Le Raisin

LE RAISIN, Pu Tao  par jean Pélissier professeur en MTC

Le raisin est le fruit de la vigne, Vitis. C’est un des fruits les plus cultivés au monde.

Nous nous intéresserons ici au raisin de table, en laissant de côté le « vitis vinifera » qui sert à fabriquer le vin.

Le raisin s’appelle Pu Tao, 葡萄, en chinois.

Originaire d’Asie Centrale et d’Asie Mineure, la vigne sauvage a été domestiquée il y a environ 6000 ans grâce à la découverte de son processus de fermentation qui déboucha sur la fabrication du vin. Aussi bien en Chine que dans la Rome ancienne, les égyptiens ou les Grecs étaient très friands de raisins frais ou séchés.

Les textes de pharmacopées traditionnelles chinoises vantent depuis des millénaires les pouvoirs extraordinaires de ce fruit de fin d’été.

 

Que dit la médecine chinoise ?

Le raisin est de saveur douce et acide et sa nature est neutre.

Les méridiens-organes cibles sont ceux :

                  du Poumon,

                  de la Rate-Estomac,

                  des Reins,

                  et de l’intestin grêle.

Ces actions principales sont :

                  De tonifier le sang et l’énergie.

                  De fortifier les tendons et les os.

                  De favoriser la miction.

                  De calmer la toux consécutive à une faiblesse du Yin du Poumon.

                  De calmer les douleurs rhumatismales dues au « vent-humidité ».

                  Il « nourrit le Yin des Reins et du Foie ».

                  Il apaise la soif, génère les liquides organiques.

                  Il humidifie le Poumon.

*Le raisin est un antirhumatismal notoire.

Nous savons qu’en MTC l’énergie du Foie gouverne les tendons de l’organisme et celle des Reins « les os du squelette ». En régulant ces deux « logiciels organes », on agit directement sur les douleurs rhumatismales. Les Chinois parlent alors de « faiblesse des lombes et des genoux ».

Il a aussi une action puissante sur les problèmes d’arthrites qui « augmentent en cas de climat orageux ».

*Ce n’est pas un hasard si c’est un  fruit de fin d’été. En effet, en régénérant les liquides organiques il permet d’arrêter la soif et de s’opposer aux maladies fébriles qui tendent à « assécher » l’organisme.

*En cas de faiblesse du Poumon, on peut avoir une perte de voix, la gorge sèche et surtout une toux sèche. C’est un très bon antidote de ce type de toux.

*Son effet diurétique est très connu en MTC. Il permet d’éteindre des signaux d’alarme comme les œdèmes, les difficultés urinaires, les urines foncées et peu abondantes.

*Dans un compendium de pharmacopée chinoise de plus de 2000 ans, il est dit que : « Pu Tao renforce le Zhi contenu les Reins ».

Cette entité gouverne la volonté mais aussi la mémoire pure. C’est aussi le dynamisme, la détermination, la résolution dans la poursuite de ses objectifs, la puissance de la capacité réalisatrice. Directement relié au Cœur, le Zhi permet d’émettre des « énergies de pensée ».

À la lecture de toutes ces actions, difficile de mettre de côté ce « don de la nature ».

*En tant que laxatif doux, il favorise l’évacuation des déchets par les selles.

Contenant une grande quantité de fibres, notamment dans la peau et les pépins, il permet d’augmenter le péristaltisme intestinal et le nettoyage des villosités intestinales.

*Il a comme action « d’ouvrir l’estomac », c’est-à-dire de favoriser la future digestion. En tant qu’apéritif donc, il est conseillé de mastiquer 9-10gr de raisins secs une demi-heure avant le repas. Cela permet de tonifier l’énergie de l’estomac, chef d’orchestre de la digestion du bol alimentaire.

*Dans les familles chinoises, on sait que consommer régulièrement des raisins secs, ou frais pendant la saison peut traiter l’anémie chez l’enfant, chez la femme enceinte ou favoriser la récupération de sang et d’énergie chez les personnes en convalescence.

* Son action sur le Cœur et  le sang en fait un puissant tonicardiaque. Il permet d’apaiser des symptômes comme les palpitations, l’insomnie, les fatigues accompagnées de transpirations nocturnes abondantes.

* Son action sur l’énergie du Foie permet d’agir sur la vésicule biliaire et favorise l’élimination des micros calculs.

* Son action en cosmétologie n’est pas du tout négligeable.

Si on mixe des raisins et que l’on récupère la pulpe et les graines, on peut en faire un masque. Son action exfoliante douce et éclaircissante redonne clarté et vigueur à la peau.

* De même qu’un massage à l’huile de pépins de raisin permet de nourrir, de réguler et de réparer. Il prévient le vieillissement précoce de la peau. Ce massage est aussi idéal à faire quand les cheveux sont fins, sec et abîmés.

Que disent les recherches modernes ?

*Le raisin de saison et de région ou le jus de raisin bio prévient la thrombose artérielle en ralentissant la formation de caillots d’origine plaquettaire. Il permet donc de prévenir l’infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux.

*Il combat le « mauvais cholestérol ».

*Il est très riche en vitamines A, B, C et il contient aussi de très nombreux oligo-éléments.

*Chaque grain de raisin est recouvert de pruine, riche en levure.

*Il a une très forte activité antioxydante, sachant que le raisin rouge l’est deux fois plus que le vert.

*La consommation régulière de raisin, surtout rouge, permet d’avoir un effet préventif sur certains types de cancers en particulier ceux du colon et des globules blancs (lymphome, leucémie).

*Une consommation régulière de raisins ou de jus de raisin (un petit verre à chaque fois à température ambiante) permet de réduire les effets secondaires de la chimiothérapie.

* D’autres recherches ont pu montrer que la consommation régulière de raisins pouvait augmenter les facultés cognitives d’un individu et donc le raisin pouvait être un allié précieux quant à la prévention de la maladie d’Alzheimer.

*L’huile de  pépin de raisin pressée à froid est le seul produit alimentaire au monde qui contient des oligo-pro-antho-cyanidines (OPC), qui sont considérés comme les antioxydants les plus puissants.

À noter que les huiles pressées chimiquement perdent complètement cette propriété.

Mode de préparation.

*Quand on choisit une grappe de raisin, les grains doivent être fermes, bien mûrs, car ils ne mûrissent plus après la cueillette. La tige doit être ferme, sans traces de moisissures.

Il ne faut pas s’acharner sur la pellicule blanche qui recouvre les grains, car elle est bonne pour la santé. Par contre si le raisin n’est pas bio, il convient de nettoyer soigneusement la grappe.

*On peut le consommer en grappe, en jus, en décoction, en solution alcoolique, cuit.

 

*On peut évidemment en faire du vin, mais aussi du vinaigre.

*Les graines peuvent  être transformées en huile. Une fois la bouteille entamée, on doit la garder au frais, au sec et à l’abri de la lumière.

*Il convient donc de consommer le raisin frais de saison et de région, bio de préférence avant les repas ou au petit déjeuner, ou au goûter de 16h. Il faudra éviter de le prendre après les repas.

Par contre il peut être consommé cuit dans un plat.

Contre-indications

*La consommation abusive aussi bien dans la répétition que sur le moment même peut être responsable de l’apparition d’un excès de chaleur-humidité interne ou d’une agitation interne avec des symptômes tels que l’inquiétude excessive.

*Pris en excès, le raisin se retourne contre l’énergie de  la Rate-Estomac et peut déclencher des diarrhées.

Conclusion

Il est évident que le raisin doit faire partie de notre panoplie  d’alicaments destinés à réguler notre organisme et prévenir les déséquilibres.

J’en profite ici pour vous mettre en garde sur les effets négatifs que peuvent générer des monos diètes sous forme de cure, en particulier de raisin.

Ne consommer que du raisin pendant une semaine à dix jours peut apporter plus d’inconvénients que d’effets positifs sur la santé.

Les raisons sont très simples à comprendre.

Les raisins actuels sont beaucoup trop acides. Cet excès d’acidité se retourne contre le foie et favorise l’apparition entre autres de tendinites.

L’excès de saveur sucrée risque de déséquilibrer fortement la Rate et de vous mettre dans un état pré diabétique.

Ensuite il y a le problème de la quantité de liquide ingérée, l’équivalent de plus d’un litre qui se rajoute aux boissons quotidiennes, car le raisin donne soif. Quand on connaît les effets secondaires d’une hyperhydratation, ce n’est pas le moyen le plus adéquat de perdre du poids.

Enfin, même si vous le consommez bio, même si vous le rincez correctement, il a été obligatoirement soufré pendant sa croissance. Si au moment de la montée en graine, il a subi cette opération et qu’il n’a pas été lavé par la pluie, ce souffre risque d’être emprisonné dans la grappe et d’y rester. Or l’excès de souffre est très nocif pour le foie.

 

Bref, il vaut mieux consommer le raisin pendant sa saison, ou prendre de temps en temps des raisins secs ou du jus de raisin plutôt que de suivre ce type de cure.

Une citation de Galilée pour finir : « Le soleil, avec toutes ses planètes qui gravitent sous sa gouverne, prend encore le temps de mûrir une grappe de raisin, comme s’il n’y avait rien de plus important ».

LA DIÉTÉTIQUE TAOISTE, C’EST QUOI ?

Un très bel article d’Annie Olivier qui nous explique les principes de l’alimentation taoïste:

Une alimentation mal équilibrée peut être à l’origine d’une maladie parce qu’elle causera des déséquilibres dans le corps.

En MTC, ce n’est pas tant le manque d’éléments nutritifs qui causera un déséquilibre dans le corps que les types d’aliments que nous consommons, trop ou pas assez.

Par exemple, un excès de sel peut causer un déséquilibre dans les Reins, qui se traduira par de l’hypertension, de l’œdème et des maux de tête. Une trop grande consommation de sucreries créera de l’humidité dans la Rate, qui se traduira par une mauvaise digestion, de l’œdème et une irrégularité de l’élimination fécale.

En MTC, les aliments peuvent servir de médicaments. Ainsi, ils deviennent des alicaments. En fait, en MTC, la frontière entre aliments et herbes médicinales est mince.

Shen Nung, qui est considéré comme le père de la médecine chinoise, est l’auteur du premier traité chinois sur les plantes médicinales, traité intitulé Shen Nung Ben Cao. Il y a plus de 5400 ans, il a divisé les plantes en trois catégories : deux d’entre elles comportent des «plantes médicinales» alors que la troisième comporte des «plantes alimentaires», qui font partie de l’alimentation quotidienne et sont consommées pour acquérir des forces, prévenir les maladies et se sustenter.

La pratique de la médecine par les extraits médicinaux, qui fait intégralement partie de la MTC, fait appel à tout un éventail d’extraits végétaux, animaux et minéraux provenant du monde naturel. Les effets thérapeutiques des extraits médicinaux chinois sont de nature énergétique et biochimique. Autrement dit, la plante ou l’extrait utilisé entre en résonance énergétique avec l’organe diagnostiqué devant être traité, et a un effet biochimique sur lui. Cette résonance et cet effet amènent l’énergie à circuler plus librement dans l’organe, ce qui a aussi une répercussion sur les autres organes.

En général, les praticiens en MTC combinent les extraits pour préparer des médicaments précisément conçus en fonction des besoins uniques d’un patient, tant sur le plan de sa constitution, de ses émotions, de sa santé physique que de son milieu ambiant.

Cette méthode diffère grandement de la démarche médicale occidentale qui prescrit le même médicament à tout le monde pour le même problème, une fois que des recherches ont prouvé que ce médicament est suffisamment efficace sur un certain nombre de patients.

En MTC, il pourrait y avoir cinquante patients avec la même maladie, mais le médecin prescrirait cinquante combinaisons d’extraits médicinaux au lieu d’un seul médicament. Pourquoi? Parce que ces cinquante patients ont des constitutions et des déséquilibres qui leur sont respectivement propres et qui sont très différents les uns des autres.

Par contre, il existe également en MTC des médicaments brevetés (pilules) qui sont vendus en tant que remèdes classiques sous forme de formules toutes prêtes. En Chine, on permet aux fabricants répondant aux normes strictes du gouvernement de créer leurs propres médicaments. L’inconvénient, avec les pilules déjà prêtes, c’est qu’elles ne sont pas préparées pour répondre aux besoins précis d’un déséquilibre individuel. Leur grand avantage est leur bas prix et leur facilité d’emploi. En effet, la préparation personnalisée des médicaments prend du temps et leur ingestion est désagréable en raison de leur goût bizarre et particulier. Par contre, les pilules conditionnées permettent d’avoir facilement accès au pouvoir thérapeutique des plantes et des divers extraits.

 


 

 

 

 

Le Nei Jing dit que «si aucun aliment n’est ingéré pendant 12 heures, le Qi s’affaiblit, et que si aucun aliment n’est ingéré pendant 24 heures, le Qi s’épuise». Les aliments que nous ingérons sont donc de la plus haute importance en ce qui concerne le maintien du Qi et de la santé. En Chine, depuis plus de 5000 ans, l’alimentation sert à maintenir la santé et à contrer les maladies.

En général, nous devrions manger de petites quantités d’aliments à des heures régulières, en fonction de notre faim et de notre soif. Par ailleurs, les aliments possèdent des caractéristiques qui peuvent instaurer ou dissiper les déséquilibres.

Il existe plusieurs façons de classifier les aliments en MTC. Une d’elles est la saveur.

Chaque aliment possède une saveur spécifique qui entre en résonance avec un organe précis (le piquant avec les Poumons, le salé avec les Reins, l’acide avec le Foie, l’amertume avec le Cœur et le sucré ou le neutre avec la Rate). Qualifiée d’«affinité», cette résonance aux propriétés naturelles des aliments agit comme agent de guérison. Par exemple, les aliments acides, comme le vinaigre et les agrumes, sont associés au Foie. Les aliments salés, comme le céleri et les algues, sont associés aux Reins. Les aliments amers, comme les légumes à grandes feuilles vert foncé et le melon amer, sont associés au Cœur. Les aliments sucrés, comme le yam et le thon, sont associés à la Rate. Et les aliments piquants, comme l’ail et l’oignon, sont associés aux Poumons. Le tofu est aussi associé aux Poumons à cause de sa couleur blanche et à la Rate à cause de sa saveur neutre. Les proportions des alicaments attribués aux divers organes sont déterminées en fonction des forces et des faiblesses respectives des cinq organes, ainsi que du rapport entre eux .

En plus de pouvoir être classés par saveur, les aliments peuvent aussi l’être par la température : chaud, tiède, neutre, frais ou froid.

Cette classification ne renvoie pas à la température thermique, mais à la qualité énergétique intrinsèque de l’aliment. Ainsi, l’orge, la laitue, la tomate et le canard sont froids ou frais de nature, alors que la citrouille, le gingembre, les oignons et le poulet sont chauds ou tièdes.

Si nous sommes en santé et forts, nous sommes plus à même de supporter les aliments chauds et froids. Mais si nous sommes malades ou faibles, les aliments tièdes ou frais nous conviennent mieux, entre autres, la soupe au poulet ou le jus d’orange. 

Si une personne consulte pour une forte fièvre, on lui suggère de ne pas manger d’aliments chauds ou épicés, comme les clous de girofle, le café ou le poivre de Cayenne, qui ne feraient qu’aggraver ses symptômes. Par contre, si elle a froid, on lui suggère de consommer davantage d’aliments épicés, entre autres de la cannelle, du gingembre, etc.

Et on peut également classer les aliments par l’odeur et par le mode de cuisson (Frire, Mijoter, Bouillir, Étuver et Sauter), entre autres. En effet, chose qui est tout à fait inconnue dans le monde occidental, le mode de cuisson tonifie les divers organes. Frire tonifie le Cœur, mijoter tonifie la Rate, bouillir tonifie les Poumons, étuver tonifie les Reins et sauter tonifie le Foie.

Une autre chose à considérer pour maintenir l’équilibre dans l’alimentation, ce sont le climat et les saisons.

Les aliments frais, comme les fruits et les légumes crus, le tofu et le riz peuvent être consommés quand il fait chaud pour éliminer la chaleur interne excessive. Les aliments chauds, comme les légumes racines, l’agneau, ainsi que le beurre et la crème peuvent être consommés quand il fait froid.

En Chine, les paysans chinois modifient naturellement leur alimentation en fonction des saisons et de leur degré d’activité.

En raison du prix des traitements et de la distance qui les sépare de l’hôpital, ils ne consultent généralement pas de médecin, mais se contentent de mettre en pratique les mesures de soins personnels mises de l’avant par la MTC. Ainsi, ils régulent leur alimentation sur leurs activités: quand ils entrent en période de plantation ou de récolte et qu’ils savent qu’ils ont besoin d’énergie pour accomplir une journée de travail ardu, ils mangent davantage. En général, pendant ces périodes, ils égorgent un cochon et le salent pour conserver la viande durant les semaines à venir. Ensuite, pendant les saisons où les champs demandent moins de travail, ils réduisent leur consommation alimentaire. Ils ingèrent alors du congee (porridge de riz) pour le petit-déjeuner, accompagné de quelques légumes marinés, au lieu de prendre du riz frit au porc et aux œufs, plus consistant.

La saison dans l’année et les déséquilibres sous-jacents à nos symptômes et à notre constitution sont autant de facteurs qui déterminent les aliments à consommer de façon thérapeutique.

Quand nous comprenons l’alimentation sous cet angle, nous pouvons inclure ou exclure des aliments de notre alimentation afin de prévenir la maladie et de maintenir la santé.

 

 

 

 

 

Selon la MTC cependant, tous les aliments sont bons parce qu’ils ont une valeur thérapeutique intrinsèque, viande et poissons y compris. Par contre, le choix revient à chacun de choisir de manger viande, poisson, tofu, fromage, etc. Seul l’excès est nocif.

La médecine chinoise ne recommande pas une enfilade de régimes qui préconisent ce que nous pouvons manger ou pas. Elle cherche avant tout à rétablir l’équilibre dans le corps afin que nous puissions consommer en modération toute une variété d’aliments, et ce, en fonction de notre propre constitution, des facteurs climatiques et de notre santé dans le moment. Selon la cosmogonie chinoise et la MTC, nos forces et nos faiblesses organiques (et de caractère par conséquent) sont déterminées dès le moment de la conception. Les énergies vibratoires présentes dans l’univers au moment où l’ovule et le spermatozoïde entrent en contact sont les énergies qui viennent alimenter le fœtus et faire de la personne en devenir ce qu’elle sera pour toute sa vie. Selon que telle ou telle énergie sera présente ou pas dans le cosmos, les organes seront plus ou moins forts.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

Notre assemblée générale annuelle a eu lieu le jeudi 12 juin 2014 à 18h30 maison du Paréage à La Tour du Crieu.

20 des inscrits à l’association étaient présents

Martine a ouvert la séance en nous apprenant qu’elle a assuré 118 cours cette année pour 46 adhérents (Bravo et Merci à toi Martine !).

Nous avons parlé du budget, des formations de Martine pour l’an prochain, des projets de journées à thème, aussi d’un projet de journée commune avec les autres associations de Qi-Gong de l’Ariège.

La mairie de La Tour du Crieu devrait mettre à notre disposition un nouveau local à partir de la rentrée de septembre.

Martine réorganise les cours dés ce jour: Si les cours du mardi à 18h30, mercredi à 20h30 et jeudi à 14h sont conservés, il n’y aura plus de cours les jeudis à 18h30 désormais.

A 20 heures nous nous sommes retrouvés  pour partager un repas d’amitié au restaurant

« Les Bains Douches » 

L’ambiance était excellente et le repas délicieux ! 

 

Le Petit Pois

LE PETIT POIS, Wan Dou      par Jean Pélissier professeur en MTC

Le pois est un terme générique qui englobe aussi bien les petits pois, graines que l’on écosse, les pois secs, les pois cassés, les pois gourmands au corps aplati  encore appelé « mange-tout » que l’on consomme avec la gousse. Le pois fait partie de la grande famille des légumineuses.

Son nom chinois est Wan Du, 豌豆 , son nom scientifique est « pisum sativum » et il fait partie de la famille des « fabacées ». Il proviendrait d’Asie centrale et aurait été domestiqué il y a environ 10 000 ans en même temps que le blé et les lentilles.

Au départ il n’était cultivé que pour sa graine sèche et le terme « petit pois » ne serait apparu qu’au 18éme siècle pour le distinguer du poids sec.

Nous allons voir qu’en tant que légumineuse, c’est un élément essentiel, de la diététique « du juste milieu ».

Que dit la médecine chinoise ?

Les petits pois sont de saveur douce et de nature neutre. Nous savons qu’en MTC, la saveur douce harmonise et tonifie la Rate-Pancréas, ce que l’on appelle « le centre ».

D’autre part quand on dit qu’un aliment est de nature neutre, cela sous-entend que c’est un aliment du juste milieu, ni « froid », ni « frais, ni « chaud », ni tiède », un peu comme le riz. Ce sont des aliments très importants à consommer pour un bon équilibre interne.

Les méridiens-organes cibles sont ceux :

                  de la Rate et de l’Estomac.

Ses actions principales selon la tradition sont :

                  De renforcer la Rate,

                  d’harmoniser le Foyer Moyen ,

                  d’abaisser le Qi en excès de l’estomac,

                  de nourrir le Yin de l’estomac,

                  de favoriser la diurèse,

                  de débloquer le lait.

*En renforçant la Rate, « chef d’orchestre de la digestion du bol alimentaire », les petits pois permettent de lutter contre les nausées, les vomissements, les selles molles à répétitions.

*La fonction « humidifiante » de l’estomac, liée à la saveur douce en fait un puissant hydratant et permet de lutter contre les sensations de soif et de gorge sèche.

*Le petit pois est un très bon diurétique et permet de réguler les problèmes d’œdèmes au niveau des membres inférieurs et de faire diminuer l’ascite.

*En cas de « stagnation d’énergie » en particulier du Foie, les vaisseaux galactogènes des seins peuvent être bloqués, empêchant par-là, la remontée régulière du lait. Les petits pois selon la tradition favorisent l’allaitement. On dit en MTC qu’ils « débloquent le lait ».

Que disent les recherches modernes ?

*Les petits pois contiennent de nombreux antioxydants, dont la lutéine et la zéaxanthine qui protègent les cellules du corps contre les dommages causés par les radicaux libres.

*Les petits pois écossés contiennent une très grande quantité de protéines, deux fois plus que les mange-tout dont les graines sont plus petites. Par contre les « mange-tout » contiennent beaucoup plus de fibres longues.

*C’est une excellente source de vitamine C et de vitamine K qui régule la coagulation sanguine.

*Ils contiennent une grande quantité de fer, mais aussi du magnésium, du phosphore, du cuivre, du manganèse et bien d’autres éléments.

Mode de préparation.

Les pois peuvent donc se consommer sous forme séchée ou fraîche.

Les variétés à écosser sont donc appelées « petits pois ». Pour les variétés à consommer avec la cosse, on les appelle donc « mange-tout » ou pois gourmand. Le pois sec peut être coupé en deux : il s’agit alors des pois cassés.

Quand on les choisit sur les marchés, les cosses doivent être bien vertes, gonflées, et fermes. Elles doivent être luisantes, sans tâche et bien cassantes. Les grains des petits pois doivent être croquants et sucrés.

Les pois mange-tout doivent être bien verts, bien plats et de petite taille pour éviter les fils.

Quand le petit pois est sec, il doit être consommé bien cuit. Il est préférable de le faire tremper au préalable dans de l’eau salée pour une meilleure cuisson et une meilleure digestibilité.

Quand il est frais, son temps de cuisson est court. L’idéal alors est la cuisson à la vapeur pendant 10-15’. On n’a pas besoin de trempage préalable, car la graine est « propre » protégée par sa cosse. Plus il cuit, plus il perd ses vertus thérapeutiques.

L’idéal est évidemment d’écosser soi-même les petits pois, juste avant de les cuisiner et le plus près possible après la cueillette. En effet le processus de conversion du sucre en amidon commence à se faire dès le moment où ils sont cueillis.

Les préparations sont très nombreuses, mais en tant que légumineuse, on peut considérer qu’un plat de petit pois est complet et se suffit à lui-même.

En effet, c’est en même temps une source de sucres lents, de fibres, de protéines, les trois ingrédients d’un repas diététique complet.

Vous pouvez par exemple les cuisiner à l’étouffée avec de petites carottes, de petits oignons marinés et de fines herbes ciselées ajoutées en fin de cuisson comme de la menthe, du romarin, de la marjolaine ou du thym.

Les pois mange-tout se cuisent à la vapeur pendant quelques minutes ou à l’étouffée avec un peu de viande et de l’oignon comme dans certains plats chinois.

Contre-indications

Les réactions allergiques sont très rares.

La Laitue

LA LAITUE, Wo Ju.   par Jean Pélissier professeur en MTC

La laitue est issue de la famille des Astéracées. La plus cultivée à l’heure actuelle est l’espèce Lactuca Sativa, qui vient du mot latin Lactuca, lac-lactus signifiant lait. En effet il s’écoule un latex blanc quand la tige a une blessure.

C’est à partir de cette espèce que les jardiniers ont sélectionné de nombreuses variétés comme la batavia, la laitue frisée, la romaine, la feuille de chêne et bien d’autres encore.

Elle est originaire du bassin méditerranéen et du proche orient.

Le mot laitue se traduit en chinois par Wo Ju, 萵苣.

Que dit la médecine chinoise ?

La saveur de la laitue est amère et douce et sa nature fraîche.

On se rappelle que la saveur amère purge et assèche l’humidité, favorise les écoulements. Elle est rafraîchissante et légèrement laxative. La saveur douce elle relâche les contractures, tonifie les états de manque. La saveur fraîche, quant à elle, peut éliminer les symptômes de chaleur.

Les méridiens-organes destinataires sont ceux :

                  Du Gros intestin et

                  de l’Estomac.

La laitue a pour principales actions :

                  de perméabiliser la circulation au niveau des méridiens, en particulier ceux de l’estomac et du gros intestin

                  de traiter les stagnations de froid, les stagnations de Qi, l’accumulation de Tan et les parasitoses

                  de clarifier la chaleur,

                  de favoriser la diurèse,

                  de tonifier les tendons et les os,

                  de libérer les selles : c’est un laxatif doux.

Ses principales indications selon la tradition :

                  Les problèmes d’hématurie,

                  les insuffisances de montée de lait,

                  les dysuries,

                  les piqûres d’insectes (en application externe).

*La laitue favorise la production de lait au moment de l’allaitement.

On peut alors prendre une décoction de 250gr de laitue matin et soir.

*La laitue est particulièrement indiquée lors de symptômes d’inflammation des voies urinaires et de la vessie provoquant des urines chaudes, foncées, peu abondantes. On peut alors la consommer crue ou cuite, ou en décoction. C’est aussi un diurétique et un antiseptique des voies urinaires.

Une recette très connue en Chine en cas d’œdème avec peu de miction : « on prend 200 gr de laitue et 100 gr de haricots verts. On fait blanchir les haricots que l’on fait ensuite revenir au Wok avec un peu d’huile. On rajoute la laitue quand les haricots sont presque cuits. On fait sauter à feu vif quelques instants . On y ajoute un peu de coriandre et de basilic ». Il faut éviter de saler ce plat, car cela contrarierait l’action des deux légumes.

Que disent les recherches modernes ?

*La laitue contient une molécule qui se rapproche de l’opium sans en avoir les défauts et la toxicité. Cela en fait un excellent légume pour lutter contre la nervosité et l’insomnie. C’est un somnifère naturel.

Pour augmenter encore ces effets, on la prend cuite ou en décoction : « une tasse d’eau avec deux feuilles de laitue. On porte à ébullition pendant 1 minute et on laisse infuser 10’ ».

*C’est un légume qui provient directement de la terre et qui est donc très riche en vitamines et en minéraux. Elle contient entre autres une grande quantité de silice organique qui joue un rôle essentiel dans l’assimilation et l’élaboration du calcium. La silice est aussi un antidote de l’aluminium, très toxique pour l’organisme. On sait qu’elle joue un rôle protecteur du système cardio-vasculaire.

*Des études ont montré qu’une consommation régulière de laitue diminuait le risque de cancer digestif et ceux  du poumon. Rappelons-nous le lien direct qu’il y a entre poumon et gros intestin en MTC. Ceci du fait de la présence de nombreux antioxydants, et de très nombreuses fibres qui favorisent le péristaltisme intestinal.

Mode de préparation.

*Il convient de choisir toujours une salade possédant une belle couleur verte, car c’est elle qui possède le plus d’éléments nutritifs.

*En usage interne on peut la prend crue, blanchie, sautée, en décoction ou en potage. En application externe sous forme de broyat.

*Cru ou cuit ? Les deux sont possibles, bien que la tradition préfère le cuit pour atténuer la nature froide qui risque de générer des stagnations ou  tout au moins de retard de digestion.

Ensuite c’est une question de logique. En été, une bonne salade crue peut rafraîchir le corps. Inversement en plein hiver, on risque de s’exposer à des  phénomènes de stagnation.

Mais en tout état de cause, quand on consomme de la laitue crue il faut la « cuire dans la bouche » par une longue mastication.

Ensuite, la salade doit être lavée feuille par feuille sous l’eau, bien rincée et bien «essoré » (ne pas la laisser trop longtemps tremper) et ce d’autant plus que la salade est « bio », c’est-à-dire qui n’a pas subi de traitements chimiques. Ceci pour éviter d’ingérer des parasites ou des œufs de parasites qui ne feraient qu’augmenter une parasitose déjà présente.

Le fait uniquement de la blanchir tue ces parasites, mais la salive aussi au moment de la mastication à cette même action.

*Il convient de consommer la laitue très fraîche. En effet, c’est un légume qui contient beaucoup de nitrates qui peuvent se transformer en nitrites très toxiques quand la salade est coupée depuis trop longtemps.

Et bien sûr ne jamais consommer une salade de la veille qui a déjà été assaisonnée. D’ailleurs, l’assaisonnement doit se faire au dernier moment quand on la consomme crue, voir même juste avant de servir ou sur la table.

*Il faut savoir qu’au moment de sa culture « en masse », c’est un des légumes qui reçoit le plus grand nombre de traitements chimiques que ce soit des herbicides, des insecticides et surtout des fongicides. À cause de cela il faut préférer les laitues issues de l’agriculture biologique ou mieux encore, la cueillir dans son jardin.

Contre-indications

*Dans la tradition, il est dit très souvent que l’abus de laitue « trouble la vue, obscurcie celle-ci. Il faut l’éviter en cas d’atteinte oculaire importante.

*Il faut la consommer avec précaution en cas de déficience de Yang du foyer moyen, entre autres de la Rate-Estomac, déficience qui génère un état de froid au niveau de l’estomac avec des difficultés de digestion entraînant des selles molles ou liquides.

*Éviter aussi la consommation de laitue, surtout crue en cas de règles douloureuses avec une sensation de froid dans le petit bassin.

Conclusion

L’étude sur la laitue est un excellent exemple pour comprendre les dangers d’une culture «non-bio» qui peut avoir pour conséquence d’empoisonner lentement notre organisme.

Mais aussi elle nous permet d’introduire une réflexion que l’on doit avoir quant à une consommation excessive de crudités.

Une des grandes règles dans la « diététique du juste milieu » c’est d’insister sur la mastication.

Non seulement une mastication prolongée est capable de « cuire » la salade dans la bouche, mais aussi la salive étant un puissant antiseptique naturel, cela permet de tuer tous les parasites microscopiques pouvant être encore présent.

le CHOU CHINOIS

Le CHOU CHINOIS, Bai Cai              par Jean Pélissier professeur en MTC

Le chou chinois, Bai Cai, 白菜, encore appelé « chou de Pékin » ou  Pe-Tsaï se retrouve à l’heure actuelle sur tous nos étals. C’est une plante herbacée de la famille des brassicacées, anciennement  dénommée « crucifères ».

En Chine, il est cultivé depuis des millénaires comme plante potagère pour ses feuilles que l’on consomme comme légume.

C’est une plante bisannuelle qui a des feuilles allongées et dressées comme une pomme de forme allongée.

Pour les Chinois, c’est le légume par excellence qui entre dans une infinité de préparations culinaires.  Rares sont les soupes qui n’en contiennent pas.

Dans Bai Cai, Caï signifie « plat de viandes et de légumes » et Bai, « blanc ».

Introduit en Occident à la fin du 19e, il est de plus en plus cultivé sur nos sols au regard de ses extraordinaires pouvoirs nutritifs. Nous allons voir que les produits laitiers font pâle figure au regard de ce légume qui est un des plus riches en calcium assimilable.

 

 

 

 

 

Que dit la médecine chinoise ?

Sa saveur est Douce et sa nature est légèrement Froide.

Les méridiens-organes destinataires sont ceux :

                  du Poumon, de l’Estomac et de la Vessie.

Ses actions principales sont de :

                  Clarifier la chaleur du Poumon.

                  Clarifier la chaleur de l’Estomac.

                  Clarifier la chaleur de la vessie.

Voyons quelques indications :

*Le chou chinois est excellent quand on se trouve devant un état dit de « chaleur dans l’estomac » qui assèche et irrite les muqueuses en donnant une symptomatologie « feu » comme de la soif, de l’agitation, des problèmes de constipation par sécheresse des liquides organiques. Cet état peut apparaître quand on mange trop et que les aliments stagnent dans l’estomac.

*Par son action tonifiante et rafraîchissante du Poumon, Bai Cai permet de lutter contre les inflammations du Poumon avec toux et mal de gorge.

*On peut aussi le prendre en cas d’inflammation de la vessie avec des mictions incessantes et douloureuses, des rétentions urinaires.

*Il ne faut pas oublier ce légume en cas de rhume ou de grippe avec fièvre, car il rafraîchit le corps du fait de sa nature légèrement froide.

*Le chou chinois permet de rapidement éliminer les effets nocifs des repas de fête un peu trop arrosés.

*Dans le Dian Nan Ben Cao il est dit que « Bai Cai favorise la circulation de sang et d’énergie dans les vaisseaux et les méridiens ».

Que disent les recherches modernes ?

*Il fait donc partie de la famille des crucifères, avec les brocolis, les choux fleurs, famille botanique à même de nous protéger des cancers du Poumon, de l’appareil digestif, des ovaires et des Reins.

*Il diminue les risques de maladies cardio-vasculaires.

*Surtout, le chou chinois est un des légumes qui contient le plus de calcium dit « disponible », c’est-à-dire directement assimilable par l’organisme.

*En outre il contient une grande concentration de vitamine A qui favorise la croissance des os et des dents, maintient la peau en bonne santé et favorise une bonne vision nocturne.

Mode d’utilisation.

*Ce légume peut se consommer en soupe, en salade, sauté avec de la viande.

*En Chine il entre dans la composition des raviolis et des galettes fourrées.

*Au nord-est de la Chine, il peut être fermenté par saumurage. On l’appelle alors Suan Cai. Il serait à l’origine de notre choucroute !

*On peut manger les feuilles crues, émincées avec une vinaigrette en salade. Il est alors de nature beaucoup plus froide et contre balance des mets trop épicés et lourds à digérer.

*Il est très courant en Chine de le prendre sous forme de bouillon. On fait alors dorer des oignons émincés. On ajoute un peu d’ail et du gingembre pilé, puis de l’eau salée que l’on porte à ébullition. On jette ensuite du chou émincé grossièrement et on laisse cuire 5 à 7 minutes. On se trouve alors devant une soupe délicieuse.

*En Chine, on accroche les feuilles de chou pour les faire sécher en prévision de l’hiver. En automne, toutes les cours des maisons étaient ainsi garnies de rangées de feuilles suspendues.

*L’application externe des feuilles de chou sous forme de cataplasme est très courante : Après les avoir stérilisées par immersion dans l’eau tiède, on les applique sur la poitrine en cas de bronchites, sur les brûlures, les dartres, les entorses, les froissements de muscles, les ganglions enflés, les gerçures de sein, la goutte, les furoncles, les panaris, les phlegmons, les plaies suppurantes (changer les feuilles fréquemment), les névralgies faciales, la rougeole (application à la cheville, aux poignets, au front et à la nuque), en cas d’urticaire, de zona.

*Il entre dans la composition du fameux régime « Okinawa », dit de « longévité ».

Contre-indications

*Il convient d’éviter d’en consommer en excès en cas de faiblesse  de l’énergie de la Rate, chef d’orchestre de la digestion du bol alimentaire. De par son caractère « glissant », il peut légèrement être laxatif.

*De même en cas de faiblesse du Poumon.

*Dans les textes anciens, il est dit que le chou chinois est incompatible avec la prise de réglisse !

Conclusion

Voilà un légume qui a su s’acclimater à notre sol. Je vous conseille vivement de le faire entrer régulièrement dans vos préparations culinaires en n’oubliant pas de varier vos aliments et de privilégier la consommation de légumes et de fruits de saison et de région.

 

Lâcher-prise

L’association Shangxin  organisait le Samedi 8 février une journée sur le thème du Lâcher-Prise à la salle de l’Acacière à La Tour du Crieu

 

 

 

 

 

 

Nous avons rempli tous nos objectifs :   

se faire plaisir, apprendre à gérer le stress par la relaxinésie, la méditation et le qi gong.

 

 

 

 

 

 

 

 

Au programme il y avait le merveilleux Qi-Gong de l’oie sauvage, des auto massages, la  Relaxinésie des foulards, les méditations dirigées de la barque et du jardin d’Eden. 

Nous avons également partagé un excellent pique-nique où les participants nous ont démontré que leur sagesse ne s’arrête pas à la porte de leur cuisine !

 

 

 

 

 

 

 

Merci à Martine, notre fée Clochette qui nous guide vers le bien-être et surtout vers nous-même au son de ses cristallines cloches tibétaines.

 

Le KIWI

Le KIWI, Mi Hou Tao

Par Jean Pélissier professeur en MTC

 

Le Kiwi ou « groseille de Chine », Mi Hou Tao, 獼猴桃, ou encore Yang Tao, « souris végétale ».

Nous allons voir que c’est le fruit idéal à prendre après les fêtes.

Ce fruit est originaire du centre de la Chine, où il était considéré comme une plante médicinale à part entière, qui poussait uniquement à l’état sauvage.

Sa domestication et sa culture à une grande échelle ont débuté au début du siècle.

En passant par la Nouvelle-Zélande, Mi Hou Tao a pris le nom de Kiwi, oiseau typique de ces contrées.

C’est le fruit de l’actinidia Sinensis, une plante liane qui peut mesurer plus de dix mètres de long.

Sa peau est mince, brun jaune ou jaune-vert, couverte de poils fins poussiéreux jaunes.

La chair est tendre, vert pâle, semi-translucide, remplie de petites graines noires. C’est un fruit qui contient beaucoup de jus.

C’est une des plantes les plus résistantes aux maladies, et donc  ne demande que très peu de traitements.

En Occident, elle est connue comme la « plante de la vitamine C » par excellence.

 

 

 

 

 

 

 

Que dit la médecine chinoise ?

Sa saveur est Douce et Acide et sa nature Froide.

Je vous rappelle que la saveur douce nourrit, tonifie et favorise la production de liquides organiques, surtout quand elle est combinée à la saveur acide, ce qui est le cas ici.

C’est aussi une saveur qui a comme propriété de relâcher les tensions.

Les méridiens-organes destinataires sont ceux :

                  Des reins,

                  de la Vessie,

                  de la Rate

                  et de l’estomac.

Ses actions principales sont de :

                  Clarifier la chaleur ;

                  favoriser la production de liquides organiques,

                  dissiper les amas d’aliments,

                  favoriser la diurèse,

                  débloquer les urines en cas de calculs.

Voyons quelques indications :

*Le kiwi est indiqué dans tous les cas de sécheresse de liquides organiques. Que ce soit en cas de diabète avec envie de boire, de maladies fébriles, de coup de chaleur.

Il convient alors de consommer le fruit frais qui aura des vertus désaltérantes et rafraîchissantes, 30 à 60gr de fruit frais trois fois dans la journée.

*C’est aussi un fruit qui tonifie l’énergie de la Rate-pancréas, chef d’orchestre de la digestion du bol alimentaire. On le considère alors comme un digestif.

Il s’oppose aux amas d’aliments qui peuvent stagner dans l’estomac, pourrir et provoquer des nausées ou des indigestions chroniques.

Le kiwi est très efficace en cas de brûlures de l’estomac avec vomissements. Dans ce cas, il convient de prendre un mélange de 90gr de fruits frais et de 9gr de gingembre frais que l’on écrase. On presse le jus frais et on en boit matin et soir.

C’est donc le fruit idéal après des périodes de bombances culinaires.

*En pharmacopée chinoise, on dit que le Kiwi s’oppose à la « chaleur-humidité » dans la vessie.

Ce type de syndrome désigne, outre les problèmes d’infections urinaires, les lithiases, les calculs de la vessie qui  peuvent bloquer non seulement la miction, mais la rendre douloureuse avec des émissions d’urines chaudes et rouges. On écrase alors 30 à 60gr de fruit frais que l’on ajoute à une tasse d’eau tiède. On filtre le tout pour obtenir un jus que l’on va boire en trois fois dans la journée.

*En cas d’excès de table, le kiwi permet d’éliminer les effets secondaires liés à une prise excessive de boissons alcoolisées.

Que disent les recherches modernes ?

*Le Kiwi contient un enzyme, l’actinidine qui est capable de scinder les protéines alimentaires en plus petites molécules pour en faciliter la digestion. Ce que la tradition appelle « lutter contre les amas d’aliments ».

*Très riche en antioxydants naturels, il a une action anti cancérigène et antimutagène. Il prévient entre autres les cancers de l’estomac, du tube digestif, des poumons et du sein.

C’est un fruit donc à consommer très régulièrement en cas de crainte de ce type de cancer lié à des prédispositions familiales.

*Très utile en cas d’hypertension artérielle, de taux de lipides élevés dans le sang, de maladies coronariennes. On dit qu’il a les mêmes effets que l’aspirine pour fluidifier le sang.

*Le Dr Chang (Taipei) dit : « la consommation régulière de Kiwi raccourcit le temps de transit dans le colon, augmente la fréquence des selles et améliore la fonction intestinale chez les personnes atteintes du syndrome du côlon irritable ».

*En application externe ou consommation interne, il favorise la cicatrisation des plaies et agit sur les problèmes d’ulcère chronique.

*Il contient une grande quantité de fibres qui favorisent le péristaltisme intestinal, une des fonctions les plus importantes de l’organisme pour la préservation de la santé.

*Il contient beaucoup plus de vitamine C que l’orange et le citron.

Mode d’utilisation.

*On le consomme cru, en jus, en décoction. Il entre dans de très nombreuses recettes de cuisine.

*Si vous l’aimez acide, il faut qu’il soit ferme sous le doigt. Au contraire souple, ce sera un fruit fondant et sucré.

*Il faut le conserver et le consommer à température ambiante.

*Pour le faire mûrir plus vite il convient de le mettre au contact de pommes ou de bananes.

Contre-indications

*A éviter en cas de diarrhées chroniques par hypo fonction de l’énergie de la rate en MTC, ou des états de froid dans le foyer moyen.

*A éviter en cas de menaces de fausses couches ou de règles trop abondantes.

*Et bien évidemment en cas d’allergie, qui sont cependant peu courantes.

Conclusion

Le kiwi était encore inconnu en France il y a quelques décennies.

Et pourtant la France est devenue le quatrième producteur mondial de ce fruit.

C’est un exemple de fruit qui a su s’adapter à nos climats et qui peut tout à fait entrer dans notre panoplie d’alicaments.

Le tout est de ne pas en faire une surconsommation sachant que bien d’autres fruits et légumes tirés de la « pharmacie du Bon Dieu » ont des actions similaires.

Rappelez-vous qu’en MTC, il convient de diversifier le plus possible nos aliments.

 

Bonne Année du cheval de Bois !

L’année chinoise commence ce 1er février.

Cette année est sous le signe du Cheval de Bois.

Plus que l’année du Tigre, l’année du Cheval sera caractérisée par une activité fiévreuse dans plusieurs domaines, notamment dans celui de la politique, de la vie sociale et des relations internationales.

Mais comme le Cheval est plus pacifique, ou plus précisément moins agressif que le Tigre, les événements de cette année, malgré leur intensité et leur caractère spectaculaire, atteindront rarement des proportions catastrophiques.

De plus, c’est plutôt la diplomatie qui aura le dernier mot dans la majorité des affaires, et tout pourra vraisemblablement rentrer dans l’ordre, parfois sans trop de bouleversements.

L’année sera stimulante.

Ce sera le moment pour chacun de retrousser ses manches et de mettre en chantier tous ses projets.

Vous aurez beaucoup de chance de réussir.

N’hésitez plus. Le temps de la réflexion est déjà passé.

Malheur à ceux qui n’ont pas assez de courage ou d’enthousiasme pour bâtir ou rebâtir leur vie, car des circonstances aussi favorables ne se présenteront plus avant le prochain passage du Cheval, c’est-à-dire dans douze ans.

Il faut saisir l’occasion au vol.

C’est ici que s’applique particulièrement le proverbe : « Ce qu’on peut faire aujourd’hui, il ne faut pas le remettre à demain. »

Profitez surtout de l’année pour pratiquer le sport et développer vos relations amicales.

Le sport vous permettra d’éviter l’encrassement physique et moral, et de bons amis vous aideront à surmonter toutes les épreuves de la vie.

Puisque c’est l’année de l’activité, réduisez au minimum le temps que vous passerez devant votre poste de télévision.

Ne regardez que les émissions les plus intéressantes, à grande valeur éducative ou récréative.

Délaissez sans pitié les navets, et réservez plus fructueusement vos moments de loisir à l’activité physique et à la bonne conversation.

La NOIX

LA NOIX, He Tao Ren    par Jean Pélissier professeur en MTC

 La noix, He Tao Ren, en Chinois est par excellence un fruit de longévité.

Elle provient donc du noyer. C’est un fruit à écale, car il est protégé par une coque très coriace quand on n’a pas de casse-noix.

La domestication du noyer a commencé il y a plus de 12 000 ans. Le noyer commun ou Juglans regia est l’espèce la plus courante et elle est originaire de Chine.

Le nom de noix est apparu en 1155 et vient du latin nüx, nucis.

Nous allons voir qu’une de ses propriétés principales est de tonifier la « batterie des reins ».

Nous savons que toute la pharmacopée chinoise est basée sur la « théorie des signatures » qui repose sur le principe « similia similibus curantur » « les semblables soignent les semblables« .

Nous allons voir que la similitude entre la forme d’une noix dans sa coque et les circonvolutions du cerveau est étonnante. Et comme « par hasard » la noix est un des grands « alicaments » dans la prévention de la maladie d’Alzheimer.

 Que dit la médecine chinoise ?

La saveur de la noix, He Tao Ren est DOUCE et sa nature est TIÈDE.

Il est utile de rappeler que la saveur douce, en pharmacopée chinoise a une action de tonification, d’harmonisation et de modération. La nature tiède, elle est échauffante.

Les méridiens-organes destinataires sont ceux :

                        des Reins

                        du Poumon.

He Tao Ren a pour principales actions de :

                        Tonifier le Qi des Reins, le Ming Men en MTC.

                        Renforcer les lombes.

                        Tiédir les Poumons et les Reins.

                        Calmer la toux et l’asthme.

                        Humidifier les intestins.

                        Débloquer les selles.

                        Tonifier le cerveau et « soutenir l’intelligence ».

                        Tonifier le sang.

Quelques indications que l’on retrouve dans les compendiums de pharmacopée chinoise.

*Lorsque l’énergie des Reins, le Yang des Reins est affaiblie, que la batterie est à plat, cela peut entraîner des symptômes comme :

                        des urines fréquentes et claires,

                        des incontinences urinaires,

                        des lombalgies chroniques,

                        des faiblesses « des jambes et des genoux »,

                        des problèmes d’impuissance chez l’homme et

                        une baisse de libido chez la femme

                        une prise de poids par rétention de liquide

                        et bien d’autres symptômes encore de faiblesse.

La noix est alors excellente à consommer pour tous ces états.

*Quand l’énergie des Reins et du Poumon est faible, on peut souvent avoir une toux de faiblesse et des problèmes d’asthme que l’on qualifiera de « faiblesse ».

C’est un profil qui peut aussi souvent s’installer en automne et en hiver, quand la sève commence à se retirer des branches, quand le Yang du corps se concentre à l’intérieur.

*La noix a comme rôle d’humidifier les Poumons. Or, comme Poumon et Gros intestins sont en étroite relation en MTC, ce fruit va avoir des vertus légèrement laxatives et lutter ainsi contre la constipation.

*La noix a un rôle particulier sur le cerveau.

Il est dit en MTC que « l’énergie des Reins est la mer des moelles » (moelle osseuse, moelle épinière et cerveau compris).

Une prise régulière de noix permet de stimuler les fonctions cérébrales, d’agir sur les pertes de mémoire, de faciliter les facultés cognitives. C’est un des grands fruits dans la prévention des maladies dégénératives du cerveau, Alzheimer y compris.

*Chez les personnes âgées, on l’utilise en cas de trachéites chroniques de faiblesse ou encore d’emphysèmes.

*Son action sur la « batterie des Reins », qui dirige les facultés d’adaptation et l’immense pouvoir d’auto-guérison de l’organisme, en fait un des grands produits de longévité dans les méthodes Yang sheng Fa, de prévention.

*C’est un aliment de choix que l’on donne après un accouchement ou une période de convalescence.

*Une particularité : si on utilise la noix pour traiter la constipation, il faut prendre la partie sans la peau qui est astringente. Alors que pour cibler sur son action d’augmentation du Yang des Reins, il faut conserver la peau.

*C’est un très bon produit en cas de calculs rénaux. Il est dit que « sa nature lubrifiante fait glisser les calculs hors du corps ».

*On dit en Chine que par voie interne, la noix entretient la beauté des cheveux et prévient le blanchiment de ceux-ci : « elle noircit les poils et les cheveux ».

*Nous savons que l’énergie du Poumon et celle de la peau sont étroitement liées en MTC. En humidifiant les Poumons, la noix va aider à la prévention d’un vieillissement précoce de la peau.

Que disent les recherches modernes ?

*C’est avant tout un fruit oléagineux qui contient une très grande quantité d’acides gras polyinsaturés, en particulier des omégas 3.

À ce titre, la noix est hypocholestérolémiante. Elle permet de diminuer le risque de maladies cardio-vasculaires, de prévenir les diabètes en particulier de type II, de prévenir certains cancers, comme celui du colon.

*Elle contient de très nombreux antioxydants, entre autre l’acide élagique et de la mélatonine qui vont faire diminuer la quantité de radicaux libres dans le corps.

*C’est une source de fibres très importante pour favoriser le péristaltisme intestinal et, par là, l’élimination de déchets.

*En Occident on considère que la noix est tonique, laxative, nutritive et vermifuge.

Modes de préparation.

*On peut l’utiliser crue, cuite, ou séchée.

*En décoction la dose préconisée en prise quotidienne ne doit pas dépasser  10-20gr.

*Dans certaines préparations culinaires, elle peut être rôtie. On la met alors décortiquée sur une plaque de four pendant 10′ à 185°.

*On peut trouver des noix marinées dans du vinaigre que l’on consommera alors comme des cornichons.

*Pour tirer un maximum de propriétés nutritives de ce fruit, on doit se procurer des noix entières que l’on décortiquera au moment de la consommation.

En effet elles peuvent très rapidement s’oxyder quand elles sont à l’air libre. Quand vous sentez qu’elles sont trop amères, elles deviennent impropres pour une bonne digestion.

*L’huile de noix de première pression à froid est excellente pour la santé, car elle contient des acides gras essentiels pour le bon fonctionnement du cerveau.

Mais attention à ne pas la chauffer. Il faut la conserver à l’abri de la lumière, car elle se rancit très vite.

*Vous pouvez préparer un gruau aux noix, soit 15gr de noix, 50gr de riz et 3/4 de litre d’eau, avec une cuisson à très petit feu, à couvert,  pendant 3-4heures. Ce plat traditionnel permet de tonifier le Yang des Reins, surtout en hiver. Vous pouvez y rajouter des dattes rouges ou de la jujube.

Contre-indications

*On ne doit pas consommer de noix lorsque l’on a des signes de chaleur marqués dans le corps.

Il convient à ce titre de bien différencier ce que l’on appelle faiblesse du Yang des Reins, de la batterie avec des signes de faiblesse et, à contrario, faiblesse du Yin des Reins qui permet à la chaleur de monter vers le haut avec des symptômes comme des bouffées de chaleur, le visage rouge, les yeux rouges, des fièvres du soir, des saignements de nez chroniques, une langue rouge, etc.

*On ne doit pas la consommer en cas de toux grasse avec des mucosités jaunes épaisses.

*En cas de selles molles ou de diarrhées.

*Les Chinois disent que la noix est incompatible avec le faisan.

*Dans le Qian Jin Shi Zi, il est dit «  la consommation abusive de noix peut provoquer « l’agitation » des glaires et donner des nausées et des vomissements ».

*Il ne faut surtout pas en prendre une grande quantité d’un seul coup, mais l’étaler sur le temps.

Conclusion

S’adapter aux froidures mobilise une grande quantité d’énergie de la part de la « batterie des reins ».

C’est pour cela que la noix est un fruit que l’on consomme prioritairement en automne et en début d’hiver.

Cependant, une consommation régulière, sans excès, fera aussi de ce fruit un élément de plus dans notre arsenal de prévention des maladies dégénératives, surtout au niveau du cerveau.

C’est à ce titre que l’on parle de la noix comme un des grands produits que la nature met à notre disposition, lorsqu’on doit parler de longévité.