbre tropical originaire de l’Inde. Il fait partie de la famille des Anacardiaceae, famille qui produit aussi les noix de cajou, la pistache. Le manguier s’appelle « Mangifera indica ». Son feuillage est persistant, dense et vert foncé.

On considère que sa domestication remonte à plus de 4000 ans avant notre ère. En Inde il est considéré comme le « roi des fruits ». Il en existe plus de 2500 variétés. Il peut  peser entre 300gr et 2kg.

Selon la tradition, Bouddha aurait reçu de la courtisane Ambapali un verger de manguiers pour y méditer et pour se faire quelque argent, pour poursuivre sa voie.

Il faut savoir que c’est le sixième fruit le plus produit au monde après la banane, le raisin, l’orange, la pomme et la banane plantain.

Que dit la médecine chinoise ?

Mang Huo, la mangue est de saveur douce et acide et de nature fraîche.

Nous savons que la saveur acide « contient la sueur, arrête la diarrhée et régénère les liquides organiques en particulier ceux de l’estomac ».

Les méridiens-organes cibles sont ceux

                        de la Rate et

                        de l’Estomac.

La mangue a comme principales actions de :

                        tonifier l’estomac,

                        d’arrêter les vomissements

                        de dissiper la soif,

                        de favoriser la miction,

                        de clarifier le foyer moyen,

                        d’abaisser le vent interne.

*Dans le Shi Xing Ben Cao, il est dit : « La mangue traite l’absence de communication des méridiens chez les femmes et la non-circulation dans les vaisseaux sanguins chez les hommes ».

*Il est dit en MTC que « l’estomac déteste quand il y a une stagnation d’aliments et de liquides à son endroit ».

Cela favorise des états de nausée, de « remontée à contre-courant de l’énergie » pouvant aller jusqu’aux vomissements. Ce cas de figure se retrouve très facilement lorsqu’on boit trop de liquides pendant un repas, surtout quand il fait très chaud et humide à l’extérieur.

La mangue en faisant circuler l’énergie et en « harmonisant l’estomac » s’oppose à ce type de situation. C’est d’ailleurs un excellent remède en cas de mal des transports (voiture, mer), mais aussi les « nausées de la femme enceinte ».

*On doit aussi en consommer quand il y a trop de chaleur-humidité dans l’estomac, consécutif à des blocages émotionnels ou à l’absorption excessive de produits laitiers et d’aliments gras et frits. Cela entraîne une bouche pâteuse, une sensation de lourdeur dans le corps, souvent des problèmes de sinusite,  une soif permanente et des nausées-vomissements.

*C’est un grand fruit favorisant la diurèse.

*En dehors du « vent externe », celui de la nature, il existe en MTC ce que l’on appelle le « vent interne ». C’est un déplacement trop rapide et excessif d’énergie en particulier vers le haut du corps. Cet état est souvent à mettre en relation avec un excès de Yang au niveau du Foie. La mangue est alors excellente pour traiter les vertiges, en particulier ceux de Ménières et l’hypertension artérielle.

*Une consommation régulière permet d’agir sur les problèmes d’oligoménorrhée et d’aménorrhée.

*Dans les familles chinoises, on prend une infusion de mangue en cas de toux, de difficultés respiratoires, d’angines chroniques ou d’aphonie.

*Mais la mangue peut aussi devenir un excellent masque de beauté : « Prendre deux cuillères à soupe de pulpe de mangue soigneusement hachée, une cuillère à café de miel et une cuillère à soupe d’huile d’amande douce. On mélange bien le tout et on l’applique sur le visage. Après 15’, on rince ce masque. Il est parfait pour tous les types de peau ».

Que disent les recherches modernes ?

*Les recherches modernes insistent sur le fait que la mangue contient de très nombreuses fibres.

Elles permettent l’augmentation du péristaltisme intestinal facilitant ainsi l’élimination des déchets, des selles. Ceci est très appréciable, surtout pour les femmes, quand on est dans un pays étranger, quand il fait très chaud.

*La mangue, comme la goyave ou le litchi contient une très grande quantité de polyphénols à très grande capacité antioxydante. Elle protège les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres. Elle contribue à diminuer le risque des maladies cardio-vasculaires et de certains cancers, en particulier digestifs.

*Sa couleur orangée est donnée par les bêta-carotènes qu’elle contient en quantité importante. Ils ont de grandes propriétés antioxydantes et sont précurseur de vitamine A qui a un rôle très important sur la croissance des os et des dents .

*La mangue regorge de vitamine C.

*Elle est très peu calorique et contient très  peu de sucres.

Mode de préparation.

La mangue est prioritairement consommée en tant que fruit frais, mais on peut aussi la prendre en jus, en infusion. On la trouve aussi sous forme séchée. Elle peut être incorporée aux salades de fruits, en coulis, en confitures. En Inde, on fait sécher le fruit au soleil, puis on le réduit en poudre dont on se servira comme épice. Elle contient alors un enzyme qui a la propriété d’attendrir les viandes et de favoriser la digestion.

*Pour savoir si la mangue est mûre, la peau doit « céder » sous une légère pression des doigts et un parfum agréable doit s’en dégager. Elle peut comporter des taches noir signe d’une maturité avancée. Sa chair doit être jaune foncé, onctueuse et sucrée. Si elle est trop mûre, la chair devient filandreuse. Il ne faut pas consommer l’écorce, car elle contient des substances irritantes.

*Un point jaune peut apparaître sur la peau de certains fruits montrant que celui-ci est arrivé à maturation.

Bien qu’elle soit consommée partout dans le monde, elle n’est vraiment délicieuse que cueillie à maturité là où elle pousse. Dans nos villes, elle est importée verte et ne mûrît qu’après. Elle perd alors une grande partie de ses saveurs.

*Il ne faut pas la conserver dans le réfrigérateur, car elle ne supporte pas une température inférieure à 8°.

Contre-indications

*Comme la mangue met en mouvement « le souffle du vent », c’est-à-dire qu’elle fait circuler le sang et l’énergie, il ne faut pas en consommer en période de convalescences des maladies épidémiques.

*Il ne faut pas en prendre après un repas copieux ou qui contient de l’ail ou des aliments piquants, car elle peut engendrer des ictères.

Conclusion

La mangue étant un fruit des pays tropicaux, elle ne pousse évidemment pas dans nos climats tempérés. On doit donc la consommer quand il fait très chaud. Par contre c’est un excellent fruit à prendre dès que l’on voyage.

Le Raisin

LE RAISIN, Pu Tao  par jean Pélissier professeur en MTC

Le raisin est le fruit de la vigne, Vitis. C’est un des fruits les plus cultivés au monde.

Nous nous intéresserons ici au raisin de table, en laissant de côté le « vitis vinifera » qui sert à fabriquer le vin.

Le raisin s’appelle Pu Tao, 葡萄, en chinois.

Originaire d’Asie Centrale et d’Asie Mineure, la vigne sauvage a été domestiquée il y a environ 6000 ans grâce à la découverte de son processus de fermentation qui déboucha sur la fabrication du vin. Aussi bien en Chine que dans la Rome ancienne, les égyptiens ou les Grecs étaient très friands de raisins frais ou séchés.

Les textes de pharmacopées traditionnelles chinoises vantent depuis des millénaires les pouvoirs extraordinaires de ce fruit de fin d’été.

 

Que dit la médecine chinoise ?

Le raisin est de saveur douce et acide et sa nature est neutre.

Les méridiens-organes cibles sont ceux :

                  du Poumon,

                  de la Rate-Estomac,

                  des Reins,

                  et de l’intestin grêle.

Ces actions principales sont :

                  De tonifier le sang et l’énergie.

                  De fortifier les tendons et les os.

                  De favoriser la miction.

                  De calmer la toux consécutive à une faiblesse du Yin du Poumon.

                  De calmer les douleurs rhumatismales dues au « vent-humidité ».

                  Il « nourrit le Yin des Reins et du Foie ».

                  Il apaise la soif, génère les liquides organiques.

                  Il humidifie le Poumon.

*Le raisin est un antirhumatismal notoire.

Nous savons qu’en MTC l’énergie du Foie gouverne les tendons de l’organisme et celle des Reins « les os du squelette ». En régulant ces deux « logiciels organes », on agit directement sur les douleurs rhumatismales. Les Chinois parlent alors de « faiblesse des lombes et des genoux ».

Il a aussi une action puissante sur les problèmes d’arthrites qui « augmentent en cas de climat orageux ».

*Ce n’est pas un hasard si c’est un  fruit de fin d’été. En effet, en régénérant les liquides organiques il permet d’arrêter la soif et de s’opposer aux maladies fébriles qui tendent à « assécher » l’organisme.

*En cas de faiblesse du Poumon, on peut avoir une perte de voix, la gorge sèche et surtout une toux sèche. C’est un très bon antidote de ce type de toux.

*Son effet diurétique est très connu en MTC. Il permet d’éteindre des signaux d’alarme comme les œdèmes, les difficultés urinaires, les urines foncées et peu abondantes.

*Dans un compendium de pharmacopée chinoise de plus de 2000 ans, il est dit que : « Pu Tao renforce le Zhi contenu les Reins ».

Cette entité gouverne la volonté mais aussi la mémoire pure. C’est aussi le dynamisme, la détermination, la résolution dans la poursuite de ses objectifs, la puissance de la capacité réalisatrice. Directement relié au Cœur, le Zhi permet d’émettre des « énergies de pensée ».

À la lecture de toutes ces actions, difficile de mettre de côté ce « don de la nature ».

*En tant que laxatif doux, il favorise l’évacuation des déchets par les selles.

Contenant une grande quantité de fibres, notamment dans la peau et les pépins, il permet d’augmenter le péristaltisme intestinal et le nettoyage des villosités intestinales.

*Il a comme action « d’ouvrir l’estomac », c’est-à-dire de favoriser la future digestion. En tant qu’apéritif donc, il est conseillé de mastiquer 9-10gr de raisins secs une demi-heure avant le repas. Cela permet de tonifier l’énergie de l’estomac, chef d’orchestre de la digestion du bol alimentaire.

*Dans les familles chinoises, on sait que consommer régulièrement des raisins secs, ou frais pendant la saison peut traiter l’anémie chez l’enfant, chez la femme enceinte ou favoriser la récupération de sang et d’énergie chez les personnes en convalescence.

* Son action sur le Cœur et  le sang en fait un puissant tonicardiaque. Il permet d’apaiser des symptômes comme les palpitations, l’insomnie, les fatigues accompagnées de transpirations nocturnes abondantes.

* Son action sur l’énergie du Foie permet d’agir sur la vésicule biliaire et favorise l’élimination des micros calculs.

* Son action en cosmétologie n’est pas du tout négligeable.

Si on mixe des raisins et que l’on récupère la pulpe et les graines, on peut en faire un masque. Son action exfoliante douce et éclaircissante redonne clarté et vigueur à la peau.

* De même qu’un massage à l’huile de pépins de raisin permet de nourrir, de réguler et de réparer. Il prévient le vieillissement précoce de la peau. Ce massage est aussi idéal à faire quand les cheveux sont fins, sec et abîmés.

Que disent les recherches modernes ?

*Le raisin de saison et de région ou le jus de raisin bio prévient la thrombose artérielle en ralentissant la formation de caillots d’origine plaquettaire. Il permet donc de prévenir l’infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux.

*Il combat le « mauvais cholestérol ».

*Il est très riche en vitamines A, B, C et il contient aussi de très nombreux oligo-éléments.

*Chaque grain de raisin est recouvert de pruine, riche en levure.

*Il a une très forte activité antioxydante, sachant que le raisin rouge l’est deux fois plus que le vert.

*La consommation régulière de raisin, surtout rouge, permet d’avoir un effet préventif sur certains types de cancers en particulier ceux du colon et des globules blancs (lymphome, leucémie).

*Une consommation régulière de raisins ou de jus de raisin (un petit verre à chaque fois à température ambiante) permet de réduire les effets secondaires de la chimiothérapie.

* D’autres recherches ont pu montrer que la consommation régulière de raisins pouvait augmenter les facultés cognitives d’un individu et donc le raisin pouvait être un allié précieux quant à la prévention de la maladie d’Alzheimer.

*L’huile de  pépin de raisin pressée à froid est le seul produit alimentaire au monde qui contient des oligo-pro-antho-cyanidines (OPC), qui sont considérés comme les antioxydants les plus puissants.

À noter que les huiles pressées chimiquement perdent complètement cette propriété.

Mode de préparation.

*Quand on choisit une grappe de raisin, les grains doivent être fermes, bien mûrs, car ils ne mûrissent plus après la cueillette. La tige doit être ferme, sans traces de moisissures.

Il ne faut pas s’acharner sur la pellicule blanche qui recouvre les grains, car elle est bonne pour la santé. Par contre si le raisin n’est pas bio, il convient de nettoyer soigneusement la grappe.

*On peut le consommer en grappe, en jus, en décoction, en solution alcoolique, cuit.

 

*On peut évidemment en faire du vin, mais aussi du vinaigre.

*Les graines peuvent  être transformées en huile. Une fois la bouteille entamée, on doit la garder au frais, au sec et à l’abri de la lumière.

*Il convient donc de consommer le raisin frais de saison et de région, bio de préférence avant les repas ou au petit déjeuner, ou au goûter de 16h. Il faudra éviter de le prendre après les repas.

Par contre il peut être consommé cuit dans un plat.

Contre-indications

*La consommation abusive aussi bien dans la répétition que sur le moment même peut être responsable de l’apparition d’un excès de chaleur-humidité interne ou d’une agitation interne avec des symptômes tels que l’inquiétude excessive.

*Pris en excès, le raisin se retourne contre l’énergie de  la Rate-Estomac et peut déclencher des diarrhées.

Conclusion

Il est évident que le raisin doit faire partie de notre panoplie  d’alicaments destinés à réguler notre organisme et prévenir les déséquilibres.

J’en profite ici pour vous mettre en garde sur les effets négatifs que peuvent générer des monos diètes sous forme de cure, en particulier de raisin.

Ne consommer que du raisin pendant une semaine à dix jours peut apporter plus d’inconvénients que d’effets positifs sur la santé.

Les raisons sont très simples à comprendre.

Les raisins actuels sont beaucoup trop acides. Cet excès d’acidité se retourne contre le foie et favorise l’apparition entre autres de tendinites.

L’excès de saveur sucrée risque de déséquilibrer fortement la Rate et de vous mettre dans un état pré diabétique.

Ensuite il y a le problème de la quantité de liquide ingérée, l’équivalent de plus d’un litre qui se rajoute aux boissons quotidiennes, car le raisin donne soif. Quand on connaît les effets secondaires d’une hyperhydratation, ce n’est pas le moyen le plus adéquat de perdre du poids.

Enfin, même si vous le consommez bio, même si vous le rincez correctement, il a été obligatoirement soufré pendant sa croissance. Si au moment de la montée en graine, il a subi cette opération et qu’il n’a pas été lavé par la pluie, ce souffre risque d’être emprisonné dans la grappe et d’y rester. Or l’excès de souffre est très nocif pour le foie.

 

Bref, il vaut mieux consommer le raisin pendant sa saison, ou prendre de temps en temps des raisins secs ou du jus de raisin plutôt que de suivre ce type de cure.

Une citation de Galilée pour finir : « Le soleil, avec toutes ses planètes qui gravitent sous sa gouverne, prend encore le temps de mûrir une grappe de raisin, comme s’il n’y avait rien de plus important ».

LA DIÉTÉTIQUE TAOISTE, C’EST QUOI ?

Un très bel article d’Annie Olivier qui nous explique les principes de l’alimentation taoïste:

Une alimentation mal équilibrée peut être à l’origine d’une maladie parce qu’elle causera des déséquilibres dans le corps.

En MTC, ce n’est pas tant le manque d’éléments nutritifs qui causera un déséquilibre dans le corps que les types d’aliments que nous consommons, trop ou pas assez.

Par exemple, un excès de sel peut causer un déséquilibre dans les Reins, qui se traduira par de l’hypertension, de l’œdème et des maux de tête. Une trop grande consommation de sucreries créera de l’humidité dans la Rate, qui se traduira par une mauvaise digestion, de l’œdème et une irrégularité de l’élimination fécale.

En MTC, les aliments peuvent servir de médicaments. Ainsi, ils deviennent des alicaments. En fait, en MTC, la frontière entre aliments et herbes médicinales est mince.

Shen Nung, qui est considéré comme le père de la médecine chinoise, est l’auteur du premier traité chinois sur les plantes médicinales, traité intitulé Shen Nung Ben Cao. Il y a plus de 5400 ans, il a divisé les plantes en trois catégories : deux d’entre elles comportent des «plantes médicinales» alors que la troisième comporte des «plantes alimentaires», qui font partie de l’alimentation quotidienne et sont consommées pour acquérir des forces, prévenir les maladies et se sustenter.

La pratique de la médecine par les extraits médicinaux, qui fait intégralement partie de la MTC, fait appel à tout un éventail d’extraits végétaux, animaux et minéraux provenant du monde naturel. Les effets thérapeutiques des extraits médicinaux chinois sont de nature énergétique et biochimique. Autrement dit, la plante ou l’extrait utilisé entre en résonance énergétique avec l’organe diagnostiqué devant être traité, et a un effet biochimique sur lui. Cette résonance et cet effet amènent l’énergie à circuler plus librement dans l’organe, ce qui a aussi une répercussion sur les autres organes.

En général, les praticiens en MTC combinent les extraits pour préparer des médicaments précisément conçus en fonction des besoins uniques d’un patient, tant sur le plan de sa constitution, de ses émotions, de sa santé physique que de son milieu ambiant.

Cette méthode diffère grandement de la démarche médicale occidentale qui prescrit le même médicament à tout le monde pour le même problème, une fois que des recherches ont prouvé que ce médicament est suffisamment efficace sur un certain nombre de patients.

En MTC, il pourrait y avoir cinquante patients avec la même maladie, mais le médecin prescrirait cinquante combinaisons d’extraits médicinaux au lieu d’un seul médicament. Pourquoi? Parce que ces cinquante patients ont des constitutions et des déséquilibres qui leur sont respectivement propres et qui sont très différents les uns des autres.

Par contre, il existe également en MTC des médicaments brevetés (pilules) qui sont vendus en tant que remèdes classiques sous forme de formules toutes prêtes. En Chine, on permet aux fabricants répondant aux normes strictes du gouvernement de créer leurs propres médicaments. L’inconvénient, avec les pilules déjà prêtes, c’est qu’elles ne sont pas préparées pour répondre aux besoins précis d’un déséquilibre individuel. Leur grand avantage est leur bas prix et leur facilité d’emploi. En effet, la préparation personnalisée des médicaments prend du temps et leur ingestion est désagréable en raison de leur goût bizarre et particulier. Par contre, les pilules conditionnées permettent d’avoir facilement accès au pouvoir thérapeutique des plantes et des divers extraits.

 


 

 

 

 

Le Nei Jing dit que «si aucun aliment n’est ingéré pendant 12 heures, le Qi s’affaiblit, et que si aucun aliment n’est ingéré pendant 24 heures, le Qi s’épuise». Les aliments que nous ingérons sont donc de la plus haute importance en ce qui concerne le maintien du Qi et de la santé. En Chine, depuis plus de 5000 ans, l’alimentation sert à maintenir la santé et à contrer les maladies.

En général, nous devrions manger de petites quantités d’aliments à des heures régulières, en fonction de notre faim et de notre soif. Par ailleurs, les aliments possèdent des caractéristiques qui peuvent instaurer ou dissiper les déséquilibres.

Il existe plusieurs façons de classifier les aliments en MTC. Une d’elles est la saveur.

Chaque aliment possède une saveur spécifique qui entre en résonance avec un organe précis (le piquant avec les Poumons, le salé avec les Reins, l’acide avec le Foie, l’amertume avec le Cœur et le sucré ou le neutre avec la Rate). Qualifiée d’«affinité», cette résonance aux propriétés naturelles des aliments agit comme agent de guérison. Par exemple, les aliments acides, comme le vinaigre et les agrumes, sont associés au Foie. Les aliments salés, comme le céleri et les algues, sont associés aux Reins. Les aliments amers, comme les légumes à grandes feuilles vert foncé et le melon amer, sont associés au Cœur. Les aliments sucrés, comme le yam et le thon, sont associés à la Rate. Et les aliments piquants, comme l’ail et l’oignon, sont associés aux Poumons. Le tofu est aussi associé aux Poumons à cause de sa couleur blanche et à la Rate à cause de sa saveur neutre. Les proportions des alicaments attribués aux divers organes sont déterminées en fonction des forces et des faiblesses respectives des cinq organes, ainsi que du rapport entre eux .

En plus de pouvoir être classés par saveur, les aliments peuvent aussi l’être par la température : chaud, tiède, neutre, frais ou froid.

Cette classification ne renvoie pas à la température thermique, mais à la qualité énergétique intrinsèque de l’aliment. Ainsi, l’orge, la laitue, la tomate et le canard sont froids ou frais de nature, alors que la citrouille, le gingembre, les oignons et le poulet sont chauds ou tièdes.

Si nous sommes en santé et forts, nous sommes plus à même de supporter les aliments chauds et froids. Mais si nous sommes malades ou faibles, les aliments tièdes ou frais nous conviennent mieux, entre autres, la soupe au poulet ou le jus d’orange. 

Si une personne consulte pour une forte fièvre, on lui suggère de ne pas manger d’aliments chauds ou épicés, comme les clous de girofle, le café ou le poivre de Cayenne, qui ne feraient qu’aggraver ses symptômes. Par contre, si elle a froid, on lui suggère de consommer davantage d’aliments épicés, entre autres de la cannelle, du gingembre, etc.

Et on peut également classer les aliments par l’odeur et par le mode de cuisson (Frire, Mijoter, Bouillir, Étuver et Sauter), entre autres. En effet, chose qui est tout à fait inconnue dans le monde occidental, le mode de cuisson tonifie les divers organes. Frire tonifie le Cœur, mijoter tonifie la Rate, bouillir tonifie les Poumons, étuver tonifie les Reins et sauter tonifie le Foie.

Une autre chose à considérer pour maintenir l’équilibre dans l’alimentation, ce sont le climat et les saisons.

Les aliments frais, comme les fruits et les légumes crus, le tofu et le riz peuvent être consommés quand il fait chaud pour éliminer la chaleur interne excessive. Les aliments chauds, comme les légumes racines, l’agneau, ainsi que le beurre et la crème peuvent être consommés quand il fait froid.

En Chine, les paysans chinois modifient naturellement leur alimentation en fonction des saisons et de leur degré d’activité.

En raison du prix des traitements et de la distance qui les sépare de l’hôpital, ils ne consultent généralement pas de médecin, mais se contentent de mettre en pratique les mesures de soins personnels mises de l’avant par la MTC. Ainsi, ils régulent leur alimentation sur leurs activités: quand ils entrent en période de plantation ou de récolte et qu’ils savent qu’ils ont besoin d’énergie pour accomplir une journée de travail ardu, ils mangent davantage. En général, pendant ces périodes, ils égorgent un cochon et le salent pour conserver la viande durant les semaines à venir. Ensuite, pendant les saisons où les champs demandent moins de travail, ils réduisent leur consommation alimentaire. Ils ingèrent alors du congee (porridge de riz) pour le petit-déjeuner, accompagné de quelques légumes marinés, au lieu de prendre du riz frit au porc et aux œufs, plus consistant.

La saison dans l’année et les déséquilibres sous-jacents à nos symptômes et à notre constitution sont autant de facteurs qui déterminent les aliments à consommer de façon thérapeutique.

Quand nous comprenons l’alimentation sous cet angle, nous pouvons inclure ou exclure des aliments de notre alimentation afin de prévenir la maladie et de maintenir la santé.

 

 

 

 

 

Selon la MTC cependant, tous les aliments sont bons parce qu’ils ont une valeur thérapeutique intrinsèque, viande et poissons y compris. Par contre, le choix revient à chacun de choisir de manger viande, poisson, tofu, fromage, etc. Seul l’excès est nocif.

La médecine chinoise ne recommande pas une enfilade de régimes qui préconisent ce que nous pouvons manger ou pas. Elle cherche avant tout à rétablir l’équilibre dans le corps afin que nous puissions consommer en modération toute une variété d’aliments, et ce, en fonction de notre propre constitution, des facteurs climatiques et de notre santé dans le moment. Selon la cosmogonie chinoise et la MTC, nos forces et nos faiblesses organiques (et de caractère par conséquent) sont déterminées dès le moment de la conception. Les énergies vibratoires présentes dans l’univers au moment où l’ovule et le spermatozoïde entrent en contact sont les énergies qui viennent alimenter le fœtus et faire de la personne en devenir ce qu’elle sera pour toute sa vie. Selon que telle ou telle énergie sera présente ou pas dans le cosmos, les organes seront plus ou moins forts.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

Notre assemblée générale annuelle a eu lieu le jeudi 12 juin 2014 à 18h30 maison du Paréage à La Tour du Crieu.

20 des inscrits à l’association étaient présents

Martine a ouvert la séance en nous apprenant qu’elle a assuré 118 cours cette année pour 46 adhérents (Bravo et Merci à toi Martine !).

Nous avons parlé du budget, des formations de Martine pour l’an prochain, des projets de journées à thème, aussi d’un projet de journée commune avec les autres associations de Qi-Gong de l’Ariège.

La mairie de La Tour du Crieu devrait mettre à notre disposition un nouveau local à partir de la rentrée de septembre.

Martine réorganise les cours dés ce jour: Si les cours du mardi à 18h30, mercredi à 20h30 et jeudi à 14h sont conservés, il n’y aura plus de cours les jeudis à 18h30 désormais.

A 20 heures nous nous sommes retrouvés  pour partager un repas d’amitié au restaurant

« Les Bains Douches » 

L’ambiance était excellente et le repas délicieux ! 

 

Le Petit Pois

LE PETIT POIS, Wan Dou      par Jean Pélissier professeur en MTC

Le pois est un terme générique qui englobe aussi bien les petits pois, graines que l’on écosse, les pois secs, les pois cassés, les pois gourmands au corps aplati  encore appelé « mange-tout » que l’on consomme avec la gousse. Le pois fait partie de la grande famille des légumineuses.

Son nom chinois est Wan Du, 豌豆 , son nom scientifique est « pisum sativum » et il fait partie de la famille des « fabacées ». Il proviendrait d’Asie centrale et aurait été domestiqué il y a environ 10 000 ans en même temps que le blé et les lentilles.

Au départ il n’était cultivé que pour sa graine sèche et le terme « petit pois » ne serait apparu qu’au 18éme siècle pour le distinguer du poids sec.

Nous allons voir qu’en tant que légumineuse, c’est un élément essentiel, de la diététique « du juste milieu ».

Que dit la médecine chinoise ?

Les petits pois sont de saveur douce et de nature neutre. Nous savons qu’en MTC, la saveur douce harmonise et tonifie la Rate-Pancréas, ce que l’on appelle « le centre ».

D’autre part quand on dit qu’un aliment est de nature neutre, cela sous-entend que c’est un aliment du juste milieu, ni « froid », ni « frais, ni « chaud », ni tiède », un peu comme le riz. Ce sont des aliments très importants à consommer pour un bon équilibre interne.

Les méridiens-organes cibles sont ceux :

                  de la Rate et de l’Estomac.

Ses actions principales selon la tradition sont :

                  De renforcer la Rate,

                  d’harmoniser le Foyer Moyen ,

                  d’abaisser le Qi en excès de l’estomac,

                  de nourrir le Yin de l’estomac,

                  de favoriser la diurèse,

                  de débloquer le lait.

*En renforçant la Rate, « chef d’orchestre de la digestion du bol alimentaire », les petits pois permettent de lutter contre les nausées, les vomissements, les selles molles à répétitions.

*La fonction « humidifiante » de l’estomac, liée à la saveur douce en fait un puissant hydratant et permet de lutter contre les sensations de soif et de gorge sèche.

*Le petit pois est un très bon diurétique et permet de réguler les problèmes d’œdèmes au niveau des membres inférieurs et de faire diminuer l’ascite.

*En cas de « stagnation d’énergie » en particulier du Foie, les vaisseaux galactogènes des seins peuvent être bloqués, empêchant par-là, la remontée régulière du lait. Les petits pois selon la tradition favorisent l’allaitement. On dit en MTC qu’ils « débloquent le lait ».

Que disent les recherches modernes ?

*Les petits pois contiennent de nombreux antioxydants, dont la lutéine et la zéaxanthine qui protègent les cellules du corps contre les dommages causés par les radicaux libres.

*Les petits pois écossés contiennent une très grande quantité de protéines, deux fois plus que les mange-tout dont les graines sont plus petites. Par contre les « mange-tout » contiennent beaucoup plus de fibres longues.

*C’est une excellente source de vitamine C et de vitamine K qui régule la coagulation sanguine.

*Ils contiennent une grande quantité de fer, mais aussi du magnésium, du phosphore, du cuivre, du manganèse et bien d’autres éléments.

Mode de préparation.

Les pois peuvent donc se consommer sous forme séchée ou fraîche.

Les variétés à écosser sont donc appelées « petits pois ». Pour les variétés à consommer avec la cosse, on les appelle donc « mange-tout » ou pois gourmand. Le pois sec peut être coupé en deux : il s’agit alors des pois cassés.

Quand on les choisit sur les marchés, les cosses doivent être bien vertes, gonflées, et fermes. Elles doivent être luisantes, sans tâche et bien cassantes. Les grains des petits pois doivent être croquants et sucrés.

Les pois mange-tout doivent être bien verts, bien plats et de petite taille pour éviter les fils.

Quand le petit pois est sec, il doit être consommé bien cuit. Il est préférable de le faire tremper au préalable dans de l’eau salée pour une meilleure cuisson et une meilleure digestibilité.

Quand il est frais, son temps de cuisson est court. L’idéal alors est la cuisson à la vapeur pendant 10-15’. On n’a pas besoin de trempage préalable, car la graine est « propre » protégée par sa cosse. Plus il cuit, plus il perd ses vertus thérapeutiques.

L’idéal est évidemment d’écosser soi-même les petits pois, juste avant de les cuisiner et le plus près possible après la cueillette. En effet le processus de conversion du sucre en amidon commence à se faire dès le moment où ils sont cueillis.

Les préparations sont très nombreuses, mais en tant que légumineuse, on peut considérer qu’un plat de petit pois est complet et se suffit à lui-même.

En effet, c’est en même temps une source de sucres lents, de fibres, de protéines, les trois ingrédients d’un repas diététique complet.

Vous pouvez par exemple les cuisiner à l’étouffée avec de petites carottes, de petits oignons marinés et de fines herbes ciselées ajoutées en fin de cuisson comme de la menthe, du romarin, de la marjolaine ou du thym.

Les pois mange-tout se cuisent à la vapeur pendant quelques minutes ou à l’étouffée avec un peu de viande et de l’oignon comme dans certains plats chinois.

Contre-indications

Les réactions allergiques sont très rares.

La Laitue

LA LAITUE, Wo Ju.   par Jean Pélissier professeur en MTC

La laitue est issue de la famille des Astéracées. La plus cultivée à l’heure actuelle est l’espèce Lactuca Sativa, qui vient du mot latin Lactuca, lac-lactus signifiant lait. En effet il s’écoule un latex blanc quand la tige a une blessure.

C’est à partir de cette espèce que les jardiniers ont sélectionné de nombreuses variétés comme la batavia, la laitue frisée, la romaine, la feuille de chêne et bien d’autres encore.

Elle est originaire du bassin méditerranéen et du proche orient.

Le mot laitue se traduit en chinois par Wo Ju, 萵苣.

Que dit la médecine chinoise ?

La saveur de la laitue est amère et douce et sa nature fraîche.

On se rappelle que la saveur amère purge et assèche l’humidité, favorise les écoulements. Elle est rafraîchissante et légèrement laxative. La saveur douce elle relâche les contractures, tonifie les états de manque. La saveur fraîche, quant à elle, peut éliminer les symptômes de chaleur.

Les méridiens-organes destinataires sont ceux :

                  Du Gros intestin et

                  de l’Estomac.

La laitue a pour principales actions :

                  de perméabiliser la circulation au niveau des méridiens, en particulier ceux de l’estomac et du gros intestin

                  de traiter les stagnations de froid, les stagnations de Qi, l’accumulation de Tan et les parasitoses

                  de clarifier la chaleur,

                  de favoriser la diurèse,

                  de tonifier les tendons et les os,

                  de libérer les selles : c’est un laxatif doux.

Ses principales indications selon la tradition :

                  Les problèmes d’hématurie,

                  les insuffisances de montée de lait,

                  les dysuries,

                  les piqûres d’insectes (en application externe).

*La laitue favorise la production de lait au moment de l’allaitement.

On peut alors prendre une décoction de 250gr de laitue matin et soir.

*La laitue est particulièrement indiquée lors de symptômes d’inflammation des voies urinaires et de la vessie provoquant des urines chaudes, foncées, peu abondantes. On peut alors la consommer crue ou cuite, ou en décoction. C’est aussi un diurétique et un antiseptique des voies urinaires.

Une recette très connue en Chine en cas d’œdème avec peu de miction : « on prend 200 gr de laitue et 100 gr de haricots verts. On fait blanchir les haricots que l’on fait ensuite revenir au Wok avec un peu d’huile. On rajoute la laitue quand les haricots sont presque cuits. On fait sauter à feu vif quelques instants . On y ajoute un peu de coriandre et de basilic ». Il faut éviter de saler ce plat, car cela contrarierait l’action des deux légumes.

Que disent les recherches modernes ?

*La laitue contient une molécule qui se rapproche de l’opium sans en avoir les défauts et la toxicité. Cela en fait un excellent légume pour lutter contre la nervosité et l’insomnie. C’est un somnifère naturel.

Pour augmenter encore ces effets, on la prend cuite ou en décoction : « une tasse d’eau avec deux feuilles de laitue. On porte à ébullition pendant 1 minute et on laisse infuser 10’ ».

*C’est un légume qui provient directement de la terre et qui est donc très riche en vitamines et en minéraux. Elle contient entre autres une grande quantité de silice organique qui joue un rôle essentiel dans l’assimilation et l’élaboration du calcium. La silice est aussi un antidote de l’aluminium, très toxique pour l’organisme. On sait qu’elle joue un rôle protecteur du système cardio-vasculaire.

*Des études ont montré qu’une consommation régulière de laitue diminuait le risque de cancer digestif et ceux  du poumon. Rappelons-nous le lien direct qu’il y a entre poumon et gros intestin en MTC. Ceci du fait de la présence de nombreux antioxydants, et de très nombreuses fibres qui favorisent le péristaltisme intestinal.

Mode de préparation.

*Il convient de choisir toujours une salade possédant une belle couleur verte, car c’est elle qui possède le plus d’éléments nutritifs.

*En usage interne on peut la prend crue, blanchie, sautée, en décoction ou en potage. En application externe sous forme de broyat.

*Cru ou cuit ? Les deux sont possibles, bien que la tradition préfère le cuit pour atténuer la nature froide qui risque de générer des stagnations ou  tout au moins de retard de digestion.

Ensuite c’est une question de logique. En été, une bonne salade crue peut rafraîchir le corps. Inversement en plein hiver, on risque de s’exposer à des  phénomènes de stagnation.

Mais en tout état de cause, quand on consomme de la laitue crue il faut la « cuire dans la bouche » par une longue mastication.

Ensuite, la salade doit être lavée feuille par feuille sous l’eau, bien rincée et bien «essoré » (ne pas la laisser trop longtemps tremper) et ce d’autant plus que la salade est « bio », c’est-à-dire qui n’a pas subi de traitements chimiques. Ceci pour éviter d’ingérer des parasites ou des œufs de parasites qui ne feraient qu’augmenter une parasitose déjà présente.

Le fait uniquement de la blanchir tue ces parasites, mais la salive aussi au moment de la mastication à cette même action.

*Il convient de consommer la laitue très fraîche. En effet, c’est un légume qui contient beaucoup de nitrates qui peuvent se transformer en nitrites très toxiques quand la salade est coupée depuis trop longtemps.

Et bien sûr ne jamais consommer une salade de la veille qui a déjà été assaisonnée. D’ailleurs, l’assaisonnement doit se faire au dernier moment quand on la consomme crue, voir même juste avant de servir ou sur la table.

*Il faut savoir qu’au moment de sa culture « en masse », c’est un des légumes qui reçoit le plus grand nombre de traitements chimiques que ce soit des herbicides, des insecticides et surtout des fongicides. À cause de cela il faut préférer les laitues issues de l’agriculture biologique ou mieux encore, la cueillir dans son jardin.

Contre-indications

*Dans la tradition, il est dit très souvent que l’abus de laitue « trouble la vue, obscurcie celle-ci. Il faut l’éviter en cas d’atteinte oculaire importante.

*Il faut la consommer avec précaution en cas de déficience de Yang du foyer moyen, entre autres de la Rate-Estomac, déficience qui génère un état de froid au niveau de l’estomac avec des difficultés de digestion entraînant des selles molles ou liquides.

*Éviter aussi la consommation de laitue, surtout crue en cas de règles douloureuses avec une sensation de froid dans le petit bassin.

Conclusion

L’étude sur la laitue est un excellent exemple pour comprendre les dangers d’une culture «non-bio» qui peut avoir pour conséquence d’empoisonner lentement notre organisme.

Mais aussi elle nous permet d’introduire une réflexion que l’on doit avoir quant à une consommation excessive de crudités.

Une des grandes règles dans la « diététique du juste milieu » c’est d’insister sur la mastication.

Non seulement une mastication prolongée est capable de « cuire » la salade dans la bouche, mais aussi la salive étant un puissant antiseptique naturel, cela permet de tuer tous les parasites microscopiques pouvant être encore présent.