Le Qi Gong est un des piliers de la Médecine Traditionnelle Chinoise,
mais ses origines remonteraient au-delà de l’écriture.
À cette époque le Qi Gong relevait des traditions chamaniques et se nommait le Dao Yin.
L’origine du Qi Gong, de l’acupuncture et de la phytothérapie est trés liée à l’empereur jaune, Huang Di.
Dans un manuscrit, le Huang Di Nei Jing, l’empereur rapporte les conversations qu’il entretenait avec ses conseillers en chef de médecine.
Ce manuscrit est considéré aujourd’hui comme un ouvrage de référence pour la Médecine Traditionnelle Chinoise.
Le Qi Gong Taoïste, 200 ans avant J.C., utilisait déjà des systèmes complexes et élaborés pour préserver la santé et accroître l’énergie vitale.
Des postures de base étaient associées à des techniques de respiration et de concentration pour atteindre une transformation interne.
L’Alchimie interne, la voie de l’immortalité.
Le Qi Gong évolua au fil des dynasties grâce à de grands médecins.
Hua Tuo inventa le Qi Gong des cinq animaux dans lequel il imite le caractère du monde animal avec des mouvements pour capter l’Esprit (Shen) de l’animal.
Sun Si Miao, autre grand médecin taoïste, a fait connaître les techniques taoïstes dans les facultés de l’époque.
Il a étudié en particulier les différents types de massages.
Le Qi Gong a aussi une origine bouddhiste avec le fameux Bodhidharma qui demeura prostré pendant neuf années à méditer.
Après avoir atteint le nirvana, celui-ci se releva et pour remettre ses muscles en mouvement,
il pratiqua une série d’exercices, le Yi Jin Jing.
C’est une forme gymnique basée sur dix-huit mouvements afin d’assouplir les muscles et les tendons et faire ainsi un nettoyage de la Moelle.
Il enseigna cette forme aux moines Shaolin pour les aider à mener à bien leurs longues méditations immobiles.
Plus tard, sous la dynastie Song, l’empereur Tai Su va reprendre ces dix-huit mouvements.
Ils serviront de base pour un Qi Gong connu actuellement,
sous le nom des Huit pièces de brocard de soie, le Baduanjin.
Le général Yu Fei le transformera aussi pour rendre ses soldats plus performants
sur les champs de bataille.
Et c’est celui de ce général qui est actuellement enseigné dans les écoles de Qi Gong.
Le Qi Gong d’origine taoïste est considéré comme un système interne, Neija.
Dans les formes taoïstes, les mouvements vont de l’intérieur vers l’extérieur,
c’est à dire de la méditation vers le mouvement, du plus subtil au plus concret.
C’est l’Alchimie interne.
Le Qi Gong d’origine bouddhiste est quant à lui,
considéré comme un système externe, Waijia.
Dans les formes bouddhistes les mouvements vont donc de l’extérieur vers l’intérieur,
c’est à dire du mouvement vers la méditation.
Le Qi Gong d’entretien de la santé peut être pratiqué par tous et à tous âges,
en groupe, ou seul, avec un maître ou au sein de la famille.






