Le PERSIL

Le Persil     par Jean Pélissier professeur en MTC

 

 

Le persil se dit Xiang Qin 香芹 en Chinois, Xiang signifiant aromatique et Qin persil.  

C’est une plante herbacée de la famille des apiacées ou ombellifères. C’est la même famille que la carotte, le cerfeuil, la coriandre…

Plante bisannuelle de 25—80cm de haut, il en existe plusieurs dizaines de variétés. Les plus connues sont le persil à feuilles plates et  le persil frisé.

C’est une des plantes les plus produites dans le monde. Ce type de persil serait originaire du bassin méditerranéen, et connu depuis plus de 5000 ans.

Persil provient du grec « petroselinos » qu’on peut traduire par « ache (céleri) des rochers ». Les Chinois dans la même famille préfèrent la coriandre .

C’est aussi une des plantes aromatiques les plus utilisées en cuisine. Il faut savoir que jusqu’au Moyen-âge, le persil était uniquement une plante médicinale. C’est Charlemagne qui l’a progressivement imposée comme plante culinaire. Pendant un certain temps, il avait mauvaise presse. En effet le persil plat a souvent été confondu avec la petite ciguë, herbe très toxique avec des traces rouges à la base des feuilles.

Nous allons voir qu’en MTC, le persil de par sa nature et ses propriétés aromatiques a une importante action sur l’énergie des Reins.

Que dit la médecine chinoise ?

Xiang Quin, le persil est de saveur Douce, légèrement Piquante et de nature Tiède. Il fait partie de la classe des plantes dites « aromatiques ».

Nous savons que la saveur douce a une action de tonification et de nutrition, mais aussi une action d’harmonisation du foyer moyen (Foie-Rate). La saveur légèrement piquante a une action de circulation du sang et de l’énergie, mais aussi de dispersion. Ces actions sont aidées par la nature tiède de la plante. Enfin les plantes dites aromatiques stimulent la Rate et renforcent l’Estomac, éliminent l’humidité, éliminent « l’impur » et « écartent le trouble ».

Les méridiens-organes cibles sont :

                  Le Foie

                  La Rate-Estomac

                  Reins

Ces principales actions sont :

                  D’éliminer les «amas d’aliments »,

                  De faciliter la digestion,

                  De tonifier l’énergie des Reins,

                  D’avoir une action diurétique,

                  D’être anti toxique

                  De favoriser la circulation de sang et d’énergie.

Ces principales indications sont :

                  Mauvaise digestion,

                  Problèmes rénaux avec calculs ou œdèmes, sans signe de chaleur,

                  Goutte,

                  Arthrite,

                  Diabète,

                  L’hypertension artérielle,

                  Les saignements de nez à répétition.

*Il faut savoir qu’en pharmacopée chinoise, on utilise plutôt les fruits et les racines du persil. Celles-ci sont nettoyées totalement, coupées dans le sens de la longueur et séchées à une température de 40°. Les ombelles de graines sont coupées au moment où la moitié des fruits environ sont mûrs. On les enveloppe dans des toiles qu’on va battre pour en détacher les graines.

*Le suc de la racine fraîche est vulnéraire, c’est-à-dire capable de guérir les plaies et les  blessures et antiphlogistique, donc anti-inflammatoire. Elle combat l’irritation des piqûres.

*Une recette : par les temps qui courent, avec la multiplication des espèces de moustiques, vous pouvez vous fabriquer un anti-moustique naturel : « Mettez une poignée de persil dans un mortier. Ajoutez-y 120ml de vinaigre de cidre. Écrasez bien le tout et filtrez à l’aide d’un tissu. Mettez le « jus » dans un vaporisateur et le tour est joué. N’hésitez pas à rajouter quelques gouttes d’huile essentielle pour parfumer le tout ». Cette préparation est sans risque pour la peau. Bien au contraire.

*Depuis le Moyen-âge, et même bien avant, le persil était connu comme étant un grand nettoyeur des Reins. Les reins qui filtrent le sang ont tendance lorsqu’ils sont « fatigués » (nous appelons cela « faiblesse de l’énergie des Reins » en MTC) à retenir les sels et les toxines qui peuvent finir par s’accumuler et être à l’origine de la formation de calculs rénaux. Il existe une excellente recette pour prévenir ce type de problème : « Prendre une poignée de persil bien lavé, coupez-le en petits morceaux avec des ciseaux. Mettre le tout dans une casserole avec un litre d’eau. Faire bouillir  pendant 10’. Laisser refroidir et stocker au frigidaire dans une bouteille. En prendre un verre tous les jours ». On peut augmenter l’efficacité de ce breuvage en rajoutant un jus de citron dans la décoction.

En cas de problèmes rénaux, ou à titre de prévention, vous pouvez prendre de cette potion magique, une à deux fois par semaine. Cette boisson permet aussi de perdre du poids, d’améliorer la digestion et d’éliminer les toxines du corps.

*Le persil permet de capturer certains composés sulfurés dans la bouche et les intestins : mâchonner du persil permet de lutter contre la mauvaise haleine.

*Grâce à ses propriétés de « dissipation des amas d’aliments », en cas de mauvaise digestion, plongez quelques feuilles de persil dans une tasse d’eau bouillante et dégustez cette infusion après le repas.

Que disent les recherches modernes ?

*Le persil contient une très forte teneur en antioxydants, en particulier l’apigénine, la lutéine et le bêta-carotène. Je vous rappelle que les antioxydants réduisent les dommages causés par les radicaux libres (qui entrent sous la dénomination de Tan en MTC). Il est entre autres considéré comme un « rajeunisseur » de la peau.

*C’est une bonne source d’approvisionnement en fer, en Vit.K et Vit.C.

*Riche en Calcium, il permet de prévenir l’ostéoporose au moment de  la ménopause. Les enfants, les sportifs, devraient en consommer très souvent.

*Son action diurétique permet de faire baisser la tension donc très utile en cas d’hypertension.

*Le persil contient un extrait huileux, l’Apiol qui est utilisé dans les fièvres intermittentes et les névralgies. Ce composé permet aussi de régulariser les aménorrhées, mais aussi de soulager les douleurs menstruelles.

*Riche en Vit. A, il permet de maintenir une peau et des muqueuses en « bon état ». Mais il agit aussi sur la vision et le métabolisme du fer.

*C’est un anti-inflammatoire notable et il peut être utilisé contre des poussées de polyarthrite rhumatoïde.

*Ses propriétés antigalactogène empêchent la montée de lait et soulagent les engorgements du sein. On l’utilisera aussi dans les problèmes de sevrage, pour éviter les montées de lait.

 

 

Mode d’utilisation.

Le persil s’achète en bouquet. Les tiges ne doivent pas être ramollies par un séjour dans l’eau. Les feuilles doivent être bien vertes, sans flétrissures jaunes. On peut le conserver dans un verre d’eau ou dans le bac à légumes d’un réfrigérateur. Il peut aussi être congelé.

Vous le rincerez bien avant utilisation. La meilleure façon de le ciseler finement est d’en mettre une poignée dans un bol et d’y « agiter » une paire de ciseaux.

*En cuisine, le persil permet de rehausser le goût de très nombreux plats, viandes, poissons, salades, soupes. Il peut être mis dans des vinaigrettes. Du persil mis dans une omelette permet de mieux digérer l’œuf, surtout si on a des problèmes de vésicule biliaire.

Certains plats traditionnels, comme le taboulé Libanais contiennent une très grande quantité de persil : cela devient alors un vrai repas médicinal.

*Les quelques contre-indications découlent d’elles-mêmes. Il faudra éviter dans consommer sous forme de tisane en cas de traitement sous anticoagulant, en cas d’insuffisance rénale, ou encore en cas de grossesse.

Conclusion

Le persil est donc une des plantes aromatiques les plus utilisées dans le monde. On pourrait presque lui donner l’appellation de « plante du pauvre » : il n’y a pas un marchand de légumes qui ne vous en propose pas pour compléter l’achat de vos fruits et légumes.

Mais c’est aussi une plante de choix qui entre dans les prescriptions de pharmacopée. Donc, n’hésitez pas à en abuser. Et entre nous, cela a  peut-être meilleur goût que la coriandre, plante à laquelle nous sommes peu habitués.

Vacances !

 

 

Martine assurera les cours du 15 et 16 juin.

Nicole animera deux séances les mardi 21 et 28 juin à 18h30

Les vacances d’été de l’association commencent le 29 juin 2016.

Nous reprendrons les cours le mardi 27 septembre .

Notre chère Martine va en Chine cet été pour nous ramener une moisson de sagesse et un océan de pratiques !

Mais surtout où que vous soyez, restez bien enracinés et ici et maintenant !

pour quelques révisions je vous suggère deux vidéos sur cette adresse: 

http://etresontao.com/formations/

La DATTE

La DATTE, Ye Zao        par Jean Pélissier professeur en MTC

 

 

La datte se dit Ye Zao en Chinois.

Il ne faut pas la confondre avec « la datte rouge » chinoise qui est le jujube.

C’est le fruit comestible du palmier dattier encore appelé « Phoenix Dactylifera ».

C’est une baie très charnue de 4 à 6 cm de long, qui contient un noyau allongé, marqué d’un sillon horizontal. Un peu comme la banane, elle se présente sous forme de régime pouvant contenir plusieurs centaines de dattes.

Arbre fruitier emblématique des oasis sahariennes, le palmier dattier est originaire des zones arides du Proche et du Moyen-Orient où il est cultivé depuis plus de 7000 ans. Depuis plusieurs siècles, les dattes constituent l’alimentation de base du Bédouin.

Le palmier dattier a besoin  de beaucoup de chaleur et d’irrigation pour fructifier, mais peut se contenter d’eau saumâtre. Il vit, selon les Arabes, « la tête  dans le feu du ciel et le pied dans l’eau ».

La Chine en produit plus de 150000 tonnes par an.

Dans le Coran, il est dit : « Celui qui mange sept dattes chaque matin sera hors d’atteinte du poison ou de la magie les jours où il en mange ».

Considérée comme issue de « l’arbre de vie » dans plusieurs écrits juifs, chrétiens et islamiques, elle était considérée comme sacrée par les Babyloniens et les Phéniciens.

Dans la diététique chinoise, elle est connue comme étant un des plus grands toniques et régulateurs de l’énergie de la Rate-Pancréas.

La datte est donc considérée comme un fruit de longue vie et peut prendre une place de premier choix dans les méthodes Yang Sheng, de préservation de la vie .

Que dit la médecine chinoise ?

Ye Zao, la datte est de saveur Douce et de nature Tiède.

Nous savons que la saveur douce nourrit, humidifie, favorise la production d’énergie et permet d’évacuer les tensions nerveuses.

Elle est avant tout reliée à l’énergie de la Rate.

La nature tiède permet de réchauffer un peu l’organisme et surtout favorise la circulation de sang et d’énergie dans les méridiens.

Associée à la saveur Douce, elle permet de reconstituer le Yang.

Les méridiens-organes cibles sont ceux :

                  De la Rate-Pancréas,

                  du Poumon.

Ces principales actions sont :

                  d’humidifier le Poumon,

                  d’arrêter la toux, 

                  de calmer l’asthme,

                  de dissiper les mucosités (le Tan).

                  de tonifie le Qi, l’énergie de la Rate.

*Selon la pharmacopée chinoise, c’est donc avant tout un fruit capable de tonifier l’énergie de la Rate-pancréas.

Il convient ici de ne pas visualiser l’organe, mais de se situer en amont.

L’énergie de ce « logiciel-organe » est le chef d’orchestre de la digestion du bol alimentaire.

L’énergie de la Rate joue un rôle central dans le fonctionnement de l’organisme. En effet elle permet de réguler l’appétit, de transformer et de transporter les liquides et l’essence, le Qi des aliments.

Quand on a une énergie de la Rate bien équilibrée, il est dit : « que les tissus sont bien nourrit, l’intellect alerte, les cycles menstruels réguliers, la peau est souple, les yeux bien irrigués, les muqueuses humides et  la fatigue n’existe pas ».

La Rate est aussi la « gare de triage » entre le pur et l’impur et elle doit être capable d’éliminer un surplus épisodique d’aliments.

Elle a aussi un rôle central dans la production de sang, non seulement au niveau quantitatif, mais aussi qualitatif. Elle permet aussi de « conserver le sang dans les vaisseaux ».

N’oublions pas que la Rate, quand elle est déséquilibrée est considérée comme étant la source de production de Tan, de mucosités, de crachats dans le corps.

Mental, émotion et logiciel-organes étant interdépendants, la Rate est aussi le chef d’orchestre de l’assimilation des informations (concentration), de la digestion de celle-ci (mémorisation) et du rejet des informations inutiles (triage).

Il est donc fondamental de consommer des produits capables de « tonifier l’énergie de la Rate » et la datte tient une place de choix dans ce type d’aliment.

*Dans les compendiums de pharmacopée chinoise, il est dit que la datte permet de :

– lutter contre la boulimie, mais aussi l’anorexie,

-d’augmenter la production d’énergie et des liquides organiques dans le corps,

-d’agir contre les difficultés de concentration et de mémorisation,

-de réchauffer les extrémités,

-de lutter contre la fatigue,

-d’humecter la peau et les yeux,

-de lutter contre les selles molles chroniques ou les diarrhées (épuisement de la Rate qui n’arrive plus à digérer le bol alimentaire »,

-de favoriser la cicatrisation (aussi bien en prise interne qu’en application externe),

-de lutter contre les hémorragies spontanées (nez, hématomes, métrorragies),

-de favoriser la production de la masse musculaire,

-de lutter contre l’agueusie, la perte du goût des aliments.

*Son action sur le Poumon est aussi très importante. Il est dit que « la datte permet d’humidifier le Poumon et d’arrêter la toux et de dissiper les mucosités ». C’est donc un antitussif notoire, mais aussi un expectorant. Elle agit aussi bien dans les problèmes de toux liées à une sécheresse des liquides organiques avec des quintes à répétition aiguë ou chronique, souvent de type asthmatiforme, que sur les toux productives, avec des mucosités difficiles à expectorer.

*Poumon et Gros intestin faisant partie d’un même logiciel-organe en médecine chinoise, la datte est un excellent laxatif doux. Elle peut être utilisée chez la personne âgée de même que dans tous les états de sécheresse des Poumons-Gros intestins entraînant une raréfaction  des liquides organique, donc de la constipation.

*Dans les compendiums de pharmacopée arabe, on la considère comme un des produits de première importance. On en vante ses vertus anti-maux de gorge. La datte est considérée comme préventive des rhumes et des grippes. Elle est utilisée comme expectorant, capable de traiter les bronchites en mélangeant à part égale des dattes, des figues, des fleurs d’hibiscus et des raisins secs avec de l’eau bouillante.

*La peau appartient au Poumon en MTC. Non seulement la datte aura une action en interne, mais on peut aussi s’en servir comme un masque naturel : « Mixer quelques dattes dans de l’eau de rose, jusqu’à obtention d’une pâte douce. Étaler le mélange sur votre peau et laisser agit 20-30’. Nettoyez ensuite abondamment, et finissez par un nettoyage fin à l’eau de rose ». Ce masque protégera votre peau contre les agressions du soleil, contre sa déshydratation et lui redonnera tonicité et brillance.

Que disent les recherches modernes ?

*La datte contient une très forte concentration en antioxydants qui protègent les cellules du corps contre les dommages des radicaux libres.

*Elle contient une forte proportion de fibres insolubles qui permettent d’augmenter le péristaltisme et de nettoyer les villosités intestinales et par là même de favoriser l’élimination des déchets.

*Son index glycémique va de modéré à élevé. Il faudra en tenir compte en cas de diabète.

*C’est une très bonne source de protéines. Elle contient un nombre très faible de calories.

*Très riche en potassium, elle permet de réguler et de protéger  le système nerveux.

*Une constatation : les cancers et les tumeurs sont rares dans les pays où la datte est l’aliment de base.

*Elle tonifie les muscles, retarde le vieillissement, évite l’accumulation de déchets, protège des troubles nerveux, des névrites, des polynévrites.

*Elle a une action bénéfique pour la prostate et les reins.

*Elle permet de lutter contre l’ostéoporose et protège de l’athérosclérose.

*Il est dit « qu’il ne faut pas hésiter à en consommer en cas de grande fatigue, d’anémie, de convalescence, chez les femmes enceintes ou qui viennent d’accoucher, chez les personnes ayant un capital osseux fragilisé, chez les enfants en pleine croissance et les sportifs ».

Mode d’utilisation.

La datte fraîche est un fruit fragile qui connaît une durée de conservation limitée. On en trouve très peu sur nos étals, car elle s’abîme très facilement au transport. On parlera donc ici prioritairement de la datte séchée.

On peut alors la consommer telle quelle, mais aussi en pâte, en sirop, en confiture, en gelée, en poudre de datte (sucre), sous forme de vinaigre, d’alcool.

Elle entrera dans la préparation de tagines, de couscous etc… Elle pourra être intégrée dans les desserts. Elle pourra être fourrée ou glacée.

Quand vous choisissez des dattes, elles doivent posséder une chair moelleuse, être branchées, c’est-à-dire attachées à la ramure du régime de dattes ce qui garantit la qualité de leur traitement à partir de la récolte.

Elles ne doivent pas être séchées artificiellement. Attention, pour leur donner un beau lustre, on a tendance à les recouvrir de sirop de glucose. Pour toutes ses raisons, il conviendra de se tourner vers les productions Bio.

La datte doit être consommée avec prudence en cas de diabète. Et attention aux risques d’étouffement chez les enfants. Bien leur enlever le noyau.

 

Conclusion

 C’est donc la saveur douce par excellence, capable de tonifier l’énergie de la Rate. Mais il convient de se rappeler de la règle suivante : « Une saveur prise en quantité raisonnable nourrit énergétiquement le logiciel organe cible auquel elle appartient. Par contre prise en excès elle se retourne contre ce même organe et devient la source de pathologies ».

Donc, consommer régulièrement des dattes de qualité, prioritairement à chaque changement de saison. Traditionnellement,  prenez le nombre sept comme point de repère quant à la quantité quotidienne.

 

Le MIEL

LE MIEL, Feng Mi  par Jean Pélissier professseur en MTC

 

 

 

Le miel s’appelle Feng Mi 蜂蜜 en chinois, Feng voulant dire « abeille » et Mi « doux, miel ».

On l’appelle aussi Bai Mi, Miel blanc.

Élixir de longue vie par excellence, « aliment des aliments », « boisson des boissons », « médicament des médicaments », c’est un trésor dans la pharmacie naturelle.

Dans certains compendiums de pharmacopée chinoise, il est dit : « Il élimine toute sorte d’affections et harmonise tous les médicaments ».

L’abeille, tellement malmenée à l’heure actuelle, était aussi vénérée que le miel par les anciens chinois. Elle avait comme nom : « Messagère de Dieu », « acolyte de la grande déesse », « lumière solaire »…

La fabrication du miel par les abeilles est un des grands miracles de la nature : « Pour produire 500gr de miel, les abeilles doivent effectuer 1700 voyages, visiter 8.700 000 fleurs, le tout représentant 7000h de travail ».

Il serait trop long de vous dire ici tout qui se passe dans la ruche. Imaginez entre autres, le nectar des fleurs, prédigéré par les abeilles, déposé dans les alvéoles pour ensuite être déshydraté à 10% : ce sont les « abeilles ventileuses » qui s’en chargent en créant un courant d’air avec leurs ailes !

Le mot « miel » a fait son apparition au 10e siècle. Il vient du latin « Mel ».

Il existe des centaines de variétés de miel : Miel d’acacia, de luzerne, de fleurs sauvages, de tilleul, de thym, de romarin, etc.

L’utilisation du miel par les humains remonte à la nuit des temps.

D’abord prélevé directement dans la nature, les abeilles ont été ensuite « domestiquées » pour donner leur « liquide d’or » dans des ruches.

Prisé dans toutes les diététiques, il a tout de suite figuré comme un des médicaments de choix dans toutes les médecines traditionnelles.

Les Égyptiens s’en servaient pour soulager l’estomac, rétablir les fonctions urinaires, cicatriser les blessures et soigner les maladies des yeux.

Hippocrate le retient pour soigner les plaies ouvertes.

En médecine chinoise, il a une place de choix dans tous les compendiums de pharmacopée.

Feng Mi fait partie de la classe des médicaments « humectant et humidifiant ». Il entre aussi dans les produits qui « drainent vers le bas », de même que dans la catégorie des médicaments tonifiants.

On le retrouve dans de très nombreuses formules de pharmacopée, car hormis ses extraordinaires vertus médicinales, il permet d’adoucir, d’harmoniser, les différentes plantes auquel il est mélangé.

Mais il permet aussi de ralentir la libération des herbes une fois ingérées, ce qui peut aider à diminuer la fréquence d’administration.

Que dit la médecine chinoise ?

Feng Mi, le miel est de saveur douce et de nature plus ou moins neutre.

Il est dit : « Cru, le miel est de nature fraîche et peut rafraîchir la chaleur. Cuit, il est de nature tiède et peut tonifier le centre (Rate-Estomac) ».

Sa saveur douce permet d’harmoniser et aussi d’éliminer les toxines. Son caractère doux modéré lui permet de traiter ce qui est aigu.

Enfin sa consistance « molle » lubrifie et peut donc humidifier la sécheresse.

Les organes méridiens cibles sont ceux :

                  Du Poumon,

                  De la Rate-pancréas

                  Et du Gros Intestin.

Feng Mi a pour principales actions de :

                  Tonifier le Foyer Moyen,

                  Enlever les stagnations,

                  Humidifier le Poumon

                  Arrêter la toux,

                  Humidifier le Gros intestin,

                  Débloquer les selles,

                  Neutraliser les toxiques,

                  Arrêter les douleurs dues aux inflammations,

                  Réguler les énergies nourricières et défensives,

                  Dégager les Trois Foyers,

                  « Éclaircir la vue et donner un teint avenant ».

Le miel est indiqué :

                  En cas de toux, de dyspnée, d’hémoptysie.

                  Hypertension accompagnée de constipation chronique.

                  Ulcère gastrique.

                  Oxyurose.

                  Aphte, ulcération buccale.

                  Furoncle, eczéma, urticaire, brûlure.

                  Douleurs de la région abdominale et cardiaque.

                  Perte d’appétit

                  État de fatigue, de baisse d’énergie.

                  Ingestion de substances toxiques.

                  Gorge et bouche sèche.

*Le miel est très efficace contre la toux. Du fait de son action sur le Poumon, c’est en même temps un tonique de l’énergie, mais aussi un antispasmodique.

En effet une toux récurrente peut apparaître dans deux types de cas.

Soit par sécheresse des liquides organiques du Poumon, état que l’on appelle en MTC « sécheresse du Poumon ». La toux sera alors sèche.

Mais aussi, lorsque l’énergie du Poumon est épuisée après par exemple, une longue maladie, un excès de tristesse (émotion qui est à mettre en relation avec le Poumon).

Il faudra alors prendre deux fois par jour une cuillère à soupe de miel mélangée avec du thé ou de l’eau chaude.

*En médecine chinoise, les « Poumons Gros-intestin » font partie d’un même logiciel organe. Le miel est capable non seulement d’humecter le Poumon, mais aussi de « lubrifier » le Gros intestin.

Il est considéré comme un laxatif doux.

N’oublions pas qu’une des causes de la sécheresse du Gros intestin peut justement être la conséquence d’une sécheresse du Poumon.

La prise régulière de miel peut être un antidote momentané aux effets néfastes de la cigarette. On l’utilise alors à raison de 30gr tous les jours, le matin à jeun.

*Le « logiciel Rate » en MTC est considéré comme le chef d’orchestre de la digestion du bol alimentaire.  En cas d’effondrement énergétique de ce logiciel apparaissent des symptômes de grande fatigue, d’inappétence, d’état pré dépressif. Mais cet affaiblissement peut aussi  être à l’origine de stagnations d’aliments   dans l’estomac, de douleurs, de gonflements, de spasmes.

La prise régulière de miel  est un excellent antidote.

* Il est dit : « Deux cuillères de miel dans de l’eau chaude, au réveil, à jeun est aussi bien préventif que curatif dans les  cas de constipation des personnes âgées, de convalescence, mais aussi chez la femme après son accouchement.

*En cas d’irritation ou d’ulcère gastrique ou duodénal, relativement à une sécheresse des muqueuses, ou une hyperacidité, il convient de diluer dans une tasse d’eau chaude deux cuillères à soupe de miel et une demi-cuillère de jus de gingembre. Cette « potion » est à prendre neuf jours de suite à jeun, suivie d’une pause d’une semaine, et recommencer s’il y a lieu.

* Il est dit : « Écraser un bulbe d’oignon et mélanger avec du miel soigne les brûlures dues à l’eau bouillante et au feu ».

*L’oxymel, mélange de miel et de vinaigre est recommandé pour soigner efficacement les maux de gorge.

Que disent les recherches modernes ?

*Le miel est composé de 80% de glucose (fructose et glucose) directement assimilable par l’organisme.

*Il a un effet pré biotique, c’est-à-dire qu’il favorise la croissance ou l’activité des bactéries intestinales bénéfiques à notre santé, ces bactéries qui nous veulent du bien et qui nous permettent de digérer le bol alimentaire.

*Contenant une grande quantité de flavonoïdes, c’est une excellente source d’antioxydants qui permet de neutraliser les radicaux libres (qui font partie de ce que l’on appelle Tan en MTC). Les miels foncés en contiennent beaucoup plus.

À ce titre il permet de prévenir nombre de cancers et de maladies cardio-vasculaires et neuro dégénératives.

*Ayant un pH bas, une grande viscosité qui limite la dissolution d’oxygène et une faible concentration en protéines, cela confère au miel un très fort pouvoir antibactérien.

*Dans l’équilibre acido-basique, le miel à une importante tendance alcalinisante régulant ainsi l’hyperacidité.

*Le miel donne des résultats étonnants de cicatrisation, non seulement en éliminant l’infection, mais en accélérant la guérison.

*C’est un des remèdes naturels les plus sûrs contre les allergies. Si le miel est local, donc fabriqué dans les ruches de votre région, cela signifie que les pollens recueillis sont les mêmes allergènes auxquels vous êtes exposés quotidiennement. Vous serez alors immunisé contre ces allergènes.

*En cas de diarrhée liée à une faiblesse de l’énergie de la Rate, une boisson à base de miel permet de lutter efficacement contre les bactéries intestinales responsables de celle-ci et de contrer l’élimination des minéraux liée à la déshydratation.

*Le miel favorise le sommeil en augmentant le taux d’insuline et en favorisant ainsi la production de sérotonine, hormone de la détente (bien se laver les dents après !) : un verre avec une cuillère à soupe de miel et de l’eau chaude.

*Le miel est considéré comme l’un des remèdes maison les plus efficaces pour les problèmes de peau comme l’acné.

En raison de ses propriétés antibactériennes importantes, il va en effet agir comme antibiotique contre les bactéries responsables de l’infection de la zone acnéique : mélanger du jus de citron avec du miel et appliquer le mélange sur la peau pendant une dizaine de minutes. Ensuite, rincer à l’eau tiède.

*Pour avoir une peau bien hydratée, douce et souple, vous pouvez utiliser un mélange de miel, d’huile d’olive et de citron comme lotion pour le corps. Vous pouvez l’appliquer sur les zones sèches de la peau : mains, coudes, talons et pieds. Gardez ce mélange environ 15 à 20 minutes avant de rincer.

Mode de préparation.

*Pour des vertus médicinales, le miel doit être dilué dans de l’eau chaude à raison de 10-40gr par verre. Compter alors deux à trois cuillères à soupe de miel.

*Il peut être pris cru ou sous forme d’infusion, pilule, poudre ou d’extrait, soit seul, soit avec d’autres plantes.

*En application externe, en cataplasme il peut traiter les brulures par son action antalgique, les plaies par son action antiseptique très importante, les ulcères variqueux, les fissures anales.

*En MTC, il est dit que « le miel de couleur blanche et de consistance d’un onguent est de qualité supérieure ».

*Quand vous achetez le miel, le choisir naturel et non chauffé. C’est un aliment qui doit être complètement nature, sans l’adjonction d’aucun additif, ni conservateur, ni sirop.

*Par les temps qui courent, mieux vaut se tourner vers les miels Bio, artisanaux et si possible locaux.

*Il peut remplacer le sucre dans une multitude de recettes culinaires.

*Il se conserve à une température ambiante de 18-24° pendant 1 à 2 ans.

*Le miel non pasteurisé risque de fermenter si vous ne le mettez pas au réfrigérateur.

Contre-indications

*Il ne faut pas utiliser le miel en cas de toux avec mucosités. Cela peut même aggraver la production de crachats, de Tan.

* Eviter en cas de diarrhée chronique.

*De même utiliser avec prudence en cas de plénitude abdominale et les ballonnements.

*L’ingestion de miel brut n’est pas recommandée pour les nourrissons de moins de douze mois.

Conclusion

Cette étude sur le miel nous a fait toucher du doigt l’interdépendance vitale qu’il y a entre le monde animal (l’abeille), le monde végétal (la fleur) et l’homme.

Si l’abeille meurt, la fleur meurt et l’homme meurt.

À nous t’en tirer les conséquences, sans pour autant sombrer dans une peur autodestructrice.

D’autre part, n’oubliez pas que les remèdes les plus « simples » donnés par « dame nature » sont souvent les plus efficaces. C’est le cas ici du miel.

 

Année Du SINGE de FEU

Bonne Année du SINGE de FEU !

La combinaison de l’élément feu avec le signe du Singe pour l’année 2016 devrait avoir des conséquences surprenantes dans la marche du monde ;

Il faut savoir que quand le Singe entre dans l’univers temps, on ne sait jamais s’il s’agit d’un ouistiti ou de King Kong…

C’est ce qui est comique ou peu rassurant.

Les chinois sont tous d’accord sur une chose : durant l’année du Singe, tout peut arriver !

De la même façon que le Singe oscille entre le fantasque et la grimace, l’humour et la dérision, l’intelligence et la ruse, l’année du Singe peut balancer entre l’imprévisible et l’irrationnel, la surprise et le bouleversement, entre la prise de risque et l’effet boomerang, la spéculation et l’escroquerie…

Il faudra donc s’attendre à tout et ne pas se laisser décontenancer par un climat général plutôt anarchique.

Rien ne se passera comme on l’attend, la confusion règnera dans tous les domaines mais il vaut mieux prendre cette année du singe, survoltée, comme amusante, et au moins ne risque-t-on pas de s’ennuyer !

Pour les plus sages d’entre nous et les plus organisés, ce vent de malice viendra dérouter et chambouler l’ordre établi; la réflexion ne sera pas forcément la meilleure conseillère et il vaudra mieux se laisser aller à quelque spontanéité qu’autre chose; sans toutefois prendre de risques non calculés.

Le but du jeu de l’année du singe 2016 sera de mesurer, de trouver le bon équilibre entre coup de tête, imprévu et aspect plus raisonnable.

Toutefois il faudra garder en tête que tout planifier empêche parfois de se réaliser; allez plutôt au bout de vos idées, aussi farfelues soient elles en particulier dans tout ce qui touche à la créativité, l’artistique, la musique, tout ce qui touche au manuel, mais également pour les finances et le domaine bancaire.

 

 

 

 

 

 

Vous savez tout ou presque…

On rajoutera que 1968 était une année sous le signe du Singe : indice ou fausse piste ?

2016 est quand-même une année d’optimisme, de gaieté et de réunions de famille festives.

 

Le TIGRE

QI-GONG du TIGRE  FU HU GONG

 

Le printemps est là !

Après les rigueurs de l’hiver, saison de repli, la nature revit, notre esprit est plus vif.

Le printemps, symbole de renouveau est associé à l’élément « bois », à la couleur verte.

Cet élément « bois » est lui-même associé en médecine chinoise à l’organe « foie ».

Cet organe (qui n’est pas uniquement le foie , mais représente un ensemble de fonctions) est lié à son tour à une émotion: la « colère ».

L’animal associé à la colère est le « Tigre ».

Le tigre c’est la puissance, la force tranquille, mais qui peut exploser à tout instant

« Quand il se meut, il engendre le vent et lorsqu’il feule, les montagnes retentissent et les vallées résonnent ».

« Il se meut comme une bourrasque et il est calme comme la lune« .

Dur à l’extérieur, souple à l’intérieur, il peut passer rapidement d’un état de calme et de sérénité à un état de vivacité et de férocité ; alternance de détente et de contraction.

Son regard est éclatant, son esprit s’exprime dans ses yeux et sa puissance surgit dans ses griffes.

Cette force jaillissante est comme l’énergie du printemps qui émerge de son repos hivernal.

Dans les « Exercices des 5 animaux » du qi gong de santé, le Tigre est le premier animal à apparaitre.

Physiquement, cet exercice stimule et réchauffe les muscles.

Mentalement, il s’agit de se glisser dans la peau du tigre, imiter sa démarche souple, féline, mais aussi savoir montrer ses griffes pour bondir et saisir sa proie, (ce qui stimule les tendons).

Le regard est calme mais intense et effrayant ce qui nous permet d’extérioriser notre colère, notre agressivité.

Pour harmoniser l’énergie du « Foie » et de ses méridiens, on fera donc le Tigre…

Dans la numérologie taoïste le « Bois » correspond au chiffre 8. Ainsi, il est dit que les exercices destinés à harmoniser l’énergie du bois seront répétés 8 fois…

Alors, ne réfléchissez plus  (cela blesse la « Rate »!) et faites le Tigre…

 

Le CHAMPIGNON parfumé

Le Champignon parfumé, Xiang Gu  par Jean Pélissier professeur en MTC

En chine, il est connu depuis la nuit des temps.  On retrouve ainsi sa trace il y a plus de 7000 ans.  Sous la dynastie des Ming, un célèbre médecin l’a catalogué comme « élixir de longue vie ».

Ce champignon a la particularité en effet d’être très parfumé, ce qui donne un goût extraordinaire dès qu’on l’incorpore à une soupe.

En Occident on le connaît sous sa traduction japonaise de Shiitake. Dans Shiitake, Shii est l’arbre où pousse ce champignon qui est proche du chêne et Take voulant dire « champignon poussant sur.. »

C’est donc un champignon qui parasite le bois. Son habitat naturel se trouve à des hauteurs entre 2100 et 2400m en Chine.

C’est le deuxième champignon le plus cultivé au monde et le premier producteur en est la Chine.

Selon la qualité, l’origine, son prix peut énormément varier.

C’est un met royal pour les végétariens. Chez les Chinois il est considéré comme un produit de luxe.

Que dit la médecine chinoise ?

Le champignon parfumé est de nature DOUCE et NEUTRE.

Les méridiens organes cibles sont :

                  la Rate, 

                  et l’Estomac.

Actions principales :

                  Il tonifie et favorise la circulation du Qi.

                  Il dissout le Tan.

                  Il renforce la Rate.

                  Nourrit le sang.

                  Favorise la sortie des exanthèmes dans la phase initiale.

                  Il a des propriétés apéritives.

Les principales indications sont :

*Le champignon parfumé est très utile dans le cas de vide de Qi de la Rate, avec de la fatigue, un souffle court et une perte d’appétit.

*Quand il y a un vide de sang, le cerveau n’est pas assez nourri et cela peut entraîner des vertiges avec un teint pâle. Mais il renforce aussi la qualité même du sang.

*Le Shiitake est connu pour ses vertus tonifiantes exceptionnelles. On l’utilise dans les problèmes de fatigue chronique, de convalescence, chez les personnes âgées ou anémiées.

*Il permet de réguler la voie urinaire dans les problèmes de miction fréquente ou dans les incontinences urinaires, tout simplement parce qu’il augmente le Qi.

* Son action est remarquable dans l’augmentation des défenses immunitaires, la recharge de la batterie des reins.

*Il favorise la sécrétion de la bile et prévient les calculs biliaires.

 

 

 

 

 

Que disent les recherches modernes ?

C’est un des produits qui est le plus étudié à l’heure actuelle dans le monde. Il n’y a pas un jour où une publication ne sorte à son sujet.

*Dans ce champignon, on a découvert un principe actif qui est la lentinane. C’est un sucre aux propriétés anti cancers. En effet on a pu se rendre compte des effets extraordinaires de ce champignon dans la prévention des cancers. Et il est largement utilisé dans le monde entier comme complément de la chimiothérapie.

*D’autre part c’est un antifongique et un antibactérien très puissant.

*C’est un très bon antioxydant.

*En tant qu’antiviral on s’en sert évidemment pour prévenir les maladies saisonnières et la grippe. Mais des recherches récentes ont pu mettre en évidence son action de diminution de la charge virale chez les personnes porteuses du VIH.

*Il contient pléthore de vitamines, et entre autres un taux élevé de vitamine D.

*Par l’augmentation des défenses immunitaires et son action sur les maladies cardio-vasculaires c’est le champignon « antivieillissement par excellence ».

Mode d’utilisation

*Il faut savoir que ce champignon a son goût et ses actions optimales quand il est conservé sous forme desséchée. Frais il est très fragile et peut perdre une grande partie de ses propriétés.

*On le trempe dans l’eau pendant deux ou trois heures. On enlève ensuite le pied, car ce dernier est dur et difficile à mâcher. Mais il ne faut pas le jeter, car il a des propriétés médicinales concentrées.

Quand vous faites une soupe, vous le mettez dedans Il va donner tout son parfum  et ses propriétés et ensuite vous l’enlevez.

*On coupe le chapeau en lamelle pour le faire sauter, cuire à la vapeur, faire une soupe, un plat végétarien. Il est délicieux de goût, quelle que soit sa forme de préparation.

*La consommation moyenne pour avoir un effet thérapeutique est de 10gr/jr par cycle de 9 jours.

 

 

 

 

 

 

Contre-indications

*C’est un aliment à éviter en cas d’urticaire chronique, car il risque d’augmenter ou de déclencher la crise. On dit en MTC que c’est un produit qui agite le vent.

*Il faut éviter de le consommer de manière excessive en cas de stagnations d’aliments.

La CIBOULE

LA CIBOULE   par Jean Pélissier professeur en MTC

La ciboule se nomme Cong Bai 葱白  en chinois.

Cong pour ciboule et Bai qui signifie « blanche ». C’est celle qu’on préférera quand on l’utilisera pour ses vertus médicinales. 

Son nom latin est Allium Fistulorum. C’est une plante herbacée de la famille des Liliacées, cultivée pour ses feuilles aromatiques.

Condiment par excellence de la cuisine asiatique, elle est cultivée dans le monde entier.

On l’appelle aussi cébette, cive, oignon d’Espagne, chiboule ou ail fistuleux.

Ses tiges sont plus épaisses que la ciboulette. Elle est creuse, charnue, longue et sa racine forme un bulbe blanc très allongé, qui se confond avec le départ de la tige.

Souvent il y a confusion avec le jeune et petit oignon blanc.

L’étude de la ciboule nous permet de mettre en évidence la frontière très ténue qu’il  y a entre la pharmacopée traditionnelle chinoise et la diététique quotidienne. En effet Cong Bai fait partie intégrante des compendiums de pharmacopée chinoise.

C’est le grand Yao, le grand « médicament »  qu’on doit prendre en cas de rhume ou de début d’état grippal.

Mais c’est aussi un « réchauffant », un antalgique et un diurétique.

En pharmacopée donc, on utilise la partie blanche de la ciboule et même les racines.

Selon la théorie des signatures, le blanc est à mettre en relation avec les poumons.

Quand on utilise les racines, c’est que l’on veut agir plus sur le bas ventre.

La partie haute et le début du bulbe sont utilisés dans la cuisine populaire.

Que dit la médecine chinoise ?

Cong Bai, la ciboule à une nature tiède et une saveur piquante.

Rappelons-nous que les plantes  de nature tiède réchauffent l’interne et dispersent le Froid. La saveur piquante permet en outre, de disperser les agents pathogènes ( microbes, virus..), logés en superficie, souvent grâce à la transpiration.

Les organes méridiens cibles sont ceux :

                  Du Poumon et

                  de l’Estomac.

Cong Bai a pour principales actions de :

                  Libérer et dégager le Biao.

                              Le Biao représente la surface du corps (ici les pores de la peau).

                  Il est sudorifique.

                  Il perméabilise les voies du Yang,

                  neutralise les toxines,

                   il est Antipyrétique,

                   stomachique,

                  diurétique.

La ciboule est indiquée :

                  En cas d’attaque de la perversité Froide, surtout à son début.

                  Crainte du froid (dans les états grippaux),

                  syndrome Yin Froid avec douleurs abdominales. 

                  Gastralgie et hyperacidité gastrique.

                  Diarrhée cholériforme.

                  Difficultés à la miction.

                  Œdèmes infectieux.

 

Voyons un peu ce que disent les compendiums de pharmacopée chinoise :

*En cas de toux avec écoulement de nez clair, il faut rajouter de la ciboule dans ses plats. Elle a en effet des vertus expectorantes. De même, on pourra en faire une décoction en cas de coups de froid sur le ventre  avec douleurs abdominales.

*Yong Yao Xin Fa : « La ciboule fait communiquer et perméabilise le Qi et le Yang. Elle permet au Vent pervers de se dégager au-dehors ».Je vous rappelle qu’en M.T.C., le « vent pervers » est le vent du climat, mais aussi tout ce que véhicule ce vent, en particulier les virus, microbes et autres agents pathogènes.

*Si en plus de l’écoulement nasal et de l’éternuement, on a une impression de froid pouvant aller jusqu’aux frissons et tremblements, avec un début de fièvre (état grippal), il faut alors rajouter absolument à la ciboule en décoction, trois tranches de  gingembre et une écorce de cannelle.

Après la prise de cette décoction, il faut bien se couvrir et attendre qu’une transpiration abondante apparaisse.

Que disent les recherches modernes ?

La ciboule est antiputride, digestive et carminative.

Elle est très riche en antioxydants (vit. C, flavonoïdes…), en sels minéraux et en Vit. B.

Une étude épidémiologique démontre que la consommation de légumes de la famille des alliacées (incluant la ciboule, l’ail et l’oignon) pourrait prévenir les cancers de l’estomac et de l’œsophage.

 

 

 

 

 

 

Mode de préparation.

En pharmacopée, en usage interne la dose moyenne se situe en 10-18gr par jour. On peut donc le broyer pour des applications externes.

*Dans la cuisine, on l’utilise souvent en entier (feuille et bulbe), hachée ou émincée, sous forme de condiment en remplacement de l’oignon qui a un goût plus fort.

Elle est souvent cuite très brièvement, mais les feuilles peuvent dans certaines préparations être consommées crues.

Elle peut être incorporée dans les salades, les soupes, dans les nouilles, les plats de viande au Wok. C’est la grande garniture du canard laqué.

*La ciboule est un condiment de choix donc, très souvent rajoutée dans les plats de viande ou de poisson, car elle atténue les risques d’intoxication alimentaire. Elle favorise aussi la digestion du bol alimentaire. Ayant des vertus apéritives, elle est indiquée chez les personnes faibles ayant peu d’appétit.

*Très facile à trouver dans les magasins Bio et les épiceries chinoises, elle se conserve 2-3 jours dans son réfrigérateur, enveloppé dans du papier absorbant ou dans un linge humide.

 

 

 

 

 

 

Contre-indications

Il faut éviter de consommer de la ciboule, surtout en décoction (préparation médicinale) en cas de transpiration abondante par faiblesse du Biao. Le Biao en médecine chinois représente entre autres la surface du corps et les pores de la peau. Or, la peau et le Poumon sont un même organe.  De telles préparations pourraient encore plus affaiblir l’organisme.

L’association de ciboule crue et de miel au cours d’un même repas pourrait être à l’origine de diarrhées importantes.

On doit en consommer très peu en cas de maladies rénales.

 

Conclusion

À l’heure actuelle de nombreux chefs étoilés se servent de cette plante pour donner des goûts très subtils à certaines de leurs préparations culinaires.

Mais c’est aussi un produit phare de la pharmacopée. Il entre dans cette panoplie de la « pharmacie du Bon Dieu » que toutes cuisinières chinoises se devaient de connaître quand il s’agissait de traiter leurs enfants qui présentaient les premiers symptômes « d’attaque externe ».

Certaines personnes rétorqueront qu’elles préféraient alors prendre un bon grog à base de citron et de rhum. Tous les goûts sont dans la nature……

 

La Mandarine

Mandarine         par Jean Pélissier professeur en MTC

La mandarine se nomme Ju Zi 桔子 en chinois.

Son nom latin est Citrus Reticulata.

C’est un fruit originaire d’Extrême Orient (Chine-Viet Nam) très proche de l’orange.

On la cultive depuis plus de 3000 ans. Sa chair sucrée est très parfumée et est l’une des moins acides des agrumes.

Mandarine nous rappelle la couleur de la robe de soie des mandarins chinois, d’où son nom. Le mandarinier a fait son entrée en Europe grâce aux Portugais, et plus précisément en Provence vers les années 1800, soit 400 ans après l’orange. Elle a été cultivée à grande échelle en Algérie à partir de 1850.

Nous connaissons tous un hybride sans pépins de ce fruit : la clémentine (citrus clementinus). Ce fruit a été obtenu par croisement dans les années 1900 par le père Clément, moine près d’Oran en Algérie. Il existe aussi la tangerine qui a une écorce plus foncée et qui se pèle aussi plus facilement.

Ce fruit aux mille vertus est considéré comme un trésor en Chine. Il reste au centre de très nombreuses festivités lors du Nouvel An chinois.

C’est le grand fruit pour prévenir les rhumes et grippes saisonnières. C’est donc un fruit à consommer prioritairement en fin d’automne et à  l’entrée de l’hiver.

Que dit la médecine chinoise ?

La mandarine est de nature Fraîche et de saveur Douce-Acide.

La nature fraîche permet de refroidir sans excès le corps, d’éliminer la chaleur et de favoriser modérément la circulation de sang et d’énergie dans l’organisme.

Les organes méridiens où vont se diriger principalement ses effets sont ceux :

                  Des Poumons,

                  de l’Estomac.

Ces actions principales sont de:

                  Régulariser le Qi, l’énergie.

                  Tonifier la Rate et l’Estomac.

                  Favoriser la production de liquides organiques.

                  Dissoudre le Tan et les mucosités.

*Ju Zi, la mandarine est excellente quand on présente de la toux avec des mucosités jaunâtres, épaisses et collantes liées à la présence de « chaleur », d’inflammation du Poumon. C’est aussi un antitussif et un expectorant.

*Une des grandes actions de la mandarine est de régénérer les liquides organiques. Elle potentialise les effets du thé en tant que facteur hydratant du Poumon.

N’oublions pas que le Poumon et la peau forment un même organe en médecine chinoise. Et que dans le même « logiciel-organe » le Poumon-Yin est couplé au Gros intestin-Yang. En hiver, le Yin a tendance à entrer en profondeur dans le corps. La peau s’assèche et des démangeaisons peuvent apparaître. De la constipation peut apparaître. C’est une des raisons pour laquelle ce fruit est consommé prioritairement en cette saison.

*Quand s’installe une faiblesse de Yin au niveau de l’Estomac (en cas de diabète par exemple), le Yang augmente entraînant une sensation de soif permanente. Si vous vous mettez alors à boire en trop grande quantité, vous ne faites qu’aggraver ces symptômes. La mandarine est alors tout à fait indiquée.

*En cas de non-respect des règles basiques de diététique, ou d’émotions intériorisées, un état de stagnation peut s’installer au niveau du Foyer Moyen, en particulier de l’estomac. C’est une grande cause de ballonnements intestinaux, de nausées, d’inappétence et de reflux gastro-œsophagien. Par son action régulatrice de l’énergie, la mandarine permet de faire circuler et de digérer.

*En Chine, on l’utilise pour évacuer plus rapidement les effets secondaires liés aux excès de boissons alcoolisées.

*Surtout chez les enfants, après une forte fièvre, les liquides organiques peuvent être « blessés », entraînant des symptômes de sécheresse. La mandarine est alors excellente.

Que disent les recherches modernes ?

*La mandarine contient de l’acide citrique, bromique et oxalique. Mais aussi du phosphore, du magnésium et de très nombreuses vitamines dont la vitamine C.

*Elle permet d’éliminer les résidus des métaux lourds stagnant dans l’organisme comme le cadmium, le mercure et le plomb. Elle potentialise les effets du thé vert et noir chinois qui vont déjà dans ce sens.

*C’est un anti-infectieux du tube digestif, car elle empêche la fermentation des aliments.

*On dit qu’elle est dépurative, sédative, revitalisante et diurétique.

*Elle permet d’éliminer le mauvais cholestérol, de prévenir le diabète de type II et de lutter contre l’athérosclérose. On la conseille aux personnes qui souffrent d’hypertension, car elle possède certaines vertus hypotensives.

*Elle fortifie les tissus, les os, les dents, mais aussi le cerveau.

*Elle est anti hémorragique.

*La mandarine a comme action de prévenir les calculs rénaux et de la vésicule biliaire.

*Grâce à ses fibres, elle favorise le péristaltisme intestinal et donc l’élimination des déchets.

*Elle permet aussi de lutter contre l’obésité.

*De récentes études ont montré que ce fruit (comme tous les agrumes) permettait de prévenir les cancers de la bouche, du pharynx, de l’estomac et du colon. Elle favorise l’évacuation de la bile.

*Elle possède entre autres, des propriétés pour les nerfs et favorise le sommeil.

Mode d’utilisation

*La mandarine peut être consommée crue, mais aussi cuite, et en décoction. Quelques quartiers revenus 5′ dans une poêle chaude ou sur le gril permettront d’agrémenter de très nombreux plats de fête.

*La peau de mandarine, Chen Pi littéralement « vieille peau » est un produit de pharmacopée à part entière.

*Les pépins ont aussi des vertus médicinales importantes. On dit qu’ils sont amers et neutres et qu’ils régularisent le Qi. Ils permettent d’arrêter les douleurs, de disperser les indurations, d’agir sur le méridien du Foie. Quand on observe le trajet de ce méridien, on comprend pourquoi ils peuvent avoir une action sur les problèmes de hernies inguinales, d’hydrocèles, de kyste des testicules, mais aussi de douleurs et de distensions au niveau des seins.

*En ce qui concerne le jus de mandarine, le problème est le même qu’avec le jus d’orange. Non seulement vous perdez toutes les grandes fibres et la partie « blanche » accolée aux quartiers, mais beaucoup trop de saveur acide vient agresser le « logiciel Foie ». Une mandarine nature suffit à donner toutes les vertus extraordinaires de ce fruit.

Contre-indications

*Attention de ne pas avaler les pépins, car ils risquent de blesser les villosités intestinales entraînant des diverticuloses et la formation de polypes réactionnels.

*Ne pas en donner en trop grande quantité aux nourrissons (juste un ou deux quartiers), car leur tube digestif est dans l’incapacité de la digérer.

*Ne pas en consommer en cas d’ulcère gastrique, de diabète installé, ou d’hyperacidité stomacale.

Conclusion

Pour les différentes raisons que nous avons évoquées précédemment, la mandarine est bien le fruit de la fin d’automne et du début de l’hiver. Mais attention de ne pas en surconsommer, car cela se retournerait contre votre organisme. C’est l’excès de saveur acide qui finirait par déséquilibrer l’énergie de votre foie.

De même respecter la règle : pas de fuit après un repas. Pourquoi pas dix minutes avant un repas. Mais privilégiez à la pause goûter ce fruit venu de Chine.

 

Le Riz

Le Riz, Jing Mi.   par Jean Pélissier professeur en MTC

Céréale incontournable, consommée par plus des 2/3 de la population mondiale, le riz se dit Jing Mi, 粳米 en chinois.

C’est une céréale de la famille des graminées. Son nom scientifique est Oryza Sativa. Cultivée dans les rizières, cette plante nécessite pour sa croissance beaucoup d’eau et d’humidité. Elle peut atteindre jusqu’à 90cm de haut. Chaque épi donne énormément de graines appelées Mi, 米.

C’est donc avec le blé la céréale la plus connue dans le monde : « Là où il y a de l’eau, on cultive le riz. Au centre des continents, où l’eau est plus rare, on consomme le blé ».

C’est l’aliment de base de la cuisine asiatique, indienne et japonaise.

L’homme a commencé à cultiver le riz il y a plus de 10.000 ans. Sa culture a débuté en Inde, puis dans le sud de la Chine, pour ensuite « inonder » le reste du monde.

C’est Alexandre le Grand qui l’importa en Grèce. En Europe, on n’a commencé à le consommer qu’au 16e siècle. Son nom viendrait du Tamul « Arizi ».

Le riz, au contraire du blé, est à l’heure actuelle très peu modifié génétiquement. Il ne déclenche donc pas un « stress de rejet » par l’organisme. C’est donc une véritable céréale universelle.

Il existe plus de 4000 variétés de riz de par le monde. On trouve le riz long, mi-long, court. Selon ses caractères gustatifs, on parlera de riz gluant, de riz parfumé comme le Basmati, de riz rond qui sert à faire le risotto. On a aussi le riz rouge des contreforts de l’Himalaya, le riz pourpre, le riz noir de Chine.

Par les temps qui courent, il faut savoir que le riz ne contient pas de gluten !

Nous allons voir que c’est l’aliment par excellence capable d’amener l’énergie dont le corps a besoin pour fonctionner.

 

 

 

 

Que dit la médecine chinoise ?

Le Riz est de saveur Douce et Neutre. C’est d’ailleurs la plante de référence quand on doit parler de la saveur douce. Cette saveur a comme action de tonifier prioritairement l’énergie de la Rate. Sa neutralité en fait l’aliment du « juste milieu ».

Les méridiens-organes cibles sont ceux :

                  De la Rate,

                  de l’Estomac,

                  du Poumon.

Ces principales actions sont de:

                  Renforcer l’énergie de la Rate.

                  Stimuler le Foyer Moyen.

                  Harmoniser l’Estomac.

                  Nourrir les « cinq organes »

                  Calmer la soif et de générer les liquides organiques.

                  Éliminer l’humidité (surtout quand il est grillé à sec avant la cuisson).

                  Tonifier le Yang.

*En tant que tonique du Foyer Moyen (Rate-Estomac), le riz permet d’ouvrir l’appétit, de renforcer l’organisme. Il ne faut pas oublier que le « logiciel Rate » est le chef d’orchestre de la digestion du bol alimentaire, et qu’un déséquilibre énergétique de cet organe, qui perdure trop longtemps, pourra avoir de graves conséquences sur notre santé.

Le riz est donc l’aliment idéal pour les états de maigreur, chez les convalescents, les états de grande fatigue ou de faiblesse généralisée. À condition évidemment de bien le mastiquer. Nous allons y revenir.

*Quand l’énergie de la Rate est effondrée, les aliments ne sont plus assez digérés et cela peut être la cause de diarrhées chroniques. Le riz est excellent dans ce cas. Mais on peut aussi en consommer en cas de diarrhées infectieuses.

*C’est un des grands aliments capables de recharger la batterie de l’organisme.

*Puisque les muscles et les chairs sont à mettre en relation avec la Rate, on dit que le riz permet de les « nourrir », de les renforcer, de les tonifier.

*Nous savons que Poumons et pores de la peau font partie du même logiciel en médecine chinoise. Par son action de tonification de l’énergie du Poumon et de la Rate, il permet de lutter contre les transpirations spontanées liées à un état de faiblesse du Poumon.

 

 

 

 

 

Que disent les recherches modernes ?

*Le riz, surtout le riz complet, mais aussi le riz blanc contient beaucoup d’antioxydant comme le tocotrienol dont fait partie la vit. E qui aurait de grandes propriétés anti tumorales.

*Le riz complet est fortement acidifiant alors qu’il l’est modérément pour le blanc.

*C’est une bonne source de manganèse qui participe à la prévention des dommages causés par les radicaux libres, de même que le Sélénium qu’il contient.

*Il contient du phosphore, très bon pour les os.

*Il contient aussi du zinc, du fer, du cuivre, de la vit. B1, B3, B6.

*On lui attribue un effet anabolisant permettant de renforcer la musculature .

 

 

 

 

Mode d’utilisation.

*Sa consommation la plus courante est évidemment sous forme de graines. Mais il peut être aussi transformé en pâte de riz, en farine, en galette, en riz soufflé, en lait de riz.

*Le riz gluant sert surtout dans la préparation de desserts.

*On peut aussi en faire de l’alcool : Saké au Japon ou alcool de riz.

*Riz blanc ou riz complet ?

C’est la grande question. Il est évident que le riz complet contient beaucoup plus de principes actifs et que cela devrait être la finalité dans la consommation de cette céréale.

Mais posons-nous la question suivante : pourquoi en Asie, au Japon, en Inde,  ne consomme-t-on quasiment que du riz blanc ?

Quelques éléments de réponse.

Avant tout il faut savoir qu’il y a une grande différence entre le riz complet et le riz brun. Il faudra d’abord obligatoirement les consommer « bio », car ils peuvent être au contact direct des pesticides. Ensuite surtout s’il est complet, il peut rester des particules qui peuvent blesser le tube digestif et s’incruster très facilement dans les villosités intestinales (grande cause de polypes). Bien sûr tout cela pourrait être évité si on le mastiquait 20-30 fois. Mais qui mâche autant à l’heure actuelle ?

Ensuite que recherche-t-on dans le riz : des sucres lents avant tout, tous les autres éléments pouvant être apportés par la diversification de notre alimentation. N’oubliez pas cette règle d’or: « les céréales ne se transforment en sucres lents que dans la bouche, qu’à la condition qu’elles ne soient mélangées à aucun autre ingrédient, et surtout mastiquées très longuement ». Cela devrait devenir la base énergétique de notre alimentation quotidienne, puisque c’est le riz prioritairement qui amène l’énergie dont le corps a besoin pour fonctionner.

Ensuite le riz complet doit cuire beaucoup plus longtemps  et surtout comme je le disais plus haut, mastiqué très longuement.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, il vaut mieux privilégier le riz blanc, tout en prenant de temps en temps du riz complet.

*Le riz précuit dit incollable que l’on trouve dans le commerce a perdu pratiquement toutes ses propriétés. On dit en médecine chinoise qu’il a perdu son Qi, son énergie, son Shen, son apparence, mais aussi son Jing, son « essence ».

*Pour que le riz puisse être digeste et donner toutes ses propriétés, il doit être bien cuit.

*Quand on prépare le riz, il vaut mieux le rincer pour enlever le surplus d’amidon et les résidus, jusqu’à ce que l’eau soit claire. L’idéal serait de faire tremper le riz 1h. Non seulement cela permet de réduire le temps de cuisson (6-8 minutes au lieu de 15’), mais il sera cuit beaucoup plus à cœur.

*Comme toutes les céréales, le riz va donc amener la véritable énergie, dont le corps à besoin, ce que l’on appelle les « sucres lents ». Mais du fait de cette lenteur de digestion, il y a un risque de stagnation au niveau de l’estomac qui peut être très préjudiciable. Donc dans le meilleur des cas, le riz doit être consommé nature, sans adjonction de quoi que ce soit, même pas de sel. Il devra être accompagné obligatoirement par des légumes qui grâce à leurs fibres vont favoriser la digestion de ce riz.

 

 

 

 

*Il existe en Chine du riz germé que l’on appelle « Gu Ya » qui a la propriété de dissoudre les stagnations, d’éliminer le Tan, les déchets et de renforcer très fortement l’énergie de la Rate. Il peut par exemple être très utilisé en cas de maladie de Crohn (comme toute sorte de riz d’ailleurs, en évitant le riz complet qui risque d’augmenter les inflammations).

*Un autre mode de préparation médicinale : le riz brûlé appelé « Gou Jiao » qui signifie littéralement « marmite brûlée » ! En tant que produit asséchant, il permet de lutter contre les selles liquides. Il permet aussi de ralentir le péristaltisme intestinal et de calmer les douleurs intestinales. Il convient de ne pas en prendre quand il y a présence de symptômes de sécheresse.

*Intéressons-nous maintenant à une préparation très connue en Chine : le « Congee ».

Il est de tradition en Asie de consommer deux à trois fois par an, pendant deux jours, un gruau de riz ou potage de riz que l’on appelle donc Congee. Ce « potage » sera uniquement accompagné de quelques légumes salés.

Il va avoir comme action de déclencher un nettoyage en profondeur des intestins. Ensuite les jours de la nouvelle lune et de la pleine lune on en prendra le matin au petit déjeuner.

Préparation : « Mettre dans une casserole 100 gr de riz blanc avec 5-6 fois son volume d’eau. Placer alors la casserole à feu très doux pendant plusieurs heures (par exemple le soir avant de se coucher, pour qu’il soit prêt le matin au réveil. Vous pouvez opter pour une méthode plus rapide en mettant le riz de la veille dans de l’eau et en faisant cuire le tout à la vapeur. On va obtenir ainsi une soupe de consistance moyenne (la cuillère ne doit pas tenir verticale dedans). Elle doit donc être assez liquide pour avoir la sensation de boire ».

En fin de compte, ce n’est que du riz et de l’eau et son goût peut paraître un peu fade : c’est la vraie saveur douce en diététique indispensable pour tonifier l’énergie de la rate.

Hors de ces périodes de nettoyage, ce Congee peut servir de base à la préparation d’une multitude de recettes médicinales. Par exemple avec des feuilles de moutarde pour dissoudre le Tan. Avec des feuilles de menthe pour clarifier la chaleur.

Dans les campagnes chinoises, on avait l’habitude de consommer ce Congee avec des légumes sautés et très peu de viande.

 

 

 

 

 

Conclusion

Vous avez bien compris que le riz devrait devenir un élément central dans votre diététique quotidienne, différente de la diététique des jours de fête, cette diététique qui a pour fonction d’apporter de l’énergie à votre organisme.

Mais rappelez-vous que le riz doit être consommé nature, sans adjonction de quelques ingrédients que ce soit pour qu’il puisse donner le maximum de son sucre lent, le maximum d’énergie au corps. Donc le « riz cantonais » n’entre pas vraiment dans cette diététique quotidienne.

Et puis surtout il faut réapprendre à mâcher, car toute cette « alchimie », cette transformation se fait dans la bouche et très peu dans l’estomac.