La Poire

LA POIRE, Li    par Jean Pélissier professeur en MTC

La culture du «poirier commun», «pyrus communis» ou «pyrus sinensis» pourrait remonter à 35-40 siècles.

Son nom chinois est Li, 梨.

Elle serait originaire d’Asie occidentale et de la mer Caspienne. La chine est un des premiers producteurs de poires dans le monde.

De nos jours on a inventorié plus de 1000 variétés de poires. Mais dans nos sociétés où l’uniformisation est de règle, on n’en consomme qu’une part infime.

Bien qu’on puisse la consommer toute l’année, la poire est avant tout le fruit de l’automne.

En médecine chinoise, on sait que c’est une saison dangereuse pour le Poumon qui peut facilement se mettre en état de sécheresse et ainsi être à l’origine de toux, de laryngites, de sécheresses de gorge et de bien d’autres pathologies dites de « sécheresse des liquides organiques ».

N’oublions pas qu’en MTC, Poumons et Gros Intestin sont en relation directe, l’atteinte de l’un pouvant retentir sur l’autre. La sécheresse du Poumon peut être donc être à l’origine de problèmes de constipation.

Dans un compendium de pharmacopée très connu en Chine, le Ben Cao Tong Yuan, il est dit : « Les poires crues peuvent chasser la chaleur des six entrailles. Cuites elles peuvent nourrir le Yin des cinq organes ».

Dès que l’on souffre de sécheresse dans un endroit quelconque du corps, c’est un des aliments les plus efficaces pour reconstituer les liquides organiques.

La poire est donc un fruit très connu en Chine. Le jus de poire est appelé «Boisson de la douce rosée produite par le ciel». Il est dit que «une consommation régulière de poire garantit un teint vif et lumineux et des cheveux brillants».

Que dit la médecine chinoise ?

Li, la poire est de saveur Douce, légèrement Acide et sa nature est Fraîche.

Les méridiens-organes cibles sont ceux

                  Du Poumon et

                  De l’Estomac.

Ses actions principales sont :

                  D’humidifier la sécheresse du Poumon.

                  De dissiper les mucosités.

                  De clarifier la chaleur.

                  De générer les liquides organiques.

 

 

Voyons quelques indications :

*En MTC, on considère que si l’on sait hydrater son corps en « petites quantités fractionnées » tout au long d’une journée, on ne devrait jamais avoir soif.

La soif est ou bien un symptôme signal d’alarme de « trop tard ». Vous êtes resté plusieurs heures sans boire. Ou bien alors le reflet d’une chaleur interne.

Les causes sont multiples. En effet, on peut avoir un dessèchement des liquides organiques :

                  après une forte fièvre,

                  en cas de diabète que l’on appelle du «foyer supérieur» en MTC,

                  de «chaleur dans l’estomac» très souvent liée à une stagnation du bol alimentaire,

                  d’excès d’alcool,

                  d’hyperacidité gastrique et de bien d’autres causes encore.

La poire est alors tout à fait indiquée pour combattre cette soif.

*On peut aussi la consommer en cas de production de Tan, de crachats dus soit à une inflammation aiguë ou au contraire à une faiblesse chronique au niveau du Poumon qui peuvent déclencher  des toux incessantes avec un Tan difficile à cracher.

En Chine d’ailleurs il est courant d’utiliser la poire sous toutes ses formes en cas de coqueluche.

*Comme c’est un humidifiant très important du foyer supérieur, on peut se servir de la poire en cas d’aphonie, de gorge sèche ou irritée. C’est un très bon fruit pour les orateurs ou les chanteurs qui mettent leur voix à contribution de manière excessive.

Une recette très connue en Chine est de boire deux fois par jour un jus de poire cuit au bain marie.

*Les médecins chinois considèrent que la poire prévient le cancer de toute la sphère naso-pharyngienne. C’est un très bon «contre feu» momentané contre une consommation excessive de cigarettes dont la fumée dessèche fortement les liquides organiques.

*C’est un excellent diurétique qui peut aider en cas d’œdème et d’oligurie.

*En cas de « chaleur dans l’estomac » avec une soif très importante, « mettre à tremper une demi-journée avec de l’eau de source fraîche une poire fraîche découpée en morceaux. Les broyer pour en extraire le jus et boire fréquemment en petite quantité ».

*Dans le Ben Cao Qin Yang il est dit : « En cas de parasitoses chez l’enfant avec accumulation de chaleur, donner un potage préparé avec du jus de poire ».

*L’application de broyat de poire permet d’éviter l’ulcération et calme les douleurs d’une brûlure.

Que disent les recherches modernes ?

Ces recherches ont pu montrer que :

*la poire contenait de la Iodine capable de maintenir saine la thyroïde qui comme nous le savons régit les combustions et les métabolismes de notre corps.

*Elle ne contient que très peu de sodium et donc peut être consommée même en cas d’insuffisance rénale importante.

*C’est un antiseptique, un astringent par son tanin et un diurétique.

*Ses fibres stimulent très efficacement le fonctionnement des intestins, facilitant ainsi le transit et l’élimination des déchets.

Notre maître nous disait que « notre santé était directement à mettre en relation avec la vitesse du péristaltisme intestinal ». Plus celui-ci est lent, plus les toxines du bol alimentaire vont pouvoir aller dans la couche du sang à travers les pores des intestins.

Un transit harmonieux et une évacuation quotidienne des selles permettent d’éliminer les déchets rapidement du corps. Ses fibres permettent bien évidemment de lutter contre les problèmes de constipation.

*La poire contient de très nombreux antioxydants qui permettent d’éviter certains types de cancer. A noter que la culture Bio permet davantage au fruit de développer ses défenses anti-oxydantes, qui se trouvent surtout au niveau de la peau.

Mode d’utilisation.

*En usage interne, la poire peut être consommée crue, cuite à la vapeur, bouillie, en jus, en pâte de fruit, en marmelade, en gélatine.

*En usage externe, on pourra faire une application locale de fruits broyés. Le jus peut d’ailleurs être utilisé en collyre, en particulier pour les conjonctivites.

*En arrosant les poires pelées de jus de citron ou d’orange, on peut éviter qu’elles brunissent très vite à cause du contact de l’air. Cependant il est plus judicieux de les consommer ou de les cuisiner tout de suite après les avoir pelées.

Il faut préférer les poires fondantes qui ont plus de fibres solubles. Les granuleuses, surtout si on ne les mâche pas suffisamment peuvent facilement devenir indigestes.

*Recette de « buena fama » : pour faire mûrir rapidement une poire, vous pouvez la mettre dans un sachet en papier avec une banane.

La poire a comme particularité de mûrir après la récolte quand elle est placée à température ambiante. Vous avez donc intérêt à les acheter à différents stades de maturation.

*Pour les jeunes enfants, choisir les poires à peau fine que l’on épluche et mixe après les avoir légèrement citronnées pour éviter qu’elles noircissent. Vous pouvez alors en faire une compote à très haute valeur nutritionnelle. Cette compote est donc excellente quand vos enfants ont une toux sèche.

Contre-indications

Les contre-indications sont nombreuses et importantes à connaître. On devrait par exemple éviter d’en consommer en cas :

de selles molles, de diarrhées liquides dues à un « froid dans l’estomac ».

De même en cas d’attaque de vent froid avec des toux claires, aqueuses.

En cas de diabète sans soif.

Après un accouchement.

On trouve de rares cas d’allergie, en particulier chez les individus déjà allergiques au pollen du bouleau.

 

Conclusion

Voilà un fruit qui est l’exemple type de l’application de la règle de diététique qui stipule de « consommer des fruits et des légumes de saison et de région ». Vous avez donc compris qu’une consommation régulière (qui ne veut pas dire quotidienne) de poires pendant l’automne et le début de l’hiver peut protéger l’organisme contre toutes les agressions de « froid-sécheresse » qui peuvent mettre à mal l’énergie du Poumon.

Le Concombre

Le Concombre             par Jean Pélissier professeur en MTC

Le concombre, Huang Gua en chinois, appartient à la famille des cucurbitacées. C’est une plante herbacée annuelle.

En réalité, on mange les fruits de cette plante qui s’appelle donc « concombre » ou « cucumis sativus ». Ils ont une forme allongée et arrondie aux extrémités et sont souvent munis de poils sur des tubérosités extérieures.

Originaire de l’Inde et de l’Asie tropicale, le concombre est utilisé par les Orientaux depuis plus de 5000 ans. En sanscrit, il est connu sous le nom de « Soukasa ».

Le concombre était très prisé des Grecs et des Latins et de nombreux pouvoirs lui étaient conférés au Moyen-Âge.

C’est la même plante qui, quand les fruits sont très petits, sert à faire les cornichons.

 

 

 

 

 

Que dit la médecine chinoise ?

Le concombre est de saveur Fraîche et sa nature est Douce.

Je vous rappelle qu’un aliment de nature froide rafraîchit la chaleur, disperse le feu et rafraîchit le sang. Il peut neutraliser les toxines comme les infections. La saveur douce sera plutôt tonifiante, humidifiante, hydratante et régulatrice du système digestif.

Les méridiens organes cibles sont ceux :

                  de la Rate,

                  du Poumon et

                  du Gros intestin.

Ses actions principales sont :

                  de clarifier la chaleur,

                  d’arrêter la soif et

                  de favoriser la diurèse.

Voyons quelques indications :

*Le concombre est très bon à consommer en cas de chaleur dans le haut du corps, ce que l’on appelle en MTC le « foyer supérieur ».

Il est excellent donc dans les sensations de chaleur dans la poitrine, dans les problèmes de gorge enflée et douloureuse, dans les soifs importantes avec sécheresse des lèvres. Mais aussi en cas d’yeux rouges et douloureux.

*Les Chinois ont l’habitude d’en consommer en cas de chaleur caniculaire, car il régénère les liquides et est rafraîchissant.

*En tant que diurétique, il permet de lutter contre les œdèmes, les difficultés urinaires ou les mictions fréquentes. On dit qu’il « perméabilise la voie des liquides ». Traditionnellement, on l’utilise en cas d’ascite ou d’œdème des membres inférieurs.

*Par son action rafraîchissante, il permet d’éliminer les toxines et la chaleur des furoncles. Il humidifie aussi la peau. Il pourra alors être aussi appliqué directement sur celle-ci ou pris par voie interne.

*On se sert aussi du concombre dans les diarrhées glaireuses de type chaleur, très odorantes, survenant chez les enfants.

*Du fait de son action « anti-chaleur » en application externe, on s’en sert en cas de brûlure, de coup de soleil, ou de blessure traumatique.D’ailleurs les Chinois traditionnellement ont l’habitude de conserver un concombre cueilli au mois de mai, dans une bouteille hermétique. Ils la suspendent à l’ombre et le jus obtenu est utilisé en application locale pour le traitement des brûlures.

*Il est dit que le concombre séché et vieilli « tonifie l’énergie de la Rate » et arrête les diarrhées.

Que disent les recherches modernes ?

*Le concombre, surtout la peau et la chair près de la peau contient de la cucurbitacine C responsable de l’amertume. C’est un anti-inflammatoire puissant. Les dernières recherches montrent qu’il peut inhiber la multiplication cellulaire en cas de cancer.

*Si on le consomme avec la peau, il a d’importantes propriétés anti-oxydantes.

*Connue depuis des millénaires pour ses vertus cosmétologiques, cette  plante est providentielle pour les peaux grasses. Elle régularise les sécrétions sébacées. Elle a des vertus cicatrisantes et adoucissantes. Sa nature froide et son action hydratante permettent de redonner vie au visage. On peut s’en servir comme onguent en cas de démangeaisons, de brûlures ou de rougeurs.

*Le concombre contient une protéine, la péroxydase qui aide à la diminution du cholestérol et des triglycérides. Ce que l’on appelle sous un terme générique, le Tan en MTC. Par là, il prévient les maladies cardio-vasculaires. D’autre part, il permet de diminuer le glucose sanguin et donc est un antidiabétique.

*Son taux élevé de potassium favorise l’élimination des toxines et l’excès d’eau de l’organisme (bien sûr, il ne faut pas rajouter de sel en le consommant ! ! !).

* En tant que dépuratif, il donne d’excellents résultats en cas d’excès d’urée ou de crises de goutte.

Mode d’utilisation.

*En utilisation interne, il peut être consommé cru ou cuit. Les Chinois l’utilisent très souvent dans les soupes.

En externe, son jus entre dans la composition de nombreuses pommades.

Localement, il  peut donc être appliqué en tranches ou broyé.

*Il convient de les choisir bien fermes, sans meurtrissures ni tâches. Bien verts et pas trop gros, pour éviter qu’ils ne soient trop amers.

*Les principes actifs sont situés sous et au niveau de la peau. Quand vous coupez le concombre en tranches, il ne faut donc pas le peler ou tout au moins juste enlever les zones poilues. Il convient en la matière de prendre des concombres Bio pour éviter la concentration de pesticides au niveau de la peau et de toutes les manières, bien les rincer.

*De nombreuses personnes ne digèrent pas le concombre. On peut faciliter son  assimilation en le dégorgeant au sel. Il ne faut pas bien sûr le consommer glacé, mais à température ambiante.

On peut y rajouter des épices type cumin si la personne a une lenteur de digestion ou du « froid » dans l’estomac. Ensuite on n’a pas besoin d’en  prendre en grande quantité et surtout en la matière le mâcher encore et encore.

Contre-indications

*Il convient d’éviter d’en consommer quand on est en présence de glaire, de Tan de type froid, ou lorsque l’on ressent une lenteur de digestion liée à un état de froid au niveau de l’estomac. Cela peut alors déclencher des douleurs abdominales, de la diarrhée ou des vomissements.

*Il ne faut pas en prendre juste avant ou pendant les règles surtout si le bas ventre est « froid » avec tendance aux règles douloureuses.

Conclusion

Une fois de plus nous nous trouvons devant un légume que l’on a tendance à oublier dans le panier de la ménagère. Mais surtout, il faut  réapprendre à mâcher encore et encore ce légume ainsi que tout autre aliment. Alors le concombre pourra effectivement se retrouver régulièrement dans nos assiettes.

La CACAHUÈTE

LA CACAHUETE, Hua Sheng              par Jean Pélissier professeur en MTC

La Cacahuète, encore appelée Arachide joue un très grand rôle dans la cuisine traditionnelle chinoise, mais aussi en pharmacopée comme nous allons le voir. Elle est même considérée, à bien des égards comme un « fruit de longévité ».

Elle provient d’Amérique du Sud, mais petit à petit s’est implantée dans toutes les régions tropicales et subtropicales du monde.

En chinois, son nom est Hua Sheng.

Ce n’est pas une noix, mais le fruit d’une légumineuse appartenant à la même famille que les pois, les fèves, les haricots. On la cuisinera d’ailleurs de la même manière. Certains l’appellent la « pistache de terre ».

Elle a comme propriété d’enterrer ses fruits après la fécondation.

Il faut savoir donc que les Chinois en font une très grande consommation, et l’on ne compte plus le nombre de plats où entre l’arachide. Ce sont d’ailleurs les premiers exportateurs au monde.

 

 

 

 

 

 

Que dit la médecine chinoise ?

La cacahuète est de saveur Douce et de nature tiède à neutre.

Les méridiens organes destinataires sont ceux :

                  Du Poumon,

                  de la Rate,

                  de l’Estomac et

                  des Reins.

Ses actions principales sont :

                  D’humidifier le Poumon et d’arrêter la toux.

                  D’harmoniser l’Estomac, et

                  De renforcer la Rate.

                  D’atténuer les effets de l’alcool.

                  Et d’être une tonique générale de l’énergie.

Voyons quelques indications :

*En médecine chinoise, on l’utilise dans les cas de sécheresse ou de vide du Yin du Poumon pouvant donner des toux chroniques qui ont la particularité d’être « sèches », de ne pas ramener de mucosités, de Tan. Dans les familles chinoises, elle est très utilisée en cas de coqueluche.  Il faut alors la préparer bouillie avec de l’eau très légèrement salée.

*En harmonisant la Rate et en tonifiant le Foyer Moyen, elle joue un rôle d’apéritif, d’ouverture de l’appétit.  La cacahuète peut alors être prise en tant que telle, grillée à sec ou cuite dans de l’eau, mais en évitant absolument de la saler. Elle permet aussi de lutter contre les problèmes d’inappétence et de régurgitation.

*Quand elle est consommée cuite à l’eau, elle est réputée stimuler la mémoire des enfants, des adultes et même des personnes âgées.

*Vous connaissez les liens qu’il y a entre le Poumon et le Gros intestin. Non seulement en agissant sur le Poumon elle permet de réguler le fonctionnement du Gros Intestin, mais elle contient aussi beaucoup de fibres qui, en augmentant le péristaltisme intestinal, permettent de réguler les selles et même d’être très légèrement laxatives.

Que disent les recherches modernes ?

La cacahuète est une source incroyable de principes actifs en tous genres.

*Elle est riche en Vit B8 qui permet d’empêcher le grisonnement des cheveux, de réguler la production de sébum et de s’opposer à leur  chute précoce.

*La peau brune-rouge de la cacahuète est riche en Vit. P qui renforce la résistance des capillaires sanguins. Elle est donc utile en cas de maladies veineuses, de varices, de jambes lourdes, d’hémorroïdes, de couperose ou encore de bleu spontané.

*En tant que légumineuse, elle est donc très riche en protéines et peut rentrer dans de nombreux plats végétariens pour remplacer les produits animaux.

*Elle contient beaucoup de fibres et c’est aussi un très bon antioxydant. En ce sens, elle est très intéressante pour prévenir les cancers, mais aussi pour agir sur les maladies cardio-vasculaires et sur l’HTA.

*Elle contient de la Vit. E et  du Zinc qui ont comme propriété d’améliorer la mémoire. En s’opposant au déclin des fonctions cérébrales, c’est un anti-vieillissant notoire.

Mode d’utilisation.

*La cacahuète peut être mangée crue, grillée, cuite à l’eau, moulue, transformée en pâte, en beurre, le fameux « peanuts butter » des Américains.

*Les Chinois préfèrent donc la consommer bouillie dans de l’eau légèrement salée. C’est ce mode de préparation qui lui confère le maximum d’action sur l’hypertension, la mémoire, l’excès de cholestérol, la toux, l’hypogalactie.

Grillée, elle devient plus « réchauffante » et agit surtout sur le Foyer moyen.

*Le temps de cuisson est d’une trentaine de minutes. Elle gonfle alors légèrement tout en conservant une certaine fermeté. Un autre mode de cuisson, plus long, mais plus approprié est le suivant : « on fait tremper toute une nuit dans l’eau une ou deux poignées de cacahuètes  avant de les cuire à feu très doux pendant 8-10h ».

*Les cacahuètes grillées à l’huile sont indigestes. Elles le sont moins si elles sont grillées à sec. Cependant il faut les mastiquer très longtemps. Et bien évidemment éviter, comme je l’ai dit plus haut, de prendre autant que possible des cacahuètes salées.

Contre-indications

*Alors que l’arachide possède majoritairement de bonnes graisses insaturées, capables de se diviser et nourrir l’organisme, dès que l’on en fait de l’huile, elle devient une graisse saturée, grand pourvoyeur de Tan. L’huile d’arachide bouche les vaisseaux sanguins et le Cœur, elle est donc la cause de multiples maladies cardio-vasculaires. Il ne faut pas oublier que beaucoup de margarines sont faites à base d’huile d’arachide.

*La cacahuète est à éviter en cas de selles molles ou de diarrhée.

*La cacahuète grillée est déconseillée en cas de vide de Yin avec des bouffées de chaleur, des problèmes de bouche et de gorge sèche et des transpirations nocturnes. État que l’on peut facilement retrouver au moment de la ménopause.

*Il y a aussi bien évidemment le problème de l’allergie chez l’enfant. Cette allergie à la cacahuète peut devenir très grave et perdurer ensuite à l’âge adulte. Cela peut aller jusqu’au choc anaphylactique. À ce moment-là, même l’huile peut déclencher les mêmes symptômes.

Conclusion

À condition de ne pas prendre un apéritif quotidien à base de cacahuètes salées, vous venez de découvrir ou de redécouvrir à travers ces lignes l’existence d’une légumineuse, que l’on a tendance à appeler « fruit » qui peut parfaitement entrer dans nos habitudes culinaires.

L’ANANAS

L’ANANAS          par Jean Pélissier professeur en MTC

L’ananas se dit Bo Luo 菠蘿 en chinois.

Bien qu’il puisse être pris toute l’année pour ses propriétés digestives, c’est le fruit par excellence de l’été, surtout quand les températures sont élevées.

Ce « presque fruit » est originaire d’Amérique du Sud et des Caraïbes.

On prête à Christophe Colomb le fait d’avoir découvert ce fruit en Guadeloupe. Il est cultivé en Chine depuis le 17éme siècle.

L’ananas est une plante herbacée de la famille des broméliacées dont le nom vient des Guaranis :«nanà nanà» qui signifie «parfum des parfums».

On ne peut pas dire que cela soit véritablement un fruit, mais plutôt une multitude de baies qui se sont formées après la fusion des fleurs en épis.

C’est une plante qui a la particularité de pousser dans un milieu très sec et qui a la faculté de pouvoir capter le maximum d’eau que l’environnement peut leur fournir, un peu comme les cactus. En tant que plante tropicale, elle meurt si la température descend trop longtemps sous les 10 degrés.

Que dit la médecine chinoise ?

L’ananas, Bo Luo, 菠蘿 est de saveur douce, légèrement acide et sa nature va de neutre à frais.

Les méridiens-organes cibles sont :

                  La Rate.

                  L’estomac.

Ses actions principales sont :

                  De clarifier la canicule.

                  D’arrêter la soif.

                  De dissiper les stagnations d’aliments.

                  D’arrêter la diarrhée.

                  De favoriser la sécrétion de salive.

                  De soulager l’agitation.

                  De dissiper les effets de l’alcool.

                  De renforcer la Rate, chef d’orchestre de la digestion du bol alimentaire.

Quelques exemples d’indications :

*Quand la « perversité chaleur », pénètre dans le corps, elle peut se transformer en feu, canicule et épuiser les liquides organiques. C’est le « coup de chaleur ».

L’ananas agit alors comme rafraîchissant, désaltérant. Il coupe la soif et nourrit très rapidement les compartiments liquidiens. Il permet aussi de lutter contre la fièvre et l’agitation.

*Quand les aliments stagnent dans l’estomac, ils vont fermenter et déclencher des vomissements et des diarrhées malodorantes. L’ananas sera un très bon anti diarrhéique et permettra de digérer le bol alimentaire. C’est donc un fruit excellent à prendre en cas d’indigestion.

*Il contient une quantité très importante de fibres qui vont permettre de nettoyer les intestins et d’augmenter le péristaltisme intestinal. Il favorise l’élimination des déchets, du Tan en MTC.

En cas de constipation chronique, par paresse intestinale, essayez de manger tous les matins une tranche d’ananas frais.

*La pulpe broyée de l’ananas peut servir de masque de beauté. Elle peut nourrir la peau, prévenir les rides, nourrir les cheveux et prévenir et éliminer les taches de vieillesse.

*Un remède de famille connue en Chine : « boire un verre de jus d’ananas frais pour calmer la douleur de la gorge et calmer la toux grasse ».

Que disent les recherches modernes ?

*Les recherches modernes ont pu mettre en évidence la présence d’une enzyme protéolytique, qui est la broméline ou bromelaïne. Certes, cette enzyme est principalement concentrée dans la tige, mais on en trouve beaucoup dans le fruit lui-même.

Cette enzyme a des effets cicatrisants, anti-inflammatoires et facilite la résorption des œdèmes.

Elle permet aussi de faciliter la digestion.

Elle est très efficace contre les tendinites.

Grâce à son pouvoir désinfiltrant, ellle permet de lutter contre la cellulite et les rétentions d’eau.

*L’ananas contient toutes les vitamines dont le corps a besoin, 16 sortes de minéraux et peut effectivement aider à la digestion, l’assimilation et l’élimination. C’est à ce titre que l’on dit qu’il permet de perdre du poids et de désinfiltrer

Mode de préparation

*L’ananas se consomme prioritairement frais, nature ou sous forme de jus. Il entre dans de multiples préparations culinaires.

*Le jus d’ananas, du fait de ses vertus protéolytiques est utilisé en cuisine pour attendrir les viandes. Quand on le met en contact avec le lait, on le fait cailler.

Ce jus contient également des enzymes semblables aux sucs gastriques ce qui permet de décomposer les protéines du bol alimentaire et d’aider à la digestion.

*Choisir les fruits les plus lourds, dont les feuilles sont fermes, fraîches et d’un beau vert foncé.

*Éviter les fruits en conserve, car on y rajoute beaucoup de sucre et ils perdent une grande partie de leur propriété. En outre la broméline ne se retrouve que dans l’ananas frais.

*Il peut se conserver un à deux jours à température ambiante et 4-5 jours au réfrigérateur.

*Au Congo, on en fait une bière locale.

*Au Burundi, on en fait une liqueur locale appelée « baurasine ».

 

Contre-indications

Elles sont importantes à connaître.

*Tout d’abord, on ne devrait pas en consommer plus que 50 à 100 GR à la fois au risque de voir apparaître des désagréments digestifs.

*Certaines personnes peuvent présenter des allergies légères provoquées par la libération d’histamine dans l’organisme. Au même titre que les fraises ou la tomate. Cela peut provoquer de l’urticaire ou des démangeaisons sur la langue.

*La véritable allergie avec œdème de Quincke est plutôt rare.

*Il faut éviter d’en prendre de manière excessive surtout si on est en état chronique d’insuffisance d’énergie de la Rate, qui je vous le rappelle est, en MTC, le chef d’orchestres de la digestion du bol alimentaire. Les personnes souffrant d’hypotension, de faiblesse, de ptose abdominale doivent s’abstenir de manger de l’ananas.

*C’est un fruit qui doit se mâcher longtemps pour arriver dans l’estomac mélangé à de la salive et à température ambiante. L’avaler glacé déclenchera immanquablement des douleurs de ventre.

Conclusion

Bien que l’on sorte de la règle qui consiste à « consommer des fruits de saison et de région », l’ananas, universellement connu peut nous aider dans la pratique de la voie du juste milieu.

Lorsque par exemple vous êtes amené à faire un repas de fête trop lourd et un peu trop « protéiné », l’ananas vous permettra de pallier au risque de stagnation dans l’estomac et donc d’indigestion.

Cela fera donc partie de la panoplie des fruits qui entrent dans le cadre de la « règle des neuf jours » tout en privilégiant sa prise dans les périodes estivales.

STAGE DE YOGA avec XUYÊN

Annette KAUSS nous invite :

Samedi 19 et Dimanche 20 octobre 2013

Stage de Yoga avec XuYen

l’invitation à être heureux !

Xuyên nous invite à être
 « Dignement humain et humblement divin ».

Il nous rappelle que nous sommes créateurs de notre vie et nous invite à maintenir notre équilibre corps, cœur, esprit, à travers :

une pratique dans la fluidité des mouvements,

l’écoute de paroles pleines de sagesse et d’humour

 

Samedi de 9h30 à 18h

Dimanche de 9h à 17h

lieu : chez Michel et Stéphanie

10 avenue Robert Rech 09300 LIEURAC

Itinéraire : Toulouse- Pamiers- Mirepoix  direction Lavelanet….à Laroque d’Olmes  tourner  à droite au feu …..à Lieurac ..1ère à droite ….un récup verres à droite, c’est là. La grande maison à droite dans le virage

Participation : 

Samedi et dimanche avec repas de midi : 95 €

Pour un seul jour avec repas de midi :50 €

Pour le repas du samedi soir et petit déjeuner chacun amènera de quoi partager.

Hébergement en dortoir : 10 € (amenez duvet ou drap)

Pour la pratique, amenez un tapis, un coussin, une thermos de tisane ou boisson chaude…

Pour la maisonnée…des pantoufles, chaussures d’intérieur

Veuillez vous inscrire  auprès de

KAUSS Annette

2A rue de Mounic 09340 VERNIOLLE

Tél : 05 61 69 24 23 kaussam@hotmail.fr

En joignant un chèque d’arrhes de 30€  au nom de Kauss Annette

Ce chèque vous sera rendu, lors de la rencontre ,

SVP vous paierez la totalité en espèce. Merci

Les stages de Yoga avec XuYen sont à la fois simples et profonds, toujours remplis de chansons, de bonne humeur, et de rencontres.

XuYen est né au Vietnam il y a quelques dizaines de printemps, puis s’est établi en France (actuellement à Saintes, en Charentes Maritimes) il y a une quarantaine d’années. Il transmet depuis, dans ses stages, une énergie de Vie universelle et libre, et nous propose d’établir de plus en plus fermement l’équilibre dans nos vies, à l’aide des pratiques corporelles et du retour à Soi.

Le stage se déroule en une alternance de séances posturales (simples), de discussions et de chants. Simplicité et convivialité sont aussi invitées.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

Notre Assemblée Générale a eu lieu le 19 juin 2013

à La Tour du Crieu

Etaient présents :

LAGUERRE.R, GARCIA, DEDIEU.B, RAYNAUD.M, ESTEBE.G, UGINET.M, ALBERTOS.G, DEJEAN.N, ZOIA.J, MONTAILLER.S, LOPEZ.Y, ORMIERES.M,  MARTINEZ.H, COMBRES.M, VIDAL.M, SOLERES.N, QUEROL.A, VIAU.J,  LEFAY.C, SAINTIGNAN.M, REDONDO.E, DELPUERTO.A, MEFFERT.M, BOYER.B, AMIEL.M,  SEMPE.J,  MINATI.M.

Compte rendu:

L’ACTIVITE

Notre Présidente, Martine pose à l’assemblée des questions sur  le déroulement d’une séance de qigong, elle demande comment ses cours sont ressentis.

Elle fait la proposition d’approfondir certains mouvements de  qigong à chaque séance.

Puis elle parle du travail des participants qui démontrent une persévérance importante et une bonne implication ce qui a pour effet de permettre à chacun d’évoluer.

L’association  est composée de 46 adhérents.

MARTINE a donné 130 cours sur l’année, elle nous a fait travailler plusieurs QIGONG :

Travail dans les 6 directions, l’oie sauvage,  les 6 méridiens, les 5 animaux.

Puis elle a détaillé l’enracinement et l’axe.

La rentrée se fera le 24 septembre 2013

PROJETS

Formation de QIGONG à TOULOUSE,  400 EUROS POUR 4 WEEK-END

– Organisation d’une journée MASSAGE  et le  LACHER PRISE avec NICOLE en octobre.

– Martine prévoit de repasser l’examen FEDERAL en mars 2014

voyage de Martine en CHINE en septembre 2013. Une participante propose que MARTINE nous fasse un compte-rendu quotidien ou plus ou moins régulier en fonction de ses possibilités sur le déroulement de ses  journées.

RENOUVELLEMENT DU BUREAU

Le BUREAU a  démissionné.

Renouvellement du BUREAU  avec proposition d’élargir le bureau,

Bernadette DEDIEU  se propose comme secrétaire-adjointe, Bernadette BOYER comme vice-présidente et PAUL comme trésorier-adjoint. Candidatures acceptées.

QUESTIONS DIVERSES :

Proposition d’  organiser une journée yoga et qigong  il y a : peu de personnes intéressées

Puis une journée massage et qiqong qui fait l’unanimité.

À son retour de CHINE, MARTINE pourrait nous faire sur une journée, un débriefing à propos du voyage et de ses apports théoriques.

Puis la séance est levée à 20h15.

L’assemblée générale est suivie d’un repas. Chacun avait apporté une préparation et l’association a offert le repas chinois.

Comme vous le voyez sur les photos le QI a circulé et nous a nourrit !

   




l’ABRICOT

L’ABRICOT          par Jean Pélissier professeur en MTC

L’abricot se dit Xing Zi, 杏子 en chinois. 

C’est donc le fruit d’un arbre, l’abricotier. Son nom scientifique est la « prune d’Arménie » ou Prunus Armeniaca. Les Romains le nommaient « praecoquum » qui veut dire fruit précoce.

L’abricot comme la pêche sont deux fruits à noyau, du genre prunus, originaire de Chine.

En Chine, justement on trouve des abricotiers sauvages dans de très nombreuses régions. Ce sont les meilleurs.

Depuis plus de 2000 ans, toujours en Chine on les a « domestiqués ».

C’est un fruit sucré, peu juteux, ferme. Sa couleur est jaune orangé. Il a la particularité, comme la banane ou la tomate, de mûrir très vite.

C’est donc un fruit très facile à consommer, trop facile peut-être. Attention donc aux excès comme nous allons le voir dans les contre-indications.

      Que dit la médecine chinoise ?

L’abricot, Xing Zi, 杏子 est de saveur acide et douce et sa nature est tiède.

Les méridiens-organes cibles sont :

l’Estomac,  le Gros Intestin et  le Poumon.

 

 

Ses actions principales sont :

d’humidifier le Poumon,  de générer les liquides organiques,  d’arrêter la soif et d’arrêter les dyspnées.

Voilà pourquoi ce fruit est un fruit de l’été

Quelques exemples d’indications:

*   Quand on est « agressé » par un Vent Externe ou de la Sécheresse, cela peut attaquer et affaiblir les poumons et déclencher une toux sèche. L’abricot est très intéressant alors. C’est en effet un expectorant, un émollient et un antitussif. On peut aussi s’en servir en cas de crises d’asthme.

On connaît tous les perversités externes liées au vent, à la chaleur, au froid, à l’humidité, mais la sécheresse est rarement prise en compte.

Entre autres, en dehors de celle du climat,  deux types de sécheresses dont on ne tient pas compte :

– la sécheresse ambiante qui peut descendre jusqu’à 15-20% d’humidité (au lieu de 50-60% normal) conséquence d’une climatisation excessive surtout en été.

–  ensuite la fumée de la cigarette qui dessèche littéralement les liquides organiques.

*  C’est un hydratant très puissant. On dit que « l’abricot humidifie et désaltère ». Il calme donc la soif et permet de lutter contre la bouche et la gorge sèches.

*  En chine, il est dit qu’il prévient le cancer du Poumon et du naso-pharynx.

*  Du fait de son action sur le sang et les liquides organiques, il permet de traiter des problèmes de cheveux ternes, cassants et abîmés.

Que disent les recherches modernes ?

* L’abricot est très riche en fibres et en antioxydants. Il contient du carotène, ou provitamine A qui lui donne sa couleur orangée. C’est un puissant antioxydant. Cela en fait un fruit très intéressant dans la prévention des cancers et contre le vieillissement cellulaire.

* Il est riche en pectine qui se gonfle facilement d’eau, d’où son côté moelleux. Cela aide à son action hydratante et émolliente.

*Il a une forte teneur en cuivre et en fer. Le fer favorise la production de globules rouges et donc lutte contre l’anémie.

*Quand il est pris sec, il est laxatif. N’oublions pas en MTC le lien direct entre les Poumons et le gros intestin.

*Séché, il est très apprécié des sportifs pour l’énergie qu’il apporte.

*Pour diminuer le taux de cholestérol, nos grands-mères faisaient tremper un abricot sec dans un verre d’eau toute une nuit. Le lendemain, à jeun, consommez l’abricot et buvez l’eau.

*Un extraordinaire masque de beauté : « réduire en pulpe 3 ou 4 abricots bien mûrs. Une fois obtenue une bouillie, rajouter 6 gouttes d’huile d’amandes douces. En faire un masque de 20’ sur le visage ».

 

Mode de préparation

*On le consomme frais, séché (abricots secs), cuit,  en compote, en confiture, en tartes etc…

*Sa peau doit être lisse, non duveteuse, sans taches. Cette peau se mange, mais il faut au préalable bien laver le fruit.

Si vous n’avez pas la chance de pouvoir le cueillir directement sur l’arbre, il faut l’acheter bien mûr, car  il ne mûrit pas après la cueillette.

 

 

 

 

 

 

Contre-indications:

Dans les textes anciens, il est dit qu’il faut « éviter d’en consommer  trop car cela peut blesser les tendons et les os ».

L’abus d’abricots chez les enfants peut générer un phénomène de « chaleur » au niveau de l’épigastre et favoriser l’apparition de furoncles.

Un excès de consommation d’abricots secs ou trop mûrs peut entraîner une diarrhée chronique.

ANNEXE

L’amande d’abricot ou Xing Hu

 

 

 

 

 

L’amande tirée du noyau d’abricot est bien plus employée que le fruit en pharmacopée chinoise.

C’est même un des remèdes majeurs qui entre dans de très nombreuses formules traditionnelles.

Il est principalement indiqué dans :

                  les chaleurs du Poumon avec toux, difficulté respiratoire et soif.

                  Dans les toux causées par un Vent-froid ou un Vent-chaleur.

                  Dans les toux par sécheresse et déficience du Yin des poumons.

                  Dans les problèmes de constipation par sécheresse du Gros intestin.

*De ces noyaux, on va tirer une huile relativement précieuse, qui est connue depuis la nuit des temps en cosmétologie.

Elle a comme propriété de nourrir la peau, de lui redonner de la douceur et de l’élasticité et donc d’en retarder le vieillissement.

*Mélangez à de l’argile, de l’huile d’abricot : c’est à moindre frais un excellent masque de beauté antirides.

Ce mélange a aussi comme propriété de calmer les irritations du soleil.

*Voilà une préparation très ancienne : préparez des pilules de miel à base d’amandes d’abricots et de noix pilées.

Il faut les consommer avec des miettes de gingembre cru.

C’est  une très bonne recette contre les problèmes de toux chronique diurne et surtout nocturne.

Les contre-indications de l’amande d’abricot sont importantes à connaître :

– il faut les utiliser avec une grande prudence quand les selles sont molles, ou chez l’enfant.

– Il ne faut pas en prendre en cas de déficience générale.

– N’en prendre au grand maximum que 3 à 10 pièces chez l’adulte et qu’une ou deux chez l’enfant.

– En manger plusieurs dizaines d’un coup peut entraîner un risque mortel du fait qu’elles contiennent de l’acide cyanhydrique.

 

 

 


L’OIGNON

L’OIGNON, Yang Cong   par Jean Pelissier professeur en MTC

 L’oignon se dit Yang Cong洋蔥 en chinois.

Il  est consommé depuis des millénaires dans ce pays, mais aussi quasi dans le monde entier. Originaire il y a plus de 4000 ans d’Asie Centrale, on en retrouve des traces chez les Égyptiens, les Grecs, les Romains…

L’oignon est une plante herbacée de la famille des liliacées.

Il en existe de très nombreuses variétés, des blancs, des jaunes paille, des rouges, des rosés, avec des vertus quasi identiques.

Il est considéré à la fois comme un légume, mais aussi comme un condiment ayant d’extraordinaires propriétés médicinales, comme nous allons le voir.

Que dit la médecine chinoise ?

L’oignon, Yang Cong, 洋蔥est de saveur Piquante et douce et de nature Tiède.

Je vous rappelle que la saveur douce est bonne pour le « logiciel rate-pancréas » et qu’un aliment piquant est un aliment bénéfique pour le poumon et le gros intestin quand il n’est pas pris en excès.

Les méridiens organes destinataires sont :

la Rate, l’Estomac et le Poumon.

Yang Cong a pour principales actions :

de régulariser le Qi du Foyer moyen, Rate-Estomac et de tonifier et tiédir la Rate.

*L’oignon permet de lutter contre les distensions de l’estomac souvent dues à une stagnation de Qi, d’énergie de l’estomac.

*En tonifiant l’énergie de la Rate, l’oignon contribue à faciliter la digestion.

*C’est un anti-diarrhéique notoire.

*L’oignon aide à la digestion des céréales, des légumineuses, des féculents.

Quand on mange par exemple un plat de lentilles, il convient de les cuisiner avec un émincé d’oignon. Cela évitera d’avoir des flatulences trop importantes.

*Pour toutes les piqûres de guêpe ou d’insecte, on frotte la lésion pendant 2 minutes avec un oignon coupé en deux.

*Les Chinois expliquent qu’une consommation régulière d’oignon permet d’accroître la force musculaire. Il faut se rappeler que la Rate est à mettre en relation avec les chairs et les muscles en MTC.

*L’oignon est très intéressant en cas de rétention de liquide. On dit qu’il soutient la diurèse.

*Dans la tradition populaire, on sait que prendre de l’oignon en cas d’infection pulmonaire avec présence de crachats, de Tan, favorise l’expulsion de ces mucosités.

*Que ce soit l’ail ou l’oignon, il est d’usage dans de très nombreux pays d’en placer dans les chambres à titre de protection.

*Selon la théorie des signatures, les oignons ressemblent aux cellules du corps. A ce titre l’oignon aide à nettoyer les déchets de toutes les cellules du corps.

Les larmes produites lors de l’épluchure permettent  de « laver » la couche épithéliale des yeux.

Que disent les recherches modernes ?

*Il a été démontré que l’oignon était un aliment majeur dans la prévention des maladies cardio-vasculaires.

Il possède en effet des vertus hypocholestérolémiantes et hypotensives. C’est un anti-agrégant plaquettaire. Il a aussi d’importantes vertus anti-oxydantes.

*Il contient des composés soufrés. Ce sont eux qui font pleurer et chargent l’haleine. Et ces composés ont des vertus hypoglycémiantes. Ils sont donc très intéressants pour les diabétiques.

*Il dissout l’acide urique responsable des crises de goutte, de douleurs articulaires et de calculs rénaux.

*Il possède au même titre que l’ail, l’échalote, la ciboulette, la ciboule, d’excellentes propriétés anti-cancer.

Des études ont montré que les extraits d’oignons pouvaient inhiber le processus de mutation cellulaire à l’origine des cancers, mais aussi d’éliminer la prolifération de cellules cancéreuses.

Mode de préparation

*Doit-on le manger cru ou cuit ?

Je serais tenté de dire les deux.

Dans les pays asiatiques, on préfère le consommer cuit. Il stimule alors la digestion et tonifie la Rate-Estomac.

Cru, il permet de lutter contre l’HTA, les maladies cardio-vasculaires, le diabète.

Mais il est plus indigeste. C’est une question de tolérance individuelle et d’entente dans le couple!

*Si vous ne voulez pas trop pleurer au moment de l’épluchage, coupez-le tout de suite après la sortie du réfrigérateur et sous l’eau. Le froid et l’eau évitent que les composés soufrés,  très volatils, vous fassent venir la larme à l’œil.

* Il convient de choisir les oignons de garde, fermes, brillants, à la pelure bien sèche. Évitez ceux qui ont des meurtrissures, des taches et évidemment pas de germes. Des oignons « bio» seraient le mieux.

*Il aura plus de goût et de valeurs nutritives s’il est brièvement revenu dans de l’huile ou dans un autre corps gras, en le laissant croustillant sans le laisser brunir.

Contre-indications

*ne pas en prendre cru en cas d’estomac sensible.

*Nous savons que la nature piquante et dispersante est à mettre en relation avec les Poumons. On devrait s’abstenir d’en prendre, surtout cru, en cas de fièvre, ou de maladies inflammatoires comme des conjonctivites, des problèmes de prurit cutané.

 

Conclusion

Vous avez bien compris que dans la « pharmacie du Bon Dieu », l’oignon tient une place de choix.

On pourrait presque dire que la «loi des neufs jours» ne s’applique pas à ce légume-condiment. En effet, il peut entrer dans la composition de très nombreux plats diététiques, de façon quasi quotidienne.

Mangez donc souvent de l’oignon, cuit, cru, dans les soupes, etc…

 

 

L’Asperge

Asperge, Lu Sun         par Jean Pélissier professeur en MTC

Originaire des pays tempérés de l’Eurasie, l’asperge, Lu Sun 蘆筍 en chinois est un légume qui est cultivé et qui se consomme à l’heure actuelle dans le monde entier.

Connue des Romains, elle est cultivée comme plante potagère depuis le 15esiècle en France.

L’asperge appartient à la famille des liliacées comme les poireaux, les oignons, l’ail, le bulbe de lys.

On la trouve sous forme sauvage : c’est à mon goût la meilleure. Et évidemment il y a celle de culture.

On en compte environ une vingtaine d’espèces, mais les plus connues sont les asperges vertes, les blanches qui ont été cultivées à l’abri de la lumière d’où leur couleur et les violettes.

Un peu comme le bambou, l’asperge provient de rhizomes, pour sortir de terre sous forme de turions qui ensuite peuvent pousser très vite jusqu’à 1m50 de haut.

Son goût évoque un peu la saveur de l’artichaut.

Elle est constituée d’une tête où se concentrent le goût et les minéraux, d’un corps et d’une base. Il faut savoir que c’est au niveau de la base, ou tout au moins au bas de la tige que sont concentrés les principes actifs.

En effet, à l’heure actuelle, des recherches sont faites dans le monde entier pour ses vertus « anti-cancers ». C’est une des seules plantes ayant des propriétés aussi marquées.

Que dit la médecine chinoise ?

Son nom est donc Lu Sun, 蘆筍.

L’asperge est de saveur Amère et Douce. Sa nature est Fraîche, presque Tiède.

Les méridiens organes cibles sont :

    • Les Poumons.
    • La Vessie.
    • Le Gros Intestin.

Lu Sun a pour principales actions :

    • D’humecter les Poumons.
    • De calmer la toux.
    • De dissiper les glaires, le Tan.
    • De faire baisser la tension artérielle.
    • De clarifier la chaleur.
    • De rafraîchir le sang et d’arrêter les saignements.
    • De clarifier les Intestins et de débloquer les selles.
    • De tuer les parasites.

Ses indications principales :

*L’asperge est un antiseptique des voies urinaires et un diurétique. En pharmacopée, on l’utilise dans les cas de mictions fréquentes, peu abondantes et douloureuses. On appelle cela de « l’humidité chaleur » en MTC.

Il est à noter que l’asperge « va » très rapidement dans la vessie. En quelques minutes, les urines ont une odeur très prononcée.

*On l’utilise aussi en cas de chaleur dans le sang favorisant les saignements, comme les saignements de nez, de gencives, les vomissements de sang.

*Quand on ne consomme pas assez de fibres et que les selles sont sèches, l’asperge peut aider à débloquer la situation.

N’oubliez pas le lien qu’il y a  entre l’énergie du Poumon et le Gros Intestin en MTC : quand les Poumons sont « secs », cela peut entraîner une sécheresse du Gros Intestin. Or, comme l’asperge humecte les Poumons, cela va avoir un retentissement sur le transit intestinal.

*Elle est très intéressante dans les cas de parasitologie. En usage externe d’ailleurs, elle permet de traiter les champignons et autres parasites cutanés.

*C’est un excellent aliment de prévention de l’athérosclérose et des maladies cardio-vasculaires, action due entre autres à ses propriétés hypotenseuses et hypolipidémiantes.

*Grâce à son effet diurétique, elle permet de lutter contre l’obésité associée à de la rétention d’eau.

*D’autre part, l’asperge contient beaucoup de fibres, surtout des fibres longues qui permettent de « brosser » les villosités intestinales et d’augmenter le péristaltisme. Cela permet aux déchets d’être plus facilement éliminés et de ne pas retourner dans la circulation sanguine.

Que disent les recherches modernes ?

*L’asperge a des propriétés anticancéreuses importantes du fait qu’elle contient entre autres du carotène et du glutathion. Dans certains pays, dans les formes de cancers dits « désespérés » une cure d’asperge a permis d’obtenir des résultats spectaculaires.

*Elle permet de dissoudre les calculs rénaux quand ils sont d’origine calcique.

*Elle contient une grande quantité de protéines appelées Histones qui contrôlent la croissance cellulaire.

*Elle est riche en éléments nutritifs, faible en calories, en sodium et en cholestérol.

*Elle contient énormément de potassium.

*Elle contient une substance appelée Rutine qui renforce les vaisseaux sanguins.

*Elle contient surtout une très grande quantité d’antioxydants capables de réduire les dommages causés par les radicaux libres dans le corps.

*Les recherches modernes ont montré, en dehors de son action sur les cancers, qu’elle est dépurative, laxative et galactagogue, c’est-à-dire qu’elle augmente la sécrétion lactée.

Mode de préparation

On devrait consommer les asperges de région et de saison, c’est-à-dire en mai et en juin.

Un proverbe dit : le 24 juin à la St jean, la saison de l’asperge prend fin. « Quand les cerises sont rouges, l’asperge est morte ».

L’asperge ne se mange pas crue, mais  ne doit pas être cuite trop longtemps, car elle perdrait une grande quantité de ses vertus médicinales.

Ne les faites cuire que dans très peu d’eau, juste le temps nécessaire pour les attendrir. À la vapeur c’est le mieux.

Pour conserver leur belle couleur verte, les arroser d’eau glacée juste après les avoir retirées de l’eau de cuisson.

Le secret de l’asperge tient à sa fraîcheur. Surtout pour les asperges sauvages qui doivent être consommées quelques heures après la cueillette

Contre-indications

*On doit éviter d’en prendre quand on a déjà fait des calculs rénaux à base d’acide urique qui sont beaucoup plus rares (10% des cas) que ceux d’origine calcique. Dans ce cas-là, l’asperge est indiquée.

*Sa haute teneur en acide urique la contre-indique aussi en cas de goutte et d’arthrite.

*À ne pas consommer en cas d’insuffisance rénale chronique.

 

 

 

 

 

 

Conclusion

C’est un légume idéal pour la santé, dans le cadre d’une vraie politique de prévention. Mais vous ne devez pas obligatoirement focaliser dessus, car comme vous pouvez le constater, il y a bien d’autres fruits et légumes de saison et de région qui font aussi partie de la « pharmacie du Bon Dieu ».

Mais lorsque vous voulez vous servir de l’asperge pour rééquilibrer votre corps, vous pouvez en consommer toute l’année, soit sous forme fraîche, de culture ou conservée en bocaux. Achetez-les alors sous forme bio pour avoir le moins possible d’agents conservateurs.

Sourire intérieur et posture

Sourire intérieur et posture, les essentiels du Qi-Gong

par Annie Ollivier professeur de Qi-Gong

Dans toutes les pratiques de Qi Gong, il y a deux éléments essentiels à bien assimiler pour que les exercices soient vraiment et profondément bénéfiques :

le sourire intérieur et la posture du corps.
Commençons par le Sourire intérieur

Avez-vous déjà remarqué les yeux et les sourcils allongés des bouddhas, ainsi que leur sourire ?

Ce n’est pas un hasard si les bouddhas sont toujours représentés ainsi, car ils représentent leur état méditatif intériorisé.

En fait, le sourire commence dans les yeux… et finit sur les lèvres.

Quand on fixe l’attention entre les deux yeux et qu’on y laisse entrer la lumière dorée du soleil, de la vie, de l’amour, une belle lumière blanche vient s’étaler sur le front.

À chaque inspiration, la lumière entre et vient nous illuminer de l’intérieur.

Nous pouvons aussi visualiser un soleil radieux devant nous et la même chose se produit.
Quand la lumière descend du front vers nos yeux, le sourire s’installe dans les yeux.

Et quand il est dans les yeux, les commissures des lèvres remontent automatiquement et le sourire s’installe aussi sur les lèvres.

Le Sourire intérieur (méditation ou attitude en général) est un vecteur de transformation alchimique interne.

Le sourire intérieur
… apporte la lumière dans le cerveau et le palais de cristal, donc dans les glandes endocrines, qui sont les régulateurs de nombre de choses dans le corps, entre autres l’humeur, la température, la joie de vivre.
… apporte la lumière dans les cellules, les organes, les entrailles.
… apporte la joie, la vitalité et la vie dans les cellules.
… nous illumine de l’intérieur.
.. remonte tout, y compris les organes (et le moral !). Essayez de faire la moue et vous sentirez que tout tombe à l’intérieur.
… transforme le stress et toute autre émotion négative en vitalité et fait de la place pour les vertus, ou émotions dites positives.
… défait les blocages énergétiques.
… amène santé, bonheur et longévité.

En se souriant, on s’offre à soi-même un nectar d’amour sincère et de générosité

Le sourire intérieur est meilleur que n’importe quel antidépresseur même quand on est déprimé.

Ensuite, la posture
Le deuxième élément est la structure corporelle, la posture.

Quand on est debout, il est important que le corps ait une structure bien alignée, forte et connectée.

C’est ce qui permet à l’énergie de bien circuler.

Si la posture est mauvaise, par exemple si votre dos est cambré ou que votre menton est tendu vers l’avant, l’énergie ne circule pas bien et les organes et centres énergétiques ne sont pas bien approvisionnés en énergie.

La position de base de tous les arts martiaux est celle de l’arbre (ou celle appelée Wu Chi) et comporte plusieurs points importants.

Dans cette position, on peut faire de nombreuses méditations et respirations.

Il y a plusieurs points importants à vérifier pour prendre une bonne position.
1 Les pieds sont parallèles (femmes : largeur des hanches – extérieur – ou des épaules pour les hommes).
2 Les gros orteils sont légèrement rentrés.
3 Le poids du corps est réparti sur neuf points d’appui (cinq orteils, talon, côté extérieur du pied, deux points en-dessous du gros et du petit orteils).
4 Sentez la poussée du talon sur la terre et celle de la terre sur le talon (contre-force).
5 Agrippez légèrement le sol avec vos orteils.
6 Déverrouillez légèrement les genoux et poussez-les vers les côtés (ouvrez-les) tout en maintenant la position des orteils et du pied. Assurez-vous que les genoux sont alignés sur les chevilles (il ne s’agit pas de plier les genoux car alors ce serait les muscles du dessus des cuisses qui travailleraient, alors que nous voulons que ce soient les tendons qui assurent la structure). Les tendons s’enroulent et se tendent autour des os, ce qui donne une sensation de bonne tenue du corps.
7 Ouvrez les aines et laissez tomber le coccyx en le rentrant un peu.
8 Rentrez le menton.
9 Pour les bras : on doit embrasser un arbre, bras en cercle devant soi, coudes vers le bas et épaules détendues. Dans cette position vous devez sentir la connexion avec un point situé entre les deux omoplates (Point du Vent ou Point des ailes), pour que la structure soit bien alignée. Il y a aussi la position  dans laquelle les bras sont dirigés vers le bas, paumes tournées vers la Terre et connectées à elle pour en absorber l’énergie. Les poignets sont un peu fléchis mais pas cassés. La posture est relax mais dynamique.
10 Rentrez un peu la poitrine et baissez les épaules.
Toutes les parties du corps doivent être connectées et ne former qu’un bloc.

Ces deux éléments constituent les fondements de la pratique du Qi Gong et doivent y être intégrés pour que les exercices soient vraiment efficaces.